Gaspar Melchor de Jovellanos

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Gaspar Melchor de Jovellanos, né le 5 janvier 1744 à Gijón et mort le 27 novembre 1811 à Puerto de Vega, est un homme d'État et écrivain espagnol.

Biographie et œuvre[modifier | modifier le code]

D’une famille noble et considérée, il fut préparé par de fortes études à la carrière ecclésiastique, reçut les ordres mineurs, puis obtint une place d’alcade à l’audience de Séville. Ce fut à cette époque qu’il composa sa comédie el Delincuente honrado (le Coupable honorable), qui eut un grand succès, et sa tragédie classique Pelayo o La muerte de Munuza (Pelage ou la mort de Munuza).

Il traduisit, en outre, le premier livre du Paradis perdu de Milton et fit paraître des pièces lyriques et satiriques sous le titre d’Ocios juveniles.

Se tournant ensuite vers les affaires publiques, il étudia la politique, l’histoire et l’économie politique et composa un Informe sobre la ley agraria (Traité de la Loi agraire), qui étendit sa réputation hors de l’Espagne.

Au milieu des vicissitudes de la vie politique, tour à tour porté aux premiers rôles et disgracié, il a soutenu sa réputation d’écrivain en publiant : Memoria a sus compatriotas en defensa de la Junta Central (Mémoire à ses compatriotes pour la défense des membres de la junte centrale, La Corogne, 1811, in-4°) ; puis des traités sur l’Éducation publique, sur l’Architecture, sur les Spectacles publics et leur origine en Espagne; des études littéraires, des éloges historiques, notamment celui de Charles III. Ses Œuvres complètes ont été insérées dans la collection Rivadeneyra par Candido Nocedal (Madrid, 1858-1859, 2 vol. grand in-8°).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) José Caso, Vida y obra de Jovellanos, Oviedo, Ed. Cajastur, 2004
  • (es) Silverio Sánchez Corredera, Jovellanos y el jovellanismo, Oviedo, Pentalfa Ediciones, 2004
  • Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des littératures, Paris, Hachette, 1876, p. 1116-7 Document utilisé pour la rédaction de l’article