Saint-Genest-Lerpt

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Saint-Genest-Lerpt
Image illustrative de l'article Saint-Genest-Lerpt
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Saint-Étienne
Canton Saint-Étienne-Nord-Ouest-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération Saint-Étienne Métropole
Maire
Mandat
Christian Julien
2008-2014
Code postal 42530
Code commune 42223
Démographie
Gentilé Lerptiens
Population
municipale
5 683 hab. (2010)
Densité 448 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 26′ 49″ N 4° 20′ 15″ E / 45.4469444444, 4.337545° 26′ 49″ Nord
       4° 20′ 15″ Est
/ 45.4469444444, 4.3375
  
Altitude 576 m (min. : 437 m) (max. : 698 m)
Superficie 12,68 km2
Localisation

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Saint-Genest-Lerpt

Saint-Genest-Lerpt est une commune française située dans le département de la Loire et la région Rhône-Alpes.

Cité touchant la ville de Saint-Étienne, elle fut par le passé un berceau de la rubanerie, abritant de nombreux passementiers, nom donné aux tisseurs de ruban. Elle est aujourd'hui une ville résidentielle dans la banlieue de Saint Étienne.

Sommaire

Géographie [modifier]

À 555 m d'altitude, St-Genest estsur une colline.

Elle est bordée sur son flanc oriental par la rocade est, D201. Un accès ZAC du Tissot dessert la commune.

Le quartier du Chasseur au nord, route de St-Just, se détache nettement du reste de la ville.

Environnement [modifier]

Parc départemental du Chasseur, d'environ 20 ha, et ses nombreuses essences arboricoles: douglas, pin noir, érable sycomore, chêne rouge, etc. Desserte en bus STAS via ligne 13[1].

Étang Colcombet, aussi appelé « La Mare aux Fées » à quelques minutes à pieds du centre ville.

Divers chemins de randonnée, dont un du côté sud-ouest longeant les vestiges de l’industrie minière[2].

Histoire [modifier]

Histoire de la commune [modifier]

En 1085, le Doyen du Chapitre de l'Église Métropolitaine de Lyon, nommé Blandin, fit don de sa terre de Saint-Genest-Lerpt à ce Chapitre. Or le premier soin des Chanoines, en prenant possession d'un territoire habité, était d'y construire une église et d'y établir un culte religieux[3].

Le hameau de Landuzière-Cizeron est absorbé en 1828.

Histoire de son nom [modifier]

Le nom Sanctus Genesius Lerpt est attesté dès le XIe siècle. En découlent les toponymes Genès, Genis[4]. St-Genest-Lerpt tient peut-être son nom de Genesius qui était un évêque lyonnais très révéré pour une vie de sainteté. La typographie Genest n'apparait qu'au XVIIIe siècle. Lerpt, utilisé dès le XIe siècle serait un dérivé de Lerm qui aurait désigné un sol pauvre avec des pâturages et des forêts[5].

Une autre source historique dit que "Lerpt" est l'abréviation de "le repentant" (Le Rpt). Placée ici après "Saint-Genest" elle peut être l'identification du comédien romain et martyr chrétien, ayant vécu au IIIe siècle et "repenti" de sa vie païenne[6].

Ses monuments [modifier]

Son ancienne église datait du XVe siècle, remplacée en 1902 par une église plus grande. Chaque année a lieu le pèlerinage de Notre-Dame de Pitié, avec des marches convergentes au départ de Saint-Étienne et de Roche-la-Molière, suivies d'une procession dans les rues [7].

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1963 Louis Thouilleux    
1963 1987 Louis Richard    
1987 1989 Elda Grangette    
1989 1992 Jean Barlet    
1992 2001 Roland Vacher    
2001   Christian Julien    

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 5 683 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
763 574 751 949 1 308 1 401 1 600 1 693 1 824
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 398 2 515 2 724 2 841 3 632 3 425 3 730 3 959 4 144
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 331 4 281 4 128 4 554 4 570 4 239 4 238 4 571 5 115
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2010
5 147 5 331 5 265 5 308 5 482 5 672 5 566 5 547 5 683
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[8] puis Insee à partir de 1968[9].)

Histogramme de l'évolution démographique


Monuments [modifier]

  • Chapelle Notre-Dame de Pitié au nord de l'église, construite par les habitants en 1753 après une épidémie.
  • Fresques Nicolaï Greschny, peintes en 1973-74; fortement dégradées par le temps, elles sont restaurées en 2009. Fresques peintes suivant une technique « al fresco » [10]
  • Château du Minois ou Colcombet (1804), abritant le lycée privé hôtelier « le Renouveau » depuis 1995, jouxtant le parc municipal dit Le parc du Minois.
  • Château de la Mure au nord du bourg; les derniers héritiers vendent les terres dans les années 1950, des lotissements sont progressivement construits autour.
  • Domaine de Cizeron; propriété du département, le château est loué à l’État. C'est depuis 1960 la résidence de fonction du préfet.
  • Château de la Réardière.
  • Château de Landuzière; perché sur une butte à l'ouest de la commune, à l'origine de l'essor du hameau éponyme qui devient Landuzière-Cizeron, avant son intégration à St-Genest courant 19e.
  • Château dominant la Vallée du Cluzel, lieu-dit « le Bois des Sœurs ». Le bâtiment est vendu début 20e à la compagnie des Mines de la Loire, qui y loge son personnel.
  • Un monument aux morts du cimetière de Pierrefois, inauguré le 22 mars 1921. Le monument est élevé à la « mémoire des enfants de la Commune morts pour la Patrie » par le Conseil municipal de l'époque. [11]
  • Un monument aux morts en l'honneur des soldats morts à la guerre, anciennement situé place Jacquard et déplacé à la Verchère, daterait de 1924-1925[12]. Description de ce monument aux morts : sur une base cubique, une colonne en marbre rouge avec chapiteau corinthien portant une tête de poilu en bronze, avec pour seule inscription : 1914-1918.

Personnalités liées à la commune [modifier]

  • Antoine Neyron, maire de Saint-Étienne en 1790, a fait construire le château du Minois sur ses terres.
  • André Elbogen, résistant âgé de 22 ans, et Henri Klein, résistant âgé de 29 ans, y sont fusillés par les Allemands le 7 juillet 1944.

Jumelage [modifier]

Drapeau de l'Italie Palau (Italie) depuis 2005[13].

Communes limitrophes [modifier]

Limitrophe de Roche au sud-ouest, Villars au nord et St-Étienne à l'est par le quartier Côte Chaude.

Rose des vents La Fouillouse Villars Saint-Étienne Rose des vents
Saint-Just-Saint-Rambert N Saint-Étienne
O    Saint-Genest-Lerpt    E
S
Roche-la-Molière Le Chambon-Feugerolles La Ricamarie

Vie de la commune [modifier]

Évènements [modifier]

Le Printemps de la Photographie [modifier]

Chaque année, la ville accueille le Printemps de la Photographie. Ce festival est organisé par le club de photographie de la ville, Maraudeurs d'images[14].

Ce festival est ouvert aux membres du club et aux artistes extérieurs. Des expositions se tiennent dans la salle des fêtes, dans la maison de retraite du Chasseur, et chez les commerçants de la ville.

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. Les espaces naturels sensibles sur le site loire.fr
  2. Page "Balades à Saint-Genest-Lerpt" sur le site de la mairie.
  3. Archives sur la ville de Saint-Genest-Lerpt, données historiques établies par l'historien Raymond Curtet.
  4. Cf. St-Genis Laval ou les Ollières, à l'ouest de l'agglomération lyonnaise.
  5. Il est possible que l'ajout de "Lerpt" dut jouer le rôle de le distinguer des autres villages du même nom. Ceci à l'instar de l'historique du nom du village Saint-Genis-Laval pour lequel le qualitatif de « de la vallée » fut rajouté au début du XIIIe siècle, qui au XVe siècle se transforma en « Laval ». Cf aussi l'historique de Saint-Genis-Laval.
  6. La lecture de "Lerpt" comme l'abréviation "Le Rpt" est rapportée par Pierre Dubanchet, ayant passé sa vie durant dans cette ville.
  7. Le pèlerinage du 14 septembre
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  10. Bulletin-magazine municipal "Nouvelles Lerptiennes" n°16, avril 2009.
  11. Bulletin-magazine municipal "Nouvelles Lerptiennes" n°16, avril 2009, p.20.
  12. Bulletin-magazine municipal "Nouvelles Lerptiennes" n°16, avril 2009, p.20.
  13. Jumelage de Saint-Genest-Lerpt avec Palau
  14. Le site du club de photographie Maraudeurs d'images

Voir aussi [modifier]

Lien externe [modifier]