Mike Pompeo

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Mike Pompeo
Illustration.
Portrait officiel de Mike Pompeo, 2018.
Fonctions
70e secrétaire d'État des États-Unis
En fonction depuis le
(7 mois et 17 jours)
Président Donald Trump
Gouvernement Administration Trump
Prédécesseur John J. Sullivan (intérim)
Rex Tillerson
27e directeur de la Central Intelligence Agency

(1 an, 3 mois et 3 jours)
Président Donald Trump
Prédécesseur Meroe Park (en) (intérim)
John O. Brennan
Successeur Gina Haspel
Représentant des États-Unis

(6 ans et 20 jours)
Circonscription 4e district du Kansas
Prédécesseur Todd Tiahrt
Successeur Ron Estes
Biographie
Nom de naissance Michael Richard Pompeo
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Orange (Californie, États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti républicain
Diplômé de Académie militaire
de West Point

Université Harvard (JD)
Profession Militaire
Avocat
Homme d'affaires
Religion Presbytérianisme

Mike Pompeo Mike Pompeo
Directeurs de la Central Intelligence Agency
Secrétaires d'État des États-Unis

Michael Richard Pompeo, dit Mike Pompeo, né le à Orange (Californie), est un militaire, avocat, homme d'affaires et homme d'État américain.

Membre du Parti républicain, il est élu du Kansas à la Chambre des représentants des États-Unis de 2011 à 2017 et directeur de la Central Intelligence Agency (CIA) de à . Le , il est désigné secrétaire d'État des États-Unis par Donald Trump en remplacement de Rex Tillerson, limogé ; cette nomination est approuvée par le Sénat le et il prête serment le même jour devant Samuel Alito[1], puis de façon cérémonielle devant le vice-président le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière et formation[modifier | modifier le code]

Mike Pompeo étudie à l'Académie militaire de West Point et se spécialise en ingénierie mécanique. D'origine italienne, sa grand-mère paternelle Fay Brandolino était la fille de Giuseppe Brandolino et de Carmela Sanelli, émigrés aux États-Unis depuis Caramanico Terme. Il entre dans l'armée américaine en 1986. Après l'armée, qu'il quitte en 1991, il obtient un diplôme de juris doctor à Harvard[2].

Il devient avocat à Washington, D.C. pendant deux ans puis homme d'affaires au Kansas. Pompeo lance l'entreprise Thayer Aerospace, dont il devient PDG ; après l'avoir vendue en 2006, il devient président de Sentry International, équipementier de champs d'exploitation de pétrole.

Représentants des États-Unis[modifier | modifier le code]

Proche du Tea Party et adhérant à la thèse de la controverse sur le réchauffement climatique, il se présente en 2010 à la Chambre des représentants des États-Unis dans le quatrième district du Kansas, un district républicain centré sur Wichita. Le représentant républicain sortant Todd Tiahrt est candidat au Sénat[3]. Pompeo remporte la primaire en réunissant environ 40 % des suffrages devant la sénatrice de l'État Jean Schodorf et l'homme d'affaires Wink Hartman[4]. Il est élu représentant avec 58,8 % des voix contre 36,5 % pour le démocrate Raj Goyle[5]. À la Chambre des représentants, il acquiert la réputation de présenter des projets de loi favorables aux frères Koch, qui financent ses campagnes électorales[6].

N'ayant pas réussi à se faire élire sénateur, Tiahrt tente en 2012 de reconquérir son ancien district. Cependant, Pompeo semble le favori de la primaire républicaine et bat largement Tiahrt en rassemblant plus de 60 % des suffrages[3]. Pompeo est réélu avec 62,2 % des voix lors de l'élection générale. Il remporte 66,7 % des suffrages en 2014[5].

Pompeo a critiqué la décision de l'administration Obama de mettre fin aux prisons secrètes de la CIA (soi-disant « sites noirs ») et l'exigence de l'administration selon laquelle tous les interrogateurs respectent les lois anti-torture[7].

Directeur de la CIA[modifier | modifier le code]

Le , Donald Trump annonce vouloir le nommer à la tête de la CIA[8]. Confirmé par le Sénat par 66 voix contre 32[9], il prend ses fonctions le [10]. Sa nomination est critiquée, ayant affirmé qu'il était favorable à l'espionnage de masse et de dirigeants étrangers, et au fait qu'Edward Snowden soit jugé et éventuellement condamné à mort. Il explique en outre vouloir d'une CIA plus « agressive, brutale, impitoyable, implacable — vous choisissez le mot »[6]. À ce poste, il devient proche du président[11].

Secrétaire d’État[modifier | modifier le code]

Le , dans un tweet, Trump limoge le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson et nomme Pompeo secrétaire d'État[12]. Le Sénat approuve sa nomination le suivant, par 57 voix contre 42. Pompeo obtient moins de voix que lors de sa précédente confirmation, de nombreux démocrates lui reprochant notamment son caractère belliqueux[11]. Il est par exemple décrit comme faisant partie des « faucons » vis-à-vis de l'Iran[13],[14],[15] et du Venezuela[16].

Historique électoral[modifier | modifier le code]

Chambre des représentants[modifier | modifier le code]

Résultats dans le 4e district du Kansas[17]
Année Mike Pompeo Dem Lib Reform Ind
2010 58,8 % 36,5 % 2,3 % 2,3 %
2012 62,2 % 31,6 % 6,2 %
2014 67,0 % 33,0 %
2016 60,9 % 29,6 % 2,7 % 6,19 %

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Lauren Fox, Deirdre Walsh et Laura Koran, « Mike Pompeo sworn in as Trump's second secretary of state », sur cnn.com, (consulté le 3 mai 2018).
  2. (en) « POMPEO, Mike, (1963 - ) », sur Biographical Directory of the United States Congress (consulté le 20 octobre 2016).
  3. a et b (en) Alex Isenstadt, « Pompeo rolls over Tiahrt », sur Politico, (consulté le 20 octobre 2016).
  4. (en) Shane D'Aprile, « Pompeo wins GOP primary in Rep. Tiahrt's district », sur The Hill, (consulté le 20 octobre 2016).
  5. a et b (en) « Rep. Mike Pompeo, R-Kan. », Member Profile Page, sur Roll Call (consulté le 20 octobre 2016).
  6. a et b « Mike Pompeo, de la CIA au département d’Etat », sur Le Monde.fr (consulté le 14 mars 2018).
  7. (en-US) Julie Hirschfeld Davis, « Trump Turns to His Right Flank to Fill National Security Posts », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne).
  8. « Trump a choisi son ministre de la Justice et le chef de la CIA », La Libre Belgique,‎ (lire en ligne).
  9. (en) « Senate confirms Mike Pompeo as CIA director », sur Washington Post, (consulté le 1er février 2017).
  10. (en) Matt Flegenheimer, « Mike Pompeo Is Confirmed to Lead C.I.A., as Rex Tillerson Advances », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne).
  11. a et b « Etats-Unis : Mike Pompeo confirmé au poste de secrétaire d’Etat », sur lemonde.fr, (consulté le 27 avril 2018).
  12. « Trump limoge Rex Tillerson, remplacé par le directeur de la CIA Mike Pompeo », sur france24.com, (consulté le 27 avril 2018).
  13. Georges Malbrunot, « Avec la nomination de Mike Pompeo au Département d'Etat, l'Iran récupère un "faucon" dans la relation Washington-Téhéran. Avec le départ de Rex Tillerson du State Department, le Qatar perd un allié précieux ds sa guerre contre l'Arabie et les Emirats. En août 2018, Pompeo a remercié le prince héritier Mohammad bin Salman "car le soutien de l'Arabie Saoudite aux besoins urgents de stabilisation de la Syrie du nord-est". [61] Pompeo et le prince héritier ont également discuté de la situation au Yémen déchiré par la guerre . [62] Pompeo a condamné la répression militaire menée par l' armée du Myanmar et la police contre les musulmans Rohingya . [63] pic.twitter.com/HCdgFM6GQE », sur @Malbrunot, 7:55 am - 13 mar 2018 (consulté le 13 mars 2018).
  14. (en-GB) « The appointments of John Bolton and Mike Pompeo in the US bring us closer to war in the Middle East », The Independent,‎ (lire en ligne).
  15. (en-US) Scott Shane, « Mike Pompeo, a Hawk Who Pleased the President, Moves From Spying to Diplomacy », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne).
  16. Alexander Main, « L’Amérique latine est-elle toujours l’« arrière-cour » des États-Unis ? », sur www.medelu.org,
  17. (en) « Mike Pompeo », sur ballotpedia.org (consulté le 18 novembre 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]