Présidence de Donald Trump

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Présidence de Donald Trump

45e président des États-Unis

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Le président des États-Unis Donald Trump en janvier 2017.

Mandat
Type Président des États-Unis
Résidence officielle Maison-Blanche, Washington, D.C.
Élection(s)
Système électoral Collège électoral des États-Unis
Mode de scrutin Suffrage universel indirect
Élection(s) 2016
Début du mandat
Mandat en cours 6 mois et 5 jours
Durée 4 ans
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Donald Trump bat la démocrate Hillary Clinton durant l'élection présidentielle de 2016, gagnant 304 grands électeurs sur 538.

Présidence
Nom

Donald Trump

Date de naissance (71 ans)
Appartenance politique Parti républicain
Divers
Site web whitehouse.gov

La présidence de Donald Trump, 45e président des États-Unis, débute le , faisant suite à celle de Barack Obama. Le Parti républicain occupe désormais la présidence en plus du Sénat et de la Chambre des représentants, alors qu'il était déjà majoritaire dans les deux assemblées lors du second mandat d'Obama. Durant la campagne, Donald Trump choisit comme colistier le gouverneur de l'Indiana, Mike Pence, qui occupe le poste de vice-président des États-Unis.

Élection[modifier | modifier le code]

Le , le candidat du Parti républicain, l'homme d'affaires Donald Trump, propriétaire de la Trump Organization et novice en politique, déjoue la plupart des pronostics et remporte l'élection présidentielle américaine face à la candidate démocrate, Hillary Clinton, pourtant donnée favorite par les sondages. Il l'emporte en gagnant la plupart des « Swing states » (Ohio, Floride, Caroline du Nord) mais également plusieurs États votant traditionnellement démocrate (Michigan, Pennsylvanie). Selon les analystes, Trump fédère sur sa candidature l’Amérique « blanche », « rurale » et issue d'anciens bastions industriels très touchés par la crise économique.

L'élection de Donald Trump et de son colistier Mike Pence est formellement ratifiée par les grands électeurs le . Si Trump et Pence possèdent une avance confortable en termes de grands-électeurs, ce sont leurs rivaux démocrates qui ont remporté le plus de votes populaires, comme ce fut le cas lors de l'élection présidentielle de 2000 entre George W. Bush et Al Gore.

Depuis son investiture, Trump n'a pas publié ses déclarations de revenus, alors que d'autres candidats l'ont fait[1]. Au lendemain de l'élection, de nombreuses manifestations émergent à travers le pays. Le 21 janvier est également organisée à Washington, D.C. une marche féministe protestant contre le sexisme du nouveau président ; plus de personnes sont présentes que lors de l'investiture.

Chronologie de la transition[modifier | modifier le code]

Rencontre avec le président Obama[modifier | modifier le code]

La période de transition présidentielle démarre dès le lendemain de l'élection de Donald Trump. Cette période doit permettre au président élu (désigné par le vote) de prendre connaissance des dossiers en cours et de mettre en place l'organisation de son cabinet (nomination des secrétaires et des haut fonctionnaires) afin qu'il soit opérationnel dès sa prise de fonction le .

Après s'être durement opposé à Trump durant la campagne, Barack Obama joue le jeu des institutions et invite son successeur à la Maison-Blanche pour une première entrevue. Dès le 9 novembre, le président sortant Barack Obama, s'était engagé à une transition en douceur avec son successeur, comme c'est traditionnellement le cas aux États-Unis[2]. Le 10 novembre, Donald Trump est reçu par le président sortant, à la Maison-Blanche.

Équipe de transition[modifier | modifier le code]

Logotype de la transition présidentielle de Donald Trump.

Isolé pendant la campagne par des membres importants du Parti Républicain comme Paul Ryan, John McCain ou Mitt Romney, le président-élu met en place son futur gouvernement. Le , il étoffe et réorganise son équipe de transition. La direction de cette équipe est confiée au vice-président désigné, Mike Pence. Le gouverneur du New Jersey, Chris Christie, en devient le vice-président. Font également partie de cette équipe plusieurs des soutiens indéfectibles de sa campagne :

Ces derniers sont tous régulièrement cités dans les médias comme devant occuper des postes importants du futur cabinet. Ses trois enfants les plus âgés sont également présents dans l'équipe de transition : Donald Trump, Jr., Eric Trump et Ivanka Trump ainsi que le mari de cette dernière Jared Kushner, pressenti pour devenir un proche conseiller du président[3].

Nominations[modifier | modifier le code]

Le , Donald Trump annonce la nomination au poste stratégique de chef de cabinet de la Maison-Blanche de Reince Priebus, président du Comité national républicain. Ce dernier entretient de bonnes relations avec le speaker Paul Ryan qui s’était opposé à Donald Trump durant la campagne[4]. Il nomme également son ancien directeur général de campagne, Stephen Bannon au poste de « haut conseiller et chef de la stratégie » à la Maison-Blanche. Cette nomination est controversée jusque dans les rangs du Parti républicain, Bannon ayant auparavant été accusé d'« antisémitisme » et de « racisme » lorsqu'il alimentait un site web[5].

La décision de faire entrer Jeff Sessions au cabinet fait également polémique : ce dernier dirigera le département de la Justice alors que le Sénat avait déjà rejeté sa nomination par Ronald Reagan dans les années 1980 à un poste de juge fédéral, pour des commentaires avérés ouvertement discriminatoires envers les Noirs et en faveur du Ku Klux Klan[6],[7].

La nomination de Betsy DeVos à l’Éducation suscite également la controverse ; lors de son audition, elle se montre incapable de répondre à plusieurs questions et cite de fausses statistiques. Deux sénatrices républicaines, Lisa Murkowski et Susan Collins, s'opposent à son investiture ainsi que l'ensemble des sénateurs démocrates soit 50 sénateurs sur 100. Le Sénat étant dans l'incapacité de se départager, le vice-président Mike Pence est appelé à voter. Ce dernier vote en faveur de la confirmation de DeVos, dans le cadre d'une première historique, jamais un vice-président n'ayant eu auparavant à trancher une nomination à la tête d'un département des États-Unis.

Andrew Puzder, PDG du groupe de restauration rapide CKE Restaurants, désigné comme secrétaire au Travail, retire sa candidature après la publication par la presse de révélations sur sa vie privée, notamment de violences conjugales. Alors qu'il faisait déjà face à l'opposition des sénateurs démocrates, ces révélations amènent plusieurs sénateurs républicains à annoncer qu'ils ne soutiendraient pas sa candidature[8]. Trump le remplace alors par l'universitaire Alexander Acosta.

Démissions[modifier | modifier le code]

Dès le 13 février 2017, Donald Trump se voit contraint de forcer à la démission Michael T. Flynn, son conseiller à la sécurité nationale, soupçonné d'avoir menti — notamment au vice-président Mike Pence — sur la nature de ses conversations téléphoniques de décembre 2016 avec l'ambassadeur de Russie aux États-Unis[9], et d'être potentiellement vulnérable à un chantage russe[10]. Alors que Trump aurait été informé dès le 26 janvier de la nature des conversations téléphoniques de Flynn, Mike Pence ne l'aurait appris que le 9 février 2017[11]. Selon le représentant démocrate Adam Schiff, « la raison pour laquelle ils n'ont pas perdu la foi ou la confiance en Flynn avant la nuit dernière alors qu'ils savaient depuis des semaines qu'il avait menti est que l'affaire est devenue publique[12] ».

Dans un article publié sur Politico, Daniel Benjamin (en) qui fut coordinateur pour le contre-terrorisme au Département d’État, se demande dans quelle mesure Flynn, qu'il juge incapable de définir et mettre en place une stratégie consistant à redéfinir les relations entre les États-Unis et la Russie, a pu agir de sa propre initiative lors de ses appels avec l'ambassadeur russe, et estime que cette affaire devrait pousser la presse à se pencher en profondeur sur la nature des liens entre Donald Trump et la Russie[13].

D'autre part, le New York Times, citant quatre hauts responsables des services de renseignement américains, révèle qu'avant son élection à la Maison-Blanche, des membres de l'équipe de campagne de Donald Trump, dont Paul Manafort ont eu des contacts répétés avec de hauts responsables des services de renseignement russes. Selon le quotidien, les enquêteurs et les services de renseignement américains ont intercepté ces communications à peu près à la même époque où ils découvraient les preuves des tentatives russes de perturber l’élection présidentielle américaine en piratant le Comité national démocrate. Le journal indique que les services de renseignement américains enquêtent afin de déterminer « si l’équipe de campagne de Trump était de mèche avec les Russes dans le cadre de ce piratage ou d’autres tentatives de jouer sur le cours de l’élection »[14].

Commentant la situation à l'occasion d'une conférence sur la sécurité organisée à Munich, le sénateur républicain John McCain affirme que « la question de Flynn est évidemment quelque chose qui montre à beaucoup d'égards le désarroi de cette administration et qu'ils vont avoir beaucoup de travail à faire[15] ».

Au fil des mois qui suivent cette démission, de nouvelles révélations concernant les activités de Flynn avant sa désignation comme conseiller à la sécurité nationale[16] et la défiance qu'il suscitait au sein de l'administration Obama où on considérait qu'il n'avait pas les qualités requises pour exercer ces fonctions[17]. Cette démission revient au centre des débats à la mi-mai 2017 lorsque la presse révèle que Donald Trump aurait demandé au directeur du FBI, James Comey de « laisser tomber » l'enquête sur Flynn[18].

Composition du gouvernement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cabinet (États-Unis).

Vice-président[modifier | modifier le code]

Le vice-président est désigné en même temps que le président des États-Unis. Il n'est pas membre à proprement parler du Cabinet mais siège aux réunions de celui-ci. Il est également président du Sénat des États-Unis. Si le président change de vice-président en cours de mandature, celui-ci est confirmé par un vote du Sénat comme les autres membres du gouvernement.

Rang Fonction Titulaire Parti Mandat
1 Seal of the Vice President of the United States.svg
Vice-président
Mike Pence Mike Pence by Gage Skidmore 6.jpg Républicain Depuis le
(6 mois et 5 jours)

Membres du cabinet[modifier | modifier le code]

Contrairement au président et au vice-président, désignés par le vote du collège électoral des États-Unis, tous les autres membres du cabinet présidentiel désignés par le président élu doivent faire l'objet de l'approbation du Sénat pour chacun de leur poste avant de prendre leurs fonctions de manière effective, en vertu de l'article II de la Constitution des États-Unis, section II, clause 2 (« Avis et consentement »).

Les principaux départements, dont les secrétaires ne sont pas confirmés avant le 20 janvier par le Sénat, sont dirigés par intérim par des membres apolitisés de leur administration. Thomas Shannon et Michael Scuse sont par ailleurs secrétaire d'État et secrétaire à l'Agriculture dans l'administration Obama et Trump, John Kerry ayant démissionné le 20 janvier avant midi et Tom Vilsack le 13 janvier.

Le secrétaire aux Anciens combattants David Shulkin est le seul membre de l'administration Trump à avoir fait l'unanimité au Sénat, obtenant 100 voix contre 0 lors de sa nomination[19].

Rang Fonction Titulaire Parti Mandat Prestation de serment Confirmation
2 Seal of the United States Department of State.svg

Secrétaire d'État

Rex Tillerson Rex Tillerson official portrait.jpg Républicain Depuis le
(5 mois et 24 jours)
Vidéo 56-43
3 Seal of the United States Department of the Treasury.svg

Secrétaire du Trésor

Steven Mnuchin Steven Mnuchin official portrait.jpg Républicain Depuis le
(5 mois et 12 jours)
Vidéo 53-47
4 United States Department of Defense Seal.svg

Secrétaire à la Défense

James Mattis James Mattis official photo.jpg Indépendant Depuis le
(6 mois et 5 jours)
Pas de vidéo 98-1
5 Seal of the United States Department of Justice.svg

Procureur général

(Attorney General)

Jeff Sessions Jeff Sessions, official portrait.jpg Républicain Depuis le
(5 mois et 17 jours)
Vidéo 52-47
6 Seal of the United States Department of the Interior.svg

Secrétaire à l'Intérieur

Ryan Zinke Ryan Zinke official photo (cropped).jpg Républicain Depuis le
(4 mois et 24 jours)
Vidéo 68-31
7 Seal of the United States Department of Agriculture.svg

Secrétaire à l'Agriculture

Sonny Perdue Secretary Sonny Perdue official photo (cropped).jpg Républicain Depuis le
(3 mois)
Pas de vidéo 87-11
8 Seal of the United States Department of Commerce.svg

Secrétaire au Commerce

Wilbur Ross Wilbur Ross Official Portrait (cropped).jpg Indépendant Depuis le
(4 mois et 27 jours)
Vidéo 72-28
9 Seal of the United States Department of Labor.svg

Secrétaire au Travail

Alexander Acosta Alexander Acosta official photo (cropped).jpg Républicain Depuis le
(2 mois et 27 jours)
Vidéo 60-38
10 Seal of the United States Department of Health and Human Services.svg

Secrétaire à la Santé et aux services sociaux

Tom Price Tom Price official photo.jpg Républicain Depuis le
(5 mois et 15 jours)
Vidéo 52-47
11 Seal of the United States Department of Housing and Urban Development.svg

Secrétaire au Logement et au Développement urbain

Ben Carson Ben Carson official portrait.jpg Républicain Depuis le
(4 mois et 23 jours)
Vidéo 58-41
12 Seal of the United States Department of Transportation.svg

Secrétaire aux Transports

Elaine Chao Elaine L. Chao (cropped).jpg Républicain Depuis le
(5 mois et 24 jours)
Pas de vidéo 93-6
13 Seal of the United States Department of Energy.svg

Secrétaire à l'Énergie

Rick Perry Rick Perry official portrait.jpg Républicain Depuis le
(4 mois et 23 jours)
Vidéo 62-37
14 Seal of the United States Department of Education.svg

Secrétaire à l'Éducation

Betsy DeVos Betsy DeVos official portrait.jpg Républicain Depuis le
(5 mois et 18 jours)
Vidéo 51-50
(incluant le vote du vice-président Mike Pence)
15 Seal of the U.S. Department of Veterans Affairs.svg

Secrétaire aux Anciens combattants

David Shulkin David Shulkin official photo.jpg Indépendant Depuis le
(5 mois et 12 jours)
Vidéo 100-0
16 Seal of the United States Department of Homeland Security.svg

Secrétaire à la Sécurité intérieure

John F. Kelly John Kelly official DHS portrait.jpg Indépendant Depuis le
(6 mois et 5 jours)
Pas de vidéo 88-11

Postes de gouvernement ayant rang au cabinet[modifier | modifier le code]

Huit postes officiels ont rang au cabinet, ce qui signifie qu'ils sont autorisés à assister aux réunions du cabinet, mais ne sont pas des ministres (Secretary) responsables d'un ministère (Department) et ils n’entrent pas dans la ligne de succession présidentielle.

Rang Fonction Titulaire Parti Mandat Prestation de serment Confirmation
17 Chef de cabinet de la Maison-Blanche Reince Priebus Reince Priebus by Gage Skidmore 3.jpg Républicain Depuis le
(6 mois et 5 jours)
Pas de vidéo
18 Représentant au commerce Robert Lighthizer Robert Lighthizer official Transition portrait.jpg Républicain Depuis le
(2 mois et 10 jours)
Vidéo 82-14
19 Directeur du renseignement national Dan Coats Dan Coats official DNI portrait.jpg Républicain Depuis le
(4 mois et 9 jours)
Vidéo 85-15
20 Ambassadeur américain aux Nations unies Nikki Haley Nikki Haley official Transition portrait.jpg Républicain Depuis le
(6 mois)
Pas de vidéo 96-4
21 Directeur du Bureau de la gestion et du budget Mick Mulvaney Mick Mulvaney, Official Portrait, 113th Congress.jpg Républicain Depuis le
(5 mois et 8 jours)
Vidéo 51-49
22 Directeur de la Central Intelligence Agency Mike Pompeo Mike Pompeo official CIA portrait.jpg Républicain Depuis le
(6 mois et 2 jours)
Pas de vidéo 66-32
23 Administrateur de l'Agence de protection
de l'environnement
Scott Pruitt Scott Pruitt, EPA official portrait (cropped).jpg Républicain Depuis le
(5 mois et 8 jours)
Vidéo 52-46
24 Administrateur de la Small
Business Administration
Linda McMahon Linda McMahon official photo.jpg Républicain Depuis le
(5 mois et 11 jours)
Vidéo 81-19

Autres postes d'importance n'ayant pas de rang au cabinet[modifier | modifier le code]

Fonction Titulaire Parti Mandat
Haut conseiller du président Jared Kushner Jared Kushner 2017.jpg Républicain Depuis le
(6 mois et 5 jours)
Stephen Miller Stephen Miller by Gage Skidmore.jpg Républicain Depuis le
(6 mois et 5 jours)
Conseiller du président Steve Bannon Steve Bannon at 2017 CPAC by Michael Vadon.jpg Républicain Depuis le
(6 mois et 5 jours)
Kellyanne Conway Kellyanne Conway by Gage Skidmore 3.jpg Républicain Depuis le
(6 mois et 5 jours)
Dina Powell (en) Dina Habib Powell, Head, Impact Investing Business, Goldman Sachs; President, Goldman Sachs Foundation (19459892442).jpg Républicain Depuis le
(6 mois et 5 jours)
Conseiller à la sécurité nationale Michael T. Flynn Michael T Flynn.jpg Démocrate -
(24 jours)
Keith Kellogg
(intérim)
Keith Kellogg 2000.jpg Républicain -
(7 jours)
H. R. McMaster H.R. McMaster ARCIC 2014.jpg Indépendant Depuis le
(5 mois et 5 jours)
Porte-parole de la Maison-Blanche Sean Spicer Sean Spicer.jpg Républicain Depuis le
(6 mois et 5 jours)
Sarah Huckabee Sanders Sarah Huckabee Sanders screenshot 2.png Républicain En attente d'entrée en fonction -

Investiture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Investiture de Donald Trump.
Logotype de la 58e investiture présidentielle.

Donald Trump prête serment sur la Constitution des États-Unis à midi (GMT-5), devant John G. Roberts, Jr., président de la Cour suprême. L'événement a pris place sur les marches du Capitole des États-Unis.

Politique intérieure[modifier | modifier le code]

Question éthiques[modifier | modifier le code]

Donald Trump, opposé à l'avortement, rétablit la politique de Mexico (en) en signant un décret qui interdit le financement par des fonds fédéraux d'ONG internationales qui pratiquent l'avortement et militent pour le rendre légal[20].

Protection sociale et politique de santé[modifier | modifier le code]

Donald Trump signant un ordre exécutif dans le Bureau ovale avec Peter Navarro (en).

Donald Trump avait fait de l'abrogation rapide de l'Obamacare et de son remplacement par un système de santé « nettement meilleur » au profit tous les Américains l'argument majeur de sa campagne électorale[21]. Le remplacement ou l'abrogation de l'Obamacare était également un objectif poursuivi par la majorité républicaine depuis son adoption en mars 2010. Trump laisse au président de la Chambre des représentants la responsabilité de rédiger un projet de loi destiné à remplacer le Patient Protection and Affordable Care Act[22]. Alors que le projet de loi rencontre l'opposition unanime des représentants démocrates au Congrès, le texte ne parvient pas à faire l'unanimité des représentants républicains, les plus conservateurs souhaitant une abrogation pure et simple de l'Obamacare, alors que d'autres s'inquiètent des conséquences prévoyant qu'en l'état, le projet pourrait faire perdre leur assurance santé à 24 millions d'Américains. Malgré des pressions parfois maladroites[23] de Donald Trump, les représentants républicains sont dans l'incapacité de former une majorité susceptible de voter l'approbation du projet, de sorte que Trump décide le 24 mars 2017 de le retirer[24].

Alors que Donald Trump annonce vouloir se concentrer désormais sur la réforme du régime fiscal aux États-Unis, certains commentateurs se demandent si l'échec subi par Trump ne l'obligera pas à revoir également ses ambitions à la baisse. En effet, en vue de mettre en œuvre une réforme en profondeur de la réglementation fiscale tout en préservant les marges budgétaires, Trump et le camp conservateur escomptaient récupérer mille milliards de dollars à la suite de l'abrogation ou d'une réforme drastique de l'Obamacare. Ce fiasco les prive donc de ces moyens financiers, de sorte qu'ils pourraient être contraints de renoncer également à la grande réforme fiscale annoncée, pour se limiter à des réductions d'impôts ciblées. Pour le représentant républicain Chris Collins, cet échec risque de signifier que les travaux d'infrastructures annoncés par Trump pourraient ne pas se faire non plus. Il craint que l'ensemble de ces revers conduisent le parti républicain à perdre sa majorité à la Chambre et au Sénat lors des élections de mi-mandat[25].

Le 18 juin 2017 six membres du comité consultatif chargé de conseiller le gouvernement sur les réponses à apporter à l'épidémie du sida (en anglais Presidential Advisory Council on HIV/AIDS (en)) annoncent leur démissions qu'ils justifient dans une lettre publiée par Newsweek par le « désintérêt » de Trump pour la question et par le fait que le gouvernement prend des décisions qui vont nuire aux personnes atteintes par la maladie[26].

Le 17 juillet 2017 le leader républicain au Sénat Mitch McConnell se voit forcé d'enregistrer un nouveau constat d'échec, deux sénateurs du groupe républicain ayant fait part de leur intention de ne pas approuver le texte proposé pour la réforme de l'Obamacare[27]. Trump réagit en imputant l'échec au parti démocrate et à « quelques républicains ». Il explique ensuite qu'il faut laisser Obamacare échouer avant d'« élaborer un superbe plan de santé »[28]. Une autre proposition de Mitch McConnell de supprimer purement et simplement l'Obamacare sans prendre de mesures législatives destinée à le remplacer est condamnée dès le départ en raison de l'opposition affirmée de trois sénateurs républicains[29].

Environnement[modifier | modifier le code]

Au cours de sa campagne électorale, Donald Trump s'est clairement affiché en tant que climatosceptique, expliquant notamment que des excès de réglementations environnementales constituaient un frein au développement économique et au développement de l'emploi aux États-Unis. Ainsi dès le 7 décembre 2016, il annonce son intention de nommer Scott Pruitt, un adversaire déclaré des réglementations environnementales, à la tête de l'Environmental Protection Agency. Dès son entrée en fonction l'administration Trump impose un gel des subventions et des contrats à l'Agence de protection de l’environnement américaine (EPA)[30].

Le premier projet de budget déposé par l'administration Trump prévoit une réduction drastique des ressources financières allouées à l'agence. Le 24 mars 2017, Trump autorise la reprise des travaux de l'oléoduc Keystone qui avaient été suspendus par Barack Obama en raison des controverses suscitées par le tracé du pipeline, qui met potentiellement en péril les nappes phréatiques d'une réserve indienne[31]. Le 28 mars 2017, il signe un décret abrogeant le Clean Power Plan (en) adopté par Obama. Selon Trump, cette décision doit permettre aux centrales thermique de pouvoir consommer plus de charbon sans devoir se soucier de la pollution au CO2, et donc relancer l'emploi dans le secteur des mines de charbon. Les spécialistes s'accordent toutefois sur le fait que l'impact sur l'emploi dans ce secteur sera limité, et n'entravera que temporairement le déclin continu de ce secteur d'activité[32].

La journaliste Alleen Brown note que Trump a constamment engagé des climatosceptiques, des employés de compagnies du secteur de l'énergie et des militants de la déréglementation en matière environnementale à des postes clefs[33].

Retrait de l'accord de Paris[modifier | modifier le code]

Le , Donald Trump confirme le retrait des États-Unis concernant l'Accord de Paris sur le climat signé le et ratifié le par son pays. Il a estimé que cet accord « désavantageait les États-Unis »[34].

Admission des réfugiés[modifier | modifier le code]

Le 27 janvier 2017, Trump suspend le programme fédéral d’admission et de réinstallation de réfugiés de pays en guerre pour une durée de 4 mois. Il bloque, pour 3 mois, l'arrivée des ressortissants de sept pays à majorité musulmane par le décret Protéger la Nation de l'entrée de terroristes étrangers aux États-Unis : Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen. Donald Trump stoppe l'arrivée de tous réfugiés syriens jusqu'à nouvel ordre[35],[36].

Le décret semble avoir été rédigé dans la précipitation et sans consultation préalable du ministère de la justice. Ainsi Kjell Magne Bondevik, qui fut à deux reprises premier ministre de la Norvège se voit retenu et interrogé pendant une heure à l'aéroport international de Washington-Dulles parce que son passeport diplomatique montre qu'il s'est rendu en Iran en 2014[37]. Alors que plusieurs dizaines de personnes sont détenues depuis leur descente de l'avion, les juges fédérales Ann Donnelly, Leonie Brinkema et Allison Burroughs ordonnent la libération des individus détenteurs de visas en règle et déclarent que ne peuvent être envoyées dans un pays tiers sans leur accord des détenteurs d'un statut de réfugié, d'une carte de résident permanent aux États-Unis ou d'un visa de visite et des citoyens naturalisés américains, suspendant de facto l'ordre exécutif de Trump[38]. Trump doit aussi faire face à des manifestations aux aéroports de New York, Chicago, San Francisco ou Dallas, à des plaintes de l'ACLU et à l'opposition de 16 procureurs généraux d'États américains[39]. Il s'expose à des critiques de personnalités politiques, majoritairement démocrates, à l'image de Charles Schumer, Bernie Sanders, Elizabeth Warren ou Ben Cardin, qui déclare que « le décret cruel du président Trump sur les réfugiés sape nos valeurs fondamentales et nos traditions, menace notre sécurité nationale et démontre une méconnaissance totale de notre strict processus de vérification, le plus minutieux du monde »[40], mais également républicaines, telles que Rob Portman, Lindsey Graham, Arnold Schwarzenegger, Bob Corker, John McCain et Dick Cheney, pourtant partisan d'une ligne dure sur le terrorisme, qui affirme que le décret est « non américain ». À l'étranger, de nombreux pays condamnent l'action alors que l'Iran et l'Irak déclarent qu'ils vont appliquer la réciprocité envers les citoyens américains après un vote de leur Parlement.

Le 30 janvier, Trump renvoie pour « trahison » la ministre de la Justice par intérim Sally Yates, qui avait contesté la légalité du décret anti-immigration. Il nomme Dana Boente comme remplaçante intérimaire[41].

Le 3 février 2017, un juge fédéral de Seattle émet une injonction temporaire suspendant l'application du décret sur tout le territoire américain, le temps qu'une plainte déposée dans l'état de Washington soit examinée. Trump estime l'injonction du « soi-disant » juge James Robart « ridicule », mais le ministère de la Sécurité intérieure annonce avoir arrêté de mettre en œuvre le décret et revenir aux procédures antérieures. Le Département d'État annonce pour sa part avoir annulé la révocation provisoire des visas[42]. Le 4 février, le département de la Justice a fait appel de la décision mais, seulement quelques heures plus tard, la cour d'appel fédéral l'a rejeté[43],[44].

Sur injonction de Trump, le ministère de la justice fait en appel de la décision. Le 9 février les trois juges de la Cour d'appel de San Francisco rejettent l'appel du gouvernement et confirment la suspension du décret, en expliquant notamment que « le gouvernement n'a pas démontré que le maintien de la suspension du décret se traduirait par de graves atteintes à la sécurité des États-Unis ». Les juges notent également que le gouvernement a été dans l'incapacité de prouver qu'un ressortissant d'un des pays visés par la mesure aurait commis un attentat aux États-Unis dans le passé[45]. Comme lors de l'injonction initiale, Donald Trump réagit violemment sur Twitter et s'en prend aux juges. Quelques jours auparavant le blog Lawfare expliquait que des déclarations de ce genre constituaient « une menace pour la sécurité des juges fédéraux ». Selon CNN, peu après leur décision du 9 février les juges ayant pris cette décision auraient reçu un tel nombre de menace qu'il aurait fallu accroître les mesures de sécurité dont ils bénéficient[46].

Le 16 février 2017, le ministère de la Justice annonce qu'il ne poursuivra pas la procédure en appel. Le même jour, lors d'une conférence de presse, Donald Trump déclare vouloir prendre un nouveau décret, qui selon les avocats du gouvernement, « éliminera ce que la cour a estimé, de façon erronée, soulever des questions constitutionnelles » et « permettra une protection immédiate du pays, plutôt que de poursuivre une action en justice potentiellement de longue durée[47] ».

Le 6 mars 2017, Donald Trump signe un nouveau décret sur l'immigration présentant des aménagements par rapport au décret du 27 janvier. Ainsi, les ressortissants irakiens ne sont plus visés par le décret. De même, les détenteurs de cartes vertes et de visa ne sont plus empêchés de se rendre aux États-Unis, contrairement à ce qui s'était produit lors de la mise en œuvre du décret initial[48]. Les critiques considèrent toutefois que le nouveau décret vise autant les musulmans que dans sa version précédente[49].

Le 15 mars 2017, quelques heures avant son entrée en vigueur, ce nouveau décret est à son tour bloqué temporairement pas deux juges fédéraux, agissant chacun dans le cadre de procédures distinctes, à Hawaï (juge Derrick Watson) et à Seattle. En réaction, Trump dénonce ce qu'il considère comme une décision « erronée » et affirme que la justice commet « un abus de pouvoir sans précédent », promettant d'aller jusqu'à la Cour suprême[50]. Au Maryland, un troisième juge fédéral rejette partiellement le décret de Trump. Se basant sur des déclarations de campagne de l'intéressé, le juge conclut que le décret comporte « des preuves significatives et irréfutables d'animosité religieuse », et que son objet serait in fine d'instaurer des discriminations contre les musulmans pour des raisons politiques[51]. Le blocage est reconduit le 29 mars 2017 sans limite d'expiration, tant que le décret est contesté devant la justice[52].

Le 25 mai 2017, la Cour d'appel fédérale de Richmond confirme la décision prise par le juge du Maryland, alors que les observateurs estimaient que cet appel constituait la meilleure chance de l'administration Trump d'obtenir une décision positive. Cette décision pourrait affaiblir la position du gouvernement s'il décidait d'en appeler à la Cour suprême[53]. Le ministre de la Justice Jeff Sessions dénonce un jugement « sapant les efforts du président pour renforcer la sécurité nationale du pays » et annonce que le gouvernement ira devant la Cour suprême[54], ce qui est fait le [55].

Le 12 juin 2017, statuant en appel de la décision d'un juge fédéral de Hawaii, la Cour d'appel de San Francisco confirme partiellement la décision de ce dernier de suspendre le décret présidentiel sur l'immigration et se base notamment sur deux tweets émis par Trump sur son compte Twitter privé la semaine précédente, dont la Maison Blanche avait confirmé être des « déclarations officielles[56],[57] ».

Le 26 juin 2017 la Cour suprême accorde à Trump une victoire relative en remettant partiellement en vigueur le décret qui s'applique à toute personne originaire des pays visés par le décret « n'ayant pas établi de relation de bonne foi avec une personne ou une entité aux États-Unis[58] ».

Limogeage du directeur du FBI[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire du Russiagate.

Le 9 mai 2017, Donald Trump limoge le directeur du FBI, James Comey, qui avait entre autres la responsabilité de l'enquête sur les éventuelles collusions de son équipe de campagne avec la Russie[59]. Le président justifie cette décision en s'appuyant sur un mémo sévère de l'adjoint du ministre de la justice Rod Rosenstein (en), qui juge qu'était « fautive la manière dont le Directeur [du FBI] a traité les conclusions de l'instruction sur les emails » de Hillary Clinton et qu'il causait dommages à la crédibilité du FBI[60],[61]. La mesure est fortement critiquée par des élus démocrates et républicains. La raison officiellement invoquée par Trump pour justifier ce limogeage soudain est « la mauvaise gestion par James Comey, au cours de la campagne électorale, du dossier sensible des emails d’Hillary Clinton[62] ». La raison invoquée pour ce limogeage suscite des questions puisque ni l’Attorney général Jeff Sessions ni Trump lui-même n’ont dans le passé mis en doute la façon dont Comey avait avait géré l’investigation du FBI dans l’affaire des e-mails. Au contraire, durant la campagne électorale ou même après ils avaient tous deux largement approuvé le comportement de Comey[63]. Alors que cette décision soudaine provoque l'émoi, d'autres informations laissent entendre que le réel motif du limogeage serait l'enquête menée par le FBI sous la direction de Comey sur les liens qu'auraient pu entretenir certains membres de la campagne présidentielle de Trump avec la Russie. Le déroulement de cette enquête aurait rendu Trump furieux[64]. Le sénateur démocrate Edward Markey va jusqu’à évoquer une similitude avec le scandale du Watergate et le massacre du samedi soir[65]. Sur son compte Twitter le Richard Nixon Presidential Library and Museum note que « le président Nixon n’a jamais limogé son directeur du FBI[66] ».

Autres[modifier | modifier le code]

En juin 2017, quatre élections au Congrès dans les États du Montana, du Kansas, en Géorgie et en Caroline du Sud qui font figure de test pour mesurer la popularité du Parti républicain après plusieurs mois de présidence de Donald Trump sont emportées par les candidats républicains. En Géorgie, Jon Ossoff, devenu, progressivement, « un symbole du mouvement d’opposition à Donald Trump » est battu par la candidate républicaine qui conserve son siège[67].

Politique étrangère[modifier | modifier le code]

Irak[modifier | modifier le code]

Durant sa campagne électorale et même après sa prise de fonction Donald Trump avait affirmé à plusieurs reprises qu'il fallait « prendre le pétrole[68] ». Lors de son premier voyage au Moyen-Orient James Matthis, son secrétaire à la Défense explique au contraire que les États-Unis « ne sont pas en Irak pour prendre le pétrole de qui que ce soit[69] ».

Syrie[modifier | modifier le code]

En avril 2017, il donne l'autorisation de bombarder la base aérienne d'Al-Chaayrate, dans le gouvernorat de Homs, qui est presque totalement détruite. Cette attaque amène les commentateurs à reconsidérer la question si la politique étrangère de Trump sera isolationniste ou interventionniste[70], [71].

Le 18 juin, un chasseur américain F/A-18 ayant décollé du porte-avions USS George H. W. Bush abat un avion de combat syrien Su-22 après qu'il ait bombardé des forces rebelles syriennes soutenues par les États-Unis. Il s'agit de la première confrontation directe entre les armées américaines et syriennes depuis le début de la guerre civile syrienne en 2011[72].

Le 20 juin, un avion F-15 de l’armée américaine abat un drone de combat armé « pro-régime » de fabrication iranienne qui selon elle était « dans une position menaçante »[73].

Le 27 juin, la Maison Blanche annonce « avoir identifié de potentiels préparatifs, similaires à ceux entrepris avant l'attaque chimique de Khan Cheikhoun » qui avait fait fait 88 morts, dont 31 enfants et met en garde le président syrien que son régime subira des représailles américaines comme ce fut le cas après cette attaque. L’ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, déclare que « toute nouvelle attaque commise sur le peuple syrien sera attribuée à Assad, mais aussi à la Russie et à l’Iran qui soutiennent le massacre de son propre peuple. »[74].

Le 28 juin, en réaction aux avertissements américains, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré que « la Russie réagira proportionnellement et avec dignité » à une telle éventualité [75].

Derek Chollet (en), assistant du Secrétaire à la Défense des États-Unis durant l'administration Obama pour les affaires internationales, déclare que « le risque d'escalade avec la Russie a été un facteur constant dans la planification et la gestion de l'intervention militaire » américaine en Syrie. Selon lui, la débâcle de L'État islamique « augmentera les chances d'autres épisodes comme ceux du mois écoulé »[76].

Le 7 juillet, dans le cadre de la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine lors du G20 à Hambourg, les deux leaders se sont entendus pour la mise en place, à compté du 9, d'un cessez-le-feu dans le Sud-Ouest de la Syrie dans les régions de Deraa, Kuneitra et Soueïda[77].

OTAN[modifier | modifier le code]

Au début de sa présidence, les déclarations à l'emporte-pièce et parfois tapageuse de Trump sur divers sujets de politique étrangère comme l'OTAN, l'Union européenne, les relations avec le Mexique ou avec les alliés asiatiques forcent régulièrement le secrétaire d'État Rex Tillerson, le secrétaire à la défense James Matthis ainsi que le vice-président Mike Pence à faire des déclarations destinées à rassurer les pays alliés des États-Unis sans qu'elles puissent lever toute équivoque. Selon Eliot A. Cohen, qui fut conseiller de Condoleezza Rice au Département d'État, « tout ceci représente une incroyable perte de temps et d'énergie pour les subordonnés [de Trump][78] ».

Le 17 mars 2017, Donald Trump reçoit la chancelière allemande Angela Merkel et plaide à cette occasion pour que l'Allemagne augmente ses dépenses consacrées à l'OTAN[79].

Alors qu'avant son entrée en fonction Trump avait qualifié l'OTAN d'« obsolète », il revient le 12 avril 2017 sur cette déclaration après une entrevue avec le secrétaire général de l’alliance, Jens Stoltenberg, en expliquant que « l'Alliance atlantique s'adaptait à sa mission, la lutte contre l'organisation État islamique (EI) » et qu'elle était un « rempart pour la paix internationale[80] ». Selon des rapports de la discussion entre Stoltenberg et Trump, ce dernier semblait impréparé et mal informé au point de vouloir faire de la Corée de Nord, pour laquelle l'OTAN n'a aucune raison d'intervenir, un sujet de la conversation[81].

Lors du discours qu'il prononce le 25 mai 2017 devant les chefs des États membres de l'OTAN, il leur fait la leçon sur l'insuffisance des budgets de consacrent ces pays à leurs dépenses militaires et à la défense commune et, contrairement à toute attente, omet de confirmer l'engagement irrévocable des États-Unis à appliquer l'article 5 du Traité si le besoin s'en faisait sentir[82]. Ce faisant, il semble que Trump se soit départi de ce qu'il avait convenu avec son Conseiller à la sécurité nationale, H. R. McMaster, son Secrétaire à la Défense, James Matthis et son Secrétaire d'État, Rex Tillerson, qui avaient passé des semaines à rassurer les alliés de l'OTAN suite aux propos du Président déclarant l'OTAN obsolet et à les assurer du soutien indéfectible des États-Unis à l'OTAN. Selon certaines sources Trump aurait décidé en dernière minute de ne pas prononcer le discours validé par H. R. McMaster, mais d'en faire un autre dont il n'est pas clair s'il est de sa propre initiative ou s'il a été rédigé par ses conseillers Stephen Bannon et Stephen Miller. Selon Strobe Talbott (en), qui fut vice-Secrétaire d'État sous la présidence de Bill Clinton, le discours de Trump non seulement est « dangereux et dommageable » pour l'OTAN, mais détruit la crédibilité des conseillers du Trump qui avant le discours de Trump s'étaient efforcés de minimiser ses déclarations incendiaires[83].

Le 9 juin suivant, à l'occasion d'un conférence de presse faisant suite à une rencontre avec le président roumain, en réponse à la question d'un journaliste, il réaffirme finalement l'engagement des États-Unis à appliquer l'article 5 du traité OTAN[84].

Pays du pacifique[modifier | modifier le code]

Le 23 janvier 2017, Donald Trump signe le retrait des États-Unis de l'accord de partenariat transpacifique (TPP).

Russie[modifier | modifier le code]

Selon un communiqué, Donald Trump s'est accordé avec Vladimir Poutine : « les deux parties ont exprimé leur volonté de travailler ensemble activement pour stabiliser et développer la coopération russo-américaine sur une base constructive, d’égal à égal, et pour le bénéfice mutuel » et pour que « les présidents se sont déclaré en faveur de la mise en place d’une coordination réelle des actions russes et américaines pour détruire l’État islamique et les autres groupements terroristes en Syrie ». Suite à cela, Donald Trump a donné 30 jours à ses responsables militaires pour présenter un plan visant à « vaincre » Daech et à « identifier de nouveaux partenaires pour la coalition »[85].

Alors que la campagne électorale et les premières déclarations de Donald Trump semblaient indiquer une possible amélioration des relations américano-russes, le départ de Michael T. Flynn et l'importance prise par les généraux Mattis et McMaster qui ne « sont pas pro-russes du tout » laissent supposer une attitude nettement plus agressive vis-à-vis de la Russie[71].

Mexique[modifier | modifier le code]

Le 25 janvier 2017, il signe un décret donnant le coup d'envoi du projet de construction d'un mur le long de la frontière entre les États-Unis et le Mexique, ce qui tend les relations entre les États-Unis et le Mexique[86], le président mexicain Enrique Peña Nieto annulant sa visite prévue à Washington[87].

Cuba[modifier | modifier le code]

Le 16 juin 2017 Trump annonce vouloir annuler l'accord conclu fin 2014 avec Cuba en motivant sa décision par le caractère « brutal » du régime en place. Cette décision ne remet toutefois pas en cause les relations diplomatiques rétablies suite à l'accord de 2014. La décision de Trump se borne à interdire les opérations conclues avec le conglomérat GAESA, aux mains des forces armées cubaines, impliqué dans tous les secteurs de l’économie et dirigé par le général Luis Alberto Rodriguez, gendre de Raúl Castro, ce qui pourrait toutefois influer sur le tourisme, GAESA contrôlant presque quasiment le secteur touristique dans l’île[88],[89]. La décision de Trump est critiquée notamment par la chambre de commerce américaine qui fait valoir que cette décision « limite les possibilités de changements positifs sur l'île » et « risque de laisser la place à d'autres pays[90] ».

Corée du nord[modifier | modifier le code]

Le 26 juin 2017, le président américain appelle « à s'occuper rapidement du dossier nord-coréen et de la menace que représente ses programmes nucléaire et balistique » Il estime que « le régime nord-coréen est la source d'énormes problèmes ». L'arrêt de ces programmes est l'une de ses priorités et il compte sur l'influence chinoise afin de freiner les nord-coréens. La mort d'Otto Warmbier, étudiant américain rapatrié aux États-Unis dans le coma après 18 mois de détention en Corée du Nord, a accentué les tensions entre les deux pays. Donald Trump a qualifié cette affaire de « scandale absolu » les autorités nord-coréennes dénonçant pour leur part « une campagne de diffamation américaine ». Le 27, l'agence de presse officielle nord-coréenne qualifie « la politique du président américain de nazisme du 21ème siècle » en référence au slogan America First symbolisant selon elle « la domination mondiale au travers de moyens militaires, comme ce fut le cas pour le concept d'occupation mondiale de Hitler »[91].

Le 30 juin, lors de sa rencontre avec le président sud-coréen, Moon Jae-in, à la Maison-Blanche, le président américain a affirmé que « la patience stratégique avec le régime nord-coréen est terminée » le qualifiant de « régime qui n'a aucun respect pour la vie humaine, la sécurité de son peuple et de ses voisins ». Il a ajouté que « les programmes nucléaire et balistique de ce régime exigent une réponse déterminée ». Il a déclaré aussi que les États-Unis travaillaient « étroitement avec la Corée du Sud et le Japon, ainsi qu'avec [ses] partenaires dans le monde, sur un ensemble de mesures diplomatiques, sécuritaires et économiques pour protéger [ses] alliés et [ses] propres citoyens contre cette menace »[92].

Le 5 juillet, après le tir d'un missile balistique intercontinental la veille, jour de la fête nationale américaine, Donald Trump a tweeté « Est-ce que ce gars n'a rien de mieux à faire de sa vie ? » en référence à Kim Jong-un et « promis à la Corée du Nord une réponse sévère » suite à un appel conjoint avec la France à de nouvelles sanctions contre Pyongyang et à la tenue d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies. L'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, a déclaré « que l’une des options résidait dans la force militaire américaine »[93],[94],[95].

Autres pays[modifier | modifier le code]

En février 2017, le premier contact entre le premier ministre australien Malcolm Turnbull et le président Trump est tendu, notamment sur la question d'un accord signé avec Barack Obama sur la réinstallation de réfugiés des centres de détention australiens de Nauru et Manus[96].

Accord de Paris sur le climat[modifier | modifier le code]

Le , dans un discours émaillé d'erreurs et de fautes logiques selon un expert en politique étrangère[97], Trump annonce sa décision de retirer les États-Unis de l'accord de Paris sur le climat[98]. La décision, qui correspond à une position soutenue depuis longtemps par l'aile conservatrice du parti républicain dont les membres sont en majorité climatosceptiques[99], est fortement critiquée, que ce soit sur le plan international ou national[100].

Crise diplomatique au Qatar en 2017[modifier | modifier le code]

Lors de la crise diplomatique qui oppose le Qatar à plusieurs pays arabes, dont l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l'Égypte, et qui débouche sur un blocus du Qatar, il prend à plusieurs reprises des positions qui contredisent manifestement celles énoncées par le Département d'état sous l'égide de Rex Tillerson. Alors que Tillerson plaide pour un allégement du blocus imposé au Qatar en faisant valoir qu'il gêne les actions menées contre l'État islamique où les États-Unis disposent de l'importante base aérienne d'Al Oudeid et en invoquant des raisons humanitaires[101], moins de deux plus tard Trump diffuse un Tweet dans lequel il se réjouit de l'action ferme de l'Arabie Saoudite et des autres pays à l'égard du Qatar qu'il accuse de financer le terrorisme islamiste. Trump perd toutefois de vue que l'Arabie Saoudite a souvent été accusée de financer des groupes terrorisme et de favoriser le terrorisme islamiste en favorisant l'expansion du wahhabisme. Trump lui-même avait lancé ce genre d'accusations contre l'Arabie saoudite lors de sa campagne électorale[102]. Cette prise de position du président affaiblit la crédibilité de la politique étrangère des États-Unis[103]. Commentant la position prise par Trump dans cette affaire, le directeur général de Qatar Airways exprime sa déception et déclare qu'il s'était attendu à ce que Trump soit « plus sagace[104] ».

Relations avec la presse[modifier | modifier le code]

Le début de sa présidence est marquée par une relation conflictuelle entre Trump ainsi que plusieurs membres de son cabinet et la presse, accusée de mentir sans vergogne. Selon Dan Rather, la façon dont l'administration Trump se comporte vis-à-vis de la presse serait sans précédent dans l'histoire des États-Unis[105].

Dès le lendemain de son investiture, Trump en personne, relayé ensuite par son porte-parole Sean Spicer, contestent les rapports de la presse faisant état d'une foule bien moins nombreuse que celle présente à Washington lors de la première prestation de serment de Barack Obama. Selon Spicer, qui accuse la presse d'avoir manipulé les images, il s'agit de « la plus grande foule qui ait jamais assisté à une investiture, point final[106] ». Interrogée au sujet de la déclaration de Spicer, Kellyanne Conway, conseillère du président Trump, évoque des « faits alternatifs[107] ».

Le 21 janvier 2017, alors qu’il est en déplacement au siège de la CIA Trump déclare « comme vous le savez, je suis actuellement en guerre contre les médias. Ils font partie des êtres humains les plus malhonnêtes de la planète[108] ».

Vivement critiqué pour son décret interdisant l’entrée aux États-Unis de ressortissants de certains pays à majorité musulmane, Donald Trump explique lors d’une allocution à la base militaire de MacDill, centre de la lutte contre le groupe État islamique, que l’EI est engagé dans une campagne de génocide à travers le monde. Il ajoute « Vous avez vu ce qui s'est passé à Paris et à Nice. Cela se passe à travers toute l'Europe. On est arrivé à un point où (les attaques) ne sont même plus rapportées par les médias ». Interpellé sur ce point par la presse à bord de l’avion présidentiel qui revient de Floride, Sean Spicer promet de fournir une liste en expliquant qu’il y avait « beaucoup d’exemples » d’attentats qui n’auraient pas bénéficié de la « couverture qui aurait été appropriée[109] ».

Quelques heures plus tard, il fournit à la presse une liste de 78 attentats qui comprend entre autres des attentats aussi médiatisés que les attentats de Paris en novembre 2015, ceux de Bruxelles en mars 2016 ou de San Bernardino en décembre 2015, ce qui rend perplexes les journalistes[110]. Après un examen rapide de la liste le site les décodeurs note que les vingt premiers attentats qu'elle mentionne ont tous fait l’objet d’une couverture médiatique[111]. Seules sept des 78 attaques mentionnées dans la liste ont fait l'objet de moins de cinquante articles de presse et aucun décès n'a été enregistré en raison de ces sept attaques[112]

Une conférence de presse, organisée le 16 février 2017, au cours de laquelle Donald Trump annonce notamment la candidature d'Alexander Acosta au poste de secrétaire au travail et revient sur le limogeage de Michael T. Flynn, va tourner à la mise en accusation pendant près de 80 minutes de la presse, accusée de diffuser de fausses nouvelles, et de faire preuve de « haine » à son égard[113],[114]. Selon certains commentaires émanant de politiciens républicains, Trump ne serait toujours pas passé d'un mode de communication propre à une campagne électorale à un mode de communication plus en rapport avec des fonctions gouvernementales[115].

Le lendemain, il accuse le New York Times, NBC News, ABC, CBS et CNN d'être les « ennemis du peuple américain ». Prenant prétexte du commentaire louangeur de l'éditorialiste conservateur Rush Limbaugh au sujet de sa conférence de presse, il accuse à nouveau les médias qui n'en ont pas fait autant d'être malhonnêtes[116]. Le New York Times relève que certaines des affirmations lancées par Trump pendant la campagne électorale et après son élection font écho aux théories du complot dont est coutumier Alex Jones[117].

S'exprimant en compagnie de Reince Priebus lors de la Conservative Political Action Conference, Stephen Bannon explique que la couverture de Trump par les médias va, selon lui, empirer[118]. Le lendemain, Donald Trump accuse lors de la même conférence les médias d'inventer des sources lorsqu'ils n'en ont pas, en faisant clairement références aux articles du Washington Post ayant provoqué la démission de Michael T. Flynn. Reprenant une suggestion de Priebus, il explique que les médias « ne devraient pas citer des sources sans mentionner leurs noms[119] ». Le même jour, Sean Spicer déclenche une nouvelle polémique en interdisant aux représentants de plusieurs grands médias, dont CNN, le New York Times, Politico, le Los Angeles Times et la BBC, l'accès à son point presse quotidien. En revanche, des médias de moindre importance, mais conservateurs et supportant Donald Trump tels Breitbart News et One America News Network (en), y sont conviés[120]. Le Washington Post note qu'en décembre 2016, Spicer expliquait publiquement le fait pour un gouvernement de laisser un accès libre à la presse est « ce qui fait d'une démocratie une démocratie et la distingue d'une dictature[121],[122] ».

Fin mai 2017, le directeur de la communication à la Maison Blanche Mike Dubke donne sa démission[123].

Accusations de conflits d'intérêts[modifier | modifier le code]

Dès le début de sa présidence, Donald Trump et des membres de sa famille se voient reprocher de multiples conflits d'intérêts[124], notamment parce que Trump a refusé de céder les parts de son empire commercial lors de son accession à la Maison-Blanche, se bornant à transmettre le contrôle de son conglomérat à ses fils Donald Trump, Jr. et Eric Trump ainsi qu'à son directeur financier Allen Weisselberg[125].

Les critiques et les accusations de conflits d'intérêts sont récurrents au cours des premiers mois de sa présidence[126] et débouchent le 12 juin 2017 sur les plaintes déposées contre le président Trump par les procureurs généraux du Maryland et du District de Columbia, qui considèrent qu'il est au centre d'une « violation sans précédent de la Constitution[127] ». Une plainte similaire avait été déposée le 23 janvier précédent par l'association Citizens for Responsibility and Ethics in Washington (en)[128].

Le 14 juin 2017, 196 sénateurs et représentants démocrates au Congrès déposent une plainte similaire, basée sur l'article premier, section 9, clause 8 de la Constitution des États-Unis, dite clause des émoluments étrangers ou clause des titres nobiliaires. Cette clause interdit à toute personne occupant une fonction publique d'« accepter cadeau, émoluments, fonction ou titre de quelque sorte que ce soit d'un roi, prince, ou d'un État étranger » sans l'accord du Congrès. Dans leur plainte, ces élus rappellent que cette clause « a été adoptée pour s'assurer que les dirigeants de notre nation ne seraient pas corrompus par une influence étrangère ou qu'ils ne placeraient pas leurs intérêts financiers particuliers devant l'intérêt national », et que l'absence de coupure nette entre Trump et ses entreprises place celui-ci dans une situation de conflit d'intérêts permanent[129].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]