Alba Iulia

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46° 04′ 01″ N 23° 34′ 12″ E / 46.06694, 23.57

Alba Iulia
Blason de Alba Iulia
Héraldique
Drapeau de Alba Iulia
Drapeau

Defaut.svg
Administration
Pays Drapeau de Roumanie Roumanie
Région Transylvanie
Département Alba
Maire Mircea Hava PD-L
2000-
Code postal 510118
Indicatif téléphonique international +(40)
Géographie
Coordonnées 46° 04′ 01″ Nord
       23° 34′ 12″ Est
/ 46.06694, 23.57
Altitude 230 m
Superficie 10 365 ha = 103,65 km2
Démographie
Population 67 970 hab. (2009)
Densité 655,8 hab./km2
Localisation
Romania location map.svg
City locator 14.svg
Alba Iulia
Internet
Site de la ville http://www.apulum.ro
Les deux cathédrales d'Alba Iulia. La cathédrale orthodoxe roumaine (à gauche) et la cathédrale catholique romaine (à droite)
Alba Iulia, Lupa Capitolina
Le palais des voïvodes et des princes de Transylvanie
La salle de l'Union
Le palais Apor
La bibliothèque Batthyaneaum
L'intérieur de la cathédrale orthodoxe roumaine
Rue dans la Cité
La pièce de 8 florins (20 F), éditée à Gyulafehérvár (Gy. F.) en l'honneur de François-Joseph Ier d'Autriche, 1870.
Sceau de l'Archidiocèse Catholique Romain d'Alba Iulia (Archidioecesis Albae Iuliensis)

Alba Iulia (en latin Apulum, en roumain Alba Iulia, en allemand Karlsburg ou Weissenburg, en saxon de Transylvanie Weissenbrich, en hongrois Gyulafehérvár, Károlyfehérvár, Erdélyifehérvár, Fehérvár, Fejérvár, en turc Erdel Belgradı, en serbe Београд - Beograd, en tchèque Karlovský Bělehrad) est une ville de Transylvanie, dans le département d'Alba (județ d'Alba), dont elle est le chef-lieu. Elle était la capitale historique, politique et religieuse de la Principauté de Transylvanie.

Sommaire

[modifier] Localisation

La ville est située à 72 km à l'est de Deva et à 95 km au sud de Cluj-Napoca, à la rencontre des rivières Mureș et Ampoi.

[modifier] Histoire

Située aux pieds des Monts Apuseni et des Carpates Méridionales, cette ville est sans doute l'une des plus anciennes de Roumanie. Localité importante sous et même avant l'occupation romaine ayant le nom d'Apulum, la ville a été, par la suite de l'évolution historique, le siège des premiers archevêchés fondés au début du XIe siècle, la capitale de la Principauté de Transylvanie (du XVIe au XVIIIe siècle) et un des centres de l'administration autrichienne (du XVIIIe au XIXe siècle) du Grand-Duché de Transylvanie faisant partie de l'Empire des Habsbourgs.

[modifier] Antiquité et époque romaine

Des vestiges des Daces datant du néolithique ont été retrouvés. La tribu des Daces est mentionnée par le géographe Ptolémée. La XIIIe Légion romaine Gemina'' était casernée là, dans un des principaux campements fortifiés en pierre de l'époque des Daces. Jusqu'en 271, la Dacie était une province romaine. Les Romains ont emprunté le nom de la ville de l'ancien toponyme dace d'Apoulon, une forteresse située à 20 km au nord d'Alba Iulia. Deux cités romaines se sont développées près des campements romains, l'une dans la forteresse, l'autre près de la rivière Mureș, à Partos. Ces implantations sont devenues deux des plus importantes localités de la Dacie[1].

[modifier] Moyen Âge

Au IXe siècle, la ville est mentionnée sous le nom de Bălgrad ou Belograd (Château blanc en slavon ancien). La Gesta Hungarorum mentionne un seigneur nommé Geula, Gyula, or Jula, qui aurait découvert la ville et en aurait fait la capitale de son duché durant le Xe siècle, sous le nom de Gyulafehérvár. L'évêché catholique de la Transylvanie a été établi au XIe siècle dans la ville, après qu'Étienne Ier de Hongrie, à savoir saint Étienne, ait adopté le catholicisme. De cette époque date la construction de la première cathédrale. L'actuelle cathédrale catholique romaine a été construite du XIIe au XIIIe siècle. En 1442, Jean II de Hongrie, voïvode de Transylvanie, a utilisé la citadelle dans ses préparatifs pour une grande bataille contre l'Empire ottoman. La cathédrale a été agrandie durant son règne et il y a été enseveli après sa mort.

[modifier] Du XVIe au XIXe siècle

En 1541, Alba Iulia devient la capitale de la Principauté de Transylvanie (1542-1690). En 1599, le prince régnant Michel le Brave fait son entrée triomphale en réalisant la première union des trois pays roumains (Valachie, Transylvanie, Moldavie).

En 1613, le prince Gabriel Bethlen gouverne d'Alba Iulia cette principauté et, grâce à lui, la ville connaît un essor culturel considérable.

Charles VI du Saint-Empire fait construire la Cité entre 1716 et 1735 d'après les plans de l'architecte italien Giovanni Morando Visconti. Chef-d'œuvre remarquable de l'architecture militaire s'inspirant des constructions similaires de Vauban, la Cité Alba Carolina a sept bastions et quatre portes de triomphe.

Au XVIIIe siècle, les révoltes des paysans roumains contre la domination austro-hongroise ont été fréquentes. En 1779, les représentants des paysans roumains s'étaient adressés à l'Empereur des Habsbourgs, Joseph II, pour remédier et légiférer leur situation sociale, juridique et politique qui jusqu'à cette époque a été presque complètement négligée par la noblesse hongroise transylvaine conduisant le pays. Ces requêtes répétées adressées à l'Empereur n'ont pas atteint finalement leurs buts et, par conséquent, la plus grande révolte des paysans roumains, véritable guerre de libération, conduite par Horea, Cloșca et Crișan et se déployant dans les régions de la proximité d'Alba Iulia, a été déclenchée en 1784. Elle a été brutalement réprimée. En 1848, les habitants de la ville ont participé à la révolution qui, pour les Roumains transylvains, a été conduite par Avram Iancu ayant son quartier général dans les Monts Apuseni.

[modifier] XXe siècle

Alba Iulia a une haute signification symbolique pour les Roumains, car c'est là que fut scellée la « Grande Unification » de la Roumanie le 1er décembre 1918. Au 1er décembre 1918, à la suite de la fin de la Première Guerre mondiale, dans la ville a été proclamée l'union de la Transylvanie avec la Grande Roumanie par l'Assemblée Nationale des Roumains de Transylvanie. C'est donc ici que l'État roumain célèbre chaque année la fête nationale. Le 15 octobre 1922 dans la ville ont été couronnés Ferdinand Ier de Roumanie et Marie de Roumanie.

[modifier] Population

[modifier] Structure ethnique

[modifier] Structure confessionnelle

[modifier] Objectifs touristiques

Les vestiges et les quatre impressionnantes portes de la muraille sont très bien conservées et peuvent être visitées grâce au Parcours des 3 Cités du quartier de la Cité (en roumain Cetate). À l'entrée de ce complexe archéologique, peuvent être vues les ruines des murs extérieurs, tout comme une des portes de la cité médiévale par laquelle est entré en ville Michel Ier le Brave (Mihai Viteazul).

[modifier] Institutions culturelles

[modifier] Économie

[modifier] Réunion de Alba Iulia en 2007

Une réunion de représentants politiques et professionnels de l’Assemblée des Régions Européennes Viticoles (AREV) pour élaborer point par point la réponse à la proposition législative de la Commission que l’AREV remettra au Conseil et aux institutions consultatives de l’UE réforme de l’OCM-Vin s'est tenue en septembre 2007 à Alba Iulia[2],[3].

Michel le Brave et Maria Cristierna (Domnița Florica). Cryptoportrait de Franz Francken II, 1601.
Le portrait de Gabriel Bethlen au Musée National Hongrois de Budapest.

[modifier] Personnalités

[modifier] Jumelages

[modifier] Liens externes

[modifier] Galerie

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
Le portrait de Johann Heinrich Alsted (1588-1638)

[modifier] Voir aussi

[modifier] Sources

  1. (ro, en) Site officiel de la municipalité
  2. Rebuffade pour la Commissaire européenne Mariann Fischer Boel
  3. Position de l’AREV sur la réforme de l’OCM-Vin
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