Gare de Chelles - Gournay

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Chelles - Gournay
Image illustrative de l'article Gare de Chelles - Gournay
Façade de la gare vue de la place Gasnier-Guy
Localisation
Pays France
Commune Chelles
Adresse place Gasnier-Guy
77500 Chelles
Coordonnées géographiques 48° 52′ 27″ Nord, 2° 35′ 00″ Est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services RER ligne E : (RER)(E)
Transilien ligne P :TransilienLigne P du Transilien
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Est à Strasbourg-Ville
Voies 4 (+ 2 voies centrales TGV)
Quais 2 (centraux)
Zone 4 (tarification Île-de-France)
Altitude 46 m
Historique
Mise en service
Ouverture 1999 exploitation RER
Correspondances
Apolo7 (BUS) Apolo7 A B C E F 13
RATP (BUS) RATP 113 213 421
TRA (BUS) TRA 613
Seine-et-Marne Express (BUS) SEME 19
Noctilien (N) N23 N141

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Chelles - Gournay

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Chelles - Gournay

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Chelles - Gournay

La gare de Chelles - Gournay est une gare ferroviaire française de la ligne de Paris-Est à Strasbourg-Ville, située sur le territoire de la commune de Chelles, proche de Gournay, dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Elle est mise en service en 1849 par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg, avant de devenir une gare du réseau de la Compagnie des chemins de fer de l'Est.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par les trains du Réseau express régional d'Île-de-France (RER) (ligne E) et du Transilien Paris-Est (ligne P).

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 46 mètres d'altitude, la gare de Chelles - Gournay est située au point kilométrique (PK) 18,310 de la ligne de Paris-Est à Strasbourg-Ville (ligne de Noisy-le-Sec à Strasbourg-Ville), entre les gares du Chénay-Gagny et de Vaires - Torcy[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Première gare (2 voies)[modifier | modifier le code]

La municipalité de Chelles est favorable au chemin de fer. En 1846, elle accepte le passage de la ligne de Paris à Strasbourg sur le territoire de la commune. Elle précise néanmoins que la station doit être édifiée au nord des voies pour être accessible directement depuis la zone urbanisée[2]. La commune compte alors 1 700 habitants.

Chelles et la station en 1857.

La station de Chelles est mise en service le par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg, lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la section de Paris à Meaux[3],[4]. Le bâtiment est une construction provisoire, en bois et briques[5], comme dans les autres stations[6]. Elle est encadrée par les stations de Gagny et de Lagny[7].

En septembre 1851, la station est le lieu d'expérimentation d'un appareil destiné à prendre et déposer les dépêches sans temps d'arrêt pour les convois, le train passant à une vitesse de 15 à 20 mètres par seconde. Il s'agit d'un système de fourches dont les branches extérieures viennent rencontrer obliquement les supports sur lesquels sont attachés les sacs de dépêches, et les enlèvent sans choc et par un glissement analogue à la parade d'un fleuret. Ces supports viennent ensuite tomber et amortir leur force vive entre deux longues tringles qui leur servent de guide. Les sacs sont accrochés et décrochés dans l'intérieur du wagon, et un mécanisme, mû par le courrier, vient donner, dans les moments opportuns, à l'appareil fixé sur le wagon, la saillie nécessaire pour rencontrer un autre appareil établi dans la station[8].

La façade de la cour de la gare du bâtiment voyageurs de 1857, avec sa rotonde vitrée au rez-de-chaussée
Le bâtiment construit en 1857, avec sa rotonde, vu de la cour vers 1900.

En 1857, le bâtiment provisoire est remplacé par un édifice en pierre réalisé par la Compagnie des chemins de fer de l'Est qui a pris la suite de la compagnie d'origine. La gare étant sur un remblai ce bâtiment offre la particularité d'avoir un aspect classique vu des voies et des quais avec un corps central, à trois ouvertures et un étage sous une toiture à deux pans, encadré par deux petites ailes. Par contre, la façade côté cour est plus originale avec un niveau inférieur supplémentaire qui comporte une rotonde vitrée qui marqua les souvenirs d'enfance d'Armand Lanoux « j'ai connu, enfant ce délirant kiosque vitré, burlesque et surréaliste, avec son chemin de terre charbonneux qui montait, dans lequel on pataugeait l'hiver dans une boue noire. »[5].

Principales positions allemandes bombardant les forts de l'Est (Paris). À droite, la station de Chelles.

Lors de la Guerre franco-allemande de 1870 et du Siège de Paris, la gare se retrouve en première ligne. Le , elle est utilisée pour l'évacuation de l'ensemble des malades (plus de 500) et du matériel de l'asile d'aliénés de Ville-Évrard, sur décision des forces militaires de Paris[9]. Le , une première machine allemande, La Germania, va jusqu'à la gare de Chelles avant de retourner vers Meaux[10]. Le 23, les Allemands ont suffisamment remis en état la ligne pour permettre la circulation de trains et des cheminots de l'occupant ont pris la place des Français. La gare de Chelles devient le terminus de la ligne, les trains n'allant pas plus loin vers Paris[11].

En 1885, la « gare de Chelles » est renommée « Chelles - Gournay ». En 1901, neuf cents personnes fréquentent quotidiennement la gare[12].

Deuxième gare (4 voies)[modifier | modifier le code]

C'est le passage à quatre voies de la ligne, entre les gares de Gagny et de Vaires, qui nécessite en 1931 une reprise de l'ensemble des installations, avec notamment la démolition du bâtiment de 1857 et la construction d'un nouvel édifice plus imposant[12],[13].

Depuis 1999, elle est terminus de la branche E2 de la ligne E du RER. Elle est également desservie par les trains de la section Paris-Est - Meaux de la ligne P du Transilien.

Troisième gare (6 voies)[modifier | modifier le code]

À l'occasion de la construction de la LGV Est européenne, mise en service le 10 juin 2007, la gare a subi une importante restructuration. Le plan de voies a été modifié, passant de quatre voies à six voies dont deux voies dédiées aux TGV. Le bâtiment voyageurs a été totalement reconstruit pour un montant de travaux de 32,4 millions d'euros, financés à 68 % par RFF, 22 % par la région Île-de-France, 7 % par la SNCF, 2 % par le Syndicat des transports d'Île-de-France (STIF) et 1 % par la ville de Chelles[14]. Le chantier, démarré en 2006, s'est terminé en 2009.

Le bâtiment voyageurs comporte deux pôles d'échanges : l'un à l'ouest (côté Paris) avec un accès nord sur la place Gasnier-Guy et un accès sud sur la rue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny face à la rue Raymond-Counil avec accès au parc de stationnement ; l'autre à l'est (côté Meaux) avec un accès nord sur la place du Grand-Jardin (gare routière) et un accès sud sur la rue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny face à la rue de la Paix avec également un accès au parc de stationnement. Les deux pôles sont reliés par la galerie des transports qui permet aux voyageurs de circuler à l'abri des intempéries.

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare SNCF du réseau Transilien, elle offre divers services[15] avec, notamment, une présence commerciale du lundi au dimanche, l'ouverture d'un guichet de vente de billets grandes lignes et des aménagements et services pour les personnes à mobilité réduite. Elle est équipée d'automates pour la vente des titres de transport (Transilien, Navigo et grandes lignes), et du système d'information en temps réel. Une boutique de presse est installée en gare, ainsi que divers services (cabine photographique, téléphone, photocopieuse).

Desserte[modifier | modifier le code]

Un train MERI arrivant à Chelles - Gournay.
Un train MERI arrivant à Chelles - Gournay.

La gare est desservie dans chaque sens par :

  • 4 à 8 trains par heure pour la ligne E du RER,
  • 2 à 4 trains par heure pour la ligne P du réseau Transilien.

En 2005, la gare accueille plus de 15 000 voyageurs par jour (RER et Transilien)[16] et 7 000 voyageurs par jour (gare routière)[17].

Intermodalité[modifier | modifier le code]

La gare est desservie par les lignes A, B, C, E, F et 13 du réseau de bus Apolo7, par les lignes 113, 213 et 421 du réseau de bus RATP, par la ligne 613 du réseau de bus TRA, par la ligne 19 du réseau de bus Seine-et-Marne Express et, la nuit, par les lignes N23 et N141 du réseau Noctilien.

Projets[modifier | modifier le code]

Cet article ou cette section contient des informations sur un projet de transport en Île-de-France.

Il se peut que ces informations soient de nature spéculative et que leur teneur change considérablement alors que les événements approchent.

RER E[modifier | modifier le code]

À terme, la ligne E du RER doit être prolongée jusqu'à Meaux en remplacement de l'actuelle liaison Paris-Meaux (ligne P du réseau Transilien Paris-Est). Ce prolongement, prévu dans le schéma initial de la ligne E du RER, est lié au prolongement de cette ligne E vers l'ouest en raison de la saturation de la gare d'Haussmann - Saint-Lazare provisoirement exploitée en terminus alors qu'elle n'a pas été conçue pour cet usage. Ce prolongement ne pourra donc pas intervenir avant 2020, date prévisionnelle de mise en service du prolongement ouest vers Les Mureaux via Porte Maillot et La Défense.

Ligne 16 du Grand Paris Express[modifier | modifier le code]

Dans le cadre du projet de métro automatique Grand Paris Express, il est prévu que la gare de Chelles devienne gare de correspondance[18] entre la ligne 16 du métro Grand Paris Express, la ligne E du RER et la ligne P du réseau Transilien Paris-Est. Les quais de la ligne 16 seront implantés en souterrain, à 28 mètres de profondeur, derrière l’immeuble des finances publiques et perpendiculairement à la ligne RER[19],[20]. La conception de la gare est confiée à l'Atelier Schall[21].

Les travaux préparatoires (déviations des réseaux,...) ont commencé en mars 2016[22].

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

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Tourisme[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau français : lignes 001 à 600, vol. 1, La Vie du Rail, , 239 p. (ISBN 978-2-918758-34-1), « [070/1] Paris-Est - Château-Thierry », p. 49.
  2. René-Charles Planck, 1991, p. 97.
  3. François et Maguy Palau, 2003, p. 172.
  4. René-Charles Planck, 1991, p. 89
  5. a et b René-Charles Planck, 1991, p. 98
  6. François et Maguy Palau, 2003, p. 173.
  7. François et Maguy Palau, 2003, p. 175.
  8. « Paris », Journal des débats politiques et littéraires,‎ , p. 2 (lire en ligne).
  9. André Roumieux, Ville-Évrard : Murs, destins et histoire d'un hôpital psychiatrique, Éditions l'Harmattan, (ISBN 9782296603769, lire en ligne), « « Un train de fous ... » », p. 48-50.
  10. Gaspard Morot, 1872, p. 42-43.
  11. Gaspard Morot, 1872, p. 63.
  12. a et b René-Charles Planck, 1991, p. 99
  13. André Clément, Chelles en cartes postales anciennes, Bibliothèque européenne, , 80 p. (lire en ligne), p. 1-2.
  14. Source : hebdomadaire Ville et transports no 431 du 19 septembre 2007
  15. Site Transilien SNCF, Les gares Transilien : Chelles - Gournay lire en ligne (consulté le 9 mars 2011).
  16. [PDF]Bilan LOTI du RER E (EOLE), document RFF de mars 2006, p. 51, consulté le 30 octobre 2010 (chiffres 2005 des voyageurs montants, hors correspondances et bus).
  17. [PDF]Cahier de références des gares routières d'Île-de-France, document STIF de mai 2003, p. 20.
  18. Lignes en correspondance sur le site de la Société du Grand Paris. Fiche du 9 août 2012, consultée le 4 décembre 2013.
  19. La ville se prépare à accueillir le futur métro - Gilles Cordillot - Le Parisien - Publié le 11 novembre 2013.
  20. [PDF] Présentation lors de la réunion publique d’information à Chelles - 2 décembre 2013 Société du Grand Paris
  21. Désignation des maîtres d’œuvre et architectes des lignes 14 Nord, 16 et 17 Sud - Société du Grand Paris - 16 septembre 2014
  22. [PDF] Les prochaines étapes à Chelles, document de la Société du Grand Paris, de février 2016, consulté le 9 mars 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gaspard Morot, Revue anecdotique de l'invasion : Guerre de 1870-1871, Meaux, Imprimerie de Jules Carro, , 190 p. (lire en ligne),
  • René-Charles Plancke, Histoire du chemin de fer de Seine-et-Marne, t. I : de la vapeur au TGV, Le Mée-sur-Seine, Édition Amatteis, , 510 p. (ISBN 2-86849-105-7), L'Est, « Du verbiage au vertige ou la véridique histoire de la gare de Vaires », p. 101-122 et 149,
  • François et Maguy Palau, Le rail en France : Les 80 premières lignes 1828-1851, Palau, , 217 p. (ISBN 2-950-9421-0-5), « 3.35 Paris-Meaux », p. 172-175.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]


Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Haussmann - Saint-Lazare
ou Magenta
Le Chénay-Gagny (RER) (E) Terminus Terminus
Paris-Est Paris-Est Transilien Ligne P du Transilien Vaires - Torcy Meaux