Musée des transports urbains, interurbains et ruraux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Musée des transports.
Musée des transports urbains, interurbains et ruraux
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Chelles
Coordonnées 48° 52′ 38″ N 2° 36′ 10″ E / 48.877206, 2.60281248° 52′ 38″ Nord 2° 36′ 10″ Est / 48.877206, 2.602812  
Informations générales
Date d’inauguration 1964
Collections Véhicules hippomobiles, ferroviaires, routiers
Informations visiteurs
Site web Site officiel de l'AMTUIR

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Musée des transports urbains, interurbains et ruraux

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Musée des transports urbains, interurbains et ruraux
Le dépôt de Malakoff vers 1910.
Le Dépôt de Saint-Mandé, vers 1916
Le hall d'entrée du musée à Colombes.

Le Musée des transports urbains, interurbains et ruraux est un musée consacré aux transports en commun. Il appartient à l'« Association du musée des transports urbains, interurbains et ruraux » (AMTUIR).

Le musée, ouvert en 1964, a connu diverses implantations : Malakoff, Saint-Mandé, Colombes puis Chelles, ville qu'il a rejoint en 2007 dans un bâtiment provisoire avant une implantation définitive attendue pour 2018.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1957, au mois de mars, un groupe de passionnés créent l'« Association du musée des transports urbains, interurbains et ruraux », suite à un voyage sur les tramways de Versailles peu de temps avant leur suppression[1]. Leur objectif est alors de créer un musée des transports urbains[2]. Grâce à l'aide de la RATP et au dynamisme de son fondateur Jean Robert, ils obtiennent la possibilité de garer la collection dans une partie du dépôt de Malakoff.

En 1964, le musée est ouvert au public. C'est le premier musée ferroviaire français – avant celui de Mulhouse – et il n'existe guère à l'époque, pour le chemin de fer, que quelques salles qui lui sont consacrées dans des musées municipaux. Hormis la présentation au public des collections acquises, l'association organise des expositions temporaires ou des parcours en autobus anciens[3].

La collection évolue au rythme des acquisitions. Celles-ci concernent des tramways, des autobus et des trolleybus, mais aussi des locomotives à voie étroite. Les opportunités ne manquent pas, durant cette période. Tous ces véhicules s'accumulent, et dépassent les limites du cadre d'exposition qu'offre le dépôt de Malakoff.

En 1971, le transfert des collections vers le dépôt de Saint-Mandé est décidé, ce dernier étant plus vaste et proche du bois de Vincennes. Le musée de Saint-Mandé ouvre ses portes en 1974. Devant être détruit pour laisser la place à un important programme immobilier, il ferme en 1998. Pendant cette période, l'association a pu récupérer un nombre élevé de véhicules routiers et de tramways étrangers divers[3].

En 2001, la collection quitte Saint-Mandé et est alors entreposée à Colombes dans la perspective de la réalisation d'un nouveau musée. Mais, le projet est abandonné par la nouvelle équipe municipale élue en mars 2002[3] et le musée quitte la ville en 2007 laissant ainsi la place à un nouvel atelier de maintenance pour la ligne 2 du tramway d'Île-de-France.

En 2007, le musée s'installe à Chelles, ville dont la municipalité s'est portée volontaire pour y implanter le musée[3]. Celui-ci s'installe alors dans un bâtiment provisoire (1 rue Gabriel de Mortillet) dans l'attente de la construction d'un bâtiment définitif adapté aux besoins du musée. Ce nouveau musée qui devrait être situé avenue François Mitterrand, le long des voies ferrées sur l'emplacement de l'ancien site du SERNAM, constitue l'une des 110 initiatives de Paris Métropole[4]. Dans l'attente de cette implantation définitive, les collections ne sont visibles que lors des journées du patrimoine ou à l'occasion d’évènements particuliers. Le lancement des travaux du futur musée n'est pas attendu avant 2016[5] pour une ouverture envisagée en 2018[6].

Depuis 2003, le musée des transports porte le statut de Musée de France[3].

Collection[modifier | modifier le code]

La collection de l'AMTUIR compte près de deux cents véhicules datant de 1863 à nos jours, et originaires de tout le pays, avec la présence de quelques pièces étrangères. Les véhicules exposés relatent l'évolution technologique des transports collectifs, de l'omnibus hippomobile au tramway ou au métro, exposant la plupart des évolutions ayant existé : tramways à chevaux, à vapeur et à air comprimé, dont une automotrice Mékarski de Nantes, seul exemplaire de tramway à air comprimé conservé au monde. Divers objets, machines et maquettes concernant le monde des transports sont présentés, dont une importante collection de titres de transport de France et d'autres pays. S'y ajoute une dizaine de voitures du métro provenant de la collection propre de la RATP et hébergées par le musée[3].

La collection comprend :

Ces véhicules ont été récupérés au gré des opportunités, nombreuses à l'époque, puisque beaucoup de villes remplaçaient leurs tramways ; il en fut ainsi, pour les villes de Versailles, Lyon, Rouen, Nancy, Nantes, Toulouse, Marseille et Bordeaux. Il a fallu beaucoup d'organisation pour accueillir les nouveaux véhicules et les décharger. Une voie étroite a été construite pour garer les tramways de Dijon, Genève et Lyon.

Pour illustrer le thème des transports ruraux, la récupération de matériel de chemin de fer secondaire a été entreprise avec :

Parallèlement à tous ces sauvetages ferroviaires, les acquisitions de véhicules routiers ont été effectuées toujours dans une recherche de l'évocation de l'histoire des transports. Ainsi, des autobus et des trolleybus ont pu être préservés, à la fin de leurs services.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Topic-topos - L'AMTUIR et le musée des Transports urbains
  2. Histoire de l'AMTUIR
  3. a, b, c, d, e et f Ministère de la Culture - Musée des transports urbains, interurbains et ruraux
  4. Musée des transports urbains, article sur le site « initiatives.parismetropole.fr ». Consulté le 16 décembre 2010.
  5. Le Parisien - Un musée d’envergure nationale, article du 27 octobre 2012
  6. Le musée des transports urbains sur le site de la communauté d'agglomération Marne et Chantereine
  7. Collection de l'AMTUIR

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]