Kirstjen Nielsen

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Kirstjen Nielsen
Illustration.
Portrait officiel de Kirstjen Nielsen (2018).
Fonctions
6e secrétaire à la Sécurité intérieure
des États-Unis

(1 an, 4 mois et 4 jours)
Président Donald Trump
Gouvernement Administration Trump
Prédécesseur John F. Kelly
Elaine Duke (intérim)
Successeur Kevin McAleenan (intérim)
Biographie
Nom de naissance Kirstjen Michele Nielsen
Date de naissance (47 ans)
Lieu de naissance Colorado Springs (Colorado, États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Indépendante
Diplômée de Université de Georgetown
Université de Virginie

Kirstjen Nielsen
Secrétaires à la Sécurité intérieure
des États-Unis

Kirstjen Nielsen, née le à Colorado Springs, est une haute fonctionnaire américaine, secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis du au dans l'administration du président Donald Trump.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Nielsen naît dans le Colorado de James McHenry Nielsen (d'origine danoise) et sa femme Phyllis Michele (d'origine italienne), tous deux médecins dans la United States Army[1]. Elle est l'aînée de trois enfants. La famille déménage à Clearwater, en Floride, lorsque les enfants sont jeunes.

Nielsen est diplômée de la School of Foreign Service de l'université de Georgetown, à Washington, D.C., ainsi que de faculté de droit de l'université de Virginie, recevant un doctorat en 1999. Elle étudie également la culture japonaise à l'université Nanzan, à Nagoya.

Présidence de George W. Bush[modifier | modifier le code]

Nielsen est assistante spéciale du président et directrice pour la prévention, la préparation et l'action au White House Homeland Security Council. Elle participe également à la création, puis dirige tant qu'administrateur adjoint, le Bureau de la politique législative et des Affaires gouvernementales de la Transportation Security Administration (TSA).

Carrière dans le conseil[modifier | modifier le code]

Par la suite, elle est membre de la Resilience Task Force au Comité pour la cyber-sécurité et la sécurité intérieure (Center for Cyber & Homeland Security Committee) de l'université George Washington et fait partie du Conseil consultatif sur le rapport sur les risques mondiaux (Global Risks Report Advisory Board) du Forum économique mondial.

En 2008, Nielsen fonde et préside la société Sunesis Consulting. Le profil en ligne de la société indique qu’elle est sa seule employée, le numéro de téléphone de la société étant celui du téléphone portable de Nielsen. En septembre 2013, la société remporte un contrat fédéral, doté d'une attribution initiale d'environ 450 000 dollars, visant à « fournir des politiques, une législation, une rédaction technique et un développement organisationnel » à la Federal Emergency Management Agency.

Présidence de Donald Trump[modifier | modifier le code]

Nielsen lors de son audition devant le Sénat, le 7 novembre 2017.

Le , elle est désignée chef de cabinet du secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis, le général à la retraite John F. Kelly, succédant ainsi à Paul Rosen, chef de cabinet de Jeh Johnson.

Elle quitte le poste le , Chad Wolf prenant la fonction en intérim ; lorsque Kelly est nommé chef de cabinet de la Maison-Blanche, elle devient son adjointe. Elle prend ses fonctions le , succédant à Katie Walsh. Elle demeure en poste jusqu'au , date de son entrée en fonction en tant que secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis. Sa nomination à la fonction intervient le , étant proposée par Kelly au président Donald Trump[2]. Elle est validée par le Sénat des États-Unis le par 62 voix contre 37, après une audition marquée par les questions de Dick Durbin (Illinois), Patrick Leahy (Vermont) et Cory Booker (New Jersey), tous membres du Parti démocrate.

Nielsen avec le président mexicain Enrique Peña Nieto, en 2018.

Le , Elaine Duke, secrétaire adjointe à la Sécurité intérieure, démissionne. Elle est remplacée de façon intérimaire par Claire Grady. Le , Nielsen est questionnée par un journaliste de la National Broadcasting Company (NBC) sur les accusations d'ingérences russes dans l'élection présidentielle américaine de 2016 ; elle répond être sûre du fait que le régime russe tente d'influencer le processus électoral.

Son mandat est également rapidement touché par l'écho médiatique autour de la politique de séparation de familles du gouvernement fédéral des États-Unis, principalement mise en œuvre par le procureur général Jeff Sessions à partir du . Elle prend officiellement fin le par un ordre exécutif du Donald Trump, après que de nombreux législateurs fédéraux appellent à aller en ce sens. Selon plusieurs sources, Nielsen pousse également le président à faire cesser la politique de séparation ; elle évoque dès mai un sentiment de « frustration » à propos du comportement de Trump et menace de démissionner. Le vice-président Mike Pence lui demande par la suite de rester dans ses fonctions, selon Politico[3]. Toutefois, elle démissionne de son poste le . Kevin McAleenan assure l'intérim deux jours plus tard.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « ‘That’s Not the Kirstjen We Know’ », POLITICO Magazine,‎ (lire en ligne).
  2. (en) Sabrina Siddiqui, « Trump to nominate Kirstjen Nielsen as homeland security secretary », theguardian.com, 12 octobre 2017.
  3. (en) Nielsen pushed by Trump tirade to brink of resignation, Politico, 10 mai 2018.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]