Ploudalmézeau

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Ploudalmézeau
Vue de la mer (Portsall).
Vue de la mer (Portsall).
Blason de Ploudalmézeau
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Ploudalmézeau (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Iroise
Maire
Mandat
Marguerite Lamour
2014-2020
Code postal 29830
Code commune 29178
Démographie
Gentilé Ploudalméziens, Ploudalméziennes
Population
municipale
6 288 hab. (2011)
Densité 271 hab./km2
Population
aire urbaine
43 267 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 32′ 28″ N 4° 39′ 28″ O / 48.541, -4.6577 ()48° 32′ 28″ Nord 4° 39′ 28″ Ouest / 48.541, -4.6577 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 84 m
Superficie 23,18 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune

Ploudalmézeau [pludalmezo] est une commune française du département du Finistère, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La principale caractéristique est d'avoir deux centres agglomérés principaux, distants de 4 kilomètres, le bourg de Ploudalmézeau à l'est et Portsall, à l'ouest, au bord d'un aber de 2 kilomètres de long, qui semble avoir été appelé l'Aberig (le petit aber), par comparaison avec ses voisins plus larges et plus longs (l'Aber-Ildut au Sud, l'Aber-Benoît et l'Aber-Wrac'h, à l'Ouest).
Il en résulte une dualité caractéristique des communes côtières, entre une population qui a vécu, au long de l'Histoire, uniquement de l'agriculture et une autre tirant tout ou partie de ses ressources de la mer, non seulement de la pêche, mais, aussi de la récolte du goémon.

La côte est principalement rocheuse, composée de granite et extrêmement découpée. De nombreux écueils et îlots rendent la navigation très dangereuse. L'estuaire sur lequel est installé Portsall et la petite anse de Pors Guen offrent des mouillages abrités accessibles par des chenaux soumis aux aléas des marées.

L'île Carn est un îlot côtier, accessible à marée basse, situé au large de Portsall et qui abrite un cairn du néolithique[1].

Articles détaillés : Île Carn et Cairn de l'île Carn.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ploudalmézeau
Portsall Lampaul-Ploudalmézeau Saint-Pabu
Landunvez Ploudalmézeau Tréglonou
Plourin Lanrivoaré Plouguin

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom breton de la commune est Gwitalmeze.

Au cours de l'histoire on rencontre les appellations suivantes : Ploue Telmedou, Ploue Telmedzo, Plebs Telmedovia en 884, Ploedalmezeu vers 1330, Ploedalmezeau en 1467 et Guytalmezeau en 1544.

Ploudalmézeau viendrait du vieux-breton plo ou plou "autour de", "plèbe" puis sens de "paroisse", tal "front" et med(d)o "propriété", "domaine", "enclos" (gallois  : meiddo, prononcez "mèzo", nombreux mots en brittonique finissant en d ou comprenant une intercalle d - erreurs de graphies face aux dialectes britons parlés - comme le diphtongue dd[Quoi ?] gallois se prononcent comme le "th" anglais ou le "zh" breton) ; soit la commune bordée d'enclos. Cette étymologie semble plus réaliste en vertu de la nature du terrain, bordés d'enclos paroissiaux comme agricoles, du fait d'un terrain majoritairement très dégagé et quasiment plat. A noter  : la langue parlée préfère gwi au sens de commune, ville, pour désigner l'influence générale d'une paroisse, dont le qualificatif plou ne délimite que l'enclos paroissial principal ou dominant. [réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Ploudalmézeau est une ancienne paroisse primitive[2] qui englobait autrefois les territoires actuels des communes de Ploudalmézeau, de Saint-Pabu et de Lampaul-Ploudalmézeau.

Selon Arthur de La Borderie, c'est à Portsall, vers l'an 517, près d'une roche nommée Ar Marc'h Du (Le Cheval Noir), que le Breton saint Pol Aurélien, venant de Bretagne insulaire (précisément du Pays de Galles), aurait débarqué sur le continent. Il aurait fondé la paroisse de Ploutemedou (Plebs talmedonia, en latin) . Saint Pol séjourna dans le pays assez longtemps et établit son ermitage à Lanna Paulé (Lampaul-Ploudalmézeau).

Le chef-lieu primitif de la paroisse se trouvait au sud du bourg actuel, au village de Guitalmézé-Coz (Vieux-Gwitalmézeau) et dépendait de l'évêché de Léon. Ce transfert semble antérieur à 1544.

Du XVIe au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, Ploudalmézeau faisait partie de l'évêché de Léon et de la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan[3].

La coupe et le ramassage du goémon[modifier | modifier le code]

G. Floch, recteur de Ploudalmézeau écrit le 16 décembre 1774 dans une lettre adressée à l'évêque de Léon Jean-François de la Marche, en réponse à l'enquête sur la mendicité dans le Léon (l'orthographe de l'époque a été respectée) :

« L'exécution de la déclaration du Roy du 2 octobre 1772[4] fera un grand tort à nos Armoriques. La coupe du gouesmon noir y est fixée aux mois de Janvier, Février et Mars. Pendant les deux premiers mois, la saison ne permet pas de le sécher, et pendant le mois de Mars, c'est le fort de leurs ouvrages et même le tems n'est pas encore bien constant. Avant cette déclaration, on coupoit le gouesmon à la fin d'Avril, parce qu'il n'est bon qu'autant qu'on peut bien le sécher, et lors il pouvoient le vendre, ce qu'ils ne pourront plus, et pourtant ces pauvres gens n'ont point d'autres ressources, et d'ailleurs ils ont plus de gouesmons qu'il ne leur en faut, jetté sur les rivages par le flot de la mer[5]. »

La Révolution française[modifier | modifier le code]

La Révolution française avait été au départ bien accueillie. En effet, le recteur Goret avait même présidé à l'élection de l'évêque constitutionnel à Quimper, en 1790, moment où l'évêché de Léon a fusionné avec l'évêché de Cornouaille pour former le diocèse de Quimper et Léon. La question religieuse empoisonna cependant rapidement l'atmosphère. La "levée des 300 000 hommes", décidée en mars 1793 pour faire face aux menaces des monarchies européennes, provoqua l'insurrection d'une partie de l'évêché du Léon. Ploudalmézeau fait ainsi partie des paroisses léonardes insurgées. Son maire, François Barbier, est destitué le 16 mars et guillotiné à Brest le 17 avril 1794.

Bernard Jeune, un des persécuteurs de l'époque de la Terreur, raconte :

« La première visite aux prêtres se fit à Ploudalmézeau, en 1791, avec douze dragons dont je faisais partie. (...) Nous arrachâmes du presbytère le ci-devant recteur, deux autres prêtres qui y étaient réunis. (...) À cette époque, nous enlevâmes les curés de la plupart des communes du district[6]. »

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le droit de vaine pâture[modifier | modifier le code]

Le droit de vaine pâture s'exerçait encore couramment au milieu du XIXe siècle :

« Les terrains communaux (...) sont livrés toute l'année au pâturage au profit des habitants des communes possédant ces communs, composés la plupart de dunes et de marais peu susceptibles d'être cultivés ; c'est ce qu'on voit à Lampaul-Plouarzel, à Ploudalmézeau, à Porspoder, à Landunvez, à Rumengol, à Plabennec, à Plouvien, etc. Chacun y envoie son bétail quand et comme bon lui semble ; c'est là encore qu'on dépose et qu'on met à sécher les plantes marines. Seulement de temps en temps, les communes vendent tout ou partie des communs, qui disparaîtront insensiblement et accroîtront la masse des terrains cultivés. (...) Les landes, marais,et généralement tous terrains déclos et non cultivés sont encre soumis à la servitude de vaine pâture. (...) La cessation de l'indivision ne suffit point pour mettre fin à la vaine pâture, il faut encore qu'il y ait clôture des terres[7]. »

En 1899, Ploudalmézeau fait partie des dix-huit seules communes du département du Finistère à déjà posséder une société d'assurance mutuelle, forte de 10 adhérents seulement, contre la mortalité des animaux de ferme, qui assure les chevaux et les bêtes à cornes[8].

Le pardon de la Saint-Éloi[modifier | modifier le code]

Un "Pardon des chevaux" se déroulait traditionnellement dans la chapelle Saint-Éloi[9] :

« À Plouarzel et à Ploudalmézeau, le jour du pardon de Saint-Eloi, on fait faire aux juments un saut par dessus l’eau qui s’écoule ainsi de la fontaine. C’est le Lamm Sant-Alar, le "saut de Saint-Eloi". La symbolique du saut pardessus l’eau traduit encore des espoirs de fertilité et de fécondité. Le jour du pardon était tellement propice que certains cultivateurs procédaient à des saillies comme l’observa Soaig Joncour à Plouyé en 1913 : Dans le champ précédant l’oratoire, derrière un talus, un paysan faisait saillir sa jument, coutume assez fréquente, paraît-il, surtout pour les juments réputées stériles, par confiance en l’action bénéfique du saint[10]. »

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Ploudalmézeau porte les noms de 197 personnes mortes pour la France dont 1 au Maroc en 1914, 143 pendant la Première Guerre mondiale, 48 pendant la Seconde Guerre mondiale, 3 pendant la Guerre d'Indochine et 2 pendant la Guerre de Corée[11].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Un bombardier britannique Hampden s'écrase au lieu-dit "Le Sanou" en Ploudalmézeau le 24 juillet 1941 faisant trois morts : les deux sergents mitrailleurs Albert Bertram Cooper et Donald Parkin et le navigateur Peter Gordon Anderson (enterrés dans le cimetière de Ploudalmézeau[12]); deux aviateurs parviennent à sauter en parachute : le pilote canadien Robert Benjamin Barr et l'opérateur radio James Wiggall (blessés, ils furent fait prisonniers par les Allemands)[13].

Le 5 avril 1943, plusieurs bombardiers anglais, après avoir bombardé Brest, sont attaqués sur le chemin de leur retour par des avions allemands qui ont décollé du terrain d'aviation de Guipavas : deux avions Lockheed Ventura anglais s'abîment en mer dans la Manche, un troisième en fit autant peu avant le retour sur la base aérienne britannique de Portreath ; un quatrième s'écrase à Lestréhoné en Ploudalmézeau, les quatre aviateurs victimes sont H. E. Blundell (de la Royal Air Force), T. C. Du Bose, E. A. Norman et K. E. Price (tous trois de la Royal Canadian Air Force). Leurs tombes se trouvent dans le cimetière de Ploudalmézeau[14]. Un avion allemand fut aussi abattu lors de ces combats aériens[15].

Le 24 avril 1944 un groupe de résistants, dirigés par Georges Dauriac[16] du réseau Défense de la France vole des tickets de rationnement, ce qu'ils avaient déjà fait deux fois antérieurement et s'enfuient à bord d'une automobile Citroën, mais ratent un virage et heurtent un poteau électrique. Yves Hily, qui conduisait le véhicule, est arrêté par les Allemands ainsi que deux autres résistants Julien Kervella et Gaston Viaron : tous trois furent fusillés au fort du Bouguen à Brest le 10 juin 1944. Plusieurs autres résistants furent arrêtés dans les jours qui suivent ; parmi eux Édouard Quéau, directeur de l'école primaire de garçons de Portsall[17] (qui est mort en déportation à Rotenbourg le 21 mai 1945), Joseph Lusven (de Ploudalmézeau), Joseph Coum (de Saint-Pabu), Aimé Talec (directeur d'école à Ploudaniel); le docteur Lucas (de Saint-Renan), Vincent Toullec et les frères L'Azou de Plouescat, Guillaume Penduff inspecteur de police à Landerneau, Jean Riou et ses deux filles Eliane et Simone de Lesneven, Paul Le Pouleuf et son fils Robert, Madame Anna Kervella et sa fille Yvonne, les sœurs Marie-Anne et Marie Piriou… La liste nominative est hélas non exhaustive : au total des condamnations à mort, des dizaines d'arrestations et de déportations. Georges Dauriac, blessé à la suite de l'accident, parvint à s'enfuir et même à se faire soigner clandestinement dans une clinique brestoise[18].

Un ancien habitant de Ploudalmézeau, Yves Fourn, a raconté ses Souvenirs de l'Occupation à Ploudalmézeau, évoquant entre autres un camp allemand composé de trois baraquements au lieu-dit Dirichou, la réquisition de l'école primaire de garçons Saint-Joseph, l'occupation des deux-tiers de la "Place aux chevaux", actuelle "Place du Général De Gaulle", par l'Organisation Todt pour la fabrication du ciment utilisé pour la construction des bunkers du Mur de l'Atlantique et l'assassinat le 6 août 1944, au cours de la messe dominicale d'un officier russe de l'armée Vlassov (à l'automne 1943, un fort contingent de soldats russes de l'armée Vlassov occupent un camp à Lezeroute près du port de Portsall, surveillant les fortifications littorales), tué par des FFI de passage. Un résistant, Gabriel Bizien, fut arrêté, atrocement torturé, puis exécuté[19].

Le 11 ou le 12 août 1944, une colonne motorisée américaine libère Ploudalmézeau et les troupes américaines établissent un camp au Castel en Ploudalmézeau où ils restent jusqu'à la fin du mois de septembre 1944.

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1951, a été créée sur le territoire de Ploudalmézeau, la paroisse de Port-Sall (noté Portsall en 1394, du breton porz, port et sal, château), dédiée à Notre-Dame du Scapulaire.

Le 16 mars 1978, un pétrolier géant, l'Amoco Cadiz, avec en cale 232 182 tonnes de pétrole brut, s'échoue sur les roches de Portsall.

Article détaillé : Amoco Cadiz.

Monuments et lieux remarquables[modifier | modifier le code]

  • Mégalithes du Guilliguy dominant le port à Portsall : galerie dolménique, à proximité d'une croix et d'un petit menhir incliné. Néolithique. L'ensemble a été classé monuments historiques (4 mars 1921)[20].
  • Cairn de l'île Carn, daté de 4200 avant J.-C. Classé monuments historiques (21 avril 1955)[21].
  • Chapelle de Saint-Roch, elle est dédiée à Saint Roch, invoqué contre la peste. Construction en 1642 inscrite sur une pierre angulaire du pignon ouest.
  • Chapelle de Kerlanou, fondation des seigneurs des Salles, reconstruite vers 1880. Jusqu'aux années 1950, culte à Saint Éloi avec pardon des chevaux, le 24 juin.
  • Plusieurs croix ou vestiges de croix : la croix de mission du cimetière (XIXe siècle),
  • Manoirs de Kerghin (XVIe-XVIIe siècle).
  • Parc du Moulin Neuf, parc animalier et magnifiques jardins, ouvert tous les jours au public, entrée gratuite.
  • Église Saint-Pierre-et-Saint-Vincent-Ferrier, au bourg de Ploudalmézeau. XIXe siècle
  • Église Notre-Dame-du-Scapulaire. Portsall. XIXe siècle

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[22]
Période Identité Étiquette Qualité
27 novembre 1791 16 mars 1793 François Barbier   Notaire
16 mars 1793 23 février 1794 Gilbert-Jean Carof    
23 février 1794 8 décembre 1795 Pierre Jaouen de Lestrémeur    
8 décembre 1795 1800 Guillaume Balc’h   Notaire
1800 1807 Yves Guéguen    
1807 1815 Jacques Riou    
1815 1817 Joseph Le Balc’h   Notaire
1817 1828 Rosec-Maisonneuve    
1828 1835 Jean-Vincent Colin    
1835 1840 Rosec-Maisonneuve    
1840 1864 Alexis Julien   Notaire
1864 1898 Bénoni Guillard   Notaire
1898 1942 Jules Fortin   Avocat, gendre de son prédécesseur
1942 1944 Jean Carof    
1944 29 avril 1945 François Kerleroux   Président de la Délégation Spéciale
29 avril 1945 1956 Jean Caraes    
1956 19 mai 1961 François Squiban[23]    
19 mai 1961 18 mars 2001 Alphonse Arzel UDF  
18 mars 2001 en cours Marguerite Lamour UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Description du blason
Blason ville fr Ploudalmézeau (Finistère).svg Blason Parti : au premier d'hermine plain, au second coupé, au un, d'azur aux cinq grelots d'argent ordonnés en sautoir, et au deux, fascé d'or et de gueules de six pièces.

Ornements extérieurs : devise : Mar car doue da vat ezay ("S'il plaît à Dieu tout ira bien")

Statut Statut officiel à déterminer…
Concept. Caraes.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2007, Ploudalmézeau compte 5 950 habitants (soit une augmentation de 19 % par rapport à 1999). La commune occupe le 1 636e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 860e en 1999, et le 28e au niveau départemental sur 283 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Ploudalmézeau depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 2007 avec 5 950 habitants.

L'estimation de la population totale, au 1er janvier 2013, est de 6.431 habitants[24].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 701 2 906 2 738 2 881 3 023 3 085 3 209 3 234 3 219
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 220 3 267 3 252 3 148 3 341 3 240 3 205 3 286 3 305
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 436 3 465 3 725 3 977 3 946 3 867 3 802 4 142 4 177
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
4 190 4 297 4 464 4 771 4 874 4 994 5 831 6 070 6 288
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2004[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (26,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,3 %, 15 à 29 ans = 13,4 %, 30 à 44 ans = 21,8 %, 45 à 59 ans = 19,1 %, plus de 60 ans = 23,3 %) ;
  • 50,8 % de femmes (0 à 14 ans = 20,1 %, 15 à 29 ans = 12,9 %, 30 à 44 ans = 19,8 %, 45 à 59 ans = 17,9 %, plus de 60 ans = 29,3 %).
Pyramide des âges à Ploudalmézeau en 2007 en pourcentage[27]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
1,4 
6,9 
75 à 89 ans
11,0 
16,2 
60 à 74 ans
16,9 
19,1 
45 à 59 ans
17,9 
21,8 
30 à 44 ans
19,8 
13,4 
15 à 29 ans
12,9 
22,3 
0 à 14 ans
20,1 
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage[28]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
6,7 
75 à 89 ans
11,6 
13,6 
60 à 74 ans
15,3 
21,4 
45 à 59 ans
20,2 
20,8 
30 à 44 ans
18,9 
18,4 
15 à 29 ans
16,1 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2013, 137 élèves étaient scolarisés à l’école Diwan et dans les filières bilingues catholiques (soit 14,8% des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[29].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le club de football, créé vers 1920, est appelé les "Arzelliz", dont l'équipe de football fanion évolue en Division 1 amateurs en 2011.

Le club de rugby, crée en 2006, est appelé le "Rugby club de l'Hermine", dont l'équipe seniors évolue en 2° Série du classement fédéral.

Événements[modifier | modifier le code]

  • Fête des fleurs
  • Circuit d'Armorique, course cycliste (tous les ans au mois de mai ou juin)
  • Feux d'artifice du 14 juillet et du 15 août

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Nées sur le territoire de la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-François Keraudel, (1873- ?), né dans la commune, médecin aux Colonies, explorateur en Afrique centrale et spécialiste des maladies tropicales
  • Auguste Bergot, (1891-1966), né dans la commune, à Ridiny, romancier, poète et homme politique à Brest. A écrit Au pays de mes ancêtres qui relate sa jeunesse à Portsall. Rue à Lanrédec.
  • Gabriel Éliès (ou Héliès)[30] (1910-1978), né à Portsall, chanoine, prisonnier de guerre de 1940 à 1945, directeur d'école et fondateur du club sportif "Avel Vor" à Saint-Pabu, auteur d'un livre sur Portsall, écrivain en breton sous le nom de Mab an Dig, membre de la Gorsedd de Bretagne[31].
  • Alphonse Arzel (20 septembre 1927 - 22 février 2014), ancien sénateur du Finistère.
  • François Squiban (1899-1964), ancien maire[32]
  • Didier Squiban (né en 1959), compositeur et pianiste de jazz et de musique traditionnelle (Didier est à la clinique à Saint-Renan)

En rapport avec la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. P.-R. Giot, J. L’Helgouach, Le cairn de l’île Carn, en Ploudalmézeau, Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome LXXX, année 1954
  2. Les paroisses bretonnes qui ont été fondées au Haut Moyen Âge, étaient souvent très vastes et celles que l'on appelle paroisses primitives ont été fractionnées, au fil du temps, selon les évolutions démographiques.
  3. Jean Kerhervé, Anne-Françoise Pérès, Bernard Tanguy, Les biens de la Couronne dans la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan, d'après le rentier de 1544, Institut culturel de Bretagne, 1984.
  4. Une protestation analogue émane des curés de Landunvez, de Guissény, de Plouescat et de Brouennou, voir la même source.
  5. Antoine Favé, Les faucheurs de la mer en Léon (récolte du goémon aux XVIIème et XVIIIème siècles), "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076777/f170.image
  6. "Un mot de Bernard Jeune aux Amis de la Liberté", Brest, Gauchet, an II, cité par Oscard Havard, "Histoire de la Révolution dans les ports de guerre. Brest, Rochefort", 1911-1913, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k73113r/f276.image.r=Bourg-Blanc.langFR
  7. J.M.P.A. Limon, "Usages et règlements locaux en vigueur dans le département du Finistère", 1852, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5688569v/f98.image.r=Plouvien.langFR
  8. Compte-rendu et procès verbaux, " Association bretonne, Classe d'agriculture", Saint-Brieuc, 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5566957m/f68.image.r=Ploudaniel.langFR et http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5566957m/f91.image.r=Ploudaniel.langFR
  9. http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29003523 et http://fr.topic-topos.com/ploudalmezeau
  10. Daniel Giraudon Pardon des chevaux en Bretagne et saints guérisseurs, compte-rendu d'un séminaire tenu à Gaillac (Tarn) du 9 au 11 décembre 2005, consultable http://www.culture.gouv.fr/mpe/recherche/pdf/R_478.pdf
  11. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=29178&pays=France&dpt=29&idsource=16738&table=bp&lettre=&fusxx=&debut=100
  12. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=29178&dpt=29&idsource=992615&table=bp99
  13. Chute d'un bombardier britannique à Ploudalmézeau le 24 juillet 1941, consultable http://www.wiki-brest.net/index.php/Chute_d%27un_bombardier_britannique_%C3%A0_Ploudalm%C3%A9zeau_le_24_juillet_1941#L.27escadron_144_de_la_Royal_Air_Force
  14. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=29178&dpt=29&idsource=990207&table=bp99
  15. Ploudalmézeau, le 5 avril 1943, consultable http://www.wiki-brest.net/index.php/Ploudalm%C3%A9zeau,_le_5_avril_1943
  16. Georges Dauriac est né à Brest le 24 juin 1923 et décédé à Brest le 10 juillet 1979 ; commandant du Corps-Franc « Vengeance », il fut le chef des Groupes d’Action Directe pour Brest et le Finistère, puis chef départemental du Mouvement de Libération Nationale pour le Finistère
  17. Edouard Quéau, instituteur résistant, consultable http://www.wiki-brest.net/index.php/Edouard_Qu%C3%A9au,_instituteur_r%C3%A9sistant
  18. Ploudalmezeau le 24 avril 1944, consultable http://www.wiki-brest.net/index.php/Ploudalmezeau_le_24_avril_1944#Le_lundi_24_avril_1944
  19. Souvenirs de l'Occupation à Ploudalmézeau, consultable http://www.wiki-brest.net/index.php/Souvenirs_de_l%27occupation_%C3%A0_Ploudalm%C3%A9zeau#L.27.C3.A9cole
  20. « Notice no PA00090207 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Notice no PA00090208 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Site officiel de la mairie de Ploudalmézeau
  23. Squiban François, maire de Ploudamézeau (1956-1961), consultable http://www.wiki-brest.net/index.php/Squiban_Fran%C3%A7ois,_maire_de_Ploudam%C3%A9zeau_(1956-1961)
  24. http://www.ploudalmezeau.fr/fr/vivre-a-ploudalmezeau/mairie/les-publications-municipales/item/61-le-bim%7CBulletin Municipal de Ploudalmézeau du 5 janvier 2013 (Les vœux du Maire)
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  27. « Évolution et structure de la population à Ploudalmézeau en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 22 novembre 2010)
  28. « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 22 novembre 2010)
  29. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  30. http://www.france-stades.com/SITE/DISTRICTS/FINISTERE_NORD/St_PABU/stpabu.htm
  31. Il a aussi écrit en français, par exemple, le recueil de poésie, Ma Bretagne (1954)
  32. Squiban François, maire de Ploudamézeau (1956-1961), consultable http://www.wiki-brest.net/index.php/Squiban_Fran%C3%A7ois,_maire_de_Ploudam%C3%A9zeau_(1956-1961)
  33. http://portsall.chez-alice.fr/autrefois/autrefois10.htm
  34. http://en.wikipedia.org/wiki/Bernard_Natan
  35. http://www.lips.org/bio_natan.asp
  36. http://portsall.chez-alice.fr/autrefois/autrefois12.htm
  37. http://mba.dijon.fr/donationgranville/accueil.php?p=visualisation&o=265
  38. http://portsall.chez-alice.fr/autrefois/autrefois2.htm

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Montfort, Alphonse Arzel, betek penn, jusqu'au bout, Brest, Mor ha douar, 2008. 40 années de vie publique de l'ancien Sénateur-Maire de Ploudalmézeau. Anecdotes sur la vie municipale entre 1961 et 2001. La catastrophe de l'Amoco Cadiz y est relatée et abondamment illustrée.
  • René Montfort, Ploudalmézeau, Portsall, Auto-édition, Sans date. 120 photos commentées de 1937 à 1978.
  • Gabriel Éliès (Abbé), Portsall
  • Auguste Bergot, Au pays de mes ancêtres : Brest et ses alentours, Plouguerneau, Le Folgoët, Kersaint-Portsall, Ouessant, Landerneau, Camaret, Brest, Éditions Poésia, 1934.
  • René Couffon ; Anatole Le Braz, Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper et du Léon,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]