Mike Pompeo

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Mike Pompeo
Portrait officiel de Mike Pompeo (2017).
Portrait officiel de Mike Pompeo (2017).
Fonctions
Secrétaire d'État des États-Unis
(désigné)
En attente de confirmation par le Sénat –
Président Donald Trump
Gouvernement Administration Trump
Prédécesseur John J. Sullivan (intérim)
Rex Tillerson
27e directeur de la Central Intelligence Agency
En fonction depuis le
(1 an, 2 mois et 30 jours)
Président Donald Trump
Prédécesseur Meroe Park (intérim)
John O. Brennan
Successeur Gina Haspel (désignée)
Représentant des États-Unis

(6 ans et 20 jours)
Circonscription 4e district du Kansas
Prédécesseur Todd Tiahrt
Successeur Ron Estes
Biographie
Nom de naissance Michael Richard Pompeo
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Orange (Californie, États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti républicain
Diplômé de Académie militaire
de West Point

Université Harvard (JD)
Profession Militaire
Avocat
Homme d'affaires
Religion Presbytérianisme

Mike Pompeo
Directeurs de la Central Intelligence Agency

Michael Richard Pompeo dit Mike Pompeo, né le à Orange (Californie), est un militaire, avocat, homme d'affaires et politique américain membre du Parti républicain. Il est élu du Kansas à la Chambre des représentants des États-Unis de 2011 à 2017 et directeur de la Central Intelligence Agency (CIA) depuis 2017. Le 13 mars 2018, il est désigné secrétaire d'État des États-Unis par Donald Trump en remplacement de Rex Tillerson, limogé ; cette nomination doit encore être approuvée par le Sénat.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mike Pompeo étudie à l'Académie militaire de West Point et se spécialise en ingénierie mécanique. D'origine italienne, sa grand-mère paternelle Fay Brandolino était la fille de Giuseppe Brandolino et de Carmela Sanelli, émigrés aux États-Unis depuis Caramanico Terme. Il entre dans l'armée américaine en 1986. Après l'armée, qu'il quitte en 1991, il obtient un diplôme de juris doctor à Harvard[1].

Il devient avocat à Washington, D.C. pendant deux ans puis homme d'affaires au Kansas. Pompeo lance l'entreprise Thayer Aerospace, dont il devient PDG ; après l'avoir vendue en 2006, il devient président de Sentry International, équipementier de champs d'exploitation de pétrole.

Proche du Tea Party et adhérant à la thèse de la controverse sur le réchauffement climatique, il se présente en 2010 à la Chambre des représentants des États-Unis dans le quatrième district du Kansas, un district républicain centré sur Wichita. Le représentant républicain sortant Todd Tiahrt est candidat au Sénat[2]. Pompeo remporte la primaire en réunissant environ 40 % des suffrages devant la sénatrice de l'État Jean Schodorf et l'homme d'affaires Wink Hartman[3]. Il est élu représentant avec 58,8 % des voix contre 36,5 % pour le démocrate Raj Goyle[4]. À la Chambre des représentants, il acquiert la réputation de présenter des projets de loi favorables aux frères Koch, qui financent ses campagnes électorales[5].

N'ayant pas réussi à se faire élire sénateur, Tiahrt tente en 2012 de reconquérir son ancien district. Cependant, Pompeo semble le favori de la primaire républicaine et bat largement Tiahrt en rassemblant plus de 60 % des suffrages[2]. Pompeo est réélu avec 62,2 % des voix lors de l'élection générale. Il remporte 66,7 % des suffrages en 2014[4].

Pompeo a critiqué la décision de l'administration Obama de mettre fin aux prisons secrètes de la CIA (soi-disant « sites noirs ») et l'exigence de l'administration selon laquelle tous les interrogateurs respectent les lois anti-torture[6].

Le , Donald Trump annonce vouloir le nommer à la tête de la CIA[7]. Confirmé par le Sénat par 66 voix contre 32[8], il prend ses fonctions le [9]. Sa nomination est critiquée, ayant affirmé qu'il était favorable à l'espionnage de masse et de dirigeants étrangers, et au fait qu'Edward Snowden soit jugé et éventuellement condamné à mort. Il explique en outre vouloir d'une CIA plus « agressive, brutale, impitoyable, implacable – vous choisissez le mot »[5].

Il est décrit comme faisant partie des « faucons » vis-à-vis de l'Iran[10],[11],[12].

Historique électoral[modifier | modifier le code]

Chambre des représentants[modifier | modifier le code]

Résultats dans le 4e district du Kansas[13]
Année Mike Pompeo Dem Lib Reform Ind
2010 58,8 % 36,5 % 2,3 % 2,3 %
2012 62,2 % 31,6 % 6,2 %
2014 67,0 % 33,0 %
2016 60,9 % 29,6 % 2,7 % 6,19 %

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « POMPEO, Mike, (1963 - ) », sur Biographical Directory of the United States Congress (consulté le 20 octobre 2016).
  2. a et b (en) Alex Isenstadt, « Pompeo rolls over Tiahrt », sur Politico, (consulté le 20 octobre 2016).
  3. (en) Shane D'Aprile, « Pompeo wins GOP primary in Rep. Tiahrt's district », sur The Hill, (consulté le 20 octobre 2016).
  4. a et b (en) « Rep. Mike Pompeo, R-Kan. », Member Profile Page, sur Roll Call (consulté le 20 octobre 2016).
  5. a et b « Mike Pompeo, de la CIA au département d’Etat », sur Le Monde.fr (consulté le 14 mars 2018).
  6. (en) Julie Hirschfeld Davis, « Trump Turns to His Right Flank to Fill National Security Posts », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne).
  7. « Trump a choisi son ministre de la Justice et le chef de la CIA », La Libre Belgique,‎ (lire en ligne).
  8. (en) « Senate confirms Mike Pompeo as CIA director », sur Washington Post, (consulté le 1er février 2017).
  9. (en) Matt Flegenheimer, « Mike Pompeo Is Confirmed to Lead C.I.A., as Rex Tillerson Advances », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne).
  10. Georges Malbrunot, « Avec la nomination de Mike Pompeo au Département d'Etat, l'Iran récupère un "faucon" dans la relation Washington-Téhéran. Avec le départ de Rex Tillerson du State Department, le Qatar perd un allié précieux ds sa guerre contre l'Arabie et les Emirats.pic.twitter.com/HCdgFM6GQE », sur @Malbrunot, 7:55 am - 13 mar 2018 (consulté le 13 mars 2018).
  11. (en) « The appointments of John Bolton and Mike Pompeo in the US bring us closer to war in the Middle East », The Independent,‎ (lire en ligne).
  12. (en) Scott Shane, « Mike Pompeo, a Hawk Who Pleased the President, Moves From Spying to Diplomacy », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne).
  13. (en) « Mike Pompeo », sur ballotpedia.org (consulté le 18 novembre 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]