Ploudalmézeau
| Ploudalmézeau | |
|---|---|
Vue de la mer (Portsall) |
|
Détail |
|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Bretagne |
| Département | Finistère |
| Arrondissement | Brest |
| Canton | Ploudalmézeau (chef-lieu) |
| Code commune | 29178 |
| Code postal | 29830 |
| Maire Mandat en cours |
Marguerite Lamour 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays d'Iroise |
| Site web | Site de la commune |
| Démographie | |
| Population | 6 070 hab. (2008[1]) |
| Densité | 262 hab./km2 |
| Aire urbaine | 43 267 hab. () |
| Gentilé | Ploudalméziens, Ploudalméziennes |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 0 m — maxi. 84 m |
| Superficie | 23,18 km2 |
Ploudalmézeau (breton Gwitalmeze) est une commune française du département du Finistère, dans la région Bretagne.
Sommaire |
[modifier] Géographie
La principale caractéristique est d'avoir deux centres agglomérés principaux, distants de 4 kilomètres, le bourg de Ploudalmézeauà l'Est et Portsall, à l'Ouest, au bord d'un aber de 2 kilomètres de long, qui semble avoir été appelé l'Aberig (le petit aber), par comparaison avec ses voisins plus larges et plus longs (l'Aber Ildut au Sud, l'Aber-Benoît et l'Aber-Wrac'h, à l'Ouest).
Il en résulte une dualité caractéristique des communes côtières, entre une population qui a vécu, au long de l'Histoire, uniquement de l'agriculture et une autre tirant tout ou partie de ses ressources de la mer.
[modifier] Communes limitrophes
[modifier] Toponymie
On rencontre les appellations suivantes : Ploue Telmedou, Ploue Telmedzo, Plebs Telmedovia en 884, Ploedalmezeu vers 1330, Ploedalmezeau en 1467 et Guytalmezeau en 1544.
Ploudalmézeau viendrait du vieux-breton ploe (paroisse) et tel (bosse) et medovie (milieu)[réf. nécessaire].
[modifier] Histoire
[modifier] Étymologie et origines
Ploudalmézeau est une ancienne paroisse primitive[2] qui englobait autrefois les territoires actuels de Ploudalmézeau, de Saint-Pabu (sa trève) et de Lampaul-Ploudalmézeau.
Selon Arthur de La Borderie, c'est à Portsall, vers l'an 517, près d'une roche nommée Ar Marc'h Du (Le Cheval Noir), que le Breton saint Pol Aurélien, venant de Bretagne insulaire (précisement du Pays de Galles), aurait débarqué sur le continent. Il aurait fondé la paroisse de Ploutemedou (Plebs talmedonia, en latin) . Saint Pol séjourna dans le pays assez longtemps et établit son ermitage à Lanna Paulé (Lampaul-Ploudalmézeau).
Le chef-lieu primitif de la paroisse se trouvait au sud du bourg actuel, au village de Guitalmézé-Coz (Vieux-Gwitalmézeau) et dépendait de l'évêché de Léon. Ce transfert semble antérieur à 1544.
[modifier] Du XVIe au XVIIIe siècle
Au XVIe siècle, Ploudalmézeau faisait partie de l'évêché de Léon et de la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan [3].
[modifier] La Révolution française
La Révolution française avait été au départ bien accueillie. En effet, le recteur Goret avait même présidé à l'élection de l'évêque constitutionnel à Quimper, en 1790, moment où l'évêché de Léon a fusionné avec l'évêché de Cornouaille pour former le diocèse de Quimper et Léon. La question religieuse empoisonna cependant rapidement l'atmosphère. La "levée des 300 000 hommes", décidée en mars 1793 pour faire face aux menaces des monarchies européennes, provoqua l'insurrection d'une partie de l'évêché du Léon. Ploudalmézeau fait ainsi partie des paroisses léonardes insurgées. Son maire, François Barbier, est destitué le 16 mars et guillotiné à Brest le 17 avril 1794.
Bernard Jeune, un des persécuteurs de l'époque de la Terreur, raconte :
[modifier] Le XIXème siècle
[modifier] Le droit de vaine pâture
Le droit de vaine pâture s'exerçait encore couramment au milieu du XIXe siècle :
« Les terrains communaux (...) sont livrés toute l'année au pâturage au profit des habitants des communes possédant ces communs, composés la plupart de dunes et de marais peu susceptibles d'être cultivés ; c'est ce qu'on voit à Lampaul-Plouarzel, à Ploudalmézeau, à Porspoder, à Landunvez, à Rumengol, à Plabennec, à Plouvien, etc... Chacun y envoie son bétail quand et comme bon lui semble ; c'est là encore qu'on dépose et qu'on met à sécher les plantes marines. Seulement de temps en temps, les communes vendent tout ou partie des communs, qui disparaîtront insensiblement et accroîtront la masse des terrains cultivés. (...) Les landes, marais,et généralement tous terrains déclos et non cultivés sont encre soumis à la servitude de vaine pâture. (...) La cessation de l'indivision ne suffit point pour mettre fin à la vaine pâture, il faut encore qu'il y ait clôture des terres[5]. »
[modifier] Le XXème siècle
En 1951, a été créée sur le territoire de Ploudalmézeau, la paroisse de Port-Sall (noté Portsall en 1394, du breton porz, port et sal, château), dédiée à Notre-Dame du Scapulaire.
Le 16 mars 1978, un pétrolier géant, l'Amoco Cadiz, avec en cale 232 182 tonnes de pétrole brut, s'échoue sur les roches de Portsall.
[modifier] Monuments et lieux remarquables
- Mégalithes du Guilliguy dominant le port à Portsall : galerie dolménique, à proximité d'une croix et d'un petit menhir incliné. Néolithique L'ensemble a été classé monuments historiques (4 mars 1921)[6].
- Tumulus de l'Île Carn. Néolithique. Classé monuments historiques (21 avril 1955)[7].
- Chapelle de Saint-Roch, elle est dédiée à Saint Roch, invoqué contre la peste. Construction en 1642 inscrite sur une pierre angulaire du pignon ouest.
- Chapelle de Kerlanou, fondation des seigneurs des Salles, reconstruite vers 1880. Jusqu'aux années 1950, culte à Saint Éloi avec pardon des chevaux, le 24 juin.
- Plusieurs croix ou vestiges de croix : la croix de mission du cimetière (XIXe siècle),
- Manoirs de Kerghin (XVIe-XVIIe siècle).
- Parc du Moulin Neuf, parc animalier et magnifiques jardins, ouvert tous les jours au public, entrée gratuite.
- Église Saint-Pierre-et-Saint-Vincent-Ferrier, au bourg de Ploudalmézeau. XIXe siècle
- Église Notre-Dame-du-Scapulaire. Portsall. XIXe siècle
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 27 novembre 1791 | 16 mars 1793 | François Barbier | Notaire | |
| 16 mars 1793 | 23 février 1794 | Gilbert-Jean Carof | ||
| 23 février 1794 | 8 décembre 1795 | Pierre Jaouen de Lestrémeur | ||
| 8 décembre 1795 | 1800 | Guillaume Balc’h | Notaire | |
| 1800 | 1807 | Yves Guéguen | ||
| 1807 | 1815 | Jacques Riou | ||
| 1815 | 1817 | Joseph Le Balc’h | Notaire | |
| 1817 | 1828 | Rosec-Maisonneuve | ||
| 1828 | 1835 | Jean-Vincent Colin | ||
| 1835 | 1840 | Rosec-Maisonneuve | ||
| 1840 | 1864 | Alexis Julien | Notaire | |
| 1864 | 1898 | Bénoni Guillard | Notaire | |
| 1898 | 1942 | Jules Fortin | Avocat, gendre de son prédécesseur | |
| 1942 | 1944 | Jean Carof | ||
| 1944 | 29 avril 1945 | François Kerleroux | Président de la Délégation Spéciale | |
| 29 avril 1945 | 1956 | Jean Caraes | ||
| 1956 | 19 mai 1961 | François Squiban | ||
| 19 mai 1961 | 18 mars 2001 | Alphonse Arzel | UDF | |
| 18 mars 2001 | en cours | Marguerite Lamour | UMP | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
[modifier] Évolution démographique
D’après le recensement Insee de 2007, Ploudalmézeau compte 5 950 habitants (soit une augmentation de 19 % par rapport à 1999). La commune occupe le 1 636e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 860e en 1999, et le 28e au niveau départemental sur 283 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Ploudalmézeau depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 2007 avec 5 950 habitants.

[modifier] Pyramide des âges
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (26,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 49,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,3 %, 15 à 29 ans = 13,4 %, 30 à 44 ans = 21,8 %, 45 à 59 ans = 19,1 %, plus de 60 ans = 23,3 %) ;
- 50,8 % de femmes (0 à 14 ans = 20,1 %, 15 à 29 ans = 12,9 %, 30 à 44 ans = 19,8 %, 45 à 59 ans = 17,9 %, plus de 60 ans = 29,3 %).
[modifier] Langue bretonne
- A la rentrée 2007, 10,1 % des enfants de la commune étaient inscrits dans le primaire bilingue[15].
[modifier] Lieux et monuments
[modifier] Monuments historiques
[modifier] Sports
Le club de football, créé vers 1920, est appelé les "Arzelliz", dont l'équipe de football fanion évolue en Division 1 amateurs en 2011.
[modifier] Événements
- Fête des fleurs
- Circuit d'Armorique, course cycliste (tous les ans au mois de mai ou juin)
- Feux d'artifice du 14 juillet et du 15 août
[modifier] Personnalités liées à la commune
[modifier] nées sur le territoire de la commune
- Jean-François Keraudel, (1873- ?), né dans la commune, médecin aux Colonies, explorateur en Afrique centrale et spécialiste des maladies tropicales
- Auguste Bergot, (1891-1966), né dans la commune, à Ridiny, romancier, poète et homme politique à Brest. A écrit "Au pays de mes ancêtres" qui relate sa jeunesse à Portsall. Rue à Lanrédec.
- Gabriel Éliès (1910-1978), né à Portsall, chanoine, prisonnier de guerre de 1940 à 1945, directeur d'école et fondateur du club sportif "Avel Vor" à Saint-Pabu, auteur d'un livre sur Portsall, écrivain en breton sous le nom de Mab an Dig, membre de la Fraternité des Druides, Bardes et Ovates de Bretagne[16].
- Alphonse Arzel, né le 20 septembre 1927 dans la commune, ancien sénateur du Finistère.
- Didier Squiban (né en 1959), compositeur et pianiste de Jazz et de musique traditionnelle
[modifier] En rapport avec la commune
- Mistinguett, actrice et chanteuse, ayant séjourné à « La Chansonnière »[17], villa appartenant au chansonnier Léo Lelièvre, près du port de Portsall.
- Bernard Natan[18],[19], propriétaire de la plus grande compagnie de cinéma française des années 1930 : Pathé-Natan, fit construire en 1931, une villa surplombant la plage de Tréompan, la villa Natan[20].
- Les peintres de la Nouvelle École de Paris, Serge Poliakoff, Jean Degottex[21], René Duvillier, Marcelle Loubchansky, Fahr-El-Nissa-Zeid ont séjourné avec le critique d'art Charles Estienne en 1954-1955 à la villa Natan à Tréompan, à l'hôtel de Bar ar Lan[22]et dans les environs.
- Paco Rabanne, né en 1934, ancien styliste en haute-couture, résident intermittent de la commune.
[modifier] Bibliographie
- René Montfort, Alphonse Arzel, betek penn, jusqu'au bout, Brest, Mor ha douar, 2008. 40 années de vie publique de l'ancien Sénateur-Maire de Ploudalmézeau. Anecdotes sur la vie municipale entre 1961 et 2001. La catastrophe de l'Amoco Cadiz y est relatée et abondamment illustrée.
- René Montfort, Ploudalmézeau, Portsall, Auto-édition, Sans date. 120 photos commentées de 1937 à 1978.
- Gabriel Éliès (Abbé), Portsall
- Auguste Bergot, Au pays de mes ancêtres : Brest et ses alentours, Plouguerneau, Le Folgoët, Kersaint-Portsall, Ouessant, Landerneau, Camaret, Brest, Éditions Poésia, 1934.
- René Couffon ; Anatole Le Braz, Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper et du Léon,
[modifier] Notes et références
- Populations légales 2008 de la commune : Ploudalmézeau sur le site de l'Insee
- Les paroisses bretonnes qui ont été fondées au Haut Moyen-Âge, étaient souvent très vastes et celles que l'on appelle paroisses primitives ont été fractionnées, au fil du temps, selon les évolutions démographiques.
- Jean Kerhervé, Anne-Françoise Pérès, Bernard Tanguy, Les biens de la Couronne dans la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan, d'après le rentier de 1544, Institut culturel de Bretagne, 1984.
- "Un mot de Bernard Jeune aux Amis de la Liberté", Brest, Gauchet, an II, cité par Oscard Havard, "Histoire de la Révolution dans les ports de guerre. Brest, Rochefort", 1911-1913, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k73113r/f276.image.r=Bourg-Blanc.langFR
- J.M.P.A. Limon, "Usages et règlements locaux en vigueur dans le département du Finistère", 1852, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5688569v/f98.image.r=Plouvien.langFR
- Notice no PA00090207, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
- Notice no PA00090208, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
- Site officiel de la mairie de Ploudalmézeau
- Population municipale millésimée 2009, voir journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest n°20683 du 30 décembre 2011
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 22 novembre 2010
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur Insee. Consulté le 22 novembre 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur Insee. Consulté le 22 novembre 2010
- Évolution et structure de la population à Ploudalmézeau en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 22 novembre 2010
- Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 22 novembre 2010
- (fr) Ofis ar Brezhoneg: Enseignement bilingue
- Il a aussi écrit en français, par exemple, le recueil de poésie, Ma Bretagne (1954)
- http://portsall.chez-alice.fr/autrefois/autrefois10.htm
- http://en.wikipedia.org/wiki/Bernard_Natan
- http://www.lips.org/bio_natan.asp
- http://portsall.chez-alice.fr/autrefois/autrefois12.htm
- http://mba.dijon.fr/donationgranville/accueil.php?p=visualisation&o=265
- http://portsall.chez-alice.fr/autrefois/autrefois2.htm