Métro léger de Charleroi

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Métro léger de Charleroi
Image illustrative de l'article Métro léger de Charleroi
Logo du métro léger de Charleroi

Image illustrative de l'article Métro léger de Charleroi
Rame à la station Soleilmont

Situation Agglomération de Charleroi
Drapeau de la Belgique Belgique
Type Métro léger
Entrée en service 1881 (traction vapeur)
1904 (traction électrique)
1976 (ouverture du métro léger)
Longueur du réseau 33,3 km
Longueur additionnée des lignes 59,5 km
Lignes 4
Stations 48 dont 10 souterraines [1]
Rames 49 (38 en service, 7 en réserve et 4 en reconstruction)
Fréquentation 8 millions de passagers/an[2]
Écartement des rails 1 000 mm
Exploitant TEC
Vitesse moyenne 25 km/h[3]
Vitesse maximale 65 km/h
Lignes du réseau M1 M2 M3 M4

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Plan du métro léger de Charleroi

Le métro léger de Charleroi (abrégé MLC) est un réseau de transport en commun de l’agglomération de Charleroi en Belgique, de type métro léger.

Avec une longueur de 33,3 km, le métro léger carolorégien est le deuxième réseau belge en longueur derrière le métro (lourd) de Bruxelles mais devant le prémétro d'Anvers. Le MLC est cependant plus petit que les réseaux de tramway de Bruxelles (dont certaines lignes empruntent les tunnels du prémétro bruxellois) et d'Anvers (dont certaines lignes empruntent les tunnels du prémétro anversois).

Histoire[modifier | modifier le code]

Premier projet de métro[modifier | modifier le code]

Réseaux TEPCE/STIC et SNCV.

Au début des années 1960, la mobilité en Belgique pose de plus en plus problème. À cette époque, à Charleroi comme ailleurs, les chaussées sont encombrées de voitures, de bus et de tramways. Les embouteillages sont légions et se déplacer dans le centre d'une ville et dans sa périphérie devient de plus en plus complexe. Au milieu de cela, les tramways font souvent office de point noir. Reliquat du passé, les lignes de tramways sont converties par dizaines en lignes de bus, plus flexibles. Le tramway survit, difficilement, à la "bussification" massive ; il circule toujours, mais de moins en moins de place lui est consacré sur la voie publique. C’est l’époque du « tout voiture ». Le tramway a ses exigences qui ne correspondent plus vraiment à la réalité du moment : circulant au milieu des chaussées, le long des trottoirs, et souvent encore sur des lignes à simple voie, les croisements de rames s’effectuent aux différents évitements aménagés à intervalles réguliers, le tramway n’offre plus une image de transport efficace. La voiture devient le moyen de transport privilégié des citadins et le bus offre une qualité de service supérieure ainsi qu’une flexibilité plus grande, tout en étant globalement moins cher[4].

Le projet de construction de ce métro léger date du début des années 1960. Sa construction a démarré à la fin des années 1960. Devant revitaliser et donner une nouvelle impulsion aux deux réseaux vieillissants (SNCV & STIC) desservant la ville et sa banlieue. Cette nouvelle infrastructure devait également servir de vitrine pour l’exportation. À cette époque, on prévoyait de doter la ville d’un réseau de transports en commun performant constitué par des véhicules de type tramway mais circulant en site propre intégral (tunnel, viaduc). Le projet initial comportait une boucle urbaine, ceinturant le centre-ville de Charleroi, sur laquelle devaient venir se greffer huit antennes desservant les faubourgs de la ville. Lors du lancement du projet, la fin des travaux était prévue pour 1992 et le tout devait coûter 20 milliards de francs belges (de 1960). Le réseau devait compter 69 stations et mesurer 52 kilomètres de long.

Ce projet ambitieux sera « contrarié ». La régionalisation de l'État Belge transfère certaines compétences, dont le transport, du fédéral aux régions. Malheureusement, les budgets régionaux sont moins importants. Le métro de Charleroi est ramené à une dimension beaucoup plus modeste. Certains travaux initialement prévus ne seront jamais entrepris. D'autres ne seront jamais menés à leur terme. Cela explique la présence de sections incomplètes et d'autres où seul le gros œuvre a été achevé. Une autre section, l'antenne de Châtelet, est entièrement équipée et achevée depuis 1985 (au-delà de « Centenaire » seul le gros œuvre est terminé). Inutilisée et entretenue au minimum, elle subit diverses déprédations. Il faut ajouter à ce tableau un peu noir, des motrices en surnombre parquées depuis de nombreuses années dans le dépôt de Jumet. Cette situation conduit parfois à évoquer ce projet comme appartenant à la série des grands travaux inutiles.

Lignes exploitées avant le 27 février 2012[modifier | modifier le code]

Lignes Parcours Mise en service Nombre de stations
54 Sud Gilly 1992 8
55 Parc Gilly 1996 6
84 Pétria Gilly 1996 15
88 Anderlues Parc 1996 14
89 Anderlues Sud 1992 14
Plan du réseau avant le 27 février 2012

Projet de relance à l'horizon 2012[modifier | modifier le code]

Plus de dix ans après la dernière extension du réseau, un nouveau projet remit le développement du métro léger de Charleroi au premier plan : le 27 août 2008, le président de la Banque européenne d'investissement (BEI), Philippe Maystadt, a signé à Charleroi un contrat de crédit d'un montant de 75 millions d'euros destiné aux travaux du métro léger de Charleroi. Garanti par la Région wallonne, ce crédit doit permettre l'achèvement, d'ici 2012, de la boucle centrale du métro, de l'antenne de Gilly-Soleilmont et de l'antenne de Gosselies.

Outre l'amélioration de la circulation dans la zone urbaine de Charleroi, ces investissements doivent permettre au TEC d'arriver à 7 millions de passagers par an sur le MLC en 2020[5].

La première phase du chantier a débuté le 20 octobre 2008[6].

Bouclage du ring central[modifier | modifier le code]

Tram traversant la Sambre sur le pont de la Résistance élargi.

Dans le ring central, entre les stations Parc et Sud, ont été construites des lignes de trams de 2 000 mètres en site propre. Le tracé original, souterrain et aérien, est abandonné. Le tunnel souterrain remonte au niveau de la rue de Montigny et passe sur le pont Neuf au-dessus de la Sambre et se prolonge le long de la rivière jusqu'à la station Sud[7],[8]. Un arrêt de bus et deux arrêts de trams au niveau du boulevard Joseph Tirou ont été construits.

Les travaux sont terminés, et le coût total des travaux est de 24,5 millions d'Euro[9].

Prolongement de l'antenne de Gilly vers Soleilmont[modifier | modifier le code]

Le nouveau tronçon est opérationnel le 27 février 2012.

Desserte du nord de l'agglomération vers Gosselies[modifier | modifier le code]

Cette ligne avait été rénovée dans les années 1980 mais ne fut jamais exploitée commercialement par le tram (uniquement le soir en fin de service afin que les rames rentrent au garage), son tracé existe déjà de la station Piges vers le nord jusqu'au dépôt de Jumet. La ligne est prolongée jusqu'à Gosselies et est complètement isolée sur une infrastructure en surface (site propre) sur la chaussée de Bruxelles.

Le lien entre le réseau actuel et la ligne désignée sur le plan original comme l'antenne de Gosselies fut construit lors de l'ouverture de la station Waterloo. Elle se trouve à l'entrée de l'autoroute A54 vers Bruxelles et fut utilisée comme voie de garage par les rames en heure creuse.

De son terminus à la station Piges, la ligne compte 15 stations. Un parking pour inciter les gens à l'utiliser est construit à proximité du Zoning (zone industrielle) de Gosselies.

Les travaux ont démarré le 25 mars 2009[10] pour s'achever le 22 juin 2013, la ligne M3 est mise en service vers Gosselies[11]. Le coût total des travaux est de 49,5 millions d'euros[9].

Chronologie des travaux[modifier | modifier le code]

Le 21 juin 1976 est inauguré le premier tronçon entre les station Villette et Sud. Il s'agit en même temps du premier tronçon de métropolitain aérien ouvert en Belgique.

Le 30 juin de la même année s'ouvrent les stations Piges et Ouest.

Le 24 mai 1983, les travaux sont terminés à la station Beaux-Arts sur le tronçon entre Piges et Ouest et la ville l'inaugure en même temps que la station Dampremy et un nouveau tronçon de trois stations à l'ouest du centre entre Morgnies et Paradis.

Le 24 mai 1986 est inaugurée la station Petria sur le même axe, tandis qu'à l'est de la ville sont terminés les travaux vers Montignies-sur-Sambre et la station Centenaire qui reste inutilisée.

Le 22 août 1992 est ouverte la totalité de l'antenne vers Dampremy et le 28 août suivant s'ouvre vers l'est le tronçon vers Gilly.

Le 30 août 1996, le bouclage du ring se poursuit avec l'ouverture de deux stations complémentaires: Janson et Parc.

Début 2007, des travaux "pharaoniques" débutent à plusieurs endroits de l'agglomération afin de terminer la "boucle" et de réactiver l'antenne vers Jumet. La fin totale des chantiers est initialement prévue pour 2013, avec inauguration de la boucle en 2012.

Plan du réseau de février à septembre 2012

Le 27 février 2012, l'exploitation de la boucle centrale et l'antenne de Gilly débute. Le nouveau réseau s'organise autour de 4 lignes. Cependant, suite à des retards dans les travaux de l'antenne vers Gosselies, seules trois lignes sont exploitées : les lignes M1, M2 et M4.

Le 3 septembre 2012, la ligne M3 est ouverte, mais en ne desservant que la boucle centrale[12].

Le 12 novembre 2012 débutent les essais techniques sur la ligne de tramway vers Gosselies[13] (entre la station Piges et le dépôt de Jumet).

Le 22 juin 2013, la ligne M3 est mise en service vers Gosselies[11].

Réseau actuel[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

Depuis le 22 juin 2013, le réseau est desservi par quatre lignes, numérotées de M1 à M4.

Le métro léger de Charleroi dessert 48 stations. La longueur du réseau est de 33,3 kilomètres de voies, et une longueur additionnée des lignes de 59,5 kilomètres.

Lignes Parcours Fréquences Longueur
(en km)
Mise en service Commentaires
M1 Anderlues → Pétria → Sud → Parc → Beaux-Arts → Pétria → Anderlues Lundi-vendredi : 2/h
Week-end: 1/h
17,3 27 février 2012
  • Boucle urbaine dans le sens anti-horaire.
  • Tramway entre "Pétria" et "Monument".
M2 Anderlues → Pétria → Beaux-Arts → Parc → Sud → Pétria → Anderlues Lundi-vendredi : 2/h
Week-end: 1/h
17,3 27 février 2012
  • Boucle urbaine dans le sens horaire.
  • À terme, la ligne devrait relier Charleroi à "Pétria", sans aller jusqu'à "Monument"[14]
M3 Gosselies → City-Nord → Madeleine → Parc → Sud → Madeleine → Gosselies Lundi-vendredi (scolaires) : 6/h
Lundi-vendredi (congés) : 4/h
Samedi : 4/h
Dimanche/fériés : 3/h
16,6 22 juin 2013
  • Boucle urbaine dans le sens horaire.
  • Tramway en site propre entre "Piges" et "Faubourg de Bruxelles".
M4 Soleilmont → Beaux-Arts → Sud → Parc → Soleilmont Lundi-vendredi : 6 à 8/h
Samedi: 6/h
Dimanche/fériés: 4/h
8,3 27 février 2012 Boucle urbaine dans le sens anti-horaire.


Plan du réseau.

Boucle centrale[modifier | modifier le code]

Longueur : 4,3 km - Stations : 8.

Planifié comme un ring central avec 8 stations vers les 8 lignes de l'agglomération, la boucle est complète, avec la jonction entre la station Sud jusqu'à la station Parc. La mise en service commença le 27 février 2012 pour les lignes 1, 2 et 4 puis en septembre 2012 pour la ligne 3.

      Stations Type Situation Communes desservies Inauguration Lignes Remarques
  o   Sud Métro Surface Charleroi-ville (Charleroi) 21 juillet 1976 M1 M2 M3 M4
  o   Villette Métro Viaduc Charleroi-ville (Charleroi) 21 juillet 1976 M1 M2 M3 M4
  o   Ouest Métro Souterrain Charleroi-ville (Charleroi) 30 juin 1980 M1 M2 M3 M4 Initialement prévue en viaduc
  o   Beaux-Arts Métro Souterrain Charleroi-ville (Charleroi) 24 mai 1983 M1 M2 M3 M4
  o   Waterloo Métro Souterrain Charleroi-ville (Charleroi) 28 août 1992 M1 M2 M3 M4 Initialement nommée « Nord »
  o   Janson Métro Souterrain Charleroi-ville (Charleroi) 30 août 1996 M1 M2 M3 M4
  o   Parc Métro Souterrain Charleroi-ville (Charleroi) 30 août 1996 M1 M2 M3 M4
  o   Tirou Tramway Surface Charleroi-ville (Charleroi) 27 février 2012 M1 M2 M3 M4 Initialement nommée « Écluse »

Antenne vers Gilly / Soleilmont[modifier | modifier le code]

Nouvelle boucle terminus a Soleilmont.

Longueur : 4 km - Stations : 6

Cette ligne est la deuxième à avoir été mise en service, tout du moins partiellement. Son inauguration s'est faite le 28 août 1992. Trois stations ont été mises en service: Samaritaine, Gazomètre et Gilly, en plus de la section de la boucle centrale entre Beaux-Arts et Waterloo. Les plans initiaux projetaient deux stations en plus, Marabout et Sart-Culpart, au-delà de Gilly.

La ligne est à double voie sur toute sa longueur. Petite particularité, les trams y roulent à gauche. Le changement de voies se fait juste avant l'entrée de la station Samaritaine, en venant de Charleroi-centre.

La section en service est en souterrain, et la vitesse habituelle est de 45 - 55 km/h. Elle est parcourue par la ligne M4.

Cette ligne a beaucoup de succès, à tel point que le TEC est contraint de faire circuler des rames couplées par deux aux heures de pointe.

Au-delà de Gilly, sur la section autrefois non-achevée, se succèdent passages en souterrain et aériens où depuis 2009, des travaux furent réalisés pour parachever la section Gilly - Sart-Culpart, et une nouvelle section entre Sart-Culpart et Soleilmont, où une importante gare terminus en forme de goutte (du même style que pour la station Sud) est aménagée près de la chaussée de Fleurus. Elle est destinée à devenir une station de correspondance entre le métro et les bus se dirigeant vers l'est de Charleroi et vers Fleurus.

Depuis le 27 février 2012, la ligne compte sept stations: Waterloo (départ de la boucle centrale), Samaritaine, Gazomètre, Gilly, Marabout, Sart-Culpart, Soleilmont.

      Stations Type Situation Communes desservies Inauguration Ligne Remarques
  o   Samaritaine Métro Souterrain Charleroi-ville (Charleroi) 28 août 1992 M4
  o   Gazomètre Métro Souterrain Gilly (Charleroi) 28 août 1992 M4
  o   Gilly Métro Souterrain Gilly (Charleroi) 22 août 1992 M4 Sortie de la station en viaduc
  o   Marabout Métro Souterrain Gilly (Charleroi) 27 février 2012 M4
  o   Sart-Culpart Métro Surface Gilly (Charleroi) 27 février 2012 M4
  o   Soleilmont Métro Surface Gilly (Charleroi) 27 février 2012 M4

Antenne vers Fontaine-l'Évêque[modifier | modifier le code]

La station Marchienne, entre les stations Providence et De Cartier), était prévue comme station de correspondance avec la gare SNCB de Marchienne. Celle-ci devant être transférée au croisement avec le métro léger, la station De Cartier n'a pas pris le nom Marchienne.

Longueur : 13 km - Stations : 11

L'antenne vers Fontaine-l'Évêque est la première antenne à avoir été mise en service sur toute sa longueur, en plusieurs étapes entre 1980 et 1992 (voir historique). Cette ligne, devant initialement avoir pour terminus la station Pétria à Fontaine-l'Evêque, s'est vue finalement adjoindre une portion d'une ligne de tram de l'ancienne SNCV entre Pétria et Monument.

La section Beaux-Arts - Pétria est à double voie. Après Pétria, la ligne est à voie unique jusque Monument, sauf au niveau de Surschiste (Fontaine-l'Evêque) où se croisent les trams, ainsi qu'à l'arrêt Rue de la Station à Anderlues pour permettre aux passagers de débarquer sur les trottoirs de la rue. Le terminus Monument est également à double voie. La circulation des trams se fait à droite.

La plus grande partie de la ligne est aérienne. La section Piges - Dampremy est souterraine, une longue section de part et d'autre des stations Providence et Moulin est en viaduc, la traversée de Marchienne est souterraine, de même que la traversée de Fontaine-l'Evêque. Au-delà de Pétria, le tram circule sur le côté de la chaussée, et ce jusqu'à Surschiste, puis en site propre jusque Route de Thuin, sur le bord de la chaussée jusque Jonction, et au milieu de la route par la suite. L'antenne totalise donc une longueur totale de 13 km, dont les 3,5 derniers kilomètres, au-delà de Pétria, sont une ligne de tramway en site propre (ni en souterrain, ni en viaduc).

La vitesse maximale sur l'antenne d'Anderlues est de 65 km/h. Néanmoins, à de nombreux endroits, la vitesse maximale autorisée est moins élevée (souvent 45 - 55 km/h). Le passage sous le pont de la Trefilerie le long de la route de Mons se fait à 25 km/h, même chose pour le franchissement de la Sambre dans le sens Providence - De Cartier, et pour l'important virage se situant juste avant la station Dampremy en arrivant de Charleroi.

L'antenne compte onze stations de métro et six arrêts de tram: Beaux-Arts, Piges, Dampremy, Providence, De Cartier, Moulin, Morgnies, Leernes, Paradis, Fontaine, Pétria, Coron du Berger, Surschiste, Route de Thuin, Jonction, Rue de la Station, Monument. D'après les plans initiaux, une douzième station, Trefilerie, aurait dû être ouverte entre Providence et Dampremy, près du pont du même nom.

L'antenne est parcourue par les lignes M1 et M2 depuis le 27 février 2012. Auparavant, elle était parcourue par les lignes 88 et 89. Plus anciennement, elle était également utilisée par les lignes 90 Charleroi - La-Louvière et 92 Charleroi-Thuin

      Stations Type Situation Communes desservies Inauguration Lignes Remarques
  o   Piges Métro Viaduc Dampremy (Charleroi) 30 juin 1980 M1 M2 M3 Sortie de la station en tunnel
  o   Dampremy Métro Souterrain Dampremy (Charleroi) 24 mai 1983 M1 M2
  o   Tréfilerie Métro Viaduc Marchienne-au-pont (Charleroi) Non-construite
  o   Providence Métro Viaduc Marchienne-au-pont (Charleroi) 22 août 1992 M1 M2
  o   De Cartier Métro Souterrain Marchienne-au-pont (Charleroi) 22 août 1992 M1 M2
  o   Moulin Métro Viaduc Monceau-sur-sambre (Charleroi) 22 août 1992 M1 M2
  o   Morgnies Métro Surface Goutroux (Charleroi) 24 mai 1983 M1 M2
  o   Leernes Métro Surface Leernes (Fontaine-l'Évêque) 24 mai 1983 M1 M2
  o   Paradis Métro Viaduc Fontaine-l'Évêque 24 mai 1983 M1 M2
  o   Fontaine Métro Souterrain Fontaine-l'Évêque 22 août 1992 M1 M2 Entre la station Fontaine et Petria se trouve un tunnel de 840 m
  o   Petria Métro Surface Fontaine-l'Évêque 25 mai 1986 M1 M2
  o   Coron du berger Tramway Surface Fontaine-l'Évêque M1 M2
  o   Surchiste Tramway Surface Fontaine-l'Évêque M1 M2
  o   Route de Thuin Tramway Surface Anderlues M1 M2
  o   Jonction Tramway Surface Anderlues M1 M2
  o   Route de le station Tramway Surface Anderlues M1 M2
  o   Monument Tramway Surface Anderlues M1 M2

Antenne vers Gosselies[modifier | modifier le code]

La station Madeleine, à proximité du dépôt de Jumet. Arrêt de tram et de bus. À proximité de la A54 avec un parking de persuasion de plus de 200 places.

Longueur : 12,3 km - Stations : 18. La ligne vers Gosselies part de la station Piges et circule comme un tram sur site propre. Son inauguration a eu lieu le 21 Juin 2013.

      Arrêts Type Situation Communes desservies Inauguration Ligne Remarques
  o   Piges Métro Viaduc Dampremy (Charleroi) 1980 M1 M2 M3
  o   Sacré Madame Tramway Surface Dampremy (Charleroi) 2013 M3
  o   La Planche Tramway Surface Dampremy (Charleroi) 2013 M3
  o   Deschassis Tramway Surface Lodelinsart (Charleroi) 2013 M3
  o   Marie Curie Tramway Surface Lodelinsart (Charleroi) 2013 M3
  o   Saint-Antoine Tramway Surface Jumet (Charleroi) 2013 M3
  o   Puissant Tramway Surface Jumet (Charleroi) 2013 M3
  o   Chaussée de Gilly Tramway Surface Jumet (Charleroi) 2013 M3
  o   Rue Bertaux Tramway Surface Jumet (Charleroi) 2013 M3
  o   Madeleine Tramway Surface Jumet (Charleroi) 2013 M3
  o   Carrosse Tramway Surface Gosselies (Charleroi) 2013 M3
     
o   Chaussée de Fleurus Tramway Surface Gosselies (Charleroi) 2013 M3
  o Leopold Tramway Surface Gosselies (Charleroi) 2013 M3
o   City Nord Tramway Surface Gosselies (Charleroi) 2013 M3
  o Calvaire Tramway Surface Gosselies (Charleroi) 2013 M3
o   Emailleries Tramway Surface Gosselies (Charleroi) 2013 M3
  o Bruyerre Tramway Surface Gosselies (Charleroi) 2013 M3
o   Rue du Chemin de Fer Tramway Surface Gosselies (Charleroi) 2013 M3
     
  o   Faubourg de Bruxelles Tramway Surface Gosselies (Charleroi) 2013 M3

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

Transport de passagers[modifier | modifier le code]

Métro (ligne M2) partant de la station Charleroi-Sud
Intérieur des rames BN du TEC Charleroi

Le Métro Léger de Charleroi utilise des trams du type "LRV" construits par La Brugeoise et Nivelles (BN, devenu Bombardier Transportation). Les trams de la série 6100 (maintenant 7400) sont assez semblables à ceux utilisés pour le tram de la côte de la série 6000. Les trams de la côte sont unidirectionnels et comprennent depuis leur rénovation trois caisses, tandis que les carolos sont bidirectionnels et sont restés composés de deux caisses.

Les trams BN ont été livrés à partir de 1981. Avant leur livraison à Charleroi, certains trams ont circulé à la côte. Il y a d'ailleurs encore deux rames de la série 6100 présentes à la côte : la 6102 est utilisée pour le dépannage et la 6131 comme banque d'organes, qui n'est plus en état de rouler.

En 2006, il y avait 41 rames en exploitation. Lors de la régionalisation du transport, les nouvelles couleurs du TEC furent appliquées et les motrices renumérotées dans la série 7400. Les derniers trams arborant la livrée SNCV ont été recouverts d'un film publicitaire vantant les nouvelles lignes 1, 2, 3 et 4 et ont été équipés d'une girouette digitale.

Matériel de service[modifier | modifier le code]

Le TEC Charleroi possède plusieurs véhicules techniques, principalement d'anciennes motrices SJ réhabilitées (lignes aériennes, etc.)

Métro fantôme[modifier | modifier le code]

La station Chet.
La station Pensée.
La station Centenaire.

Tout comme le métro d'Anvers, le métro léger de Charleroi fut rendu tristement célèbre par les grands travaux inutiles.

En 2013, il reste une antenne, celle vers Châtelet, pourtant en grande partie finie, mais qui n'est pas exploitée. Son tracé commence entre les stations Waterloo et Samaritaine. N'étant pas surveillées et ne bénéficiant que d'un entretien minime, les stations construites sont victimes d'actes de vandalisme et d'une lente transformation en dépotoirs. Les voies sont posées jusqu'à la station Centenaire, les autres stations en sont restées au stade du « gros œuvre ». La station Chet sert de voie d'entraînement pour la formation des chauffeurs du MLC. Cette antenne qui ne fut pas reprise dans le projet dont les travaux furent entamés en 2008, revient régulièrement dans les discussions entre le parlement wallon et la SRWT.

Antenne vers Châtelet[modifier | modifier le code]

Longueur : 6,8 km - Stations : 8

      Stations Type Situation Communes desservies Fin des travaux Ligne Remarques
  o   Neuville Métro Viaduc Montignies-sur-Sambre (Charleroi) 1987 57 Inexploitée
  o   Chet Métro Viaduc Montignies-sur-Sambre (Charleroi) 1987 57 Inexploitée
  o   Pensée Métro Surface Montignies-sur-Sambre (Charleroi) 1987 57 Inexploitée
  o   Centenaire Métro Souterrain Montignies-sur-Sambre (Charleroi) 1987 57 Inexploitée
  o   Champeau Métro Surface Montignies-sur-Sambre (Charleroi) En gros œuvre
  o   Corbeau Métro Surface Montignies-sur-Sambre (Charleroi) En gros œuvre
  o   Trieux Métro Surface Châtelineau (Châtelet) Non-construite
  o   Châtelet Métro Viaduc Châtelet Non-construite

Projet de mise en service[modifier | modifier le code]

Ligne Parcours Fin des travaux Nombre de stations
57 Sud Centenaire 1986 9

Vu l'intérêt nouveau pour le métro dans la métropole carolorégienne, le projet de l'antenne de Châtelet en grande partie construite pourrait revoir le jour. Son avenir a été abordé au parlement wallon le 28 juin 2011 et il est prévu d'inscrire une étude durant le troisième trimestre de 2012. Selon la SRWT, le coût des investissements nécessaires à la remise en état des tronçons existants est estimé à 15 millions d'euros. Le coût des infrastructures complémentaires pour permettre l'exploitation jusqu'au site du Cora de Châtelineau[15] est estimé à 24 millions d'euros. Il faut ajouter à cela 12,5 millions d'euros pour l'achat de nouvelles motrices.

Au total, la mise en service de l'antenne de Châtelineau implique dès lors en première approximation un investissement de 51,5 millions d'euros, hors frais d'exploitation[16].

Le projet d'ouverture de la ligne abandonnerait les deux dernières stations projetées au départ et n'utiliserait que le tronçon en état de gros œuvre, soit une ligne jusque la station Corbeau qui serait renommée Cora.

Schéma de la ligne de Châtelineau

Projets abandonnés[modifier | modifier le code]

Suite aux restrictions budgétaires imposées par la refonte du pouvoir politique belge, plusieurs tracés prévus dans le plan orignal de 1960 ont été abandonnés. Vu leur construction dans des quartiers résidentiels, leur tracé était entièrement prévu en souterrain et le coût de construction était par conséquent plus élevé que sur les autres tronçons.

Plan du réseau initialement prévu.


Antenne vers Mont-Sur-Marchienne[modifier | modifier le code]

Longueur prévue : 3,2 km - Stations prévues : 5.
La sortie vers Mont-Sur-Marchienne sur la boucle centrale aurait dû se faire entre les stations Villette et Sud sur le viaduc.

      Stations Type Situation Communes desservies Remarques
  o   Beaussart Métro Souterrain Marcinelle (Charleroi) Non construit
  o   Beau Site Métro Souterrain Mont-sur-Marchienne (Charleroi) Non construit
  o   Tombe Métro Souterrain Mont-sur-Marchienne (Charleroi) Non construit
  o   Goutteaux Métro Souterrain Mont-sur-Marchienne (Charleroi) Non construit
  o   Essarts Métro Souterrain Mont-sur-Marchienne (Charleroi) Non construit

Antenne vers Couillet[modifier | modifier le code]

Longueur prévue : 4,3 km - Stations prévues : 5.
Sortie vers Couillet sur la boucle centrale entre la station Sud et la station Ecluse.

      Stations Type Situation Communes desservies Remarques
  o   Detombay Métro Souterrain Marcinelle (Charleroi) Non construit
  o   Hauchies Métro Souterrain Couillet (Charleroi) Non construit
  o   Coucou Métro Souterrain Couillet (Charleroi) Non construit
  o   Couillet Métro Souterrain Couillet (Charleroi) Non construit
  o   Loverval Métro Souterrain Loverval (Gerpinnes) Non construit

Antenne vers Courcelles[modifier | modifier le code]

Longueur prévue : 7,5 km - Stations prévues : 9.
La sortie de l'antenne vers Courcelles aurait dû être construite entre la station Dampremy et Piges.

      Stations Type Situation Communes desservies Remarques
  o   Là-Haut Métro Souterrain Dampremy (Charleroi) Non construit
  o   Gohissart Métro Surface Dampremy (Charleroi) Non construit
  o   Monni Métro Surface Monceau-sur-sambre (Charleroi) Non construit
  o   Bassée Métro Surface Roux (Charleroi) Non construit
  o   Marais Métro Surface Roux (Charleroi) Non construit
  o   Hubes Métro Surface Souvret (Courcelles) Non construit
  o   Nolichamps Métro Surface Courcelles Non construit
  o   Rianwelz Métro Surface Courcelles Non construit
  o   Lido Métro Surface Courcelles Non construit

Antenne vers Gosselies (projet initial)[modifier | modifier le code]

Longueur prevue : 8,7 km - Stations prévues : 12.
La sortie de l'antenne vers Gosselies était prévue au niveau de la station Waterloo. Des aménagements ont d’ailleurs été réalisés : un tunnel a été percé et débouche entre les deux bandes du ring de Charleroi. Le terre-plein bétonné sur poursuit entre les bandes de la A54/E420 et aboutit sur la rue de Lodelinsart. La berme centrale de celle-ci, particulièrement large, devait également accueillir le métro.

      Stations Type Situation Communes desservies Remarques
  o   Bayemont Métro Surface/viaduc Lodelinsart (Charleroi) Non construit
  o   Marteau Métro Souterrain Lodelinsart (Charleroi) Non construit
  o   Bon-Air Métro Souterrain Jumet (Charleroi) Non construit
  o   Marine Métro Souterrain/surface Jumet (Charleroi) Non construit
  o   Puissant Métro Surface/souterrain Jumet (Charleroi) Non construit
  o   Brulotte Métro Souterrain/surface Jumet (Charleroi) Non construit
  o   Spinoy Métro Surface Jumet (Charleroi) Non construit
  o   Chef-lieu Métro Surface Jumet (Charleroi) Non construit
  o   Carosse Métro Surface Gosselies (Charleroi) Non construit
  o   Bois-Lombu Métro Surface Gosselies (Charleroi) Non construit
  o   Gosselies Métro Surface Gosselies (Charleroi) Non construit
  o   Faubourg Métro Surface Gosselies (Charleroi) Non construit

Antenne vers Ransart[modifier | modifier le code]

Longueur prevue : 4 6 km - Stations prévues : 6.
La sortie de l'antenne vers Ransart était prévue au niveau de la station de la station Puissant, située sur l’antenne vers Gosselies.

      Stations Type Situation Communes desservies Remarques
  o   Rogier Métro Souterrain/surface Jumet (Charleroi) Non construit
  o   Houbouis Métro Surface Jumet (Charleroi) Non construit
  o   Trianoy Métro Surface Jumet (Charleroi) Non construit
  o   Philosophe Métro Surface Ransart (Charleroi) Non construit
  o   Aéroport Métro Surface Ransart (Charleroi) Non construit
  o   Heppignies Métro Surface Ransart (Charleroi) Non construit

En pratique[modifier | modifier le code]

Horaires[modifier | modifier le code]

Le Métro de Charleroi est ouvert de 4h à 20h. En soirée, les trajets des différentes lignes de métro sont assurés par des bus. Les lignes M1 et M2 sont remplacées par le bus M1ab, le M3 est remplacé par le M3ab et le M4 est remplacé par le M4ab (qui continue après Soleilmont jusqu'à la Place Destrée, à Châtelineau).

Titres de transport[modifier | modifier le code]

Depuis février 2013, un trajet sur le métro de Charleroi coûte 1,90 € (2 zones, maximum 60 minutes) ou 2,90 € (tout le réseau, maximum 90 minutes).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le réseau compte 24 stations de prémétro et 24 arrêts de tram.
  2. Métro de Charleroi: 8 millions de passagers par an, La Dernière Heure, 26 décembre 2013
  3. TEC Transport En Commun en Wallonie - Métro Léger de Charleroi : Métro Léger de Charleroi : des travaux essentiels !
  4. Un métro pour Charleroi !, charleroi-decouverte.be
  5. Isabelle Saussez, « Le métro enfin sur les rails », Le Soir,‎ 9 octobre 2007 (lire en ligne)
  6. Pascal Lorent, « Charleroi - Un métro lourd d’inconnues », Le Soir,‎ 27 août 2008 (lire en ligne)
  7. Info - Métro Léger de Charleroi no 11 - Modifications de la circulation sur les quais de Sambre et démontage du rond-point des trois coqs programmés pour la mi-mars 2009, Police de Charleroi, publié le 5 mars 2009
  8. Les travaux du Métro Léger de Charleroi - Station Parc
  9. a et b « Métro de Charleroi : 100 millions pour un réseau déjà dépassé », Trends-Tendances,‎ 18 janvier 2007 (lire en ligne)
  10. TRAVAUX DU MÉTRO LÉGER DE CHARLEROI : Modifications de la circulation sur la chaussée de Bruxelles et dans le centre de Charleroi, publié le 23 mars 2009
  11. a et b Jérémy Delforge, « Ligne M3 : le chaînon manquant », L'Avenir,‎ 22 juin 2013 (lire en ligne)
  12. http://www.infotec.be/index.aspx?PageId=633020521245014768&GCSetId=634813934342025235 TEC Charleroi : "Dès le 3 septembre 2012, la ligne de métro M3 (ligne jaune) dessert la boucle"
  13. Christine Borowiak et Daniel Barbieux, « Charleroi : les trams débarquent à la chaussée de Bruxelles », RTBF,‎ 12 novembre 2012 (lire en ligne)
  14. InfoTEC : Ligne M2 "Pétria-Charleroi"
  15. http://www.cwedd.be/uploads/Products/product_288/1._CORA_Chatelineau_Chatelet-Plans_modificatifs.pdf
  16. http://www.cdh-wallonie.be/notre-action-au-pw/questions-orales/l2019antenne-du-metro-de-gosselies

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Douglas de Coninck, Blijvende Blunders, Uitgeverij Kritak, Leuven, 1992-1994).
  • Lex Veldhoen, Jan van den Ende, Technische Mislukkingen, Ad Donker, Rotterdam, 1995.
  • Différentes visites du MLC.
  • Brochures STIC - SNCV 1979 - 1989 sur le MLC.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]