Ennery (Val-d'Oise)

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Ennery
Mairie.
Mairie.
Blason de Ennery
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Pontoise
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée du Sausseron
Maire
Mandat
Gérard Leroux
2014-2020
Code postal 95300
Code commune 95211
Démographie
Gentilé Annericiens
Population
municipale
2 389 hab. (2014)
Densité 322 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 04′ 31″ nord, 2° 06′ 25″ est
Altitude 99 m (min. : 32 m) (max. : 104 m)
Superficie 7,43 km2
Localisation

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Liens
Site web ennery.fr

Ennery est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Annericiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans le Vexin français et domine la vallée de l'Oise et la ville de Pontoise, à 30 km au nord-ouest de Paris. Elle jouxte la ville nouvelle de Cergy-Pontoise avec au nord Livilliers et Hérouville, à l'est par Auvers-sur-Oise et à l'ouest par Osny.

Communes limitrophes d’Ennery[1]
Livilliers Hérouville
Osny Ennery[1] Auvers-sur-Oise
Pontoise

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom d'Ennery vient sans doute du nom d'Agneric, ou Haneric, un seigneur franc qui aurait vécu au début du VIIe siècle et dont on sait juste qu'il était parent de saint Ouen, évêque de Rouen, et qu'il était un des premiers officiers de Thibert d'Austrasie. Le village s'est successivement fait appeler Hanneriaca Villa, Aneriaco, Annery, Anneri, Hanneri. La forme définitive Ennery date du XVIIe siècle. Le plus ancien document mentionnant le village date de 1099 et concerne un seigneur nommé Giroud d'Annery.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Les maires de la commune[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1789 1791 Jean Piedeleu    
1791 1792 Pierre Aubert    
1792 1795 François-Marie Serrot    
1795[2] 1795 Jean Piedeleu    
1795 1798 Robert-François Aubert    
1798[3] 1798 François Piedeleu    
1798 1799 Robert-François Aubert    
1799 1815 Louis-Augustin Delacour    
1815 1823 Jean-François Piedeleu    
1823 1830 Louis-Athanase Rendu    
1830 1861 Césaire-Auguste Delacour    
1861 1865 vacance    
1865 1869 Jean-Louis Deboissy    
1869 1871 Léon Maillard    
1871 1873 Philippe Bouchard    
1873 1878 Léon Maillard    
1878 1889 Arthur Gentil    
1889 1901 Jacques Bouresche    
1901 1935 Désiré Letulle    
1935 1940 Albert Piedleu    
1940 1944 Paul Bazin    
1944 1945 Paul Tarabeux    
1945 1960 Arnold Fournier    
1960 2008[4] Gérard Claudel   Sénateur du Val-d'Oise (mai-septembre 2004)
Conseiller général de la Vallée-du-Sausseron (1976 → 2011)
Vice-président[Quand ?] du Conseil général
2008[5] mars 2014 Jean-Pierre Borges    
mars 2014[6] en cours
(au 27 septembre 2015)
Gérard Leroux   Vice-président de la CC Vallée du Sausseron (2014 → )

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Oberriexingen (Allemagne)
Drapeau de la France Ennery (Moselle) (France) depuis le .

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 389 habitants, en augmentation de 7,61 % par rapport à 2009 (Val-d'Oise : 3,04 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
531 543 601 491 593 611 586 570 569
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
531 542 533 501 527 500 512 482 499
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
513 491 517 475 512 523 521 517 622
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
678 1 379 1 935 1 846 2 037 2 036 2 137 2 268 2 389
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Santé[modifier | modifier le code]

  • Clinique spécialisée dans le traitement de l'obésité avec séjours et cours de diététique alimentaire.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Église Saint-Aubin et croix de cimetière classée M.H. (à droite).
Château d'Ennery.

Ennery compte trois monuments historiques sur son territoire.

Article détaillé : Église Saint-Aubin d'Ennery.
  • Église Saint-Aubin, rue du Moutier (classée monument historique par arrêté du 19 janvier 1911[11])  : Cette église combine une église romane et gothique de la période comprise entre la fin du XIe siècle à la fin du XIIe siècle, à laquelle l'on a soustrait le chœur, à une vaste extension Renaissance de la seconde moitié du XVIe siècle. La construction commence à la fin du XIe siècle par la base du clocher, en même temps croisée du transept, achevée au début du XIIe siècle. Le clocher actuelle ne suit que pendant le second quart de ce même siècle. Ses deux étages sont presque identiques, sauf que le second étage est d'une hauteur plus réduite. Chaque angle du clocher est agrémenté d'une colonnette à chapiteau par étage, encadrée elle-même par deux autres colonnes identiques cantonnant les faces du clocher. Chacune de ses faces est percée de deux baies plein cintre s'inscrivant dans deux archivoltes gémelées. Les archivoltes tout comme les baies sont également flanqués de colonnettes, et les arcades sont ornées de tores. Ce clocher roman classique est coiffé d'une pyramide octogone en pierre, accompagnée de quatre clochetons coniques aux angles. La nef de quatre travées avec son triforium aveugle et les bas-côtés romans subsistent toujours, mais ces derniers ont perdu leur caractère. Une tourelle d'escalier octogonale devant la façade sud, entre nef et transept, donne accès aux combles. Le transept d'origine est transformé lors de l'agrandissement de l'église, dirigé par le maître-maçon Nicolas Le Mercier. Cette campagne de construction commençant vers 1565 porte sur deux travées supplémentaires de nef avec collatéraux ; un nouveau transept dont les murs pignons présentent deux baies plein cintre surmontés d'une rosace ; et un chœur de deux travées au chevet polygonal. Ses façades sont divisées en deux niveaux séparés par un larmier, avec donc une fenêtre en bas et une fenêtre en haut pour chaque compartiment. Les contreforts strictement verticaux sont sculptés en pilastres. Ceux du transept sont en outre couronnés par des boules. La façade occidentale est refaite au XVIIIe siècle dans le style classique[12],[13].
  • Croix de cimetière (classée monument historique par arrêté du 15 février 1977[14])  : De très petites dimensions, cette croix du XVIIe siècle est montée sur un fût pyramidal du XVIIIe siècle. Elle arbore le Christ d'un côté et une Vierge à l'Enfant de l'autre côté[13].
  • Château d'Ennery (classé monument historique par arrêté du 13 juin 1942, avec le colombier et le parc[15])  : D'un style classique aux proportions très équilibrés, l'architecture de ce petit château de la fin du XVIIe siècle se rapproche des œuvres de Jules Hardouin-Mansart. Le château comporte deux niveaux et un toit à deux croupes, avec seulement deux lucarnes de la forme d'oculi. La façade principale porte sur neuf travées, dont trois pour un corps central légèrement saillant surmonté d'un fronton triangulaire percé d'un oculus. Les murs sont entièrement en pierre de taille, avec des bossages aux angles. Les baies du rez-de-chaussée sont légèrement cintrées ; celles de l'étage sont rectangulaires. À proximité du château, se trouvent les communs de 1699 et une ferme avec colombier. Des jardins à la française entourent le château[13]. Il accueille actuellement une clinique.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Croix d'Autel.
  • Ancienne mairie-école, actuelle mairie, rue du Moutier : Ce bâtiment a été inauguré le grâce à la générosité du baron Athanase Rendu. Le corps central à deux étages avec pignon sur la rue est flanqué par deux pavillons d'un seul étage, aux toits à quatre pans. Le rez-de-chaussée comporte trois portes d'entrée, une grande au centre donnant accès aux locaux de la mairie, et deux petites desservant les salles de classe dédiées aux garçons et aux filles. Le clocheton dominant le pignon est ajouté vers 1850, et la cloche n'est installée qu'en 1855. Aujourd'hui, le bâtiment est occupé entièrement par les services de la mairie[13].
  • Croix de Nay ou de Né : Petite croix en fer forgé, érigée en 1720 par Jean Foy et de sa femme afin d'assurer le repos de leurs âmes. La croix est montée sur une haute colonne, plantée dans un socle trapu[13].
  • Menhir de la Haute-Borne ou Pierre-Druidique : petit menhir en grès d'un mètre de haut, 1,20 m de large à la base et 30 centimètres au sommet qui fut déplacé face au calvaire[13] en 1859 car se trouvant sur le tracé de la nouvelle route de Pontoise à Méru.
  • Croix de chemin dit croix d'Autel, sur l'ancienne route de Beauvais : Cette grande croix en fer du XIXe siècle proviendrait, selon la tradition, de l'église Saint-Aubin où elle aurait dominé le maître-autel[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'abbé Louis Marécal (19~~-2004) plus connu sous le nom de l'abbé, fondateur de l'AOJE (accueil de loisirs pour jeunes de 3 à 18 ans).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Ennery

Les armes de Ennery se blasonnent ainsi : Parti : au premier d'azur à l'héliotrope d'argent, au second aussi d'azur aux trois abeilles d'or ; au chef cousu d'azur chargé de
trois fleurs de lys aussi d'or

Social[modifier | modifier le code]

L'Union Sportive Ennery Basket-Ball ( USEBB ) l'un des clubs de basket-ball du Val-d'Oise.

Ennery est également connu pour son accueil de loisirs Louis Marecal, fondé en 1966 par le curé Louis Marécal. Il accueille des jeunes de 3 à 18 ans et est une association plus connue sous le nom de AOJE reposant sur le bénévolat.

Ennery possède une école maternelle, une école primaire et un maison de retraite.

Un club de troisième âge et d'ancien combattant anime aussi le village.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catherine Crnokrak, Agnès Somers et Jean-Yves Lacôte (photographies), La vallée du Sausseron : Auvers-sur-Oise — Val d'Oise, Cergy-Pontoise, Association pour le patrimoine Île-de-France et Conseil général du Val d'Oise, coll. « Images du patrimoine / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France », , 84 p. (ISBN 2-905913-09-6), p. 29-34

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes d'Ennery sur Géoportail.
  2. Pendant 8 mois.
  3. Pendant 1 mois et demi.
  4. Olivier Sureau, « Le village tourne la page Claudel », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  5. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires, 3 août 2009 [PDF]
  6. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, (consulté le 13 septembre 2015).
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. « Église Saint-Aubin », notice no PA00080050, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Ennery, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 116-120.
  13. a, b, c, d, e, f et g M. Amiot, Yves Breton, Jean-François Humbert et Laure Schauinger, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Ennery », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 882-886 (ISBN 2-84234-056-6).
  14. « Croix de cimetière », notice no PA00080049, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Château d'Ennery », notice no PA00080048, base Mérimée, ministère français de la Culture.