Ouverture à la concurrence des transports en commun en Île-de-France
| Titre | Loi no 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques |
|---|---|
| Branche | droit de la concurrence (Union européenne), droit du transport |
| Législature | XIVe |
|---|---|
| Gouvernement | Valls II |
| Adoption | 10 juillet 2015 |
| Promulgation | 6 août 2015 |
| Entrée en vigueur | 2021 |
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L'ouverture à la concurrence des transports en commun en Île-de-France résulte de la loi relative à l'organisation et à la régulation des transports ferroviaires (dite loi ORTF) du . La loi change les rôles et les responsabilités dans l'organisation des transports franciliens ; elle ouvre la voie à l'ouverture à la concurrence et ainsi à la fin du quasi-monopole de la Régie autonome des transports parisiens (RATP).
Sous le contrôle d'Île-de-France Mobilités, autorité organisatrice de la mobilité de la région, cette ouverture à la concurrence est prévue en plusieurs phases. Elle débute le par les réseaux de bus de la Grande Couronne, exploités par des transporteurs regroupés dans l'Organisation professionnelle des transports d'Île-de-France (Optile). Les 135 contrats existants vont progressivement laisser place à 39 lots. Vient ensuite la mise en concurrence des lignes de bus à Paris et en Petite Couronne en 2025, en 2026 celle des lignes du Grand Paris Express à leurs ouvertures. Entre 2025 et 2032, l'ouverture à la concurrence va concerner les lignes de Transilien, puis en 2030 le tramway, de 2031 à 2039 les lignes RER de la SNCF et en 2040 le métro de Paris ainsi que les RER A et RER B.
Genèse de la loi
[modifier | modifier le code]Depuis le XXe siècle, la Régie autonome des transports parisiens (RATP) est en monopole sur les transports en commun parisiens. Juridiquement, il n'était pas possible de réattribuer l'organisation de ces transports à une autre compagnie. Cependant, depuis un règlement de 2007 de l’Union européenne, dit règlement « OSP », pour obligation de service public, celui-ci rend possible la mise en concurrence des transports en commun[1]. Bien que non imposé, il devient ainsi possible à l'autorité chargée des transports de mettre ou non en concurrence les réseaux qu'elle organise.
La loi sur l'ouverture à la concurrence des transports en commun en Île-de-France provient de la loi dite « Pacte ferroviaire » du . Celle-ci encadre et définit les transports ferroviaires en France[2].
Acteurs en jeu
[modifier | modifier le code]L'ouverture à la concurrence se fait sous l'égide d'Île-de-France Mobilités (IDFM). C'est une autorité organisatrice de mobilité (AOM), chargée de définir la politique de desserte et de tarification des transports de voyageurs. IDFM est ainsi chargée d'imaginer, organiser et financer l'ensemble des transports publics[3], fédérer l'ensemble des acteurs pour améliorer le service rendu aux voyageurs et commander et piloter les projets du réseau de transports en commun en Île-de-France.
Anciennement dénommée « Syndicat des transports d'Île-de-France » (STIF) de 2000 à 2017, la loi LOM d'orientation sur les mobilités change son statut, et l'organisation dévoilera son nouveau nom dans une conférence le , qui accompagne les mutations organisationnelles et met fin à la confusion que le terme syndicat pouvait produire.
Jusqu'à cette mise en concurrence, Île-de-France Mobilités a confié le fonctionnement des réseaux à plusieurs exploitants dont :
- la Régie autonome des transports parisiens (RATP), opérateur historique de service public depuis 1948 ; l'EPIC est responsable de la maintenance et de l'exploitation d'un réseau multimodal parmi les plus denses du monde. Elle agit sur les 16 lignes du métro, la majorité des tramways, les bus situés dans Paris intra-muros, et les RER A et B conjointement avec la SNCF ;
- la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), qui assure la maintenance et l'exploitation des lignes de RER et de trains Transilien ;
- les transporteurs membres de l'Organisation professionnelle des transports d'Île-de-France (Optile), association qui regroupe les entreprises privées assurant l'exploitation des lignes de bus et de cars de grande banlieue.
Modes de transports
[modifier | modifier le code]AutoBus
[modifier | modifier le code]Réseaux d'autobus de la Grande Couronne
[modifier | modifier le code]L'ouverture à la concurrence débute le par les réseaux de la Grande Couronne dont les exploitants sont regroupés dans l'Organisation professionnelle des transports d'Île-de-France (Optile). Les 135 contrats existants vont progressivement laisser place à 39 lots — et à autant de réseaux — attribués ainsi qu'à des appels d'offres qui seront remis en jeu à intervalles réguliers[4]. Île-de-France Mobilités en profite pour uniformiser ces réseaux sous ses seules couleurs, effaçant progressivement les identités visuelles des exploitants (livrées, tenues des conducteurs, information voyageurs, etc.)[5].
La carte des 39 nouveaux périmètres figure sur le site d'Île-de-France Mobilités[6].
Le 8 juillet 2020, la délégation de service public (DSP) d'exploitation des lignes de bus desservant les agglomérations de Val d'Europe et Marne et Gondoire (Marne-la-Vallée), pour une durée de cinq ans, et la DSP des lignes de bus desservant l'Est de l'agglomération Grand Paris Sud (Sénart), pour une durée de sept ans, ont été attribuées à Transdev. Il les exploitera avec deux nouvelles sociétés (Transdev Marne-la-Vallée et Transdev Sénart) à partir du . À cette même date, Keolis Ouest Val-de-Marne exploitera les lignes du réseau de bus de Seine Grand Orly. Il va aussi exploiter la nouvelle ligne de tramway T9[7].
Le 11 février 2021, IDFM a attribué les lots 1 (pour une durée de quatre ans) et 5 (pour une durée de sept ans) à Transdev, le lot 35 (pour une durée de huit ans) à RATP Dev et les lots 33 (pour une durée de cinq ans) et 34 (pour une durée de huit ans) à Keolis[8],[9].

L'ouverture à la concurrence ne s'est pas faite sans accrocs[10] : ainsi, une dizaine de dépôts de bus de Transdev se sont mis en grève à la rentrée 2021 pour dénoncer des amplitudes de travail qui ont augmenté sans hausse de salaire, situation qui résulte d'un accord-cadre négocié entre Transdev et la CFDT. Le , les appels d'offres pour les contrats des secteurs de Cergy-Pontoise et d'Évry ont été déclarés sans suite et sont relancés début 2022 car IDFM a jugé que les candidats tiraient trop les prix vers le bas. Début 2022 et à l'instar de ceux de Transdev, les conducteurs de Keolis assurant le réseau de bus de Poissy - Les Mureaux se sont eux aussi mis en grève pour dénoncer les conditions de travail et les salaires jugés insuffisants depuis l'ouverture à la concurrence[11].
Début 2024, le groupement Lacroix & SAVAC, sous la marque Francilité, assure les lignes du réseau de bus Cergy-Pontoise Confluence anciennement exploitées par la STIVO et Transdev Conflans.
L'ouverture à la concurrence s'accompagne à partir de l'été 2023 d'une renumérotation progressive de l'ensemble des 1 500 lignes franciliennes afin de supprimer les doublons et faciliter les recherches d'horaires ; ainsi, les lignes de Petite Couronne auront des numéros de 100 à 499 et celles de grande couronne des numéros de 1100 à 6599[12].
Le , le lot no 1 du Vexin est réattribué à Transdev pour six ans[13].
Ci-dessous, les tableaux listent les nouveaux périmètres attribués :
Bus « zone RATP »
[modifier | modifier le code]L'ouverture à la concurrence des lignes de la RATP, initialement prévue pour le devrait être reportée au plus tard au à la suite de l'adoption d'un projet de loi en commission à l'Assemblée nationale le ; le texte passera devant l'Assemblée en procédure simplifiée le tandis que Valérie Pécresse se dit favorable à un échelonnement de l'attribution des lots[39],[40].
Au terme de la mise en concurrence des douze lots « historiques » gérés par la RATP, sa filiale RATP Cap Île-de-France en conserve huit, dont les deux de Paris intra muros (soit 66 lignes de bus, sept centres opérationnels, 1149 véhicules et 5000 agents[41]), quand Keolis en gagne deux, Transdev et ATM un[42]. Au terme du premier cycle de mise en concurrence, la RATP conserve ainsi 70% de ses lignes (226 lignes, soit 3.543 autobus au total) et 75% de ses agents. ATM doit exploiter 18 lignes et Transdev 19. En plus des lignes de grande couronne et du T9, Keolis remporte 65 lignes, 2 lignes de cars express et 3 lignes de transport à la demande[41].
| Lot | Statut | Nom | Zone desservie | Noctilien | Ancien exploitant | Exploitant et Transporteur | Date d'attribution du contrat | Date de démarrage et durée du contrat | Ref. |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| DSP 9 | Réseau en service | Marne et Brie | Paris - Vallée de la Marne et Grand Paris - Grand Est | non | Keolis Mobilité Roissy, RATP[note 2], Transdev N'4 Mobilités (Sit'bus), Transdev STBC (Apolo 7) et Transdev TRA | Keolis, via sa filiale Keolis Grand Paris Vallée de la Marne | et (7 ans) |
[44],[45] | |
| DSP 36 | Réseau en service | Massy-Juvisy | dont Massy, Juvisy et Palaiseau | non | RATP | RATP Cap Île-de-France, via sa filiale RATP Cap Massy-Juvisy | (5 ans + 1 an en option) |
[46] | |
| DSP 39 | Réseau en service | Express Roissy | Le Mesnil-Amelot, Pierrefitte-sur-Seine, Roissy-en-France, Sarcelles et Villiers-le-Bel. | non | RATP | Transdev, via sa filiale Transdev Express Roissy | et (6 ans + 1 an en option) |
[47] | |
| DSP 40 | Réseau en service | Croix du Sud | Fontenay-aux-Roses, Issy-les-Moulineaux et Vélizy-Villacoublay. | Pôle Montparnasse | RATP | ATM, via sa filiale ATM Croix du Sud | (5 ans + 1 an en option) |
[46] | |
| DSP 41 | Lot attribué | Défense St Cloud | Auteuil, Charlebourg, La Défense, Nanterre, Neuilly-sur-Seine, Point du Jour, Rueil-Malmaison, Saint-Cloud et Sèvres. | non | RATP | RATP Cap Île-de-France | (7 ans + 2 ans en option) |
||
| DSP 42 | Réseau en service | Boucles Nord de Seine | Asnières-sur-Seine, Champerret et Pleyel. | non | RATP | RATP Cap Île-de-France, via sa filiale RATP Cap Boucle Nord de Seine | (6 ans + 2 ans en option) |
[44],[48] | |
| DSP 43 | Lot attribué | Plaine St-Denis | Aubervilliers et Saint-Denis. | non | RATP | RATP Cap Île-de-France | (6 ans + 2 ans en option) |
||
| DSP 44 | Lot attribué | Ourcq | Aubervilliers, Bobigny, Flandres, La Villette, Les Pavillons-sous-Bois et Pantin. | non | RATP | Transdev | (6 ans + 2 ans en option) |
[46] | |
| DSP 45 | Réseau en service | Bord de Marne | Champigny-sur-Marne, Joinville-le-Pont, Neuilly-Plaisance, Noisy-le-Grand, Saint-Maur-des-Fossés, Sucy-en-Brie, Villiers-sur-Marne et Vincennes. | Pôle Gare de Lyon | RATP | RATP Cap Île-de-France, via sa filiale RATP Cap Boucles de Marne | (6 ans + 2 ans en option) |
[44],[48] | |
| DSP 46 | Lot attribué | Pompadour | Créteil, Rungis et Thiais. | non | RATP | RATP Cap Île-de-France | (7 ans + 2 ans en option) |
||
| DSP 47 | Lot attribué | Seine Orly | Choisy-le-Roi, Ivry-sur-Seine, Villeneuve-le-Roi et Vitry-sur-Seine. | Pôle Châtelet | RATP | Keolis | (7 ans + 2 ans en option) |
||
| DSP 48 | Lot attribué | Rive Gauche | Châtillon, Corentin, Croix-Nivert, Denfert-Rochereau, Le Brun et Malakoff. | non | RATP | RATP Cap Île-de-France | (7 ans + 2 ans en option) |
[42] | |
| DSP 49 | Lot attribué | Rive Droite | Bagnolet, Belliard, Gallieni, Lagny, Les Lilas, Saint-Ouen-sur-Seine, Vincennes. | Pôles Saint-Lazare et Gare de l'Est | RATP | RATP Cap Île-de-France | (7 ans + 2 ans en option) |
[42] |
Métro
[modifier | modifier le code]Grand Paris Express
[modifier | modifier le code]Pour la première fois, la RATP n'aura plus le monopole sur le réseau de métro parisien lors de l'ouverture des lignes du Grand paris Express (lignes 14 à 18). Ainsi, Île-de-France Mobilités met en place des appels d'offres pour quatre nouvelles lignes de métros : lignes 15, 16, 17 et 18. Trois transporteurs sont dans les favoris avant les appels d'offres : la RATP, intervenant sous RATP Dev, Keolis et Transdev. La RATP reste cependant propriétaire de ces nouvelles infrastructures, ce qui étonne les concurrents. Ceux-ci soulignent qu'il n'y a pas de sens à séparer les deux de manière opérationnelle[49].
Le 30 mai 2023, les lignes 16 et 17 sont attribuées à Keolis. Un mois plus tard, à la suite de l'appel d'offre de la ligne 15, le 18 juillet 2023, RATP Dev, associée à Alstom et à ComfortDelGro remporte celui-ci[50].
Le 18 juin 2024, Île-de-France Mobilités a désigné Keolis comme l'exploitant de la ligne 18 avec une période de pré-exploitation de deux ans à compter d'octobre 2024[51],[52].
| Ligne | Zone desservie | Exploitant | Date d'attribution du contrat | Date de démarrage et durée du contrat |
|---|---|---|---|---|
| Noisy - Champs ↔ Pont de Sèvres | RATP Dev associé à Alstom et Comfort del Gro | 18 juillet 2023 | Fin 2030 (7 ans + 3 ans en option) | |
| Noisy - Champs ↔ Saint-Denis Pleyel | Keolis | 30 mai 2023 | Fin 2030 (7 ans + 3 ans en option) | |
| Le Mesnil-Amelot ↔ Saint-Denis Pleyel | Keolis | 30 mai 2023 | Fin 2030 (7 ans + 3 ans en option) | |
| Versailles Chantiers ↔ Aéroport d'Orly | Keolis | 18 juin 2024 |
Autres lignes
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La mise en concurrence des lignes de métro exploitées par la RATP est prévue à l'horizon 2040[16].
Les métros aéroportuaires (Orlyval et CDGVAL) ont été financés de manière privée et ont déjà des contrats d'exploitation, raison pour laquelle ces lignes ne sont pas remises en concurrence de suite.
Ferroviaire (trams-trains, trains et RER)
[modifier | modifier le code]Dans le calendrier prévisionnel de 2021, l'ouverture à la concurrence des lignes ferroviaire de trams-trains, trains et RER est prévu par des désignations de nouveaux opérateurs étalées 2023 à 2032[16],[53].
Des concessions regroupent un lot de lignes. Le lot 1 est composé des lignes T4 et T11 ainsi que la branche Esbly-Crécy de la ligne P (qui deviendra la ligne T14 à l'occasion)[54],[55]. Le lot 2 est composé des lignes T12 et T13. Un lot regroupe les lignes N et U du Transilien. Un lot regroupe les lignes H et K du Transilien.
En , date à laquelle trois lots sont déjà assignés, le calendrier est révisé pour reprendre en compte les délais du prolongement du RER E ainsi que de la commande et livraison de nouveaux matériels roulants, éléments indispensables avant d'attribuer les lots aux futurs exploitants[56],[57],[58]. La désignation des lots restants est à présent étalée de la mi 2026 (ligne J) au deuxième trimestre 2038 (ligne C).
En outre, la composition des lots est modifiée : la ligne N est rattachée en un lot avec la ligne V, la ligne R hérite de l'étoile de Corbeil du RER D tandis qu'un "maxi lot" regroupant le RER D et les lignes H et K du Transilien est créé, représentant à lui seul quasi un million de passagers journaliers. Le rattachement de ces nouveaux lots est effectué dans une logique de regroupement de lignes partageant les mêmes ateliers de maintenance (lot des lignes D, H et K partageant le dépôt des Joncherolles) ou de mêmes matériels roulants (lignes N et V partageant le Regio 2N).
Tramway
[modifier | modifier le code]La ligne T9 inaugurée le est la première ligne du réseau de tramway d'Île-de-France à ne pas être confiée « d'office » à la RATP ou à la SNCF depuis leur création[66],[67],[68]. Le contrat d'exploitation et de maintenance (lot n°22) fait l'objet d'un appel d'offres public conduit par Île-de-France Mobilités. D'une durée de 66 mois (5 ans et demi), il est remporté le par Keolis et confirmé par le conseil d'administration d'IDFM le [69],[70].
La ligne T10 inaugurée le est traitée selon le même principe, l'opérateur est désigné par appel d'offres pour une durée de huit ans ; le , c'est RATP Cap Île-de-France qui remporte le contrat du lot n°37 où est intégrée la ligne T10[71].
De leur mise en service jusqu'à la bascule vers les opérateurs désignés par appel d'offres, les lignes de tram-trains T11, T12 et T13 sont exploitées par SNCF Voyageurs dans le cadre du contrat historique liant Île-de-France Mobilités et SNCF Voyageurs pour les années 2020 à 2025. SNCF Voyageurs a ensuite confié la partie opérationnelle de l'exploitation et de la maintenance à des filiales ad hoc Transkeo créées avec Keolis.
Le 18 juin 2024, Île-de-France Mobilités a désigné RATP Cap Île-de-France comme l'exploitant des lignes T12 et T13 à compter de décembre 2025[72].
Selon l'avis de pré information pour la mise en concurrence des lignes RATP, trois lots seraient formés. Un premier lot des lignes T1 et T2 dans la DSP 52, un deuxième avec les lignes T3a et T3b dans la DSP 50 ainsi qu'un troisième lot avec les lignes T5, T6, T7 et T8 pour la DSP 51. Le démarrage de l'exploitation des lots est prévu à . La ligne T10, dont la fin de contrat est prévu , sera susceptible d'intégrer un de ces lots[73].
Selon le calendrier prévisionnel, l'ouverture à la concurrence des lignes de tramway est prévue ainsi[53] :
| Ligne | Zone desservie | Exploitant originel | Exploitant final | Date d'attribution du contrat | Date de démarrage et durée du contrat |
|---|---|---|---|---|---|
| Asnières-Quatre Routes ↔ Gare de Noisy-le-Sec | RATP | DSP 52 | Horizon 2029 | (5 ou 6 ans) | |
| Pont de Bezons ↔ Porte de Versailles | RATP | ||||
| Pont du Garigliano ↔ Porte de Vincennes | RATP | DSP 50 | (5 ou 6 ans) | ||
| Porte de Vincennes ↔ Porte Dauphine | RATP | ||||
| Marché de Saint-Denis ↔ Garges-Sarcelles | RATP | DSP 51 | (5 ou 6 ans) | ||
| Châtillon – Montrouge ↔ Viroflay-Rive-Droite | RATP | ||||
| Villejuif – Louis Aragon ↔ Porte de l'Essonne | RATP | ||||
| Saint-Denis – Porte de Paris ↔ Villetaneuse – Université / Épinay – Orgemont | RATP | ||||
| Porte de Choisy ↔ Orly – Gaston Viens | 1er exploitant : DSP 22
Keolis, via sa filiale Keolis Ouest Val-de-Marne |
Keolis (DSP 47) | (7 ans) | ||
| Antony – La Croix de Berny ↔ Clamart – Jardin Parisien | 1er exploitant | RATP Cap Île-de-France, via sa filiale RATP Cap Bièvre (DSP 37) | 11 octobre 2021 | (8 ans) |
Transports par câble
[modifier | modifier le code]| Ligne | Zone desservie | Exploitant originel | Exploitant final | Date d'attribution du contrat | Date de démarrage et durée du contrat |
|---|---|---|---|---|---|
| Créteil – Pointe du Lac ↔ Villeneuve-Saint-Georges – Villa Nova | 1er exploitant | Transdev Coteaux de la Marne | 7 décembre 2022 | ||
| Station basse ↔ Station haute | RATP | Aucun horizon communiqué |
Contestations
[modifier | modifier le code]Cette ouverture à la concurrence des transports en commun en Île-de-France a suscité diverses contestations qui portent dorénavant uniquement sur la mise en concurrence des bus, dont la date est la plus proche.
RATP
[modifier | modifier le code]Le président de la RATP se doit de rester neutre. Cependant, Catherine Guillouard, prédécesseur de Jean Castex comme PDG de la RATP, s'inquiétait déjà de la situation en avertissant Valérie Pécresse, présidente de la région, du lien entre le manque de conducteurs et l'ouverture à la concurrence, qui entraîne une dégradation de la qualité du transport[74]. Jean Castex demande la création d’un observatoire de l’ouverture à la concurrence qui a pour but de juger de l'utilité de cette réforme[75].
Mouvements sociaux et élus politiques
[modifier | modifier le code]Certains mouvements sociaux ont vu le jour ; ce fut le cas pendant quelques semaines dans les réseaux de bus de Transdev en Seine-et-Marne, en pour protester contre l'ouverture à la concurrence des réseaux[76].
Les élus communistes sont les premiers à se préoccuper de la mise en concurrence des bus du réseau de la RATP en 2024, qu'ils jugent trop prématurée[77]. Stéphane Peu, député communiste, juge cette ouverture totalement irresponsable à l'approche des Jeux olympiques et paralympiques de 2024 avec la pression des transports en commun à cette période. Le député a déposé en une proposition de loi pour reporter à 2028 la mise en concurrence des bus ; cependant, la majorité présidentielle a finalement tranché pour deux ans de moins[78].
La maire de Paris Anne Hidalgo, alertée de la situation par le président de la RATP Jean Castex en 2022 s'opposera, elle aussi, à cette concurrence pour des raisons similaires[75].
Une grève générale a été mise en place par les chauffeurs du réseau de bus Cergy-Pontoise Confluence depuis le [79] impactant toute l'agglomération de Cergy-Pontoise ainsi que les villes voisines. Les grévistes revendiqueraient des meilleurs conditions de travail qui se sont dégradés[80] depuis la fin de la reprise de la Stivo par le nouveau gérant[81],[82].
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Stéphane de La Rosa, « Transports franciliens : une ouverture à la concurrence aux multiples enjeux - Le Club des Juristes », (consulté le ).
- ↑ « LOI n° 2018-515 du 27 juin 2018 pour un nouveau pacte ferroviaire », sur legifrance.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « Nos missions », sur Île-de-France Mobilités, (consulté le ).
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- RATP DEV DÉSIGNÉ POUR EXPLOITER LE TRAMWAY T10 ASSOCIÉ AUX LIGNES DE BUS ENVIRONNANTES, ET TRANSDEV POUR LES BUS DE L'AGGLOMÉRATION DE SAINT-GERMAIN BOUCLES DE SEINE (lire en ligne)
- ↑ Délibérations du 11 février 2021 (lire en ligne), p. 40
- ↑ Délibérations du 11 février 2021 (lire en ligne), p. 200
- ↑ Délibérations du 11 février 2021 (lire en ligne), p. 172
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