Fos (Haute-Garonne)

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Fos
Le village de Fos, en bord de Garonne.
Le village de Fos, en bord de Garonne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Saint-Gaudens
Canton Saint-Béat
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Saint-Béat
Maire
Mandat
Jean Lafont
2008-2014
Code postal 31440
Code commune 31190
Démographie
Gentilé Fosséens, Fosséennes
Population
municipale
251 hab. (2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 52′ 27″ N 0° 44′ 13″ E / 42.8741666667, 0.736944444444 ()42° 52′ 27″ Nord 0° 44′ 13″ Est / 42.8741666667, 0.736944444444 ()  
Altitude Min. 520 m – Max. 2 024 m
Superficie 18,17 km2
Localisation

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Fos (Hòs en occitan) est une commune française, située dans le département de la Haute-Garonne en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Fosséens.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Garonne à Fos.

Fos est une commune frontalière avec l'Espagne (Val d'Aran) située dans les Pyrénées, sur la Garonne et sur la route nationale 618c ou route nationale 125, à 40 km au sud-est de Saint-Gaudens.

Sa limite sud marque la frontière, depuis le pic de Sacaube à l'ouest, jusqu'au cap de la Pique à l'est.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Fos
Argut-Dessous Boutx
Arlos Fos Melles
Bausen (Espagne) Canejan (Espagne)

Histoire[modifier | modifier le code]

Jean Cazalbou attribuerait l'origine de Fos a une « fosse », une douve, qui aurait été faite lors de l'établissement d'un camp romain durant l'Antiquité. D'ailleurs, on retrouve le nom du village sous la forme de « Fossac » en français au XVIIIe siècle ou de « Hossa » en occitan.

Premier village sur la frontière espagnole, lorsque la Garonne, née en Espagne, entre en France, l'histoire de ce village très étendu relativement à son nombre d'habitants, est celle d'un point de passage assez anonyme, entre Comminges et Val d'Aran. Le Val d'Aran français, est en fait fermé au nord par un resserrement de la vallée à Saint-Béat et au sud par Fos.

À cette route naturelle, secondaire, et basée sur une voie romaine vers l'Espagne, s'est ajouté le passage du GR 10, qui traverse d'est en ouest les Pyrénées et franchit la Garonne dans le village de Fos.

Le village est longtemps rattaché à l'évêché du Comminges, situé à Saint-Bertrand de Comminges, et est généralement la possession des comtes de Comminges, avant d'être rattaché à la couronne de France.

Un des faits les plus marquants est, en 1513, le serment du plan d'Arrem, un site situé sur son territoire, où se sont réunis des représentants de plusieurs vallées tant françaises qu'espagnoles pour renouveler le traité de lies et passeries. Ce site est aujourd'hui en partie recouvert par un barrage exploité par EDF.

De nombreuses escarmouches ont eu lieu dans son histoire autour de Fos.

La gare de Pont-du-Roy, au début de l'exploitation de la Ligne de Marignac au Pont-du-Roy

Le Pont-du-Roy était le terminus d'une petite ligne de tramway rural, celle de Marignac au Pont-du-Roy, qui a desservi la commune de 1914 à 1953.

En 1936, Fos constituait un point de passage des réfugiés de la guerre d'Espagne, avant d'être ensuite un point d'évasion de la France occupée.

Au-dessus de Fos, ont eu lieu récemment des lâchers d'ours.

Comme de nombreuses communes des montagnes pyrénéennes situées le long d'un cours d'eau, le village a été ravagé mi juin 2013 par les inondations exceptionnelles dues aux crues majeures des cours d'eau. Ces crues ont été la conséquence d'une pluviométrie inhabituelle augmentée de la fonte brutale, du fait de la pluie, de la neige tombée en abondance durant l'hiver et le printemps.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1944
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Pierre Cerciat    
1947 1953 Bertrand Dulor    
1953 1977 Robert Bathaille    
1977 1993 Gilbert Bacaria    
1993 en cours Jean Lafont PS  

Commune faisant partie de la huitième circonscription de la Haute-Garonne.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 251 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 129 1 133 1 269 1 382 1 497 1 598 1 612 1 654 1 724
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 551 1 368 1 451 1 374 1 350 1 178 1 038 1 006 984
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
929 975 878 803 796 811 652 680 556
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
550 558 381 351 319 272 255 250 251
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Étape du GR 10[modifier | modifier le code]

Précédé par Suivi par
Melles
Sentier GR10
Balise GR.png
Arlos

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Cazalbou (1913-2003), homme d'écriture. C'est dans ce village de Fos dont il est originaire, bien que né à Brive-la-Gaillarde, que Jean Cazalbou aimait vivre et recevoir ses élèves pour qu'ils voient, disait-il, qu'un écrivain vit comme tout le monde. Avant d'exercer de longues années au lycée Pierre-de-Fermat à Toulouse, il a parcouru, au cours de sa longue carrière une grande partie du pays. Ses engagements politiques, puis son entrée dans la Résistance l'ont conduit à être adjoint au maire de Toulon en 1945 et plus tard, président de l'association France-URSS à Paris. Professeur de lettres, conteur, écrivain, journaliste, il partagera sa passion aux côtés de Louis Aragon, à la rédaction en chef du journal Ce soir (1950). Sa muse privilégiée aura été sans nul doute son beau pays, les Pyrénées. Il a su traduire son profond amour pour Fos, avec force et vérité dans son roman La porte du Castéras. Membre de la société des gens de lettres de l'Académie du Languedoc, il laisse une œuvre d'un intérêt historique important. Les Fosséens lui ont rendu hommage en donnant son nom à la salle de lecture installée dans l'école du village. Par ses écrits, conférences et autres causeries, il a porté loin la vie et le quotidien de ce « premier village de France… en venant d'Espagne ». Quelques-uns de ses titres : La porte du Castéras, Le Pêcheur de sable, Fabrice et Berger, Fabrice et les passeurs de l'ombre, Fos, mémoire d'un village pyrénéen, Réflexions sous un préau, Louiseto du temps des cerises.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  3. « Église », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 13 novembre 2011.
  4. L'ours expliqué de long en large dans un musée sur ladepeche.fr du 30 juillet 2000, consultée le 14 novembre 2011.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]