Loc-Brévalaire

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Loc-Brévalaire
Loc-Brévalaire : l'église paroissiale et le calvaire.
Loc-Brévalaire : l'église paroissiale et le calvaire.
Blason de Loc-Brévalaire
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Plabennec
Intercommunalité Communauté de communes de Plabennec et des Abers
Maire
Mandat
Philippe Le Polles
2014-2020
Code postal 29260
Code commune 29126
Démographie
Gentilé Brévalairiens
Population
municipale
207 hab. (2011)
Densité 124 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 33′ N 4° 24′ O / 48.55, -4.448° 33′ Nord 4° 24′ Ouest / 48.55, -4.4  
Altitude Min. 18 m – Max. 71 m
Superficie 1,67 km2
Localisation

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Loc-Brévalaire [lɔk bʁevalɛʁ] (en breton : Loprevaler) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Son nom vient du breton loc (lieu consacré) et de saint Brévalaire, dit aussi saint Brendan.

Breton[modifier | modifier le code]

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

  • L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg label 2 a été votée par le Conseil municipal le 20 octobre 2010.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Loc-Brévalaire est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouvien. Loc-Brévalaire a pour origine une fondation monastique. En effet, au VIe siècle, un moine breton du nom de Brévalaire ou Brandan (signalé, sous la forme Brangualadre, dans les anciennes litanies du Missel de Saint-Vougay au XIe siècle), donne son nom à ce territoire. On prétend que Brandan aurait été un compagnon de Saint Sezny. Après avoir évangélisé la région de Kerlouan où il aurait accosté avec 70 de ses compagnons, saint Brévalaire se serait retiré en un ermitage construit en ce lieu pittoresque[1].

Dépendant, semble-t-il, en 1185 de l'abbaye de Saint-Mathieu, le territoire de Loc-Brévalaire est détaché de Plouvien vers 1415 par Alain de Kernazret (Alain du Refuge), seigneur de la Rue, évêque de Léon. En 1415, Loc-Brévalaire devient trève de Plouvien. Loc-Brévalaire est attestée comme paroisse dès le XVe siècle et dépend de l'ancien évêché de Léon.

On rencontre les appellations suivantes : Loprevalarz (en 1467), Loc Brevalazre (en 1516), Locprevalazre (en 1664), Locprevalayre (en 1680).

Les seigneurs de Kernazret[modifier | modifier le code]

Les seigneurs de Kernazret[modifier | modifier le code]

Les seigneurs de Kernazret (paroisse de Loc-Brévalaire) étaient aussi seigneurs de Refuge[2] (ou Minihy), terme breton qui signifie “asile” ou “refuge”, n'importe qui pouvant y trouver refuge quels que soient les crimes ou délits qui leur étaient reprochés) ; ce minihy était situé dans la paroisse de Plouvien ; les seigneurs de ce lieu se nommant « de Kernazret » (“du Refuge” en français) ; plusieurs d'entre eux sont connus, par exemple[3] :

  • Hervé Du Refuge, sieur de Kernazret, qui épouse vers 1358 Agace.
  • Alain Du Refuge, sieur de Menehy, qui épousa vers 1390 Thiéfaine du Chastel, fille de Tanneguy III du Chastel.
  • Hervé Du Refuge, sieur de Kernazret, qui épouse le 29 mai 1429 Adelice (Alix) de Coëtivy, fille d'Alain de Coëtivy et de Catherine du Chastel[4].
  • Renaud Du Refuge, premier écuyer de Louis XI en 1472.
  • Guy Du Refuge, surnommé l'écuyer Boucar, qui, sous les ordres de Bayard, commanda une bande de mille aventuriers pendant les guerres d'Italie ; il fut tué lors du siège de Novare en 1521 lors de la sixième guerre d'Italie (1521-1526).

Politique et administration[modifier | modifier le code]


Mairie de Loc-Brévalaire.

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
225 218 227 206 222 239 236 243 251
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
243 166 236 223 226 205 186 205 200
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
213 220 227 244 192 220 222 213 203
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
171 150 142 140 218 207 216 219 207
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

  • L’église de Loc-Brévalaire, construite au XVIe siècle et rénovée en 1910, possède un clocher trapu à tourelle d'escalier et à double étage, coiffé d'un lanternon. Sur sa plus haute pierre se trouve le blason de la famille Du Refuge, qui habitait le manoir de Kernazret (mot qui signifie en français “maison des serpents” ; ceux-ci devaient pulluler dans ces lieux jadis incultes, d'où la présence d'un reptile sur le blason de la commune. À l'intérieur de l'église se trouve une statue de saint Brévalaire[1]..
  • Le calvaire de saint Brévalaire dans le cimetière date aussi du XVIe siècle.
  • La commune est traversée par une voie romaine qui permettait d'aller de Landerneau à l'Aber-Wrac'h. Au lieu dit Kergroas, la voie bordait un camp retranché.
  • Le monument aux morts de 1914-1918
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Événements[modifier | modifier le code]

Naissances[modifier | modifier le code]

Décès[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b D'après la notice d'information située près de l'église de Loc-Brévalaire
  2. http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/de-Refuge.pdf
  3. Nobiliaire et armorial de Bretagne, Gallica et Revue historique et archéologique du Maine, 1894, gallica
  4. http://www.laperenne-zine.com/articles.php?lng=fr&pg=816
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]