Alba Iulia

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Alba Iulia
Gyulafehérvár, Karlsburg
Blason de Alba Iulia
Héraldique
Drapeau de Alba Iulia
Drapeau
Administration
Pays Roumanie Roumanie
Région Coat of arms of Transylvania.svg Transylvanie
Județ Actual Alba county CoA.png Alba
Maire
Mandat
Mircea Hava PD-L
2000-
Code postal 510118
Indicatif téléphonique international +(40)
Démographie
Population 63 536 hab. (2011)
Densité 613 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 04′ 01″ N 23° 34′ 12″ E / 46.06694, 23.57 ()46° 04′ 01″ Nord 23° 34′ 12″ Est / 46.06694, 23.57 ()  
Altitude 230 m
Superficie 10 365 ha = 103,65 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Roumanie (administrative)

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Alba Iulia

Géolocalisation sur la carte : Roumanie (relief)

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Alba Iulia
Liens
Site web http://www.apulum.ro
Les deux cathédrales d'Alba Iulia. La cathédrale orthodoxe roumaine (à gauche) et la cathédrale catholique romaine (à droite)
Alba Iulia, Lupa Capitolina
Le palais des voïvodes et des princes de Transylvanie
La salle de l'Union
Le palais Apor
La bibliothèque Batthyaneaum
L'intérieur de la cathédrale orthodoxe roumaine
Rue dans la Cité
La pièce de 8 florins (20 F), éditée à Gyulafehérvár (Gy. F.) en l'honneur de François-Joseph Ier d'Autriche, 1870.
Sceau de l'archidiocèse catholique romain d'Alba Iulia (Archidioecesis Albae Iuliensis)

Alba Iulia (en latin Apulum, en roumain Alba Iulia, en allemand Karlsburg ou Weissenburg, en saxon de Transylvanie Weissenbrich, en hongrois Gyulafehérvár, Károlyfehérvár, Erdélyifehérvár, Fehérvár, Fejérvár, en turc Erdel Belgradı, en serbe Београд - Beograd, en tchèque Karlovský Bělehrad) est une ville de Transylvanie, dans le département d'Alba (județ d'Alba), dont elle est le chef-lieu. Elle était la capitale historique, politique et religieuse de la Principauté de Transylvanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située à 72 km à l'est de Deva et à 95 km au sud de Cluj-Napoca, à la confluence des rivières Mureș et Ampoi.

Histoire[modifier | modifier le code]

Située aux pieds des Monts Apuseni et des Carpates Méridionales, cette ville est sans doute l'une des plus anciennes de Roumanie. Localité importante sous et même avant l'occupation romaine ayant le nom d'Apulum, la ville a été, par la suite de l'évolution historique, le siège des premiers archevêchés fondés au début du XIe siècle, la capitale de la Principauté de Transylvanie (du XVIe au XVIIIe siècle) et un des centres de l'administration autrichienne (du XVIIIe au XIXe siècle) du Grand-Duché de Transylvanie faisant partie de l'Empire des Habsbourgs.

Antiquité et époque romaine[modifier | modifier le code]

Des vestiges des Daces datant du néolithique ont été retrouvés. La tribu des Daces est mentionnée par le géographe Ptolémée. La XIIIe Légion romaine Gemina'' était casernée là, dans un des principaux campements fortifiés en pierre de l'époque des Daces. Jusqu'en 271, la Dacie était une province romaine. Les Romains ont emprunté le nom de la ville de l'ancien toponyme dace d'Apoulon, une forteresse située à 20 km au nord d'Alba Iulia. Deux cités romaines se sont développées près des campements romains, l'une dans la forteresse, l'autre près de la rivière Mureș, à Partos. Ces implantations sont devenues deux des plus importantes localités de la Dacie[1].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle, la ville est mentionnée sous le nom de Bălgrad ou Belograd (Château blanc en slavon ancien). La Gesta Hungarorum mentionne un seigneur nommé Geula, Gyula, ou Jula, qui aurait découvert la ville et en aurait fait la capitale de son duché durant le Xe siècle, sous le nom de Gyulafehérvár. L'évêché catholique de la Transylvanie fut établi au XIe siècle dans la ville, après l'adoption du catholicisme par Étienne Ier de Hongrie, saint Étienne. De cette époque date la construction de la première cathédrale. L'actuelle cathédrale catholique romaine a été construite du XIIe au XIIIe siècle. En 1442, Jean II de Hongrie, voïvode de Transylvanie, utilisa la citadelle dans ses préparatifs pour une grande bataille contre l'Empire ottoman. La cathédrale fut agrandie durant son règne et il y fut enseveli après sa mort.

Du XVIe au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1541, Alba Iulia devint la capitale de la Principauté de Transylvanie (1542-1690). En 1599, le prince régnant Michel le Brave fit son entrée triomphale en réalisant la première union des trois pays roumains (Valachie, Transylvanie, Moldavie).

En 1613, le prince Gabriel Bethlen gouverna d'Alba Iulia cette principauté et la ville connut grâce à lui un essor culturel considérable.

Charles VI du Saint-Empire fit construire la Cité entre 1716 et 1735 d'après les plans de l'architecte italien Giovanni Morando Visconti. Chef-d'œuvre remarquable de l'architecture militaire, la Cité Alba Carolina compte sept bastions et quatre portes monumentales.

Au XVIIIe siècle, les révoltes des paysans roumains contre la domination austro-hongroise se multiplièrent. En 1779, les représentants des paysans roumains s'adressèrent à l'empereur Joseph II, pour remédier à leur situation sociale, juridique et politique, qui jusqu'à cette époque avait été complètement négligée par la noblesse hongroise transylvaine qui dirigeait le pays. Mais ces requêtes répétées adressées à l'Empereur furent vaines, si bien que la plus grande révolte des paysans roumains éclata en 1784. Véritable guerre de libération, conduite par Horea, Cloșca et Crișan, elle se déploya dans les régions entourant Alba Iulia, mais fut brutalement réprimée.

En 1848, les habitants de la ville participèrent à la révolution qui, pour les Roumains transylvains, fut conduite par Avram Iancu. Elle avait son quartier général dans les monts Apuseni.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Alba Iulia a une grande signification symbolique pour les Roumains, car c'est là que fut scellée la « Grande Union » de la Roumanie. Après la Première Guerre mondiale, le 1er décembre 1918, fut proclamée dans cette ville l'union de la Transylvanie et de la Grande Roumanie par l'Assemblée nationale des Roumains de Transylvanie. C'est donc ici que l'État roumain célèbre chaque année la fête nationale. Le 15 octobre 1922 furent couronnés dans cette même ville Ferdinand Ier de Roumanie et Marie de Roumanie.

Population[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Recensements ou estimations de la population[2]  :

Évolution démographique
1912 1930 1948 1956 1966
11 616 12 282 14 420 14 776 22 215
1977 1992 2002 2011 -
41 199 71 168 66 406 63 536 -


Composition ethnique[modifier | modifier le code]

Religions[modifier | modifier le code]

Objectifs touristiques[modifier | modifier le code]

Les vestiges et les quatre impressionnantes portes de la muraille sont très bien conservées et peuvent être visitées grâce au Parcours des 3 Cités du quartier de la Cité (en roumain Cetate). À l'entrée de ce complexe archéologique, peuvent être vues les ruines des murs extérieurs, tout comme une des portes de la cité médiévale par laquelle est entré en ville Michel Ier le Brave (Mihai Viteazul).

Institutions culturelles[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Réunion de Alba Iulia en 2007[modifier | modifier le code]

Une réunion de représentants politiques et professionnels de l’Assemblée des Régions Européennes Viticoles (AREV) pour élaborer point par point la réponse à la proposition législative de la Commission que l’AREV remettra au Conseil et aux institutions consultatives de l’UE réforme de l’OCM-Vin s'est tenue en septembre 2007 à Alba Iulia[3],[4].

Michel le Brave et Maria Cristierna (Domnița Florica). Cryptoportrait de Franz Francken II, 1601.
Le portrait de Gabriel Bethlen au Musée National Hongrois de Budapest.

slicht

Personnalités[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Naissance à Alba Iulia.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
Le portrait de Johann Heinrich Alsted (1588-1638)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. (ro, en) Site officiel de la municipalité
  2. Population depuis 1912 sur le site pop-stat.mashke.org
  3. Rebuffade pour la Commissaire européenne Mariann Fischer Boel
  4. Position de l’AREV sur la réforme de l’OCM-Vin