Tramway de Gand

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51° 03′ 11″ N 3° 43′ 12″ E / 51.053, 3.72 (Gent)

Tramway de Gand
Gentse tram
Image illustrative de l'article Tramway de Gand
Tramway de Gand

Situation Gand
Drapeau de la Belgique Belgique
Type Tramway
Entrée en service 1874 (hippomobile)
1899 (traction électrique)
Longueur du réseau 28 km
Lignes 4
Écartement des rails 1,000 m
Exploitant De Lijn
Lignes du réseau 121/22 • 24 • 4

Image illustrative de l'article Tramway de Gand
Plan du réseau depuis septembre 2011

Le tramway de Gand est un réseau de tramway desservant la ville belge éponyme créé en 1874, et exploité depuis 1991 par le service de transports flamands De Lijn.

Le réseau de tramway comprend 4 lignes (lignes 1, la ligne en fourche 21/22, une ligne temporaire 24 et la ligne 4) qui relient les quartiers de la ville à sa proche banlieue. Les lignes 1 et 4 comprennent dans leurs parcours de routes courtes fonctionnant pendant les heures de pointe. La longueur totale du réseau est de 28 km[1].

Le réseau actuel[modifier | modifier le code]

Les travaux de réalisation de l'axe PAG entre les rues Papegaaistraat, Annonciadenstraat et Gebroeders Vandeveldstraat ont été lancés en septembre 2011 pour une durée évaluée à 3 ans.

Ils ont amenés à d'importantes modifications du réseau, puisque le tronc commun des lignes 21/22 a été limité à Kouter. En contrepartie, la ligne provisoire 24 a été mise en service le 5 septembre 2011.

Depuis cette date, le réseau est constitué par les lignes suivantes :

Ligne Trajet
 1  Flanders Expo - Gare de Gand-Saint-Pierre - Korenmarkt - Rabot - Wondelgem - Evergem
 21  Aboli
 22  Kouter - Rozemarijnbrug - Gare de Gand-Saint-Pierre - Kouter - Korenmarkt - Zuid - Melle Leeuw
 24  Rabot - Korenmarkt - Zuid - Melle Leeuw
 4  Zwijnaardebrug - Gare de Gand-Saint-Pierre - Rabot - Muide - Korenmarkt - Zuid - Moscou

Au printemps 2012 vont commencer les travaux préparatoires du prolongement des lignes 21/22 vers Zwijnaarde (Hekers) et les travaux sur la voirie vont se lancer en automne 2012 pour s'achever fin 2014.

Au printemps 2012 vont se lancer les travaux sur Brusselsesteenweg entre la petite ceinture (R40) et le carrefour de Schooldreef. Ces travaux sous la planification actuelle dureront 2 ans plus 2 ans supplémentaires. La première phase de 2 ans comprend le tronçon large de Hoveniersstraat à Schooldreef. La seconde phase, même de 2 ans, comprend le tronçon étroit Hoveniersstraat et la petite ceinture. Durant la seconde phase les lignes 21/22/24 seront déviées par Ledebergplein où elles rejoindront le tracé de la ligne 4.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les tramways urbains[modifier | modifier le code]

Les premiers trams tractés par chevaux sont apparus dans la ville de Gand en 1874 ou 1875.

Les tramways hippomobiles[modifier | modifier le code]

Trams devant l'église Saint Nicolas

L'exploitant du tramway à cheval était la Compagnie des tramways de la ville de Gand de 1874/75 jusqu'en 1897, sur la ligne Korenmarkt - Gare de Gand-Sud.

Le parc alors était composé de 43 voitures à voie normale, dont 14 ouvertes et 29 fermées. La compagnie possédait presque 100 chevaux pour tracter ses trams.

En outre, le réseau du tramway urbain était en relation avec les chemins de fer vicinaux qui se développaient alors. La première ligne à traction à vapeur est ouverte le 23 novembre 1886 entre Rabot et Zomergem[2].

L'exploitation par les TEG (1904-1961)[modifier | modifier le code]

Tramway électrique à accumulateurs, Place du Marché aux grains
Tramway électrique à perche circulant sur la ligne 1, devant la Gare de Gand-Sud, entre 1907 et 1919
Tramway électrique à perche n°150, vers 1920
Tramway sur le Bargiebrug, en 1933
Croisement de deux tramways électriques à archets de la ligne 5 à Sint-Amandsberg
Vieux tram gantois au musée flamand de tramways et d'autobus

Le 13 août 1897 sont accordées deux concessions de tramways, l'une à la Société Anonyme des Railways Économiques de Liége-Seraing et Extensions (RELSE) et l'autre à la Compagnie générale des railways à voie étroite, dépendant toutes deux du groupe Empain[3].

Le 4 janvier 1898, elles fusionnent pour former la Société anonyme de Tramways Electriques de Gand (TEG), afin de remplacer la traction hippomobile par des tramways électriques à accumulateurs. Ce choix était destiné à éviter l'usage d'une ligne aérienne de contact, jugée disgracieuse.

Les tramways à accumulateurs avaient une puissance de 25 ch. Chaque voiture avait une capacité de 45 places et la vitesse était limitée par le traité de concession à 12 km/h. Pour le rechargement des batteries d'accumulateurs, une centrale électrique spéciale de 600 kW a été construite.

Compte tenu des difficultés rencontrées, la TEG décida de renoncer aux accumulateurs en 1903, et les premières lignes électriques à dotées d'une ligne aérienne de contact furent mises en service en 1904. Cette évolution s'accompagna d'une mise à voie métrique du réseau.


Le réseau en 1906[modifier | modifier le code]

Depuis 22 janvier 1906, un numéro et une couleur distincts sont accordés à chaque ligne. À bord, la destination du tramway était inscrite en français et en flamand (jusqu'alors, la destination était inscrite seulement en français). Il existait 6 lignes de tramway :

Ligne Trajet
 1  Gasmeterlaan - Arsenaal
 2  Sassepoort - Stelplaats (Dépôt)
Muide - Meulestede
 3  Brugsepoort - Dampoort
 4  Sint-Jacobs - Gare Gand-Saint-Pierre - Korenmarkt
 5  Sint-Amandsberg - Gare de Gand-Sud
Évolutions du réseau[modifier | modifier le code]

Un service de soirée fut créé le 21 octobre 1906 pour desservir la ville à la fin des pièces au théâtre de la raison, avec un prolongement du service vers Ledeberg, la gare de Gand-Sud, la gare de Gand-Saint-Pierre, Heuvelpoort, Rabot, le port d'Anvers et Korenmarkt. La date de suppression de ce service est inconnue.

Le 9 novembre 1907, les trams de la ligne ont parcouru pour la première fois Cataloniestraat depuis Korenmarkt, mais aussi en direction de gare de Gand-Saint-Pierre depuis Botermaarkt. Avant ce changement, l'itinéraire se faisait à travers Lange Munt et Vrijdagsmarkt.

Le 14 décembre 1910, est inaugurée l'extension de la ligne 3 depuis l'église de Saint-Jean le Baptiste vers Rooigemlaan.

Le 20 février 1913 est mise en service la ligne 6 entre Muilde et Meulestede et, depuis le 13 mars de la même année, commence l'exploitation de la ligne 7 entre Stapelplaats et De Sterre. Le parcours de la ligne 5 est modifié en conséquence et dessert désormais Antwerpsesteenweg, Zuid et Zwijnaardsesteenweg.

Le 10 janvier 1914, les parcours des lignes 2 et 4 changent. Les tramways empruntent respectivement Zonnestraat et Arsenaal, pour la 2, et De Sterre et Muide à travers la gare Saint-Pierre et Korenmarkt pour la 4.

Selon un guide allemand, les lignes de tramway en 1916 étaient les suivantes :

Ligne Trajet
1 Arsenaal - Sint-Lievensbrug - Gare de Gand-Sud - Korenmarkt - Rabot
2 Arsenaal - Van Arteveldeplaats - Gare de Gand-Sud - Kouter - Zonnestraat
3 Brugsepoort - Korenmarkt - Sint-Jacobs - Dampoort
4 Sassepoort - Korenmarkt - Gare de Gand-Saint-Pierre - De Sterre (dépôt des chevaux)
5 Antwerpsesteenweg - Dampoort - Gare de Gand-Sud - Heuvelpoort - Zwijnaardsesteenweg
6 Sassepoort - Meulestede
7 Stapelplaats - Sint-Jacobs - Gare de Gand-Sud - Heuvelpoort - Gare de Gand-Saint-Pierre
10 Arsenaal - Melle
- Gare de Gand-Sud - Ledeberg - Merelbeke
  • En automne 1919, les perches de captage sont remplacées par des archets, un système plus efficace de captage du courant.
  • Le 28 novembre 1920, la ligne 2 a été prolongée à Coupure.
  • La ligne 8 a été créée en avril 1922 et reliait la gare de Gand-Saint-Pierre à De Sterre.
  • Depuis le 14 avril 1923, le parcours de la ligne 3 est entre Zandeken et Mariekerke.
  • Le 9 décembre 1923, la ligne 8 a été prolongée jusqu'à Coupure à travers Bernard Spaelaan.
  • Depuis le 14 septembre 1924 la ligne 3 est prolongée à Sint-Amandsberg (Gentbruggebrug) par Heirnisplein.
  • Le 21 décembre 1925, le pont de Rozemarijn était prêt à accueillir le tram. La ligne 8 a été supprimée et remplacée par la ligne 2 qui circule entre Sterre, la gare de Gand-Saint-Pierre et Arsenaal.
  • Le 10 juillet 1926, les trams atteignent Van Beverenplein (prolongement depuis Gasmeterlaan)
  • Le 12 août 1928, la ligne 8 entre De Sterre et la Gare Saint-Pierre est rouverte tandis que la ligne 2 est limitée en gare de Gand-Saint-Pierre.
  • Depuis le 10 avril 1929 la ligne 5 roule sur Priesterstraat (actuellement Doornzelestraat) et Heilig Kerst vers Muide.
  • La ligne 9 a été créée suite à la fermeture de la gare de Gand-Sud le 7 octobre 1928 et son trajet allait de la gare de Gand-Saint-Pierre à Hoveniersstraat. Le service a été prolongé à Arsenaal le 16 janvier 1929.
  • Depuis le 16 avril 1930, la ligne 9 se dirige vers Rabot à travers Coupure Rechts et Begijnhoflaan.
  • Depuis le 26 juillet 1931, la ligne 5 va jusqu'à Rerum-Novarumplein et son arrêt final est Zwijnaarde.
  • Depuis 5 septembre 1931, la ligne 1 est prolongée à Moscou.
  • Dès 1932, la ligne 7 passe sous le viaduc ferroviaire pour atteindre Motorstraat. L'arrêt final s'appelait Darsen.
  • Du 3 janvier 1932 au 15 novembre 1933 et définitivement depuis octobre 1940, le trajet entre la gare de Gand-Saint-Pierre et Muide est accordé à la ligne 10.
  • En 1956, le TEG expérimentent une technologie novatrice, le gyrobus, dont trois exemplaires desservaient la ligne Gand - Merelbeke. Ces véhicules routiers électriques à stockage d'énergie par volant d'inercie se trouvant au centre de la caisse, avec un axe de rotation vertical, ne démontrèrent pas leur efficacité, et l'expérience cessa en 1959.

L'exploitation par la MIVG (1961-1991)[modifier | modifier le code]

Tramway de type PCC à Korenmarkt
Nouveau tram de type Hermelijn à plancher bas

Le 29 mars 1961 la Société intercommunale de transports de Gand (MIVG) a succédé à ETG.

Au début des années 1960 existaient à Gand onze lignes de tramway, numérotées de 1 à 10, ainsi que la ligne 20.

Le 4 mars 1969, le Conseil d’administration de la MIVG, confrontée à un réseau de tram vieillissant, décide de les maintenir sur les lignes 1, 2, 3 & 4. Dans le centre-ville, en fonction des possibilités, ces 4 lignes devaient devenir souterraines. On pensa à cet effet utiliser les canaux. Pour la ligne 3, des tunnels seraient creusés. La forte fréquentation sur la ligne 3 et la nécessité de la prolonger vers de nouveaux quartiers à l’est de la ville (Gentbrugge & Sint Amandsberg) furent moteur dans la décision de la MIVG d’y introduire « provisoirement » le bus au 1er décembre 1969 (lignes 30 Mariakerke-Gentbrugge & 31 Mariakerke - Sint-Amandsberg).

En 1970 il ne restait que quatre lignes, les lignes 1, 2, 4 et 10. Les autres avaient été remplacées par des autobus. La ligne 2 a été divisée aux lignes 21 et 22 tandis que la ligne 10 est devenue un tronçon de la ligne 4. Ainsi bien qu'il existe officiellement quatre lignes (sans compter la ligne temporaire 24), en fait elles ne sont que trois puisque les trajets des lignes 21/22 comprennent un tronc commun sur la majorité de leur parcours.

En 1971-1972 ont été mises en service de nouvelles motrices, de technologie PCC, qui ont permis la réforme des motrice anciennes, qui dataient de 1913.

En 1976, la direction du « Grand Gand » décida d’abandonner l’idée de tunnels pour les trams et de renforcer le réseau en surface. Très rapidement, on se rendit compte de la difficulté de ré-introduire des trams sur la ligne 3. Le Collège de Gand chargea la MIVG de trouver une alternative de qualité. Ce moyen de transport devait être plus souple que le tram coincé sur ses rails, plus sain pour l’environnement que les bus diesel et pouvant transporter beaucoup de voyageurs surtout aux heures de pointe. Deux options s'imposèrent : le trolleybus articulé avec moteur de secours ou le bus bi-mode (duo-bus). Le bus bi-mode possède un moteur électrique et un moteur thermique. Au moment du choix, le bus bi-mode ne semblait pas tout à fait au point et surtout, le prix de revient et les frais d’entretien élevés firent pencher la balance en faveur du trolleybus équipé d’un générateur « léger ». C’est donc ce dernier qui fut choisi pour la ligne 3. Le Trolleybus de Gand fonctionna de mars 1989 à mars 2009, avant d'être remplacé par des bus.

Depuis le 31 août 1982 les trams atteignent Botestraat, depuis le 30 octobre Liefkensbrug et depuis 25 février 1984 la zone industrielle de Wondelgem.

Le 2 juillet 1984 les trajets des lignes 1 et 4 ont été modifiées à la hauteur de Korenmarkt. Les nouveaux parcours sont respectivement de Wondelgem à Gare Saint-Pierre et de Muide à Moscou.

Le 29 septembre 1986 la ligne 10 (Gare Saint-Pierre - Muide) a été incorporée à la ligne 4 pour former la ligne 40 de Gare Saint-Pierre à Moscou via Muide.

L'exploitation par De Lijn[modifier | modifier le code]

Deux époques de tramways : la rame PCC no 34 sur la voie de tiroir de Rabot est dépassée par la rame Hermelijn no 6306
Article détaillé : De Lijn.

Jusqu'en 1991, les transports urbains de Gand, et notamment son tramway, étaient exploités par la Société intercommunale de transports de Gand (MIVG).

Le 1er janvier 1991, à la suite de la régionalisation des transports urbains et régionaux, la nouvelle entreprise publique autonome Vlaamse Vervoermaatschappij, plus connue sous son nom commercial De Lijn devint responsable des transports en commun urbains et régionaux en bus et en tram en Flandre. À ce titre, De Lijn a repris les activités de :

Le 1er septembre 1993 la ligne 21 a été prolongée à Melle Leeuw et en 1999 les lignes 21/22 ont été prolongées depuis la Gare de Gand-Saint-Pierre à Zwijnaardebrug. En 2004 les numéros des lignes ont été simplifiés.

Le 14 mars 2000 les premières rames articulées de 30 m., dites HermeLijn trams, à plancher bas et accessibles aux personnes à mobilité réduite, ont été introduits après plusieurs mois de marches à blanc.

Le 1er septembre 2004 la ligne 1 a été prolongée depuis la Gare Saint-Pierre au quartier d'affaires de Maaltecenter, et, quelques jours après, le 12 septembre 2004, était célébré le centenaire des tramways électriques de Gand. Le 15 avril 2005 la ligne 1 était prolongée au Flanders Expo.

Plan du réseau au 2006

Fermeture de lignes[modifier | modifier le code]

Ligne Fermeture Remplacement
1 ----- -----
2 le 3 décembre 1972 Scindée en lignes 21/22.
3 30 novembre 1969 entre 1989 et 2009 par le trolleybus de Gand ligne 3
entre 1969 et 1989 et depuis 2009 par l'autobus 30/31
4 ----- -----
5 mai 1965 ligne de bus, avec prolongation du parcours
6 31 décembre 1962 ligne de bus, avec prolongation du parcours
7 1er juillet 1964 non remplacée
8 19 août 1962 trajet de bus particulier entre 5 avril et 1 juillet 2010
9 13 septembre 1963 ligne de bus, avec prolongation du parcours
10 le 29 septembre 1986 incorporée à la ligne 4 -----
20 31 décembre 1973 ouverture partielle suite à l'extension de la ligne 21

Les tramways suburbains[modifier | modifier le code]

Le réseau ferroviaire périurbain en 1946
Article détaillé : SNCV.

Au début il existait des lignes ferroviaires reliant le centre ville aux communes de banlieue et plus précisément à Rabot, à Heirnis, à Sterre et à Zuid. Deux lignes étaient cédées à ETG et les autres à la Société Anonyme des Tramways Urbains et vicinaux.

Sous chaque ligne est indiquée la date de mise en service des tronçons la constituant.

Groupe de Rabot[modifier | modifier le code]

Le groupe de Rabot, situé à l'ouest de la ville, comprenait trois lignes :

  • Ligne : Gand - Evergem - Bassevelde
    • 06/07/1910 : Evergem - Bassevelde
    • 01/10/1910: Gand (Begijnhofbrug) - Evergem
    • 08/12/1910: Gand (Rabot) – Gand (Begijnhofbrug)
      Ligne exploitée par la SA Intercommunale du Vicinal Gand - Bassevelde SA et depuis 1919 par les Tramways Urbains et Vicinaux puis la SNCB.

Groupe de Heirnis[modifier | modifier le code]

L'origine de ce réseau était à Heirnis, près de Dampoort, à l'est de la ville. Il comprenait trois lignes :

Ligne ouverte le 6 mai 1888 sur la totalité de l'itinéraire : Gand (Heirnis) - Heirnisplein - Schoolstraat - Sint-Amandsberg - Oostakker - Zaffelare.
Initialement exploitées par la SA des Tramways Urbains et Vicinaux, puis depuis 1919 par la SNCB.
Ligne ouverte en totalité le 20 août 1903, exploitée initialement par la SA des Vicinaux en Flandres, puis en 1904 par la SA des Tramways Urbains et Vicinaux, et depuis 1919 par la SNCB.

Groupe Sud[modifier | modifier le code]

Deux lignes se développaient au sud de Gand :

Cette ligne était la première ligne de tramway électrifiée à Gand et a été inaugurée le 1er décembre 1901 par la SA des Railways économiques de Liège-Seraing et extensions, et depuis 1899 par les Tramways Electriques de Gand (ETG), puis depuis 1954 par la SNCB.

Electrification et prolongement des lignes[modifier | modifier le code]

Toutes les lignes ferroviaires à proximité et autour de Gand, excepté celle vers Geraardsbergen et celle vers Merelbeke déjà électrifiée dans le début des années 1930. Toutes les lignes se dirigeaient vers la Gare de Gand-Saint-Pierre. Ainsi le premier réseau de tramways électriques est-il lancé.

  • N: Gare de Gand-Saint-Pierre – Bijlokenhof – Rooigemlaan – Drongen Baarle – Nevele
  • S: Gare de Gand-Saint-Pierre – Bijlokenhof – Rabot – Lovendegem – Zomergem kerk
  • E: Gare de Gand-Saint-Pierre – Bijlokenhof – Rabot – Wondelgem – Evergem dorp
  • O: Gare de Gand-Saint-Pierre – St Lievenspoort – Dampoort – St Amandsberg – Oostakker Lourdes – Oostakker dorp
  • L: Gare de Gand-Saint-Pierre – St Lievenspoort – Dampoort – St Amandsberg – Lochristi
  • W: Gare de Gand-Saint-Pierre – St Lievenspoort – Dampoort – Destelbergen - Heusden - Wetteren
  • M: Gare de Gand-Sud – St Lievenspoort – Ledeberg – Merelbeke kerk (circule déjà depuis 1901)

Il existait aussi certaines routes courtes et quelques lignes qui n'avaient pas été électrifiées ont continué à fonctionner à traction à vapeur. Souvent les voyageurs devaient changer des lignes en gare de Gand-Saint-Pierre, cependant aux heures de pointe il y a eu des services directs vers le cenre-ville. Or, les trains interurbains utilisaient le réseau urbain de Gand. Pour le transport de marchandises une ligne électrifiée a été posée enntre Rabot et Dampoort le long de Muide.

Anciens dépôts[modifier | modifier le code]

Le réseau utilisait plusieurs dépôts

  • Heirnis (le seul dépôt dans la ville)
  • Mariakerke (utilisé pour les lignes de l'ouest)
  • Merelbeke (terminus de la ligne M)
  • Nevele (terminus de la ligne N)
  • Lochristi (terminus de la ligne L)

Fermetures[modifier | modifier le code]

La première ligne à être déposée à Gand en 1954, était la ligne non-électrifiée vers Grammont. Par suite le reste des lignes est fermé comme suivant :

  • 30-04-1955: ligne M (Merelbeke)
  • 28-09-1957: lignes O (Oostakker), L (Lochristi)
  • 27-09-1958: ligne W (Wetteren)
  • 29-12-1958: ligne de marchandises Rabot – Muide – Dampoort, connexion de marchandises Dampoort – Slachthuis
  • 30-05-1959: lignes Z (Zomergem), E (Evergem), N (Nevele)

Infrastructure et installations[modifier | modifier le code]

Voie[modifier | modifier le code]

Le plan de voies compliqué de Cataloniëstraat, qui constitue le cœur du réseau, où les lignes 1, 4 et 24 se croisent.
Article détaillé : Voie métrique.

Le tramway utilise une voie métrique.

Contrairement à d'autres réseaux de De Lijn équipés de boucles de retournement aux terminus (telle que le Tramway de la côte belge), les lignes du réseau de Gand ont des terminus en impasse, ce qui nécessite l'utilisation de trams bi-directionels.

Dans le centre-ville, où la circulation automobile est très limitée, le tramway utilise une plate-forme banalisée, où tous les usagers (piétons, cycles, voitures, bus...) de la rue peuvent circuler. Sur les voies larges de la périphérie, les tramways disposent d'une infrastructure en site propre.

Le réseau dispose d'un court tunnel d'environ 150 mètres de long, passant sous les quais de la gare de Gand-Saint-Pierre et mis en service le 28 juin 1996. La station de tramway éponyme se trouve dans ce tunnel, assurant une correspondance aisée entre les deux modes de transport.

Alimentation électrique[modifier | modifier le code]

La ligne aérienne de contact est constituée d'un simple fil de contact qui distribue le courant aux tramways par l'intermédiaire d'un pantographe.

Le réseau utilise un courant de traction continu à 600 V, avec une ligne aérienne de contact à un seul conducteur.

Avant la circulation de trams PCC dans les années soixante-dix le captage du courant s'était fait par des archets. Par la suite, les rames ont été équipées de pantographes.

Dépôt[modifier | modifier le code]

Le dépôt en 2006, avant l'arrivée des rames Hermelijn

Le réseau dispose d'un unique dépôt, à Gentbrugge (Stelplaats)51° 02′ 12″ N 3° 45′ 12″ E / 51.03659, 3.75343 (Gentbrugge depot).

Compte tenu du développement du réseau, ce dépôt se révèle étroit, et des rames sont garées sur des voies situées sous l'autoroute E17. Ces installations sont appelées « Dépôt Gand Bruges-2 ».

Signalisation[modifier | modifier le code]

Signalisation à la sortie de la station Rabot, vers le centre-ville :
Le premier panneau lumineux est destiné aux tramways, et peut imposer l'arrêt, autoriser le franchissement en voie directe, ou, comme ici, en voie déviée vers Rabotsraat.
Le second panneau est une signalisation routière de passage à niveau destinée à aviser les automobilistes de la traversée imminente du tramway.
Article détaillé : Signalisation Tramway.

Les rames circulent sous le régime classique de la conduite à vue, et la ligne utilise la signalisation tramway habituelle en Europe.

Toutefois, certaines traversées de routes par les voies du tramway sont protégées par une signalisation de passage à niveau lumineux. C'est le cas à la station Rabot.

Exploitation[modifier | modifier le code]

Fréquences[modifier | modifier le code]

Tarification et billetterie[modifier | modifier le code]

Distributeur de billets, sur le quai des stations

Le tramway de Gand utilise la billetterie habituelle de De Lijn, avec des billets pour un voyage, des billets à acheter par SMS, des billets valables pour toute une journée, des carnets Lijnkaart. Il est plus avantageux d'acheter les billets avant de pénétrer dans la rame qu'auprès du conducteur.

La carte Musée Gand (Gent museumpas) donne un accès pendant 3 jours à différents musées et bâtiments de la ville et sert de titre de transport pour tous les véhicules de De Lijn dans la zone de Gand ville. En 2012, elle coûte 20 € et donne accès aux équipements suivants : Beffroi, Couvent Caermers, Musée du Design de Gand, De wereld van Kina : de Tuin et het Huis, Gravensteen, Huis van Alijn, Kunsthal Sint-Pietersabdij, MIAT (Musée de l'Archéologie industrielle et du Textile), Musée Dr. Guislain, Musée de l'Histoire des Sciences, Musée des Beaux-Arts, Cathédrale Saint-Bavon + Agneau mystique, SMAK (Musée communal d'Art contemporain) et STAM (Musée communal de Gand)[5].

Stations[modifier | modifier le code]

L'aménagement d'une station courante, avec son abribus, l'écran vidéo indiquant l'heure des prochains passage et le distributeur automatique de billets

Tous les arrêts sont facultatifs : les voyageurs à l'intérieur du tram doivent appuyer sur un bouton spécial qui déclenche un signal sonore court, ainsi que l'allumage d'un voyant rouge dans l'habitacle, et d'une lampe de signalisation sur le panneau de contrôle du conducteur.

En station, les voyageurs doivent faire signe au conducteur pour obtenir l'arrêt de la rame.

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

L’ensemble du matériel roulant est au gabarit de 2,22 mètres en largeur.

Matériel ancien[modifier | modifier le code]

Tram ancien préservé au Musée flamand de tramways et d'autobus, en 2009

Le 14 mars 1962, MIVG possédait 110 rames de tramway datant, pour les plus récentes, de 1913.

La dernière de ces rames a été retirée du service en 1974.

Rames PCC[modifier | modifier le code]

Face de la motrice 35, décorée pour le centenaire des tramways électriques de Gand
Article détaillé : Tramway PCC.

En remplacement des anciennes rames datant de 1913, les Tramways de Gand ont acquis en 1971-1974 57 nouvelles motrices à une caisse, de technologie PCC, construites par La Brugeoise et Nivelles à Bruges. Ces rames, immatriculées 6201 à 6257, font partie des dernières PCC construites en Europe. Elles ne sont pas dotées de coupleurs, et ne circulent donc jamais en couplage. En assurant le renouvellement du matériel roulant devenu très vétuste, ces motrices ont permis la survie puis le développement du réseau[6].

Les premières rames ont circulé le 1er mai 1971 sur la ligne 4, le 2 novembre 1972 sur la ligne 1, le 4 décembre 1972 sur la ligne 2 et finalement le 8 février 1974 sur la ligne 10.

Vingt-deux de ces rames a été rénovées (rames 6202 à 6223), avec mise en place de nouveaux postes de conduite, une nouvelle chaine de traction et installation d'une climatisation dont l'appareillage est situé en toiture, nettement visible[7]. Fin 2008, il restait 43 de ces tramways PCC.

Le parc non rénové sert principalement de réserve à De Lijn, et circule en remplacement de matériels plus modernes indisponibles. Les rames concernées portent uniquement les deux derniers chiffres de leur immatriculation. Un certain nombre de ces rames non modernisées ont été radiées des effectifs.

Rames de Bochum[modifier | modifier le code]

Afin de satisfaire aux besoins de la croissance du réseau, celui-ci fit l'acquisition de rames d'occasion.

Une première expérience fut l'acquisition du tramway PCC n°507 du tramway de Saint-Étienne, en 1993. Il servit peu et fut rapidement retiré du service.

Dans un second temps, le réseau acquis des motrices Düwag d'occasion auprès du réseau de Bochum. La première est arrivée à Gand le 11 mai 1994, où elle a été immatriculée 55 (puis 60 le 19 septembre 1994). Cette rame a été mise en service commercial le 1er septembre 1994. Au total, neuf de ces tramways de Bochum (où ils portaient les numéros 29, 20, 19, 22, 23, 27, 11, 14, 16) ont servi à Gand sous les numéros 6260 à 6265 et 6267 à 6269[8], jusqu'en avril 1998, époque à laquelle ils ont été ferraillés.

Rames HermeLijn[modifier | modifier le code]

Rame HermeLijn en 2004, devant l'ancien Hôtel des Postes

Le 14 mars 2000 ont été mises en services les premières rames à plancher bas de cinq éléments articulés, type HermeLijn (nl), de 30 mètres de longueur. Elles permettent d'accueillir 250 voyageurs, soit bien plus les rames PCC et sont accessibles, elles, aux personnes handicapées ou chargées de bagages.

Ces rames ont été construites conjointement par Siemens et Bombardier de 1999 à 2008, et une nouvelle commande a été passée en 2011 pour la livraison de 88 nouvelles rames destinées tant au réseau d'Tramway d'Anvers qu'à celui de Gand. Quarante-quatre de ces nouvelles rames feront 44 mètres de longueur et pourront transporter 340 passagers[9].

Les projets[modifier | modifier le code]

Le Gaardeniersbrug en 2011. Il a été édifié pour desservir le nouveau dépôt

En 2015 la ligne 21/22 devrait être prolongée au Zwijnaarde Hekers et la ligne 4 devrait être prolongée au C.H.U. de Gand[10]. Le trams de la ligne 4 circuleront avec ceux des lignes 21/22 jusqu'à Pintelaan. Les travaux doivent commencer en 2014 et durer 12 mois. De Lijn réalisera une étude en 2013 pour un prolongement possible de la ligne au nouveau Stade Artevelde (Arteveldestadion)[11].

En 2018 est prévue l'ouverture d'un nouveau dépôt à Wissenhage, accessible par le Gaardeniersbrug ouvert pour les cycles en 2010[12]. La réalisation de ce dépôt, prévu depuis 2002, a été retardé par des problèmes de pollution du sol[13]. Ce dépôt, construit sur un terrain de 14 hectares, aura une surface bâtie d'environ 50 000 m2 et comprendra un ensemble de voies de 8,5 km de longueur environ[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gabor Sandi, plan du réseau en 2011, page référencée en liens externes
  2. Rail Atlas Vicinal, Uitgever: Rail memories. Door Stefan Justens & Dick van der Spek
  3. (en) The Vicinal Story: Light Railways in Belgium 1885 – 1991. Uitg. Light Rail Transit Association, London, 2006. ISBN 0-948106-32-8
  4. « Histoire de De Lijn », De Lijn,‎ 2011 (consulté le 29 juillet 2012)
  5. « La carte Musée Gand », De Lijn (consulté le 29 juillet 2012)
  6. « Motrices PCC du tramway de Gand », AMTUIR,‎ 2005 (consulté le 28 juillet 2012)
  7. Le Réseau de Gand, page du site Trolleybus & trams de Belgique et d'ailleurs, cité en lien externe
  8. (en) Timo Millitz, « Les tramways de Gand », Liste des matériels roulants, sur http://fleets.alltrams.com/,‎ 21 février 2011 (consulté le 29 juillet 2012)
  9. (en) « Transport news : new trams, speed problems in Kennedy Tunnel », Flanders today,‎ 9 novembre 2011 (consulté le 28 juillet 2012)
  10. (nl) Michel Vuijlsteke, « De Lijn geeft overzicht tramprojecten Gent », sur http://www.gentblogt.be,‎ 7 juillet 2011 (consulté le 30 juillet 2012)
  11. (nl) « Nieuwe hoofdingang voor UZ Gent - in 2014 rijdt tram 4 tot in het hart van de site », sur http://www.degentenaar.be,‎ 21 décembre 2011
  12. (nl) Guido Van Peeterssen, « Gaardeniersbrug eindelijk open voor fietsers », Belg.be,‎ 1er avril 2010 (lire en ligne)
  13. (nl) Karin Temmerman, Helga Stevens, « Status quaestionis stelplaats Wissenhage », Questions écrites des conseillers municipaux, Ville de Gand,‎ 1er septembre 2009 (consulté le 30 juillet 2012)
  14. « Technum place le dépôt de Wissenhage sur la bonne voie », Technum (consulté le 30 juillet 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (nl) André ver Elst: De Gentse stadstram in beeld. Europese Bibliotheek - Zaltbommel/Niederlande 1981. ISBN 90-288-1497-3