Louis Antoine de Gontaut-Biron

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Biron, maréchal de Biron, duc de Biron et Famille de Gontaut.
Louis Antoine de Gontaut
Duc de Biron
Portrait charge représentant Louis Antoine de Gontaut, maréchal duc de Biron, en paon faisant la roue, école française, XVIIIe siècle.
Portrait charge représentant Louis Antoine de Gontaut, maréchal duc de Biron, en paon faisant la roue, école française, XVIIIe siècle.

Surnom Maréchal de Biron
Naissance 2 février 1701
Décès 19 octobre 1788 (à 87 ans)
à Paris
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Pavillon de la marine royale française Marine royale française
cavalerie
Infanterie
Grade Maréchal de France
Années de service 17161775
Conflits Guerre de Succession de Pologne
Guerre de Succession d'Autriche
Distinctions Chevalier des ordres du roi
Pair de France
Autres fonctions Gouverneur du Languedoc
Famille Maison de Gontaut-Biron

Louis Antoine de Gontaut, duc de Lauzun, comte puis duc de Biron, né le 2 février 1701 et mort le 19 octobre 1788 à Paris) est un officier supérieur et grand seigneur français du XVIIIe siècle. Il termine sa carrière maréchal de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et famille[modifier | modifier le code]

Louis Antoine de Gontaut descend de la Maison de Gontaut-Biron, une famille noble française d'extraction féodale, originaire de la province de Guyenne, que l'on retrouve dès le XIIe siècle. Cette famille fournira un grand nombre d'officiers qui se distingueront au service du royaume de France, parmi lesquels on compte quatre maréchaux. Il est le quatrième fils de Charles Armand de Gontaut-Biron (1663-1756), maréchal de France et de sa femme Marie Antonine Bautru de Nogent (1662-1742), nièce d'Antonin Nompar de Caumont, duc de Lauzun, qui fait entrer le duché de Lauzun dans la maison de Gontaut.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Le comte de Biron entre dans la Marine royale dans une compagnie de garde-marine en 1716, à l'âge de quinze ans, avant de passer au service de terre. En 1727, il est capitaine au régiment de Noailles-dragons. Lieutenant-colonel du régiment Royal-Roussillon-Infanterie en 1729, il sert en Italie de 1733 à 1735, sous les maréchaux de Villars et de Coigny (attaque du château de Milan, bataille de Tortone, bataille de Parme).

Ces trois campagnes lui valent les grades de brigadier des armées du roi et de maréchal de camp (1734), en même temps que le titre de lieutenant-colonel et inspecteur du régiment du Roi-infanterie (1735). Il devient duc de Biron sur la démission de son frère en 1740.

Guerre de Succession d'Autriche (1740-1748)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre de Succession d'Autriche.

Il fait en 1741 la campagne de Bohême et de Moravie, sous les ordres du maréchal de Belle-Isle, et se trouve, l'année suivante, en qualité de lieutenant général des armées du Roi, à la défaite française lors de la bataille de Dettingen. Il est grièvement blessé au siège de Prague en 1742.

Chevalier des ordres du roi en 1744, il est fait la guerre en Flandre (1745-1748). Il est à la bataille de Fontenoy le 11 mai 1745, il prend le commandement du régiment des Gardes-Françaises après le décès de son titulaire. Il est également présent au siège de Maastricht. Pair de France en 1749, il achète en 1753 l'hôtel Biron qui abrite aujourd'hui le musée Rodin, et reçoit en 1757 le bâton de maréchal de France. Il est le dernier gouverneur du Languedoc, de 1775 à sa mort.

Il est l'auteur d'un Traité de la guerre.

Jugement et postérité[modifier | modifier le code]

Il était extrêmement populaire au sein de ses troupes. On cite l'anecdote suivante : lors de la terrible catastrophe du 31 mai 1770, « au feu d'artifice tiré pour le mariage du dauphin et de Marie-Antoinette, il fut pris dans la bagarre et allait périr étouffé, foulé aux pieds, lorsque des soldats des gardes le reconnurent. Aussitôt ces braves gens s'appellent, se réunissent, dans cette foule affolée où chacun ne songeait qu'à sauver sa propre vie, font à leur vieux colonel un rempart de leur corps et, au prix de mille périls, le tirent de la presse sain et sauf[1]. »

Une autre anecdote met en scène le maréchal de Biron et illustre son caractère. En 1779, l'amiral britannique Rodney se trouve alors à Paris, où il est retenu par des dettes qu'il ne peut payer. Un jour qu'il dîne chez le maréchal de Biron, fort obligeamment pour son hôte, il traite avec dédain les succès des marins français, en disant que s'il était libre, il en aurait bientôt raison. Le maréchal paya ses dettes et lui dit : « Partez, Monsieur ; allez essayer de remplir vos promesses ; les Français ne veulent pas se prévaloir des obstacles qui vous empêchent de les accomplir[2]. »

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Il épouse le 29 février 1740 Françoise Pauline de La Rochefoucauld de Roye, marquise de Severac (1723-1794), fille de François de la Rochefoucauld de Roye, comte de Roucy, brigadier des armées du roi, et de Marguerite Élisabeth Huguet de Sémonville. Cette union reste sans descendance. Dans son testament du 31 janvier 1788, il désigne son frère Charles- Antoine de Gontaut comme légataire universel.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Joseph Wirth, p. 30
  2. Anecdotes historiques sur les principaux personnages anglais 1 vol. in-12, 1784

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]