Hugo Cabret

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le film de Martin Scorsese. Pour le livre, voir L'Invention de Hugo Cabret.

Hugo Cabret

Titre original Hugo
Réalisation Martin Scorsese
Scénario John Logan
Acteurs principaux
Sociétés de production GK Films
Infinitum Nihil
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Aventure
Sortie 2011
Durée 127 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Hugo Cabret (Hugo) est un film d'aventure fantastique américain en relief produit et réalisé par Martin Scorsese, sorti en 2011.

Écrit par John Logan, c'est l’adaptation cinématographique du roman pour enfants L'Invention de Hugo Cabret de Brian Selznick. Le film met en scène Asa Butterfield dans le rôle d'Hugo Cabret, Chloë Moretz dans celui d'Isabelle, Ben Kingsley en Georges Méliès et Sacha Baron Cohen en inspecteur de gare.

Distribué par Paramount Pictures, ce film est sorti le 23 novembre 2011 aux États-Unis. En France, il est sorti le 14 décembre 2011, distribué par Metropolitan FilmExport.

Le film est présenté en avant-première lors de la 6e édition du Festival international du film de Rome en octobre 2011[1].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Paris, au tournant des années 1930. Hugo Cabret, 12 ans, vient de perdre son père, horloger, et se retrouve orphelin. Alors qu'il vit dans une gare[2], le jeune garçon tente de réparer l'automate mécanique que son père cherchait à restaurer avant sa mort. N'hésitant pas à l'occasion à voler viennoiseries ou petits objets, il est pris en flagrant délit par un vieux monsieur tenant une boutique de jouets, qui lui confisque son carnet de croquis. Ce marchand n'est autre que le fameux Georges Méliès, auteur de nombreux films féériques, mais qui fut ruiné à la fin de sa vie.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Sources et légende : Version française (VF) selon le carton de doublage français.

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Quelques années après la naissance de sa fille Francesca en 1999, Martin Scorsese voulait réaliser un film qu'elle puisse voir. Sachant cela le producteur Graham King lui parle du roman L'Invention de Hugo Cabret (The Invention of Hugo Cabret) qu'il vient de découvrir[5].

La société GK Films de Graham King obtient ensuite les droits d'adaptation du roman, juste après sa publication en janvier 2007[6]. Le scénario est écrit par John Logan, qui a déjà travaillé avec Martin Scorsese pour Aviator. Le titre original du film Hugo Cabret est ensuite raccourci en Hugo en juin 2011[7].

Audition[modifier | modifier le code]

En mars 2010, Martin Scorsese convie Ben Kingsley et Sacha Baron Cohen à son projet[8], l'un jouera le rôle du réalisateur français Georges Méliès et l'autre l'inspecteur de gare, avant que les jeunes Asa Butterfield et Chloë Moretz ne les rejoignent[9] pour les rôles principaux Hugo Cabret et Isabelle. Quelques jours avant la production, en juin 2010, Jude Law est choisi pour interpréter le père de Hugo, de même que Ray Winstone en Oncle Claude, ainsi que Christopher Lee, Helen McCrory, Frances de la Tour et Richard Griffiths[10]. Ce film marque donc la seconde collaboration de Scorsese avec Jude Law (Aviator, 2004) et Ben Kingsley (Shutter Island, 2010).

Tournage[modifier | modifier le code]

La production débute fin juin 2010 aux Studios de Shepperton et de Longcross dans le comté de Surrey avant de partir pour Paris entre le 16 et 25 août 2010[11].

« Une gare parisienne des années 1920 a été reconstituée, essentiellement en stuc, dans les studios londoniens de Pinewood. […] Ferretti s'est appuyé sur une foule de documents d'époque fournis par le Français Clive Lamming tant pour l'architecture des trains ou des costumes du personnel ferroviaire. Les moindres détails ont été respectés, jusqu'à la calligraphie désuète des panneaux d'information aux voyageurs »[12].

Le réalisateur et l'équipe de production ont transformé l'intérieur de la Sorbonne et la bibliothèque Sainte-Geneviève en décors des années 1930 en France durant une semaine, du 16 au 23 août 2010, dans le 5e arrondissement, puis, jusqu'au 25 août 2010, le square de l'Opéra-Louis-Jouvet et la place Édouard-VII dans le 9e arrondissement[11] ainsi que le théâtre de l'Athénée-Louis-Jouvet dans le même arrondissement[13].

Certaines scènes reprennent des extraits de grands classiques du cinéma. Il s'agit notamment du Voyage dans la Lune et de Monte là-dessus !

Les séquences dans l'atelier de Méliès, quant à elles, ont été en grande partie inspirées par Le Royaume des fées, Le Cake-walk infernal et Le Palais des mille et une nuits.

Lors de la séquence finale, on peut voir projetés les extraits des films suivants : Le Roi du maquillage, À la conquête du pôle, Le Mélomane, Le Royaume des fées, Papillon merveilleux, La Fée Carabosse ou le poignard fatal, Les Illusions fantaisistes, Les quatre cents farces du diable, Le Voyage à travers l'impossible et Le Voyage dans la lune.

Musique[modifier | modifier le code]

Outre la musique originale composée par Howard Shore, Jean-Michel Bernard a produit, orchestré et dirigé Dominique Cravic et Les Primitifs du futur, qui ont notamment enregistré une dizaine d'œuvres de Vetese Guerino et Émile Vacher (valses, javas, pasos dobles et fox trots) pour les scènes de bal musette se déroulant dans la brasserie de la gare, ainsi que la reprise d'une chanson de Fragson[14].

Pendant les séquences utilisant des anciennes œuvres cinématographiques, on peut entendre de la musique classique française du XIXe siècle. On décèle un arrangement de La Danse Macabre de Camille Saint-Saëns, notamment quand les deux jeunes personnages feuillettent le livre de René Tabard. Puis, au cours des séquences qui montrent les scènes des tournages de Méliès jeune, ce sont deux œuvres pour pianos qui accompagnent les images. Pendant le tournage avec le dragon, il s'agit du premier mouvement, Manière de commencement des Morceaux en forme de poire, d'Erik Satie. Ensuite, lorsque le personnage de Méliès brûle ses bobines et ses décors, il s'agit de la Première Gnossienne, du même compositeur.

La dernière chanson (générique de fin) intitulée Cœur volant est interprétée par la chanteuse française Zaz.

Distinctions principales[modifier | modifier le code]

Source principale [15]: IMDb

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Hugo Cabret est le film ayant obtenu le plus de nominations pour la cérémonie des Oscars 2012 (onze citations) et est reparti, comme The Artist, avec cinq statuettes.

Box-office[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iREnHH98ff3u6yGjJzfcej-tVYIg?docId=CNG.7a91eec17228a52c453e3e447cb09adc.831
  2. Bien que la reconstitution de Paris par Dante Ferretti laisse place à l'imaginaire, deux indices pourraient localiser l'histoire du film dans la gare Montparnasse : le lieu de travail de Georges Méliès, où celui-ci tint effectivement une échoppe de jouet à la fin de sa vie, de 1925 à 1932 ; et la mention onirique de l'accident de train, qui y eut lieu en octobre 1895. A contrario, la gare du film est dotée d'une tour d'horloge, qui se rapproche de celle de la gare de Lyon, et qui n'existait pas à la gare Montparnasse ; et l'extérieur par lequel les protagonistes quittent plusieurs fois la gare ressemble à la topographie similaire de la gare du Nord. Dans un article détaillé, la revue ferroviaire Ferrovissime (n° 47 de mars 2012) précise que Scorcese s'est largement inspiré de la gare du Nord, et notamment de son horloge et de ses colonnes en fer forgé, pour les décors du film.
  3. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  4. Carton de doublage.qc.ca consulté le 14 février 2012.
  5. Making of Hugo Cabret - Blu-ray, Metropolitan Filmexport
  6. (en) Steve 'Frosty' Weintraub, « Scorsese’s Next Now Called HUGO CABRET; Filming Commences and Full Cast Announced Which Includes Jude Law, Ray Winstone and Christopher Lee », sur Collider,‎ 29 juin 2010 (consulté le 17 juillet 2011)
  7. (en) Anonyme, « Scorsese’s 3D movie HUGO CABRET is now simply called HUGO », sur Rama's Screen,‎ 30 juin 2011 (consulté le 17 juillet 2011)
  8. (en) Mike Eisenberg, « Martin Scorsese summons Ben Kingsley and Sacha Baron Cohen to star in his next film, The Invention of Hugo Cabret. », sur ScreenRant,‎ 15 mars 2010 (consulté le 22 juillet 2011)
  9. (en) Jack, « More Hugo Cabret casting: Asa Butterfield and Chloe Moretz », sur Filmonic,‎ 16 mars 2010 (consulté le 22 juillet 2011)
  10. (en) Russ Fischer, « Scorsese Begins Filming ‘Hugo Cabret,’ Adds Jude Law, Ray Winstone and More », sur Filmonic,‎ 29 juin 2010 (consulté le 22 juillet 2011)
  11. a et b Garance Hacker, « Martin Scorsese tourne “L'Invention de Hugo Cabret” à Paris », sur Paris Tribune,‎ 30 août 2010 (consulté le 17 juillet 2011)
  12. « La gare du Nord dupliquée à Londres pour le dernier film de Scorsese », Le Figaro, 9 décembre 2011.
  13. Anne-Charlotte de Langhe et Aude Vernuccio, « Le cinoche à la trace », in Le Figaroscope, semaine du mercredi 10 au 16 avril 2013, page 6.
  14. Accordéon et Accordéoniste,‎ septembre 2010, 100e éd.
  15. (en) Awards - Internet Movie Database
  16. a et b Box-office - JP's box-office
  17. a et b (en) Box-office US - Box Office Mojo

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]