Éric Rohmer

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Éric Rohmer

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Éric Rohmer, en 2004, à la Cinémathèque française

Nom de naissance Maurice Henri Joseph Schérer ou Jean Marie Maurice Schérer
Naissance 20 mars ou 21 mars 1920
Tulle
France
Nationalité Drapeau de la France Français
Décès 11 janvier 2010 (à 89 ans)
Paris
France
Profession Réalisateur
Films notables Ma nuit chez Maud,
Le Genou de Claire,
L'Amour l'après-midi,
Perceval le Gallois,
Les Nuits de la pleine lune,
Conte d'automne,
L'Anglaise et le Duc,
Les Amours d'Astrée et de Céladon

Éric Rohmer (de son nom d'état-civil Maurice Henri Joseph Schérer) est un réalisateur français, né à Tulle (Corrèze) le 21 mars 1920[1],[2],[3] et mort le 11 janvier 2010[4] à Paris.

Il est le frère du philosophe René Schérer et le père du journaliste français René Monzat.

Sommaire

[modifier] Biographie

Rohmer est d'abord professeur de lettres, germaniste et écrivain. Il publie un roman, Élisabeth, en 1946, sous le pseudonyme de Gilbert Cordier[4],[5].

A partir de 1948, il anime le ciné-club du Quartier latin[5].

Rohmer écrit ensuite pour différentes revues, et fonde La Gazette du cinéma[5] où il fait la connaissance de Jean-Luc Godard, Jacques Rivette, François Truffaut, ou encore Claude Chabrol — avec lequel il signe en 1957 un livre sur Alfred Hitchcock.

Ce groupe se dirige d'abord vers la critique, au sein des Cahiers du cinéma, dont Rohmer devient rédacteur en chef de 1957 à 1963. En 1963, il doit laisser sa place à Jacques Rivette[4].

Il cherche très tôt à faire des courts métrages, le Journal d'un scélérat en 1950, Charlotte et son steak en 1951 avec Jean-Luc Godard, Les Petites Filles modèles en 1952, Bérénice en 1954 et La Sonate à Kreutzer avec Jean-Luc Godard et Jean-Claude Brialy en 1956[5].

Ils vont rapidement fonder ce qui deviendra « la Nouvelle Vague ». En 1959 il réalise son premier long-métrage, Le Signe du lion, produit par Claude Chabrol[6], un film à l'aspect très novateur (étonnant, pour l'époque, dans ses digressions et son sens du rythme lent), sorti sans grand succès trois ans plus tard.

En 1962, il crée avec Barbet Schroeder la société Les Films du Losange, qui produira la majorité de ses films[7],[5].

La même année, il entame un cycle de six films baptisé Contes Moraux. Ce sont des intrigues sentimentales sur des thèmes chers au cinéaste (l'amour et le hasard, le destin), sur un canevas commun : le choix de la femme, la tentation de l'infidélité puis le retour vers l'élue. Son style fera aussi sa marque, entre profondeur, raffinement et légèreté. Les dialogues y sont souvent sophistiqués et très littéraires. Sa direction d'acteur est assez épurée et sa mise en scène simple et efficace. Ma nuit chez Maud (1969) et Le Genou de Claire (1970, Prix Louis-Delluc) sont particulièrement remarqués.

À noter que pour des raisons de production, le troisième conte, Ma nuit chez Maud, fut tourné en 1969 après le quatrième La Collectionneuse en 1967.

Les Comédies et Proverbes forment le deuxième grand cycle, où chaque film illustre à sa manière une phrase tirée de la sagesse populaire, inventée pour les besoins de la cause le cas échéant. Dans cette série, Le Rayon vert (1986), film en partie improvisé, obtient le Lion d'or à Venise.

Les années 1990 sont marqués par les Contes des quatre saisons, dans lesquels le cinéaste poursuit son exploration des jeux et des hasards amoureux.

Simultanément, il réalise des films hors de ses séries, comme La Marquise d'O... (1976, d'après Heinrich von Kleist), Perceval le Gallois (1979, d'après Chrétien de Troyes) ou les 4 aventures de Reinette et Mirabelle (1987). Rohmer est un exemple parfait du cinéma d'auteur à la française écrivant seul ses scénarios, qu'ils soient originaux ou adaptés d'œuvres littéraires.

Il choisit souvent de jeunes comédiens inconnus mais fait aussi appel à des acteurs confirmés comme Jean-Louis Trintignant (Ma nuit chez Maud, 1969) ou André Dussollier (Le Beau Mariage, 1982).

Éric Rohmer a révélé les comédiens Arielle Dombasle, Pascal Greggory et Fabrice Luchini, notamment.

Rohmer est resté très discret sur sa vie privée et a continué, jusqu'à sa mort, une carrière intense. Il a un fils, le journaliste René Monzat.

Il meurt à 89 ans, le 11 janvier 2010, et est inhumé le 19 janvier 2010 à Paris, au cimetière du Montparnasse, où seule une plaque au nom de « Maurice Schérer » est posée sur sa tombe[8]. De nombreuses personnalités du cinéma assistent à ses obsèques, notamment Arielle Dombasle et Fabrice Luchini, qu'il a fait tourner dans plusieurs films[9].

Conformément à sa volonté, ses archives ont été confiées à l'Institut mémoires de l'édition contemporaine[10].

[modifier] Filmographie

[modifier] Courts métrages

[modifier] Longs métrages

[modifier] Téléfilm

[modifier] Documentaires

[modifier] Conseiller technique

[modifier] Famille

[modifier] Notes et références

  1. Le Who's Who in France 2008, 39e édition (ISBN 978-2-85784-048-0), indique (page 1925) : « Rohmer (Éric), pseudo. de Schérer (Maurice, Henri, Joseph), critique et réalisateur de films. Né le 21 mars 1920 à Tulle (Corrèze). Fils de Désiré Schérer et de Mme, née Jeanne Monzat. Mar. le 22 août 1957 à Mlle Thérèse Barbet. »
  2. Notice biographique de la cinémathèque française
  3. Extrait de naissance n° 63/1920
  4. a, b et c Jacques Mandelbaum, « Eric Rohmer, légende du cinéma français », dans Le Monde, 13 janvier 2010 [texte intégral (page consultée le 18/10/2011)] 
  5. a, b, c, d et e Jean-Michel Frodon, « Eric Rohmer, le goût de la liberté », dans Slate.fr, 12 janvier 2010 [texte intégral (page consultée le 25 février 2012)] 
  6. « C'est moi qui, avec l'argent de la grand-mère de ma première épouse, ai produit Le Signe du lion » (Claude Chabrol, Les cahiers du cinéma, no 653, février 2010, p. 13.
  7. les trois derniers long métrages seront produits par La Compagnie Éric Rohmer
  8. Cimetières de France et d'ailleurs : Rohmer Éric (Maurice Schérer : 1920-2010), Montparnasse - 13e division
  9. « Le cinéaste Éric Rohmer inhumé au cimetière du Montparnasse », AFP, 19 janvier 2010.
  10. Les Cahiers du cinéma, no 664, février 2011, p. 67

[modifier] Bibliographie

[modifier] Ouvrages d'Éric Rohmer

[modifier] Études

[modifier] Liens externes

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