Léon Gambetta (croiseur cuirassé)

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Léon Gambetta
Image illustrative de l'article Léon Gambetta (croiseur cuirassé)
Le Léon Gambetta en 1915

Histoire
A servi dans Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale française
Quille posée 15 janvier 1901
Lancement 26 octobre 1902
Armé 1er septembre 1903
Statut coulé le 27 avril 1915
Caractéristiques techniques
Type Croiseur cuirassé
Longueur 146,75 mètres
Maître-bau 21,41 mètres
Tirant d'eau 8,05 mètres
Déplacement 12 400 tonnes
Propulsion 3 machines à vapeur (28 chaudières)
Puissance 28 500 ch
Vitesse 22,5 nœuds (41,7 km/h)
Caractéristiques militaires
Armement 04 canons de 194 mm
16 canons de 164 mm (en)
24 mitrailleuses
02 TLT de 450 mm
Rayon d'action 6 500 milles marins (12 000 km) à 10 nœuds (19 km/h)
Autres caractéristiques
Équipage 728 hommes
Chantier naval Drapeau de la France France Arsenal de Brest
Coordonnées 39° 30′ N 18° 15′ E / 39.5, 18.2539° 30′ Nord 18° 15′ Est / 39.5, 18.25  

Le Léon Gambetta est un croiseur cuirassé construit pour la Marine française au début du XXe siècle. Navire de tête de la classe du même nom, il est coulé durant la Première Guerre mondiale.

Conception[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Classe Léon Gambetta.

Carrière[modifier | modifier le code]

De 1914 à 1915, basé à Malte, le Léon Gambetta opère en mer Adriatique, participant au blocus de la Marine austro-hongroise, dans la 2e escadre légère du contre-amiral Victor Baptistin Sénès.

Le 27 avril 1915, le croiseur Léon Gambetta, commandé par le capitaine de vaisseau André, mais à bord se trouve aussi le contre-amiral Sénès, est torpillé par deux fois par le sous-marin autrichien U.5 commandé par le commandant Von Trapp à l’entrée du canal d’Otrante en mer Adriatique à quatorze milles nautiques du cap Santa Maria di Leuca (Pouilles, côte italienne)[1] . Le navire, venant de Malte, devait protéger les cargos chargés de ravitailler le Montenegro. Le bâtiment prend rapidement de la bande. Un seul canot peut être mis à l’eau. Il est prévu pour 58 hommes, mais 108 marins parviennent à y prendre place, et comme le temps est beau, ils font route aussitôt vers la côte italienne. Il est 2 h. Le canot atteindra miraculeusement le village de Santa Maria vers 8 heures du matin. L’alerte aussitôt donnée, de Tarente et de Brindisi, des torpilleurs se portent sur les lieux du drame. Des 500 hommes qui se trouvaient à l’eau à minuit, ils ne retrouvent que 29 survivants épuisés (soit en tout 137 survivants)[2]. On ne retrouve aucun officier. Le capitaine de vaisseau André et l’amiral Senes sont parmi les 684 morts (dont 92 finistériens) parmi les 821 officiers et hommes d’équipage[3].

L’Italie ayant déclaré sa neutralité en août 1914 lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale, les autorités italiennes durent brièvement interner les survivants du 27 avril 1915 au 30 mai 1915 selon les termes de la convention de La Haye, même si le gouvernement venait de signer en secret le Pacte de Londres signé le 26 avril 1915 engageant le pays dans la guerre aux côtés des pays de la Triple-Entente dans un délai d'un mois[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Note et référence[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Michel Roche, Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours, t. II : 1870-2006, Millau, Rezotel-Maury,‎ 2005 (lire en ligne)