Landéda

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Landéda
Vue aérienne de Landéda
Vue aérienne de Landéda
Blason de Landéda
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Lannilis
Intercommunalité Communauté de communes de Plabennec et des Abers
Maire
Mandat
Christine Chevalier
2014-2020
Code postal 29870
Code commune 29101
Démographie
Gentilé Landédaen, Landédaenne
Population
municipale
3 603 hab. (2011)
Densité 328 hab./km2
Population
aire urbaine
37 226 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 19″ N 4° 34′ 12″ O / 48.588611, -4.57 ()48° 35′ 19″ Nord 4° 34′ 12″ Ouest / 48.588611, -4.57 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 57 m
Superficie 10,98 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune de Landéda

Landéda [lɑ̃deda] (en breton : Landeda) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Les habitants de Landéda s'appellent les Landédaens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Une plage de Landéda (Penn-Enez)

Ville côtière du littoral de la Manche, au cœur de la Côte des Légendes, Landéda forme une presqu'île entre deux abers, l'Aber-Wrac'h (Aber Ac'h) au nord et l'Aber-Benoît (Aber Benniget) au sud, dont l'extrémité très découpée forme elle-même la presqu'île de Sainte-Marguerite. La commune fait partie de la Communauté de communes de Plabennec et des Abers.

La partie péninsulaire[modifier | modifier le code]

Le bourg de Landéda, situé sur une colline vers 55 mètres d'altitude entre les deux abers, est longtemps resté peu peuplé (232 habitants par exemple en 1889 pour une population communale totale de 2 057 personnes cette année-là), l'agglomération la plus importante de la commune étant alors le port de l'Aber-Wrac'h, où se trouvait le chef-lieu du quartier maritime[2]. Plusieurs autres hameaux importants existaient dans la commune, comme Sainte-Marguerite (150 habitants en 1890).

Géologiquement, Landéda est surtout formé de granulite[3].

Article détaillé : Aber-Wrac'h.
Article détaillé : Aber-Benoît.

Landéda, du fait de sa situation péninsulaire, est longtemps resté isolé : un seul accès routier, via Lannilis, permettant d'accéder à la commune. Une ligne ferroviaire des Chemins de fer départementaux du Finistère fut créée, s'embranchant à Plabennec sur la ligne Brest-Lesneven-Saint-Pol-de-Léon et desservant les gares de Plouvien, Lannilis, Le Cosquer, Landéda et ayant son terminus à l'Aber-Wrac'h ; ouverte le , elle ferma dès 1932. Désormais, la construction d'une route à profil modernisé, la D 13, avec un nouveau pont enjambant l'Aber-Wrac'h, a contribué au désenclavement routier de la commune. Par contre le pont franchissant l'Aber-Benoît se trouve à la limite de la zone d'influence de la marée et est de beaucoup plus modeste importance. Cet endroit a parfois été appelé à tort le « Passage de la Barbe-Noire » par francisation abusive et déformation du mot Aber-Benoît[4].

Communes limitrophes de Landéda
Mer Celtique Mer Celtique Aber-Wrac'h, Plouguerneau
Mer Celtique, Lampaul-Ploudalmézeau Landéda Aber-Wrac'h
Aber-Benoît, Saint-Pabu Aber-Benoît, Saint-Pabu Lannilis

Un moulin à marée existait à Saint-Antoine en Landéda.

Les îles[modifier | modifier le code]

Les îles de l'Aber Wrach

Landéda possède sur son territoire communal plusieurs îles[5] :

  • l'Île Guénioc : son étymologie est incertaine. Située à 2 kilomètres de la côte, elle fait environ 400 mètres de long sur 160 mètres de largeur maximale. Elle est recouverte d'une pelouse rase (absence d'arbres). Elle a été très anciennement habitée ; c'est la seule île non accessible à pied à marée basse, mais elle était reliée au continent pendant la préhistoire.
  • l'Île Garo (dépend en fait de Saint-Pabu) : son nom proviendrait de gawr ("cerf" en breton) et s'expliquerait par la présence avant la conversion au christianisme sur cette île ou à proximité d'un lieu de culte consacré à la divinité celte Cernunnos[6]; l'île fut habitée jusqu'à la fin du XIXe siècle et par intermittence jusqu'à la seconde guerre mondiale. On y cultiva des champs et on y éleva des chevaux jusqu'au milieu du XXe siècle.
  • l'Île Roch'Avel (en français la "Roche du Vent") : il y subsiste les restes d'un galgal, tumulus mégalitique[7].
  • l'Île Tariec : elle porte le nom de saint Tariec[8] et fut habitée, possédant sa chapelle et son cimetière. En 1842, 20 parcelles y étaient exploitées en pâturages ; l'île a été coupée en deux sous l'action de l'érosion accélérée par les extractions de sable, d'où la Grande Tariec et la Petite Tariec, les deux îlots actuels.
  • l'Île Cézon : son nom provient d'une déformation du mot "saxon" (désignant en fait les Anglais) fut fortifiée dès l'époque romaine pour protéger Tolente. L'importance de cette fortification a toujours été vitale pour le port de l'Aber Wrac'h qui était déjà cité dès le XIVe siècle comme port de relâche important. Vauban, en 1685, entreprit de dresser des projets de fortification plus importants, achevés dans les années 1694 et 1695 par des travaux de retranchement. Cette île a été un fort militaire (37 hommes de troupes régulières en 1798 sans compter le personnel recruté sur place ; la poudrière abritait alors 2 807 livres de poudre[9]) jusqu'à ce qu'il soit déclassé en 1889. L'île fut attaquée à plusieurs reprises par les Anglais pendant les guerres de la Révolution française et du Premier Empire. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'île retrouva une importance stratégique, les Allemands y construisirent des blockhaus, des tourelles pour mitrailleuses et des soutes à munition ainsi que des abris pour les soldats. L'île a été vendue en 1957 à un propriétaire privé par l'administration des Domaines et fait depuis 1994 l'objet de travaux de restauration.
  • l'Île de Stagadon, située à l'entrée de l'Aber-Wrac'h, fait partie administrativement de la commune de Plouguerneau.

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Le toponyme "Landéda" provient du breton lann (ermitage) et de saint Téda ou Sainte Tydeu (originaire du Pays de Galles) et qui serait arrivé au Ve siècle. Ce serait donc originellement l'ermitage de saint Teda. La paroisse de Landéda faisait partie de la paroisse primitive de Ploudiner au sein de l'Armorique au sein de l'archidiaconé de Kemenet-Ily relevant de l'évêché de Léon et prit son autonomie au XIVe siècle (la paroisse de Ploudiner est subdivisée vers 1330 en trois paroisses : Landéda, Lannilis et Brouennou), son église étant sous le vocable de saint Congar.

Article détaillé : Saint Congar.

« La presqu'île de Ploudiner, baignée par la "rivière de Balasnant" (Aber-Benoît), celle de "Doénam" (Aber-Wrac'h) et la "mer britannique" (Manche), a été évangélisée dans la première moitié du VIe siècle par un disciple de Pol Aurélien désigné dans la légende sous le nom de "Bretween". C'est au zèle de missionnaire qu'il faut attribuer les premiers noyaux qui ont donné naissance aux paroisses de Lannilis, de Landéda et de Brouennou. En ces mêmes temps, un saint anachorète nommé aujourd'hui Tudon, père de Gouesnou, de Majan et de Tudone, édifiait le peuple de Ploudiner dans son ermitage[10]. »

En 1790, Landéda est érigée en commune et unie par ordonnance du roi Louis XVIII en 1822 à la commune (auparavant paroisse "fillette" de Landéda) de Brouennou, qui avait porté au Moyen Âge le nom de Landéveltoc. L'annexion est effective en 1829.

Article détaillé : Brouennou.

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Une île au peuplement très ancien : l'Île Guénioc (ou Guennoc)[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune aurait été peuplé dès le Néolithique : l'île Guénioc a conservé des monuments mégalithiques dont quatre cairns (le plus ancien date de 4 600 ans avant J.-C. et trois des chambres possèdent des sculptures anthropomorphes)[11] et des traces de l'âge du fer.

Une cachette de fondeur, contenant 72 objets dont certains en bronze (épées, haches à douille, pendeloque, mors de bride, etc.), datant probablement de l'époque gauloise, fut trouvée dans l'île Guénioc (appelée alors Guennoc) en 1890[12]. À cette époque, l'île Guénioc était reliée au continent, le niveau de la mer étant plus bas qu'actuellement.

L'Île Guénioc a été habitée au Haut Moyen Âge par des Bretons venus des Îles britanniques et qui créent, au sein d'un enclos circulaire, des habitations basses entourées de champs et de talus[13] qui ont été mises à jour lors d'un incendie survenu en 1953.

Tolente[modifier | modifier le code]

La région de l'Aber-Wrac'h, à l'époque gallo-romaine, était le point d'aboutissement de la voie romaine venant de Carhaix (Vorgium) et de Vorganium[14]. Une localité portuaire d'une certaine importance, non localisée et non identifiée avec précision, s'y trouvait donc à l'époque gallo-romaine, peut-être Gesocribate[15], port de la Gaule du nord-ouest cité par la Table de Peutinger (thèse soutenue en particulier par Charles de La Monneraye[16] qui place Gesocribate à l'Aber-Wrac'h), que beaucoup d'historiens placent toutefois plutôt au Le Conquet, voire à Brest.

Selon Albert Le Grand, dans son livre publié en 1637[17], le port de Tolente[18], dont les bateaux commerçaient avec l'île de Bretagne (Grande-Bretagne actuelle) et qui aurait été un temps la capitale de la Domnonée, était lors des invasions bretonnes aux alentours du VIe siècle, la capitale du "pays d'Ach" (région allant de Plouguerneau à la Pointe Saint-Mathieu[19]). La localisation de Tolente reste incertaine, peut-être à l'emplacement du bourg actuel de Plouguerneau ou à l'entrée de la Baie des Anges, non loin du Fort Cézon ou, autre hypothèse, sur les rives de l'Aber-Benoît[18]. La ville aurait été détruite par les Normands en 875[20]. Mais l'emplacement exact de Tolente n'a pas encore été archéologiquement démontré.

Le port de relâche de l'Aber-Wrac'h[modifier | modifier le code]

Plage à Landéda

L'Aber Wrac'h est un havre, abri naturel servant depuis fort longtemps de port de relâche important, cité comme tel dès le XIVe siècle. Protégé par des fortifications, celles-ci furent renforcées par Vauban à partir de 1485 avec l'aménagement du fort Cézon ainsi que tout un système de batteries côtières et de corps de garde.

« Sa situation à l'entrée de la Manche en fait l'un des plus importants ports de relâche du Finistère. La vaste rade qui précède le port peut recevoir une très grande quantité de navires, le mouillage y est sûr, et la profondeur d'eau, tant en rade que dans le port, n'est pas inférieure aux 10 mètres du chenal. (...) Les vents de mer produisent, lorsqu'ils sont violents, une agitation assez prononcée, mais elle n'est jamais dangereuse pour les navires qui ont toujours la possibilité de remonter la rivière à toute heure de la marée, en fuyant vent arrière jusqu'à Paluden[21]. »

Le Bel Espoir II, bateau du père Jaouen, dans le port de l'Aber-Wrach vers 2005

Les abords maritimes de l'accès à l'Aber-Wrac'h sont par contre difficiles, à cause des nombreux rochers qui s'y trouvent, d'où la construction du phare de l'Île Vierge en 1845, de quatre autres feux, ceux de l'Île Vrac'h, de Lanvaon, de la Palue et de l'anse Saint-Antoine, et d'amers sur les écueils les plus dangereux; de plus un môle-débarcadère de 208 mètres de longueur sur 6 mètres de large fut construit au XIXe siècle pour rendre le mouillage plus sûr[2]. Le trafic du port est resté faible, peu de marchandises y étant embarquées ou débarquées, et uniquement du cabotage[22].

Le fort fut déclassé en 1889 mais retrouva une utilité stratégique pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands y construisant des bunkers.

Le château de Kerouartz[modifier | modifier le code]

Situé originellement à Landéda, le château de Kerouartz fut détruit plusieurs fois par les Anglais avant d'être reconstruit à trois kilomètres de son emplacement originel sur le territoire de la paroisse de Lannilis[23].

Guillaume Simon de Troménec[modifier | modifier le code]

Au début du XVIe siècle, Guillaume Simon de Troménec, ancien guerrier des guerres de la Ligue, prit l'habitude de piller les chapelles et les manoirs environnants. Menacé d'excommunication pour avoir tué François de Maillé, juveigneur de Carman et Kermorvan, il obtint le pardon de l'évêque en construisant à sa victime dans l'église de Landéda un magnifique sarcophage surmonté d'un gisant qui porte l'épitaphe "Dieu lui pardonne" et portant les armoiries des Carman et des Troménec[24].

XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Une école "cléricale" ( = privée) existait à Landéda en 1782[25].

Landéda a connu une émigration vers la Nouvelle-France : le nom de famille Sabertache au Québec proviendrait de l'Aber-Wrac'h si l'on en croit Narcisse-Eutrope Dionne[26].

Charles Potin, mousse, originaire de Landéda, décéda de maladie à bord du Citoyen, navire de l'escadre du comte de Grasse, le alors qu'il participait à la guerre d'indépendance américaine[27].

La querelle des goémons entre Lannilis et Landéda[modifier | modifier le code]

Les habitants de Lannilis n'avaient accepté le démembrement de la paroisse primitive de Ploudiner vers 1330 qu'à la condition formelle de pouvoir continuer à bénéficier du droit de cueillette du goémon sur toute l'étendue de l'ancienne paroisse, ce qui illustre l'importance de l'utilisation agricole du goémon comme amendement dès cette époque. Vers 1610, les habitants de Landéda et Brouennou voulurent empêcher les Lannilisiens de cueillir le goémon sur les côtes de leurs paroisses, d'où des procès en 1619 et à nouveau en 1724, les jugements étant en faveur des Lannilisiens. La Révolution française, en supprimant tous les privilèges, rendit le goémon accessible à tous, mais une ordonnance de 1843, confirmée par un décret de 1853, favorisa à nouveau Landéda ; il fallut de nombreuses pressions politiques et péripéties judiciaires, jusqu'à l'arrêt du Conseil d'État du , pour que les Lannilisiens obtiennent à nouveau le droit de cueillir du goémon sur le littoral de Landéda[28].

Les meuniers et la misère en 1774[modifier | modifier le code]

Dans l'enquête sur la mendicité dans le Léon en 1774 ordonnée par Mgr de la Marche, le recteur de Landéda, Guillaume Le Jeune, écrit :

« Des moyens de soulager la misère publique (..) seroit de nous affranchir de la servitude des moulins. Un pauvre vassal à qui on prend un 12e, 10e, 8e, 6e, et quelquefois plus, de son grain, ne peut manquer de se ressentir d'une si forte saignée[29]. »

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La récupération des épaves lors des naufrages[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pays pagan.

De tout temps, « en dépit de leurs prêtres, des douaniers, des gendarmes et des marins de profession, les riverains de Kerlouan, de Guissény, de Landéda, du Corréjou[30] et des paroisses avoisinantes récoltent comme leur propriété légitime les débris et les chargements des navires naufragés »[31]. Cette pratique du « droit de naufrage »[32], tradition du pays pagan, existait donc aussi à Landéda comme l'illustre le récit suivant qui date de 1876 :

« Il y a quelques années, le curé de Landéda obtint un glorieux triomphe. Un dimanche, au milieu de la grand-messe, l'assistance, distraite de son recueillement par la nouvelle d'un naufrage, se précipita en foule sur la grève, et procéda lestement au "sauvetage", en appliquant sa doctrine favorite sur la charité bien ordonnée. Le bâtiment était chargé de toiles ; chacun en fit sa provision et, après l'avoir déposée dans sa ferme, s'en revint au bourg, sans remords, pour chanter les vêpres, croyant avoir fait une chose irréprochable. Le curé ne pensait pas de même. Il monta en chaire ; l'indignation le rendit éloquent ; ses paroissiens se retirèrent émus et troublés par la généreuse énergie de ses reproches ; et le lendemain matin il trouva entassé dans le jardin du presbytère, au grand préjudice de ses plates-bandes, tous les ballots de toiles, fruits du pillage de la veille[33]. »

L'échouage suivi du naufrage du Vesper, chargé de vin, sur les rochers d'Ouessant le entraîna la dérive des fûts de vin qui vinrent s'échouer en grand nombre de l'île Molène jusqu'à Santec. De mémoire d'homme, on ne vit jamais pareil afflux de vin dans la région et l'Aber-Wrac'h semblait être devenu un avant-port de Bordeaux avec ses quais surchargés de barriques de vin. Le journal Ouest-Éclair décrit ainsi les évènements :

« Tout ce qui mérite le nom de récipient est rempli de vin : pots, cruches, seaux, marmites, auges et jusque pro pudhor ! des vases nocturnes, etc.. (...) À Landéda, un étranger ami arrive dans une maison de la côte. On veut aussitôt lui faire goûter le gwin pense , le "vin d'épaves". Il voulut le couper par un peu d'eau et prit la cruche à eau. Mais celle-ci était remplie de vin. (...) À Landéda, un fut arrive à la côte. On le défonce aussitôt, puis l'on remplit tous les vases apportés. Comme le transvasement n'allait pas assez vite au gré des personnes présentes, un homme saute dans le fût et, du vin jusqu'à la ceinture, remplit les récipients qu'on lui passe. Mais le vin n'était pas fait et ce bain extraordinaire a rendu tout le corps du pauvre homme de la couleur de l'encre violette. lundi, une noce avait lieu à Landéda. A l'entrée de la tente du banquet deux fûts avaient été mis en perce et toute la journée le vin coula à flots. Le même jour, sur la grève de Landéda toujours, de l'embouchure de l'Aber-Benoît à l'embouchure de l'Aber-Wrac'h, une dizaine de fûts furent mis en perce. Les hommes qui étaient venus à la pêche au goémon s'oublièrent près des fûts. Pour le soir, tout le monde était gai et des rondes s'organisèrent autour des barriques sérieusement entamées. Deux bateaux, dont les patrons avaient trop fait la noce, se brisèrent sur les rochers. Il n'y eut heureusement personne de noyé[34]. »

Mais le port de l'Aber-Wrac'h possédait aussi son canot de sauvetage. Par exemple le est béni un canot neuf, le Madeleine, qui remplace le Thomassin hors d'usage, qui avait été construit en 1867[35]. Ce canot de sauvetage fit de nombreuses sorties, portant secours par exemple à un bateau à vapeur non identifié en 1907[36], au dundee Araoc'h en 1911[37]

Deux cadavres de naufragés du vapeur anglais Kurdistan, perdu en mer en novembre 1910 ont été trouvés dans les rochers de Landéda et enterrés dans le cimetière communal[38].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, certaines maisons de Landéda étaient encore couvertes de chaume comme l'illustre l'article relatant l'incendie d'une maison d'habitation en 1904[39].

En 1906, lors de la querelle des inventaires, 300 personnes se réunirent dans l'église de Landéda, récitant des prières et chantant des cantiques, pendant que se déroulait l'inventaire des biens de la fabrique[40].

Une école privée catholique ouvre à nouveau à Landéda en 1912[41].

Les familles nombreuses[modifier | modifier le code]

En 1924, François Dizerbe, marin-pêcheur, et son épouse, obtiennent le prix Cognacq-Jay car ils ont 13 enfants vivants[42]. La même année, la famille Bodenès a 14 enfants vivants[43].

Les goémoniers (pigouyers) et l'industrie de transformation des algues marines[modifier | modifier le code]

Le ramassage du goémon (ou varech) est devenu dans les premières décennies du XXe siècle une activité économique prépondérante à Landéda et dans les communes voisines :

« Chaque mois de mars, les paysans, (...) deux par deux, (...) s'en vont moissonner aux champs marins le tali, les laminaires dont on fait la soude. (...) Des centaines partent donc, avec le surnom de pigouyer, de Landéda, Lilia, Plouguerneau, Saint-Pabu, dans tous les sens, vers l'Île-Grande, l'île de Batz, l'archipel molénais (Lédénès de Molène, Quéménès, ..) à Ouessant, les Glénans. En deux voyages, ils transportent les provisions, les outils, le cheval qui amarre au pied du mât, l'arrière-train dans les brancards de sa charrette (...). Ils y retrouvent une cabane de l'été d'avant qu'ils réparent tant bien que mal. Si elle est trop écroulée, ils s'en refont une neuve avec les cailloux de la côte, du papier goudronné et de la ferraille (...). Chaque marée basse, on voit la flotte des pigouyers s'éparpiller entre les récifs. Ce n'est pas facile de faucher le tali qui ondule 1, 2, 3 mètres sous la barque ; encore moins de le hisser à bord du même coup de guillotine (faucille) avant que le courant l'ait entraîné. Hâtivement, le pigouyer moissonne. La pigouyère aussi : il y a parmi eux des jeunes filles qui travaillent comme des hommes. Quand le bateau est prêt à couler, chacun revient à son île. Débarquement de la meule dans les charrettes culées jusqu'à la barque, le poitrail du cheval dans l'eau. Après il faut étaler le goémon à sécher sur la dune, le remettre en tas quand il est sec. Après ? Et bien, la mer baisse de nouveau, on repart en chercher d'autres. (...) Ces îles sont des bagnes d'innocents, des bagnes de misère[44]. »

Des naufrages se produisaient parfois : par exemple le le naufrage du bateau goémonier Ile de France près d'Ouessant fait un mort (le second goémonier a été secouru)[45] et en juin 1938, un bateau goémonier, le Guy-Ferryville dont le port d'attache est l'Aber-Wrac'h, coule dans la baie des Blancs-Sablons au nord du Conquet, faisant deux noyés[46].

Le même journal L'Ouest-Éclair décrit ensuite le brûlage du goémon :

« En juillet et août, les champs sont fauchés : c'est la saison du brûlage. De l'aube à la nuit, dans les fours tapissés de pierres plates qui ressemblent à des tombes pour géants, les pigouyers entassent le goémon sec à mesure qu'il brûle, crépitant et sans flamme, sous des tourbillons d'amère fumée blanche. Le matin on dégage les énormes blocs de soude noire et on refait le nouveau feu, jour après jour, jusqu'à ce que la dernière meule brune et jaune pâle ait fondu dans le brasier et que toute la soude[47] ait été transportée aux usines du Conquet et d'ailleurs. Alors, ils abandonneront les îles noircies, désertiques, tailladées de tranchées, bosselées de cahutes à demi écroulées, et retourneront chez eux pour les labours d'automne[44]. »

Mais l'activité goémonière est gravement touchée par la crise de 1929 :

« Dans cette région de Landéda, la presque totalité des habitants vit de l'industrie du goémon. (...). Le maire de Landéda, Mr Kersaudy, assure son binocle : « J'ai vu l'année dernière des choses très tristes. À la suite de la déconfiture de la Société de l'Iode et de l'Algine, il y a eu beaucoup de victimes. Les goémoniers n'ont pas été payés l'an dernier. C'est la misère noire pour eux, et pour les commerçants aussi ». Il me cite le cas d'un épicier-débitant de boissons : en 1929, ce dernier a pris son commerce. L'installation de la nouvelle usine lui a rapporté un peu d'argent. Mais la crise est venue et en 1931 il n'a pas touché un sou puisque tous ses clients prnaient la marchandise à crédit. Les communes ne peuvent rien faire, ajoute M. le maire, nous n'avons pas de fonds de chômage[48]. »

Sous le titre « La grande pitié des goémoniers de Bretagne », le journal L'Ouest-Éclair écrit en 1932 :

« Source de richesse incomparable, après avoir fait vivre des milliers de familles (on m'a cité le cas d'une famille de cinq personnes qui se sont fait un gain annuel de 40 000 francs), elle semble près de se tarir (...) dans la région de Landéda où la crise sévit dans toute sa force. (...) Dans cette contrée, en effet, les goémoniers ont été doublement éprouvés par la baisse du prix de la soude et surtout par la liquidation judiciaire de la plus importante usine du littoral. (...) Jusqu'en 1928, la production de l'iode était assurée par 15 ou 16 usines groupées en véritable syndicat sous le vocable de Compagnie bretonne, tout en conservant chacune sa propre autonomie. En 1928, une nouvelle compagnie, la Société de l'Iode et de l'Algine, s'installe à Saint-Antoine, qui en possède déjà une de la Compagnie bretonne.
La nouvelle venue (...) peut absorber la totalité de la production de l'iode du Nord-Finistère, soit 400 tonnes (...) La Bretagne entre pour un tiers de la production mondiale de l'iode.
(...) Or le 4 décembre 1930, le directeur de la Compagnie Française de l’Iode et de l’Algine avisait (...) que l’usine serait arrêtée une partie du mois de décembre (…) l’usine est depuis bel et bien fermée. La liquidation judiciaire fut prononcée.
La soude produite par les goémoniers en 1930 ne leur a jamais été payée : c'est pourquoi la misère accable les familles de Saint-Pabu, de Plouguerneau et de Landéda, ainsi que de nombreux coupeurs de goémon qui s'en vont chaque année faire la récolte dans les îles. »[49]. »

En 1945, 531 bateaux de la région coupaient les laminaires de façon artisanale. À partir de 1986 a commencé une récolte mécanique qui a mis fin en 1978 à la récolte artisanale.

Le lichen carragheen, petite algue marine faisant partie des algues rouges, utilisée pour la fabrication de médicaments et en cuisine pour son pouvoir gélatinisant, était aussi récolté. « Entrant dans l'eau jusqu'à la ceinture, les récolteurs, hommes, femmes et enfants, arrachent avec les mains ou coupent à l'aide de couteaux les touffes de la petite algue qui en certains endroits forme le tapis végétal sous-marin. Grossièrement trié, le lichen est exposé sur la grève et blanchi par la rosée et le soleil »[50]. Des procédés artificiels, utilisant des produits soufrés, permettaient d'améliorer et d'accélérer le séchage. Les quantités récoltées étaient relativement grandes pour une si petite algue. Selon une estimation de 1915, pour une production française totale de 2 000 tonnes, le Finistère en récoltait environ 1 000 tonnes dont 50 tonnes à Landéda[50].

L'algine (ou agar-agar) est principalement récoltée en Asie du Sud-Est (le mot agar-agar est d'ailleurs d'origine indonésienne)[50]. Des tentatives de récolte d'algues ayant des pouvoirs gélatinisants, médicaux et cosmétiques analogues fut tentée dans l'entre-deux-guerres, d'où la création de la Société de l'Iode et de l'Algine déjà précédemment évoquée.

Dans la décennie 1960, un nouveau débouché temporaire fut trouvé dans la production de farine d'algues incorporée dans les aliments du bétail.

Le traitement des algues à Landéda a été décrit dans un article de René Le Verge paru dans les "Cahiers de Landéda" en 1986[51].

Les mareyeurs[modifier | modifier le code]

La construction de viviers flottants est autorisée le près du port de l'Aber-Wrac'h pour la conservation des crustacés. Le même mareyeur se voit autorisé à en installer deux autres à l'île-Molène[52].

L'activité maraîchère[modifier | modifier le code]

Landéda fait partie de la zone de production maraîchère du Léon. Déjà en 1914 et aussi en 1926, le journal Ouest-Éclair évoque les "petits choux de Landéda"[53].

Les deux guerres mondiales[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Landéda porte les noms de 82 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[54] et le cimetière de Landéda contient la tombe d'un soldat canadien, McNeil John James, originaire de la province d'Athabascan, décédé le [55].

« Le , les Allemands sont arrivés à Landéda avec une moto, une petite voiture et un canon tracté par un cheval. Le lendemain, c'était le tour des éléments motorisés. 700 Allemands ont séjourné dans la commune, avec 200 chevaux »[56]. Les bateaux et les bicyclettes furent réquisitionnés, l'école occupée par une garnison allemande. Un réseau de résistance (réseau Jade-Fitzroy) récupérait les aviateurs anglais à l'Aber-Wrac'h et les aidait à repartir en Angleterre depuis la presqu'île de Sainte-Marguerite[57]. Depuis 1957, une course de voiliers Herlford-River-L'Aber-Wrac'h[58] est organisée chaque année pour commémorer les liens alors établis entre les deux rives de la Manche[59].

Marie-Josèphe L'Hostis (née le à Landéda et décédée le ) est morte pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[60].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 603 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 353 1 311 1 344 1 398 1 980 2 093 2 177 2 068 2 133
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 135 2 095 2 159 2 004 2 066 2 061 2 057 2 028 2 043
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 018 2 161 2 227 2 191 2 215 2 235 2 191 2 317 2 329
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 231 2 136 2 134 2 281 2 666 2 949 3 519 3 603 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[61] puis Insee à partir de 2004[62])
Histogramme de l'évolution démographique


Commentaire : Comme pour la quasi-totalité des communes littorales bretonnes, la population de Landéda est en forte augmentation : la commune a gagné 2 275 habitants entre 1793 et 2008, soit + 168 % en 205 ans (soit un rythme moyen annuel de croissance démographique de + 12 habitants). C'est surtout depuis 1982 que la croissance démographique est spectaculaire : gain de 1347 habitants entre 1982 et 2008, soit + 59,1 % en 26 ans (soit un rythme moyen annuel de + 52 habitants). Précédemment, la population était restée presque stable pendant une bonne partie du XIXe siècle, légèrement supérieure à 2 000 habitants lors de tous les recensements effectués ente 1831 et 1901, et a même connu un léger fléchissement démographique entre 1954 et 1975, perdant alors 195 habitants en 21 ans.

Cette croissance démographique est uniquement due à un solde migratoire nettement positif, supérieur en moyenne à + 2 % l'an de 1975 à 2007 car l'accroissement naturel est resté négatif jusqu'en 1999 et est voisin de zéro ( + 0,1 % l'an) entre 1999 et 2007, naissances et décès étant d'importance analogue ces dernières années[63].

La commune se caractérise par un vieillissement important de sa population dû à l'afflux de retraités : en 2007, les 65 ans et + forment 18,0 % de la population totale, presque autant que les 0 à 14 ans qui forment à la même date 21,5 % de la population totale.

La littoralisation du peuplement se traduit aussi par le grand nombre de constructions neuves : le nombre des logements a été multiplié par 2,3 en 39 ans, passant de 850 logements en 1968 à 1 937 en 2007, au bénéfice tant des résidences principales, passées de 642 à 1416, que des résidences secondaires, passées de 181 à 407 pendant la même période. Ces dernières représentent désormais 21,0 % du total des logements. Il s'agit essentiellement d'un urbanisme pavillonnaire ( 93,1 % du total des logements en 2007) grand consommateur d'espace[64].

Culture[modifier | modifier le code]

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 15 novembre 2010. Les enfants bretonnants de Landéda sont inscrits majoritairement dans les écoles et collèges bilingues de Lannilis.

Musique et danse bretonne[modifier | modifier le code]

Le Rond de Landeda est une danse bretonne

Administration[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Blason de Landéda :
D’azur à la barque de face équipé d’argent, la voile chargée d’une croix celtique de sable, accompagnée à dextre et senestre d’une coquille Saint Jacques d’or. Coupé du même à 2 pals d’azur déportés en flancs dextre et senestre.
Partie externe : timbré d’une couronne d’or fleuronnée de 3 gerbes de blé aussi d’or alternées avec 2 plants de goémon de sable. Le tout est posé sur un lixel parcheminé aux retroussis de gueules, chargé de la devise bretonne en lettre onciale de sable "DOUAR AOUR, MOR EN E DRO" et en abîme du nom de la ville "LANDEDA" en lettre majuscule onciale aussi de sable.
Officiel : décision municipale du 27 juin 1985, enregistré en préfecture le .
Explications : la couronne représente le symbole de l'économie - le blé : c'est le passé, la richesse due à sa culture - le goémon : récolte séculaire, actuellement toujours une activité importante. La nef représente l'histoire, symbole de l'arrivée des bretons venant de Grande-Bretagne et des Saints évangélisateurs (Téda pour Landéda) d'où la croix. La nef symbolise aussi l'activité maritime (pêche, plaisance). La coquille st jacques représente l'acquaculture (huîtres, palourdes...), symbole aussi d'une ancienne famille.
Concepteur : Jacques Michel[65]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de Landéda
Liste des maires successifs[66]
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1799 BARS Jean    
1800 1808 GUIZIOU Jean    
1808 1812 COLLIN Jean    
1812 1818 MELGUEN Jean-Marie    
1818 1828 LE BIHANIC de TROMENEC François Marie    
1828 1831 LE BIHANIC de TROMENEC Charles    
1831 1838 CABON René Marie    
1839 1848 GUILLERMOU Jean Marie    
1850 1857 LE GENDRE Jean    
1858 1860 RAGUENES Jean-François    
1860 1861 GUIZIOU François    
1861 1865 GUILLERMOU Jean-Marie    
1865 1870 SILVESTRE Guillaume    
1870 1871 LAOT Jean    
1871 1874 KERSEBET Jean    
1874 1876 SILVESTRE Guillaume    
1876 1879 KERAUDY Salomon    
1879 1915 GLAIZOT Gustave    
1915 1919 TREGUER Henri    
1919 1944 KERAUDY Joseph Yves Marie-Simon    
1945 1946 KERVERN Emile    
1946 1952 MORVAN Louis    
1953 1977 MORVAN André    
1977 1983 MAREC Alfred    
1983 1989 KERVERN Jean-François    
1989 1993 PRONOIST Georges    
1993 1995 DE POULPIQUET Odile    
1995 2014 TREGUER Christian    
2014 en cours CHEVALIER Christine    
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

Le port de l'Aber Wrac'h se trouve sur le territoire de la commune. Ce fut un petit port de pêche. C'est désormais un port de plaisance géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Brest. Il occupe une place privilégiée à l'entrée de la Manche. Il se poste aux abords du Chenal du Four, passage bien connu des navigateurs, entre le continent et l'archipel de Ouessant et Molène. Niché dans l'estuaire de l'Aber Wrac'h, il a toujours eu une position stratégique reconnue, et toute son histoire passée montre l'importance de ce site lors du développement du cabotage commercial et lors des différents conflits militaires qui ont émaillé le passé. Le Phare de l'Île Vierge permet facilement de le situer et le Fort Cézon assure une fonction de sentinelle à son entrée. Cet environnement maritime permet l'implantation et le développement d'activités de plaisance et de loisirs ainsi que des activités exercées par les professionnels que sont les pêcheurs, les ostréiculteurs, les goémoniers.

Escale très fréquentée, le port de l'Aber Wrac'h accueille 5 000 bateaux par an. Il est désormais, depuis son inauguration le , équipé d'infrastructures portuaires lui permettant d'accueillir 320 bateaux, dont 270 aux pontons, et de réaliser les opérations de carénage, de manutentions, d'avitaillement et de maintenance.

Le port du Vill à l'entrée de l'Aber-Benoit est aussi sur la territoire de la commune. On y trouve une partie de la flotte des goémoniers du Finistère ainsi qu'une activité ostréicole.

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

  • Monuments :
    • L'Abbaye Notre-Dame des Anges (dite aussi de "la Baie des Anges") est inscrite monument historique depuis 2002. Cette abbaye a été construite à l'emplacement d'un ancien lieu de culte païen dont les vestiges affleurent encore sous la chapelle[67].
Le clocher de l'église Saint-Congar
    • L'église paroissiale Saint-Congar : dédiée à saint Congar par Yves-Antoine de Longueuil, évêque de Léon entre 1484 et 1500, « le dimanche après la Saint-Luc » en 1486[68] ; l'église actuelle date de 1846, mais son clocher à demi encastré, conservé de l'église antérieure, porte la date de 1731, mais il fut foudroyé en 1821. L'église possède une nef de sept travées, des arcades en plein cintre et des lambris peints dans le chœur[69]. Une statue en pierre de la Vierge Marie, dénommée Notre-Dame-des-Anges, provenant de l'abbaye du même nom, s'y trouve. L'église était par le passé entourée du cimetière (déplacé en 1898)[70].
    • La chapelle de Sainte Marguerite[71] située au point culminant de la presqu'île que forme Landéda, au lieu-dit Cléguer Meur ("Rocher Grand"), elle se dégrada dans la première moitié du XIXe siècle, perdant son clocher en 1821 mais fut reconstruite selon un plan simple rectangulaire avec un clocheton en 1851 en reprenant les pierres d'une chapelle implantée initialement sur l'île Tariec. La chapelle contient les statues en bois polychrome de la Vierge Marie et de Sainte Marguerite. La tradition populaire attribuait à l'amas rocheux situé à proximité une action bénéfique contre la stérilité féminine[72].
    • La chapelle de Troménec[73], dite aussi chapelle Saint-Laurent-de-Kerviré (et connue autrefois sous le nom de Penfeunten) est le seul vestige subsistant de l'ancien manoir fortifié de Troménec, fondé au XVe siècle. Son pignon ouest arbore une fine rosace en granit formée de six quatrefeuilles entourant un sixtefeuille central. Elle abrite désormais le tombeau de Simon de Troménec, déplacé de l'église paroissiale lors de sa reconstruction[74].
    • La chapelle de Brouennou[75] ou chapelle de Saint-Eveltoc, date du début du XVIIe siècle : elle contient les reliques de saint Gouesnou et fut l'église paroissiale de Brouennou. Son clocher date du XVIIIe siècle. Après son annexion par Landéda, l'église tomba en ruines, mais fut reconstruite à partir de 1857. Elle possède une statue de l'Ecce Homo et une autre de saint Gouesnou[76].
    • La fontaine Saint-Antoine, de style gothique, date du XVIe siècle : sa niche porte une statue de saint Antoine ; la chapelle située à proximité a disparu : c'est dans cette chapelle que le célèbre prédicateur Michel Le Nobletz reçut en 1587 l'enseignement de trois prêtres, les frères Gourvennec.
    • Le Fort Cézon (sur l'île du même nom): en face de l'ancienne abbaye Notre-Dame des Anges se trouve le Fort Cézon, ainsi appelé à cause des fortifications qui y ont été édifiées.
    • Le manoir de Kersemé : c'est un manoir gothique datant des XVe siècle et XVIe siècle et qui occupe un site défensif à l'entrée de l'Aber Wrac'h.
    • Les feux de La Palue et de Saint Antoine : tourelles cylindriques de maçonnerie de 9 m et de 8 m, elles ont été mises en service en 1847 pour compléter le dispositif de balisage "sud" de l'Aber Wrac'h. Les feux se sont éteints en 1970 et ont été remplacés par un feu directionnel, un projecteur de guidage installé devant l'abri du canot de sauvetage situé au port de l'Aber Wrac'h.
    • Ainsi qu'un ancien manoir, de nombreuses croix de pierre (dont celle de Craz-an-Anez) et des îles aux vestiges très anciens[77].
    • Le sémaphore de l'Aber-Wrac'h, construit en 1861, fermé en 1981, fut incendié dans la nuit du 16 au et acquis par la municipalité en 1994[78] ; il a perdu sa vocation originelle et sert maintenant de "Point-Info Tourisme".
  • Sites naturels
    • Les dunes de Sainte-Marguerite : formées il y a plus de 25 000 ans, ces dunes ont été peuplées et utilisées par l'homme pendant des siècles qui y faisait paître ses troupeaux et y faisait sécher le goémon comme le prouvent les nombreux vestiges préhistoriques et médiévaux qu'on y a retrouvés. Ces dunes ont été menacées de disparition dans la seconde moitié du XXe siècle en raison de leur piétinement excessif par les touristes et par la circulation automobile. En 1979, le Conservatoire du littoral acheta 50 ha dans les dunes de Sainte-Marguerite afin de les protéger, interdisant dorénavant la circulation automobile, créant des parking et des chemins délimités pour les randonneurs, ce qui a permis une reprise d la végétation, en particulier des oyats[79].

Une dune, c'est quoi ? Le sable est constitué de fines particules minérales et de débris de coquillages. Sa teneur en calcaire peut être importante. A marée basse, le sable de la plage est transporté par le vent, les goémons des laisses de mer et les plantes piègent les sédiments. La dune s'engraisse, se construit, le paysage se transforme. Sur « le haut de plage » les algues déposées par la mer s'ensablent, se décomposent. Cet apport de matière organique favorise l'implantation des plantes comme le cakilier et l'arroche. Plus en retrait sur la « dune mobile » pousse l'oyat accompagné du liseron des dunes, du panicaut maritime encore appelée chardon bleu et du gaillet. Les plantes du haut de plage, de la dune initiale et mobile piègent de grandes quantités de sable. Elles assurent aux végétaux de la "dune fixe" des conditions de vie plus clémentes. Les dunes constituent un milieu original abritant une flore particulièrement menacée. Il faut s'efforcer de protéger ce milieu fragile. Dans cette démarche, merci à chacun de respecter les installations de protection.

    • Le marais de Toul-an-Dour (ou Prat-al-Lan)[80].
    • L'île de Stagadon, est située à l'entrée de l'Aber-Wrac'h mais dépend administrativement de la commune de Plouguerneau[81].
  • Jardins :
    • "Terre d'Hortensias" : l'un des 7 jardins de "Terre d'Hortensias" est situé au sémaphore au port de l'Aber Wrac'h à Landéda. Devenu une des plantes emblématiques de la Bretagne, l'hortensia ou hydrangea, originaire d'Asie, ne fleurit dans notre pays que depuis le XVIIIe siècle, époque des grandes expéditions maritimes scientifiques à la découverte de terres inconnues. Le premier hortensia est introduit en France par le botaniste Philibert Commerson qui embarque avec Bougainville pour un tour du monde à bord de La Boudeuse, partie de Brest en 1766.

Omniprésent dans les jardins des particuliers et les bourgs de nos communes, l'hydrangea a été privilégié pour valoriser notre patrimoine architectural et paysager du pays des Abers-Côte des Légendes dans le projet "Terre d'Hortensias".

Plus que de simples fleurissements, "Terre d'Hortensias" présente en 7 jardins une découverte thématique de 50 variétés d'hortensias. Les autres sites des jardins sont : l'aire de jeux de Kerfeunteun au Drennec, la chapelle Guicquelleau au Folgoët, la chapelle Notre-Dame de la Clarté à Kernouës, la salle des fêtes à Lanarvily, le dolmen de Lilia à Plouguerneau, la salle multifonctions à Saint-Méen. L'entrée des jardins est libre.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Traditions[modifier | modifier le code]

Édouard Vallin relate que la dépouille bien conservée naturellement d'une femme (la "momie de Landéda", trouvée en creusant une vieille tombe[82]) qui serait morte centenaire était conservée dans le reliquaire de l'église de Landéda et faisait encore, au milieu du XIXe siècle l'objet de la vénération des fidèles[83].

Secours en mer[modifier | modifier le code]

Landéda est la base de la vedette de l'Aber Wrac'h qui, sous la juridiction du CROSS sécurise avec ses sœurs de la SNSM cette zone des eaux marines bretonnes.

Le canot tous temps de Landéda, est un canot qui doit rester en alerte 24 heures sur 24, car il est l’un des plus puissants de sa catégorie et, à ce titre, il doit pouvoir appareiller sous 15 minutes après l'appel du CROSS Corsen dont il dépend.

Il est armé par des bénévoles qui, bien sûr, se relaient afin que le canot reste opérationnel.

La maintenance est pratiquement uniquement assurée par des dons et sur un canot de ce type qui est un canot surmotorisé (2 moteurs de 480 Cv), et qui bénéficie d'équipements très convenables quant aux instruments de navigation, il y a toujours quelque chose à réparer et le renchérissement du carburant ne favorise pas la trésorerie...

L'association étant classée association d'utilité publique les dons font l'objet de reçus fiscaux mais bien souvent ce sont les sauveteurs qui complètent... La tradition des gens de mer est, en effet, de s'entraider.

Le canot, appelé Présidents Joseph Oulhen (SNS 064) doit son nom à l'ancien président de la station et au nom du président suivant de la station mort en opération en 1986. Les deux anciens présidents portaient tous les deux le même nom : Joseph Oulhen. Le premier était mareyeur à l'Aber-Wrac'h et le second était marin de commerce en retraite.

Événements[modifier | modifier le code]

En 2008, Landéda a accueilli la Course du Figaro[84]. Landéda accueille aussi le Festiwrach' en juillet, un mini festival de musique organisé par l'assossiation "Son-en-wrach'". Landéda, gens de mer et de terre : un livre de 130 photos sur la vie quotidienne des habitants de Landéda.L'auteur René Monfort a demandé aux familles de prêter et de commenter les photos.On trouve ainsi dans l'ouvrage des photos des travaux quotidiens des paysans, goémoniers, commerçants, pêcheurs de Landéda et l'Aber-Wrac'h. Un beau livre en noir et blanc qui rend hommage aux habitants de la commune. Le livre, sorti en juin 2009, est encore disponible.

En 2009, la conférence COSIT'09 (Conference on Spatial Information Theory) s'est tenue du 21 au 25 septembre à l'Aber-Wrac'h[85] (sous l'égide, entre autres de l'École navale (Irenav), la région Bretagne et Europole Mer).

Danse bretonne[modifier | modifier le code]

Le Rond de Landeda est une danse bretonne traditionnelle.

Associations[modifier | modifier le code]

  • Associations culturelles :
    • Patrimoine des Abers : association de sauvegarde du patrimoine, proposant notamment un inventaire en ligne du patrimoine des communes du Pays des Abers
    • Son en Wrac'h: association organisatrice du Festiwrac'h et d’évènements musicaux.

Littérature[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le marin Louis Bernicot, né à L'Aber-Wrac'h le 13 décembre 1883, fit le tour du monde en solitaire de 1936 à 1938 sur son voilier de 12 mètres, l'Anahita. Il était le cinquième marin au monde à réaliser cet exploit.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé de Landéda, sur lion1906.com
  2. a et b B. Girard, "La Bretagne maritime", 1889, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5744832r/f243.image.r=Landeda.langFR
  3. "Bulletin de la Société des sciences naturelles de l'Ouest de la France", 1891, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k112503n/f374.image.r=Landeda.langFR
  4. R.F. Le Men, "Revue archéologique", 1869, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203588j/f185.image.r=Landeda.langFR
  5. http://www.landeda.fr/index.php?rub=nos_iles#pub_aff_article.358
  6. http://www.ippa29.fr/Agrandissements/PageIleWrach3%20(8)/Toponymie-et-symbolisme-celtique.pdf
  7. P.-R. Giot, B. Hallegouet, J.-L. Monnier, "Le cairn au péril de la mer de l’îlot de Roc’h-Avel en Landéda (Finistère)", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome CVII, 1979
  8. http://fr.topic-topos.com/saint-tariec-landeda
  9. http://www.wiki-brest.net/index.php/Fort_C%C3%A9zon_%C3%A0_la_fin_du_XVIIIe_si%C3%A8cle
  10. "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1878, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2081934/f221.image.r=Landeda.langFR
  11. Pierre Giot dans son livre "Préhistoire de la Bretagne" signale que ce cairn peut être considéré « comme représentant la plus vielle architecture durable du monde occidental »
  12. Paul du Châtellier, "De quelques cachettes découvertes dans le Finistère", Revue L'Anthropologie, 1890, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54338756/f30.image.r=Landeda.langFR
  13. http://fr.topic-topos.com/livres/landeda
  14. René Kerviler, Armorique et Bretagne, page 215
  15. http://marikavel.org/gaule/gesocribate/accueil.htm
  16. Charles de la Monneraye, Mémoires sur l'étude des villes et voies romaines en Bretagne, Bulletin archéologique de l'Association bretonne, Rennes, Verdier, 1849
  17. LE GRAND Albert, La Vie Des Saints de La Bretagne-Armorique, Nabu PressD, 2011, 858 p., ISBN 978-1-247-50361-5
  18. a et b http://www.wiki-brest.net/index.php/Tolente_:_Mythe_ou_r%C3%A9alit%C3%A9%3F
  19. J.-F. Brousmiche, Voyage dans le Finistère, 1831, page 33
  20. http://marikavel.org/gaule/tolente/accueil.htm
  21. "Ports maritimes de France", 1878, cité par René Kerviler, "Armorique et Bretagne, recueil d'études sur l'archéologie, l'histoire et la biographie bretonnes", H. Champion, Paris, 1893, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57842440/f232.image.r=Landeda.langFR
  22. B. Girard, "La Bretagne maritime", 1889, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5744832r/f244.image.r=Landeda.langFR
  23. J. Baudry, "Étude historique et biographique sur la Bretagne à la veille de la Révolution, à propos d'une correspondance inédite (1782-1790)", H.Champion, Paris, 1905, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5816873q/f49.image.r=Landeda.langFR
  24. Édouard Vallin, "Voyage en Bretagne, Finistère : précédé d'une notice sur la Bretagne au XIXe siècle", Comptoir de la Libraire de Province, Paris, 1859, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5652145c/f143.image.r=Landeda.langFR
  25. "Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie", Kerangal, Quimper, 1924, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5729760q/f323.image.r=Landeda.langFR
  26. Narcisse-Eutrope Dionne, "Origine des familles émigrées de France, d'Espagne, de Suisse, etc., pour venir se fixer au Canada, depuis la fondation de Québec jusqu'à ces derniers temps, et signification de leurs noms", Garneau, Québec, 1914, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54603813/f573.image.r=Landeda.langFR
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  28. http://www.animation-lannilis.org/index.php?page=lannilis-landeda-histoire-des-goemons
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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