Walerian Borowczyk

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Walerian Borowczyk

Naissance 2 septembre 1923
Kwilcz, Pologne
Nationalité Drapeau de la Pologne polonaise
Décès 3 février 2006 (à 82 ans)
Le Vésinet, France
Profession Réalisateur
Films notables Contes immoraux
La Bête

Walerian Borowczyk est un cinéaste et plasticien polonais né le 2 septembre 1923 à Kwilcz, près de Poznań (Pologne), décédé le 3 février 2006 au Vésinet en région parisienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

La Pologne[modifier | modifier le code]

Walerian Borowczyk est un réalisateur et plasticien polonais Influencé par le surréalisme. Il réalise d'abord des affiches de cinéma, puis des films expérimentaux en utilisant la technique de l'animation (Dom). Ces premiers films lui valent un grand succès dans les festivals européens. Walerian Borowczyk quitte la Pologne en 1958 et s'installe définitivement à Paris. Il ne retournera qu'une fois en Pologne (en 1975) pour réaliser le long métrage Dzieje grzechu (pl) ou Histoire d'un pêché. Malgré sa réputation sulfureuse, l'œuvre de Borowczyk reste méconnue en Pologne. En 2008 une rétrospective a permis de montrer l'ensemble de ses films (et œuvres plastiques) à Varsovie[1].

La France[modifier | modifier le code]

La maison au Vésinet dans les Yvelines où l'artiste a vécu durant une trentaine dernières années.

En France, Walerian Borowczyk réalise plusieurs courts-métrages (Les Astronautes, Rosalie) et collabore avec Chris Marker. En 1967, Walerian Borowczyk réalise seul, un long-métrage d'animation pour adulte en papier découpé (Le Théâtre de Monsieur et Madame Kabal), film teinté d'humour noir hommage à Alfred Jarry.

Délaissant partiellement l'animation pour la prise de vue réelle, Walerian Borowczyk réalise plusieurs longs-métrages produits par Anatole Dauman. Il obtient des succès critiques avec Goto, l'île d'amour, Blanche, Contes immoraux, La Bête, Dzieje grzechuou / histoire d'un pêché ou la La Marge avec Sylvia Kristel. Se spécialisant dans l'érotisme, la carrière de Borowczyk décline. Il sera choisi pour réaliser Emmanuelle V avec Monique Gabrielle dans le rôle titre mais il quittera le tournage. Il réalisera ensuite des épisodes de Série rose sur France 3.

Néanmoins, il réalisera deux films notables et très personnels en fin de carrière, Docteur Jekyll et les femmes et Cérémonie d'amour. Ces derniers films sont liés à l'œuvre d'André Pieyre de Mandiargues, ami et auteur fétiche de Walerian Borowczyk.

Le plasticien[modifier | modifier le code]

Tout au long de sa carrière, Walerian Borowczyk a continué à mener des recherches cinématographiques formelles au travers de courts-métrages expérimentaux (Brief Von Paris, Scherzo Infernal, Une collection particulière, Les escargots de Venus…), des travaux d'écriture (L'anatomie du diable) et des œuvres plastiques polymorphes (collection du musée-château d'Annecy)[2]. André Breton dira de Walerian Borowczyk  : « L’imagination fulgurante ».

Égéries[modifier | modifier le code]

On peut diviser la carrière de Walerian Borowczyk en deux parties. Chaque partie étant dominée par la présence d'une actrice (ou égérie) magnifiée. De 1958 à 1977, l'actrice polonaise Ligia Branice[3] (ou Ligia Borowczyk) qui fut la compagne et l'actrice privilégiée de Walerian Borowczyk, tournera dans de nombreux films tels que Dom (le premier film), Blanche et Intérieur d'un couvent (leur dernière collaboration). De 1977 à 1990, l’actrice italienne Marina Pierro[4] figurera dans une très grande partie de la filmographie de Walerian Borowczyk, depuis Intérieur d'un couvent (sa première collaboration) jusqu'à Cérémonie d'amour.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Rétrospective[modifier | modifier le code]

  • Un hommage a été rendu à Walerian Borowczyk à Varsovie en janvier 2008 (b.boro.borowczyk)[6],[7]. Pour la première fois la totalité de ses films ont été présentés en Pologne, accompagnés de ses travaux plastiques.

Prix[modifier | modifier le code]

  • Venise ; Bergame ; Bruxelles ; Londres ; New York ; Los Angeles ; Annecy ; Berlin ; Locarno ; San Remo ; Milan ; Tours ; Knokke le Zoute ; Oberhausen ; Lisbonne ; Mannheim ; Rodez ; Melbourne ; Philadelphie ; Prades ; Cracovie ; Varsovie; Paris ; Bilbao, etc.

• 1967 / Prix Max Ernst[8] • 1971 / Gold Medal from the President of the Italian Republic • 1986 /Officier des Arts et des lettres

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]