Évitement (chemin de fer)

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Schéma d'un évitement. Chaque voie ferrée est représentée par un trait. Un train venant de A et un train venant de B peuvent se croiser à un évitement, chaque train ayant une voie où se ranger.

Dans le jargon ferroviaire, un évitement est un endroit sur une voie ferrée où cette dernière se divise en deux voies parallèles, sur une longueur de quelques dizaines à quelques centaines de mètres maximum pour se rejoindre à nouveau, et ce afin de permettre à deux trains de se croiser ou de se dépasser.

Description technique[modifier | modifier le code]

Un évitement se rencontre principalement sur une voie unique, afin de croiser deux trains. Il en existe également sur des doubles voies, afin de permettre un dépassement. Dans le cas d'une voie destinée à l'arrêt prolongé d'un train sur un évitement, on parle alors de « garage ».

La voie unique comprise entre deux évitements est appelée « section[réf. souhaitée] ». L'entrée dans une section à partir d'un évitement fait toujours l'objet d'une procédure stricte, parfois assistée d'une signalisation. Cette procédure est nécessaire pour éviter que deux trains circulant en sens contraire ne se retrouvent nez-à-nez en voie unique.


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Cas du funiculaire[modifier | modifier le code]

L'évitement inventé par Roman Abt

La plupart des funiculaires disposent d'une voie unique qui comporte en son centre une section doublée pour le croisement. Cet évitement central, appelé évitement Abt[notes 1], fonctionne sans aiguille mobile grâce à la disposition particulière des essieux des véhicules. Ceux-ci sont équipés de roues à gorge qui guident le train sur le rail continu côté extérieur de l'évitement, et de roues tambours aptes à franchir le « cœur »[notes 2] de l'aiguillage sur le rail côté intérieur de l'évitement. Cette disposition d'essieux est inversée d'un train à l'autre, permettant de définir, lors de la conception de l'appareil, un côté de franchissement différent pour chaque véhicule[1]. L'aiguille fonctionne ainsi sans intervention humaine, sans risque de collision des cabines ou de croisement des câbles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'« évitement Abt » tient son nom de l'ingénieur Suisse Roman Abt qui l'a conçu en 1879.
  2. Le « cœur » est la partie où se croisent les rails intérieurs de l'aiguillage.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les funiculaires, Part. La voie et les véhicules », sur Remontees-mecaniques.net (consulté le 12 août 2010)