Richard Olney

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne l'homme d'État américain. Pour le peintre, cuisinier et écrivain culinaire américain, voir Richard Olney (écrivain).
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Olney.

Richard Olney
Illustration.
Richard Olney en 1913.
Fonctions
34e secrétaire d'État des États-Unis
Président Grover Cleveland
Gouvernement Administration Cleveland II
Prédécesseur Walter Q. Gresham
Successeur John Sherman
40e procureur général des États-Unis
Président Grover Cleveland
Gouvernement Administration Cleveland II
Prédécesseur William H. H. Miller
Successeur Judson Harmon
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Oxford (Massachusetts)
(États-Unis)
Date de décès (à 81 ans)
Lieu de décès Boston (Massachusetts)
(États-Unis)
Nationalité Américain
Parti politique Parti démocrate
Diplômé de Université Brown
Faculté de droit de Harvard

Seal of the United States Department of Justice.png Seal of the United States Department of State.svg
Procureurs généraux des États-Unis
Secrétaires d'État des États-Unis

Richard Olney, né le 15 septembre 1835 à Oxford (Massachusetts) et mort le 8 avril 1917 à Boston (Massachusetts), est un homme politique américain. Membre du Parti démocrate, il est procureur général des États-Unis entre 1893 et 1895 puis secrétaire d'État des États-Unis entre 1895 et 1897 dans la seconde administration du président Grover Cleveland.

Biographie[modifier | modifier le code]

Avocat d'affaires spécialisé dans les chemins de fer, il dirige aussi quelque temps les compagnies Burlington et Boston and Main[1].

En tant que procureur général, et toujours propriétaire de nombreuses actions dans les chemins de fer, Richard Olney recourt aux tribunaux pour faire condamner des grévistes lors de la grève Pullman de 1894, ce qui constitue une première dans l'histoire des États-Unis. Il autorise les compagnies à lever des milices privées et fait également intervenir des troupes fédérales. Grace à différents artifices juridiques, il parvient à suspendre les droits constitutionnels des syndicalistes et fait inculper ceux ayant pris la parole en public ou envoyer des télégrammes. Il conseille ensuite de recourir aux troupes fédérales lorsque les moyens légaux s'avèrent inefficaces[1]. Il n'est pas un opposant des syndicats ouvriers, mais s'oppose aux actes qui préviennent la libre circulation des trains[2]. En tant que secrétaire d'État, il renforce la position des États-Unis à l'échelle internationale en élevant les postes consulaires américains au statut d'ambassades.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Frank Browning, John Gerassi, Histoire criminelle des États-Unis, Nouveau monde, , p. 313
  2. The New York Times 1917

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) George B. Young, « Intervention Under the Monroe Doctrine: The Olney Corollary », Political Science Quarterly, vol. 57, no 2,‎ , p. 247–280 (présentation en ligne)
  • [PDF] (en) The New York Times, « Richard Olney Dies : Veteran Statesman », The New York Times,‎ (lire en ligne)