Plouvien

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Plouvien
L'église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul
L'église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul
Blason de Plouvien
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Plabennec
Intercommunalité Communauté de communes de Plabennec et des Abers
Maire
Mandat
Christian Calvez
2014-2020
Code postal 29860
Code commune 29209
Démographie
Gentilé Plouviennois, Plouviennoise
Population
municipale
3 700 hab. (2011)
Densité 110 hab./km2
Population
aire urbaine
37 226 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 32′ N 4° 27′ O / 48.53, -4.4548° 32′ Nord 4° 27′ Ouest / 48.53, -4.45  
Superficie 33,70 km2
Localisation

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Site web Le site de la commune

Plouvien [pluvjɛ̃] (en breton : Plouvien) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Située à seulement 17 km au nord de Brest et à 10 km au sud des plages de la Mer d'Iroise, proche de l'Aber Benoît et peu éloigné de l'Aber-Wrac'h, cette commune possède un emplacement géographique privilégié qui a su attirer de nombreux habitants ces dernières années. Le maire de Plouvien, Christian Calvez a récemment été élu président de la communauté de communes de Plabennec et des Abers. Plouvien bénéficie d'une image écologique vis-à-vis de ses voisins notamment en raison de l'implantation d'une centrale éolienne au Nord de la commune. Les habitants de Plouvien sont appelés les Plouviennois.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Présentation physique[modifier | modifier le code]

Les altitudes au sein du territoire communal varient du niveau de la mer jusqu'à 78 mètres à Lannaneyen, 77 mètres à Gorréquear ; l'altitude moyenne de la commune est de 60 mètres[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Plouvien
Lannilis, Tréglonou , Aber-Benoît Kernilis, Aber-Benoît Loc-Brévalaire, Lanarvily, Aber Benoît
Coat-Meal Plouvien Ploudaniel,Le Drennec, Aber Benoît
Bourg-Blanc Plabennec Plabennec

Vie économique[modifier | modifier le code]

Vie agricole[modifier | modifier le code]

En 2009, Plouvien comptabilisait 57 exploitations agricoles pour 75 chefs d'exploitation (en raison des GAEC et EARL), la superficie moyenne des exploitations étant de 41,3 ha. L'âge moyen des exploitants agricoles est de 44 ans. Le nombre des exploitations s'est singulièrement réduit ces dernières années:

  • en 1990, 114 exploitations et 133 chefs d'exploitation (superficie moyenne des exploitations : 19,8 ha)
  • en 1996, 72 exploitations et 91 chefs d'exploitations (superficie moyenne des exploitations : 31,8 ha)

Les principales productions agricoles en 2008 sont le lait (plus de 13 millions de litres produits dans la commune) et le porc (4160 places d'engraissement de porcs, 2810 truies)[2].

Vie artisanale et commerciale[modifier | modifier le code]

Plouvien possède des commerces alimentaires, quatre bars, des garages, des banques, une auto-école, trois salons de coiffure, des entreprises de transport, une pharmacie, ainsi que des activités médicales et paramédicales (kiné, infirmière)[1]

SILL[modifier | modifier le code]

La SILL (Société industrielle laitière du Léon) est l'entreprise la plus importante de Plouvien : la laiterie a été créée en 1962 pour assurer la collecte du lait ; en 1973 commence la fabrication de poudre de lait et en 1981 la production de lait UHT; l'entreprise diversifie ses productions (jus de fruits et boissons aux fruits (marque Plein Fruit) en 1983, potages en 1987 (marque La Potagère), produits surgelés en 1993, plats cuisinés en 2001). Le groupe SILL a repris "Herry gastronomie" (de Landivisiau) en 1992, "Primel gastronomie" (de Plougasnou, mais installé désormais également à Plabennec, marques Compagnie Artique et Saveurs de Bretagne) en 1995, le groupe laitier "Le Gall" (de Quimper, production de beurres de baratte, crèmes fraîches, lait fermenté et fromage fondu) en 1998, la laiterie de Saint-Malo en 2008 (marque Malo)[3].

Le groupe SILL sponsorise des courses à la voile : le Tour de France à la voile dès 1987, le navigateur Roland Jourdain (qui a remporté de nombreuses courses à la voile sur son bateau baptisé Sill, Sill entreprise, Sill La Potagère, Sill Plein Fruit, ..., selon les années, un premier bateau de 60 pieds étant construit en 1999, un second de même taille en 2004). En 2006, Roland Jourdain et son bateau Sill gagnent la Route du Rhum.

En 2010, la SILL emploie 750 personnes (dont 270 à Plouvien) pour un chiffre d'affaires de 320 millions d'euros[4].

Installé près de Tariec dans la vallée qui descend vers l'Aber Benoît, le groupe Sill est actuellement entravé dans ses projets d'extension sur place par les contraintes de la Loi littoral et l'action de riverains[5].

Le site naturel des Landes de Lanveur[modifier | modifier le code]

Les Landes de Lanveur sont une zone humide de 27 ha à cheval sur les communes de Plouvien et de Lannilis, dont le paysage a été en partie modelé par les activités potières du passé, puis par la présence de camps d'entraînement militaires pendant les deux guerres mondiales. La tourbe y fut aussi extraite par les paysans locaux pour leurs besoins de chauffage et la lande fournissait l'ajonc pour les chevaux pendant l'hiver. Au XXe siècle, le site a aussi servi de zone d'élevage (surtout pour les chevaux) et a été en partie boisé de pins. Dans la décennie 1980, une tentative d'exploitation industrielle du bois par la Société Centrale des bois et des Scieries de la Manche échoua, car non rentable[6]. Le site est en bonne partie à l'abandon et son équilibre écologique menacé par un ball-trap[7], mais les écologistes tentent de valoriser cet espace naturel réserve importante de biodiversité[8].

Depuis novembre 2011, la Communauté de communes de Plabennec et des Abers, désormais propriétaire des lieux, a commencé à mettre en place une gestion de cet espace naturel[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Panneau évoquant Guiguien, l'ancien nom de Plouvien

Les origines[modifier | modifier le code]

Plouvien est une ancienne paroisse de l'Armorique primitive qui englobait jadis les territoires actuels de Plouvien, Balanant (aujourd'hui en Plouvien), du Bourg-Blanc, Coat-Méal et Loc-Brévalaire. La paroisse a été fondée par saint Gwien (ou saint Wien, ou saint Wigon), un moine de l'abbaye de Landévennec, ce qui explique les premiers noms attribués à la paroisse Plebs Vyon (en 1206), Ploeyon (en 1218), Plebeion (en 1263), Ploeyon (au XIVe siècle), Ploeyen (en 1467), Ploeyon (en 1481), Ploeguyon (en 1501), Plouyen (en 1664 et en 1751), Guicuien (en 1681)[10], le mot breton plou signifiant paroisse.

Plouvien faisait, au Moyen Âge, partie de la châtellenie de Landerneau et deux trèves, Balaznant (Saint-Jean-Balanant) et Le Bourgblanc (Bourg-Blanc) sont indiquées comme dépendant de Plouvien au XVe siècle[11].

Saint Jaoua[modifier | modifier le code]

Saint Jaoua est considéré comme le fondateur (peut-être post mortem) du noyau primitif de la paroisse aussi dénommée Guicuyon devenu Guicyen puis Ployen aux XVe siècle, XVIe siècle et XVIIe siècle avant d'être dénommé au XVIIIe siècle Plouyen et d'être écrit Plouvien à partir de 1790[12].

Article détaillé : Saint Jaoua.

Le minihy-bras, premier centre de la paroisse de Guicuyon[modifier | modifier le code]

En 818 les religieux qui desservaient le premier sanctuaire adoptèrent la règle de saint Benoît et le monastère prit le nom de Saint-Mathieu-Penn-ar-bed. En 1415, l'église paroissiale est déplacée à son emplacement actuel (une translation d'environ 400 mètres) et les moines bénédictins quittent le monastère existant pour aller fonder le prieuré de Loctudon (ou Loctunou) dans la paroisse de Ploudiner (actuellement Lannilis). Saint Jaoua aurait peut-être fait construire (lui-même ?) deux chapelles à Plouvien, l'une au niveau du minihy, l'autre à l'emplacement de l'actuelle chapelle saint Jaoua.

À l'emplacement du minihy, la première église, en bois et peut-être fondée par saint Jaoua lui-même (?), fut remplacée au XIe siècle par une église romane. Devenue après 1415 simple chapelle de la trève du Minihy-bian, encore existante à coup sûr en 1517, mais qui fut supprimée dans la seconde moitié du XVIe siècle[13], elle fut progressivement abandonnée. En 1856, deux croisées, un arc-boutant, une arcade et un pan de mur étaient les seuls vestiges subsistant.

Les seigneurs de Kernazret[modifier | modifier le code]

Les seigneurs de Kernazret (paroisse de Loc-Brévalaire) étaient aussi seigneurs de Refuge[14] (ou Minihy ou Menehy de Saint-Paul [Saint-Pol], terme breton qui signifie "asile" ou "refuge", n'importe qui pouvant y trouver refuge quels que soient les crimes ou délits qui leur étaient reprochés) ; ce minihy était situé dans la paroisse de Plouvien ;les seigneurs de ce lieu se nommant "de Kernazret" ("du Refuge" en français); plusieurs d'entre eux sont connus, par exemple[15] :

  • Hervé de Refuge, sieur de Kernazret, qui épouse vers 1358 Agace.
  • Alain de Refuge, sieur de Menehy, qui épousa vers 1390 Thiéfaine du Chastel, fille de Tanneguy III du Chastel.
  • Hervé de Refuge, sieur de Kernazret, qui épouse le 29 mai 1429 Adelice (Alix) de Coëtivy, fille d'Alain de Coëtivy et de Catherine du Chastel[16].
  • Renaud de Refuge, premier écuyer de Louis XI en 1472.
  • Guy de Refuge, surnommé l'écuyer Boucar, qui, sous les ordres de Bayard, commanda une bande de mille aventuriers pendant les guerres d'Italie ; il fut tué lors du siège de Novare en 1521 lors de la Sixième guerre d'Italie (1521-1526).

Le tombeau de saint Jaoua[modifier | modifier le code]

Le tombeau de saint Jaoua[modifier | modifier le code]

Le tombeau de saint Jaoua occupe l'aile sud de la chapelle. Le monument semble remonter de la moitié (ou de la fin) du XVe siècle. Il est en pierre de Kersanton et est décoré d'arcades gothiques le tout soutenu par de petites colonnes. La tête du défunt est posée sur un coussin. Le saint est dans sa tenue d'évêque portant ainsi ses ornements. Allongé à ses pieds, on peut voir un animal (probablement un chien). Le tombeau a été ouvert en 1856[17] et à nouveau en août 1897[18]. Il porte l'inscription S. Joevin Ep(iscop)us Leonensis fuit huic sepulturus.

Un fragment des reliques retrouvées a été transporté en grande pompe dans la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon le 5 septembre 1897 et d'autres fragments furent solennellement transportés dans l'église paroissiale de Plouvien, dans l'église de Brasparts et à l'évêché de Quimper le 6 mars 1898[19].

La table d'offrandes de Pors-ar-Groaz fut construite au Moyen Âge à l'endroit où, selon la légende, la charrette qui transportait la dépouille de saint Jaoua se serait brisée[20].

La chapelle Saint-Jaoua[modifier | modifier le code]

Description de la chapelle Saint-Jaoua en 1928[modifier | modifier le code]

Voici une description de la chapelle Saint-Jaoua qui date de 1928 et évoque ce récit légendaire de la mort de saint Jaoua :

« La chapelle de Saint-Jaoua (...) s'élève, avec ses toits pointus qui descendent presque jusqu'à terre, sur un placître ombragé de grands arbres, aux murs blanchis par les lichens, et où sont demeurés deux tombes de châtelains et un petit ossuaire à arcades trilobées. Le troc, destiné à recevoir les offrandes données au saint, est un véritable tronc d'arbre, équarri à la hache et bardé de fer. À l'intérieur le tombeau de saint Jaoua, probablement du début du XVIe siècle, porte cette inscription en lettres gothiques : Sanctus Jocvinus Episcopus Leonensis fuit hic seplultus. Et si l'on se demande pourquoi saint Jaoua, disciple et successeur de saint Pol Aurélien, le célèbre apôtre du Léon, fut enterré aussi loin de sa ville épiscopale, la légende populaire répond que son corps fut, sur son ordre suprême, placé dans un chariot que trainaient les bœufs et dont l'itinéraire est encore marqué par un tronçon de route nommé en breton streat ar relegou (la "route des reliques") et un endroit appelé pors ar strak (le "lieu du craquement") parce que les planches du chariot s'y seraient disjointes; elles se brisèrent un peu plus loin ; c'est là que la chapelle se dresse aujourd'hui, en souvenir de ce voyage funèbre[21]. »

La chapelle Saint-Jaoua actuellement[modifier | modifier le code]

La chapelle date des XIVe siècle (y compris l'entrée de l'enclos paroissial) et pour partie du XVIe siècle (porche, ossuaire). Elle abrite les statues de saint Jaoua en évêque (la statue date du XVIIe siècle), sainte Catherine et saint Michel[10]. L'ossuaire de Saint Jaoua est de style gothique. Il a huit arcades et est adossé au côté sud de la nef de la chapelle, appartenant à la masse même de l'édifice[22].

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La seigneurie de Coëtivy et les autres manoirs seigneuriaux[modifier | modifier le code]

En 1497, la seigneurie de Coëtivy (le nom des Coëtivy reprend le nom de saint Ivy qui vécut en ermite à proximité au VIe siècle) se composait de sept manoirs situés dans les paroisses de Plouvien, Plouguerneau, Plouédern et Guipavas. La famille de Coëtivy était seigneur des fiefs de Coëtivy (paroisse de Plouvien à l'époque, commune de Bourg-Blanc actuellement), du Ménant, de Froutgel, de Runinisi (les trois en Plouguerneau), du Forestic (en Plouédern), de Trégouroy et de Kerhuon (paroisse de Guipavas, commune du Relecq-Kerhuon pour le dernier cité désormais). Le fief de Coëtivy fut acheté en 1497 par la famille du Juch et passa, par mariage, aux mains de la famille du Chastel en 1501 (mariage de Marie du Juch avec Tanguy V du Chastel)[23].

L'historien Arthur de La Borderie en parle en ces termes :

« La terre de Coëtivi, qui eût l'honneur de donner son nom à une race illustre, dont les exploits, les talents et les vertus suppléèrent fort largement à tout ce qui pouvait manquer à son berceau en terme d'importance féodale[24]. »

De nombreux autres manoirs seigneuriaux ont existé dans la paroisse de Plouvien : ceux du Breignou, de Camcazre, de Coatanhaye, de Coat-Salliou, de Garziahan, de l'Isle, de Keragon, de Keralliou, de Kerbradigou, de Kerbréder (Kerbréden)[25]. Par exemple Gabriel de Kersauson, seigneur de Rosormon, de Poncelin, de Kerbréder, etc.., épouse en 1658 Claudine Gourio de Lanoster dans la chapelle de Lanorven (en Plabennec)[26] et le 4 février 1678 Marie-Anne du Coëtlosquet, originaire de Plounéour-Ménez[27]. Les Philippes de Gorréquer[28], sieurs de Kerdu, Gorréquer et Kerogat, habitèrent Plouvien du XVIe siècle au XVIIIe siècle avant que Philippe de Gorréquer n'émigre à Jersey. L'un de ses descendants, Gédéon Philippe Gorréquer (1781-1841) fut secrétaire d'Hudson Lowe, gouverneur de Sainte-Hélène pendant la captivité de Napoléon Ier[29].

Deux manoirs de Kerohic existaient également : l'un, Kerohic-Kerménou : Maurice Meugam est seigneur de Kerohic en 1443, Guillaume Gourio en 1478 et Prigent de Kerouartz en 1594 ; l'autre Kerohic-Jouhan dont Guillaume Kerangar est seigneur en 1443, Yves Kerangar en 1481 et Jean Jouhan en 1590 et par la suite ses descendants[30].

Les épidémies[modifier | modifier le code]

Deux lavoirs, appelés Poullou-ar-Vozen et situés l'un dans le bois de Kerbréden, l'autre à Kerdavid, rappellent l'épidémie de peste de 1509 ; les registres paroissiaux gardent la trace de l'épidémie de typhus de 1695, les décès étant cette année-là le double de la moyenne habituelle[31].

Le déménagement du site de Plouvien et l'église paroissiale d'avant 1857[modifier | modifier le code]

Vers 1415, l'évêque de Léon Alain de Kerazred ou Alain du Refuge de Kernaëret, seigneur de la Rue [32], du nom d'un ancien manoir de Plouvien, transféra le centre de sa paroisse natale à son emplacement actuel, d'où la construction d'une nouvelle église qui fut démolie en 1857. Elle est ainsi décrite :

« Le maître-autel, dédié à saint Pierre et saint Paul était placé au fond de l'abside : une balustrade séparait le sanctuaire du chœur. À l'entrée du chœur s'élevait un arc-de-triomphe surmonté d'un magnifique calvaire. Aux pignons latéraux et à des colonnes de la nef étaient des autels du Rosaire, de saint Antoine de Padoue, de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, de sainte Catherine, de saint Sébastien, de saint Herbaud et de saint Maudet. (...) La chapelle du Rosaire, [avait été] construite à neuf pour y accueillir la confrérie (du Rosaire) par Guiomar de Saint-Laurent. [Son] retable était de style renaissance. Le fondateur avait placé son écusson[33]. (...) Les quinze mystères du Rosaire étaient d'une exécution supérieure. Hélas, le constructeur de la nouvelle église, en 1856, a voué au feu ces boiseries précieuses[34]. »

Des confréries existaient dans l'église : la "confrérie de l'Adoration perpétuelle du Saint Sacrement", établie à perpétuité dans l'église paroissiale par bref du pape Paul V datant du 28 juin 1613 ; la confrérie du Rosaire, fondée en 1672.

La cale de Tariec[modifier | modifier le code]

Le nom provient de saint Tariec ; une chapelle lui était consacrée et une fontaine de dévotion portant son nom subsiste.

Située au fond de la partie maritime de l'Aber Benoît, la cale de Tariec permettait les échanges maritimes entre les paysans de Plouvien et des environs d'une part, les marins de la côte d'autre part, apportant sable et algues. La récolte du lichen Carragheen, dit aussi "mousse d'Irlande", active au début du XXe siècle tout au long de la Côte des Légendes se faisait aussi à partir du petit port de Tariec : une publication de 1915 indique 60 tonnes récoltées annuellement[35].

Un pardon s'y déroulait chaque année au mois de septembre[36].

Les XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, les registres paroissiaux de Plouvien font mention d'un moulin à fouler le drap situé au Caumou, d'un moulin à huile à Pont-Coat, les deux appartenant au seigneur de Keragon. un autre moulin à huile existait à Pont-ar-Goarant[31].

Deux marins originaires de Plouvien, François Simon et Louis Simon (deux frères ?) ont participé à la Guerre d'indépendance américaine dans l'escadre du comte d'Estaing. Un autre, François-Marie Le Gall, mousse dans l'escadre du comte de Grasse fut grièvement blessé dans un combat le 12 avril 1782[37] .

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Le Tiers-état de la paroisse de Plouvien envoya deux députés, Yves Cuelt et François Genguen, pour la rédaction du cahier de doléances de la sénéchaussée de Lesneven[38].

Le 20 mars 1793 des rebelles (« plus de 4 000 hommes »), après une fusillade à Gouesnou, attaquent un détachement de soldats à Plabennec, et le général Canclaux est envoyé de Brest avec 1200 hommes pour lutter contre les rebelles. « Les citoyens Julou et Guével, nos commissaires à Lannilis nous marquent par une lettre écrite à onze heures du matin que sur les neuf heures et demie les révoltés, s'étant montrés à l'entrée du bourg par différents chemins avaient été repoussés par le détachement et qu'ils s'étaient déterminés à demander du renfort à Lesneven. Par une lettre écrite à une heure après midi, ils annoncent que le détachement a été assailli par les rebelles au nombre de deux ou trois mille et (...) une décharge de mousqueterie les a repoussés. (...) Les commissaires préviennent que les "attroupés" (révoltés) de Plouguerneau, Tremenach, Plouvien et Bourg-Blanc »[39].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Les maisons à apotheis ("avancée") et les loups[modifier | modifier le code]

Un hameau de Plouvien est dénommé Toul ar bleiz (le "trou du loup"). André Guilcher dans "L'habitat rural à Plouvien"[40] décrit une particularité léonarde, le kuz-taol (cache-table). « Entre la porte et le pignon comprenant la cheminée, le mur dessine une avancée (en breton apotheis ou avañs-taol) qui constitue à l'intérieur une sorte de petite pièce dans la grande, où on prend les repas. Le côté de ce saillant qui regarde la porte était, et est encore quelquefois, muni d'une meurtrière, le toull ar fuzuilh ("trou du fusil"), par laquelle on pouvait tirer sur les brigands. Kuz-taol et toull ar fuzuilh ont subsisté dans certaines maisons réaménagées ; mais toutes les chaumières n'en ont pas ». Lorsqu'on trouvait une nichée de louveteaux, on la portait, dans un sac ou un boutog, jusqu'à la maison ; la louve ne tardait pas à venir gratter à la porte d'entrée, et par une petite fenêtre pratiquée dans le mur de l'avañs-taol et donnant sur la porte, on pouvait facilement la tirer.

À Plouvien, certaines personnes semblent s'être fait une réputation de chasseurs de loups. Ainsi en 1812, la commune versa 21 francs à François Kerhuel, Yves Gogeur et François Leost, pour la destruction de 7 louveteaux. En 1813, elle versa 15 francs à Pierre Simon et François Leost encore pour avoir tué plusieurs loups. En 1815, elle versa 21 francs à François Leost, une fois de plus[41].

La nouvelle église de Plouvien en 1857[modifier | modifier le code]

La nouvelle église de Plouvien, de style néogothique, fut construite par l'architecte Joseph Bigot et consacrée le 21 juillet 1857. Ce fut l'entreprise Bergot de Lannilis qui assura sa construction.

Le droit de vaine pâture[modifier | modifier le code]

Le droit de vaine pâture s'exerçait encore couramment au milieu du XIXe siècle :

« Les terrains communaux (...) sont livrés toute l'année au pâturage au profit des habitants des communes possédant ces communs, composés la plupart de dunes et de marais peu susceptibles d'être cultivés ; c'est ce qu'on voit à Lampaul-Plouarzel, à Ploudalmézeau, à Porspoder, à Landunvez, à Rumengol, à Plabennec, à Plouvien, etc... Chacun y envoie son bétail quand et comme bon lui semble ; c'est là encore qu'on dépose et qu'on met à sécher les plantes marines. Seulement de temps en temps, les communes vendent tout ou partie des communs, qui disparaîtront insensiblement et accroîtront la masse des terrains cultivés. (...) Les landes, marais, et généralement tous terrains déclos et non cultivés sont encore soumis à la servitude de vaine pâture. (...) La cessation de l'indivision ne suffit point pour mettre fin à la vaine pâture, il faut encore qu'il y ait clôture des terres[42]. »

L'appropriation privée des terres jusque-là indivises suscitait des conflits : par exemple à Plouvien il faut un arrêt de la Cour de cassation en date du 20 mai 1851 pour confirmer que « les habitants de la commune de Plouvien qui y ont constamment passé et fait paître leurs bestiaux, y ont établi plusieurs chemins, notamment un en pierres, y ont pris des terres, en ont extrait des matériaux moyennant certaines redevances (...) » pouvaient continuer à exercer leur droit de vaine pâture sur les terrains concernés[43].

L'enseignement au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1874 est décidée la construction d'une école des filles à Plouvien : le Conseil général du Finistère vote une subvention de 3000 francs pour la financer[44].

En 1896, un document indique que les Sœurs de l'Immaculée Conception de Saint-Méen assistaient et soignaient gratuitement les malades de Plouvien à domicile[45].

La vie artisanale[modifier | modifier le code]

Les potiers de Lanveur[modifier | modifier le code]

Des potiers exerçaient leur activité à Lannilis et Plouvien au XIXe siècle et au début du XXe siècle[46] sur le site de la "Lande de Lanveur" à Kerambo. Le "Bottin du commerce" de 1842 indique déjà la fabrication de poteries et de briques à Plouvien[47].

« Au XVIe siècle, l'industrie des potiers semble déjà très florissante à Lanveur. Sous la Révolution, Cambry, qui visita le Finistère en 1794 ; signale qu'il y avait alors 50 à 60 poteries en Lannilis et en Plouvien. En 1807, aux foires de Lannilis, on signale des poteries innombrables. (...) La Terre de Lanveur se vend partout dans le Léon. Mais, après cette période de prospérité, trois actes préfectoraux (1872, 1874, 1878) vinrent porter une atteinte sérieuse à cette industrie. Les poteries sont recouvertes d'une peinture à l'oxyde de plomb qui n'est pas sans danger. (...) 250 personnes [furent] réduites à la misère la plus noire[6]. »

L'industrie des potiers est alors en pleine période de prospérité. En 1811, on estime qu'elle emploie un millier d'individus environ dans la région de Lannilis-Plouvien. C'est à cette époque et jusqu'en 1874 que sont notées de nombreuses demandes d'achats de terrain, à la commune de Lannilis, sur la terre alors disputée de Lanveur. Disposés en ceinture autour d'elle, se peuplent les groupements de Prat-Torchen, Prat-Lédan, Kerizaouen, Kerien, Grollo, Bergot, Kerabo... C'est là que s'installent les familles Corre, Cléac’h, Guéguen, Aballéa, Cloarec, Jaffrès, Tréguer, Allégoet, Gouez, autant de noms familiers de nos jours. À ces noms, il convient de rajouter celui de Landuré, potier aveugle, né en 1827 à Lannilis. Des charrettes remplies de poteries s'en vont, par toutes les routes du Léon, écouler leur contenu sur les foires et les marchés. La terre de Lanveur se vend à Landerneau, au Faou, à Chateaulin, à Carhaix, à St-Pol de Léon[48].

Leur travail est ainsi décrit :

« Dans la lande, il fallait creuser de grandes fosses, profondes d'environ deux mètres (...) pour en extraire une terre (...) variant du jaune indien au rougeâtre foncé. Cette terre argileuse, mélangée de sable dans de bonnes proportions, était naturellement favorable à la bonne tenue des poteries au feu. Pour piocher la terre dans ce terrain imperméable, le potier était souvent dans l'eau jusqu'aux genoux[6]. »

La concurrence des ustensiles en fer blanc et des poteries et faïences d'autres provenances accentuèrent la crise et les derniers potiers disparurent pendant l'entre-deux-guerres.

Cette description qui date de 1935 illustre la fin de l'activité potière :

« Dans cette campagne bretonne du Léon, où toute rudesse est beauté à qui sait la découvrir, après l'arrêt de Plouvien, on se trouvait soudain dans une étendue de plusieurs kilomètres de lande inculte, couverte d'ajoncs ras et de bruyères, et dont la terre au ton chaud avait été creusée de place en place ; le train coupait par le milieu la terre de Lanveur, précédant de trois kilomètres la commune de Lannilis à laquelle elle se rattache en partie (l'autre partie dépendant de la commune de Plouvien). (...) Aujourd'hui, on cherche vainement autour de soi une activité, une présence même, dans cette lande à l'aspect désolé, aux crevasses béantes. À peine une fumée monte-t-elle, à longs intervalles, du dernier four de Prat-Torchen[49]. »

Les moulins[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, la commune possédait 18 moulins « ayant deux à quatre paires de meules », et deux petites minoteries, l'une à Garéna, l'autre au Chastel[31].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La voie ferrée de Brest à Lannilis : la gare de Plouvien[modifier | modifier le code]

Le 14 février 1891 est déclarée d'utilité publique la construction de la voie ferrée (chemin de fer d'intérêt local) allant de Brest à Lannilis (prolongée ultérieurement jusqu'à l'Aber-Wrac'h) par Gouesnou, Plabennec et Plouvien[50]. La ligne, exploitée par les Chemins de fer départementaux du Finistère fonctionna jusqu'au 1er mars 1939.

Le 5 septembre 1900, un train de voyageurs circulant de Brest à l'Aber-Wrac'h dérailla entre Plabennec et Plouvien ; l'accident fit un mort (le mécanien) et un blessé grave (le chauffeur)[51]. Le 27 mars 1904, en gare de Plouvien, un passager qui voulait prendre le train en marche glisse sous un wagon et est gravement blessé ; il fut amputé d'une jambe[52].

Le 17 octobre 1936, un autocar de l'entreprise Romeur, de Plouvien, rentra en collision avec un train circulant sur la ligne ferroviaire Plouescat-Brest au passage à niveau non gardé stué sur la route nationale 188 à 700 mètres à l'est de Gouesnou en direction de Plabennec faisant 12 blessés dont 5 graves[53].

Le pardon de Plouvien[modifier | modifier le code]

Un pardon est organisé chaque année, début juillet. Le journal Ouest-Éclair décrit ainsi celui de 1906 :

« Dimanche a eu lieu le grand pardon de Plouvien, favorisé par un temps superbe. Les courses de chevaux et de vélocipèdes organisées à cette occasion ont été très réussies[54]. »

Les foires de Plouvien[modifier | modifier le code]

Le journal Ouest-Éclair les décrit ainsi en 1911 :

« Les foires de Plouvien ont lieu les seconds samedis de février, d'avril et d'octobre. Depuis leur création, qui date d'octobre 1907, toutes les foires ont été très fréquentées. Aux dernières foires, on ne comptait pas moins de 400 poulains, tous de trait breton. Les éleveurs du Haut-Léon sont donc assurés de trouver à Plouvien, aux époques sus-indiquées, un beau choix de poulains de trait breton[55]. »

Le même journal Ouest-Éclair rajoute quelques semaines plus tard : « Les cultivateurs des cantons de Plabennec, Lannilis, Ploudalmézeau et Saint-Renan, pays où l'élevage du cheval de trait est si importante et si bien réputée, à juste titre, emmènent en foule leurs produits à ces foires »[56].

Ces foires existaient encore dans la décennie 1920, le journal Ouest-Éclair du 30 janvier 1922 indique par exemple l'organisation d'une foire à Plouvien le 11 février « importante pour poulains de gros trait [ = trait breton] » et elles sont encore évoquées en 1927[57] et en 1936.

L'habitat rural traditionnel[modifier | modifier le code]

En 1951, les géographes André Meynier et André Guilcher ont fait cette description de l'habitat rural traditionnel à Plouvien :

« Dans cette commune divisée en cinq "cordelées", elles-mêmes subdivisées en quartiers, le lieu habité n'a pas d'existence légale. Une liste des 144 "hameaux" risque d'être absolument artificielle étant donné la dispersion de l'habitat. La distance moyenne d'un hameau à l'autre est de 280 mètres, mais peut s'abaisser à 160. À l'intérieur d'un même hameau, la distance moyenne entre les maisons est de 64 mètres, mais peut monter à 140. un tel travail statistique était nécessaire au départ pour classer les types de lieux habités et poser le problème de leur origine. Beaucoup furent au départ de simples maisons isolées (ker), soit dédoublées ou détriplées par la suite (hameaux à maisons imbriquées), soit devenues centre d'attraction pour des constructions ultérieures (hameaux allongés au bord d'un chemin), où logeait la main-d'œuvre utilisée dans la plus ancienne exploitation. (...) La cohabitation avec les bêtes, et même la mitoyenneté (séparation par une simple cloison) ont disparu depuis plus d'une génération. Le chaume n'est plus guère employé que pour les constructions annexes. Les trois-quarts des habitations disposent d'un étage. Et seules 13 à 14 % des maisons ne comprennent qu'une pièce d'habitation ; 40 % ont des volets à leurs fenêtres. Cependant, bien que disparaissant les unes après les autres, les traces d'archaïsme sont nombreuses : sol en terre battue (55 %), rareté des latrines, maintien du lit clos (mais souvent ce n'est plus qu'un ornement), précarité de l'alimentation en eau, existence d'un bâtiment temporaire en bois et branches, le lokenn, servant de remise à charrettes ou de silos à betteraves[58]. »

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]
Monument aux morts de la Première Guerre mondiale

Un camp d'entraînement pour l'armée française exista sur le site des anciennes poteries des "Landes de Lanveur"[6].

Le monument aux morts de Plouvien porte les noms de 119 personnes mortes pour la France pendant la Première Guerre mondiale[59] ; ceux des autres guerres du XXe siècle restent à préciser.

La seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]
Plouvien : le Monument des Fusillés

Les troupes allemandes, puis les troupes américaines, réoccupèrent le site des "Landes de Lanveur" et y creusèrent de profondes tranchées pour leur entraînement, rendant la partie sud du site presque impénétrable[6].

Un "monument aux fusillés"[60] commémore les 28 personnes exécutées lors de la bataille des 8 et 9 août 1944 à Plouvien, mais en tout, dans les environs, 185 personnes trouvèrent la mort pendant les combats de la Libération[61].

« Le lundi 7 août à 10h45, les Américains passent dans Plouvien à la grande joie de la population. (..) La liesse est de courte durée. Le lendemain, mardi 8 août, est une journée noire avec l'arrivée des 266e et 343e divisions allemandes qui rejoignent Brest et entrent dans Plouvien. À la suite d'actes perpétrés contre l'armée allemande, de nombreux otages sont fusillés (...). Le mardi et le mercredi, ce sont 33 civils qui périssent dans d'affreuses circonstances (croyant garantir leur retraite, les Allemands ont pris 33 otages) (...) le long de la route de Boteden au Narret : (...) 25 à Plouvien. (..) Tout au long de ces 7 kilomètres, 128 civils sont abattus (...). un peu au-delà du Narret, ces mêmes jours, 57 autres otages sont fusillés à Plabennec, Gouesnou, Guipavas, en portant le nombre à 185. (...) Du côté américain, le général Grow (...) écrira : « les combats du 9 août furent un massacre »[62]. »

Plouvien : un des panneaux du "Chemin de mémoire"

L'après-midi du 9 août 1944, pendant les violents combats opposant Américains et Allemands, le clocher de l'église de Plouvien fut abattu[63].

Le "Chemin de mémoire"[modifier | modifier le code]

Plouvien a inauguré le 9 mai 2010 un "Chemin de mémoire", dénommé en breton Hent ar Peoc'h en souvenir du massacre de 33 civils les 8 et 9 août 1944. Ce chemin est composé de 8 stations. Chaque panneau comporte des photos prises en 1944 et des témoignages des rescapés. Répartis dans le bourg, ces panneaux sont posés à l'endroit exact où avaient pris place les photographes les 8 et 9 août 1944[64].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 1872, la population agglomérée (c'est-à-dire celle vivant dans le bourg) est de 198 habitants pour une population communale totale de 2544 habitants[65]. En 1886, le hameau de Kergrac'h comptait 87 habitants[66].

En 2011, la commune comptait 3 700 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 678 1 830 2 172 2 189 2 274 2 400 3 017 3 105 2 505
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 516 2 552 2 607 2 544 2 563 2 316 2 382 2 371 2 400
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 513 2 524 2 530 2 524 2 569 2 535 2 527 2 652 2 335
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 247 2 291 2 431 2 779 2 886 3 187 3 548 3 654 3 700
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[67] puis Insee à partir de 2004[68].)
Histogramme de l'évolution démographique


Commentaire : La population de Plouvien a augmenté de 1976 habitants entre 1793 et 2008 (soit + 117,7 % en 215 ans), mais l'évolution démographique a été variable selon les époques. Après une augmentation pendant la première moitié du XIXe siècle ( + 1312 habitants entre 1793 et 1846, année du premier pic démographique), la population décline ou stagne pendant la seconde moitié du XIXe siècle atteignant un minimum relatif en 1891 avec 2371 habitants ( - 734 habitants entre 1846 et 1891); une modeste remontée démographique se produit pendant la première moitié du XXe siècle, la population atteignant un maximum secondaire en 1946 avec 2652 habitants ( + 281 habitants entre 1891 et 1946). Les premières décennies de l'après deuxième guerre mondiale montrent à nouveau un déclin démographique ( - 405 habitants entre 1946 et 1962) lié à une reprise de l'exode rural ; par contre l'augmentation démographique reprend à partir de 1962 et a tendance à s'accélérer dans les premières années du XXIe siècle ( + 1370 habitants entre 1968 et 2006, soit + 59,8 % en 38 ans, le gain moyen étant de + 36 habitants par an, mais atteignant + 90 habitants par an entre 1999 et 2006), ceci en raison de l'accentuation de la périurbanisation liée à la relative proximité de l'agglomération brestoise qui entraîne une augmentation des migrants pendulaires. Par contre les estimations concernant l'évolution démographique entre 2006 et 2010 laissent présager un certain tassement démographique qui reste à confirmer[69].

L'augmentation de la population est due désormais à la fois à un solde naturel positif, atteignant + 1,2 % l'an en moyenne entre 1999 et 2008 et à un solde migratoire également positif, le record ayant été atteint entre 1975 et 1982 ( + 1,4 % l'an), mais restant positif ( + 0,3 % l'an entre 1999 et 2008). La population est jeune (24,8 % de 0 à 14 ans pour 11,4 % de 65 ans et plus en 2008), ce qui explique un taux d'accroissement naturel largement positif ( + 12,2 pour mille en 2008, le taux de natalité étant cette année-là de 17,8 pour mille et le taux de mortalité de 5,6 pour mille). Les naissances l'emportent largement sur les décès : entre 2000 et 2009 inclus, la commune a enregistré 582 naissances pour 178 décès, le record ayant été atteint en 2004 (71 naissances, 17 décès) mais restant largement positf (49 naissances et 17 décès en 2009).

Cette rapide augmentation démographique récente a entraîné la prolifération des constructions neuves et des lotissements : entre 1968 et 2008, le nombre des logements est passé dans la commune de 610 à 1509 ( + 899 logements, soit + 147,3 % en 41 ans). Ces logements sont très majoritairement des maisons individuelles (94,9 % du parc immobilier total en 2008) et des résidences principales ( 2,7 % des logements seulement sont des résidences secondaires en 2008)[70]. L'évolution du nombre des permis de construire délivrés est également révélatrice : 398 permis délivrés en 14 ans entre 1995 et 2008 inclus, soit un peu plus de 24 par an en moyenne, le record étant atteint en 1998 (70 permis de construire délivrés), seulement 6 l'étant en 2007 et 19 en 2008[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Date Nom du maire
4 mars 1790 François Madec (1764-1838)
13 novembre 1791 Joseph Floch (1756- 1842)
9 décembre 1792 Charles Chuiton (1760-1794)
avril 1794 François Madec
26 vendémiaire an 9 (1800) Goulven Miquéal (1768-1806)
15 février 1808 François Madec
28 juin 1821 Pierre Mathieu (1766-1841)
1826 François Chapelain (1793-1852)
20 décembre 1830 Yves Jestin (1794-1846)
15 novembre 1840 Florémond Le Gallic de Kerizouet
7 septembre 1848 François Guillermou (1805-1877)
12 août 1860 Étienne Tréguier (1835-1878)
21 juillet 1878 Jean-François Squiban (1829-1895)
17 mai 1896 Gabriel Bergot (1846-1923)
9 août 1913 Jean-Marie Quéouron (1855-1922)
10 décembre 1919 Jean Louis Guianvarch (1862-1949)
16 mai 1925 François-Marie Kerampran (1891-1956)
7 février 1957 Jean Bothorel (1899-1983)
5 novembre 1971 Jean Jollé
20 mars 1983 François Cueff (1941-1983)
21 janvier 1984 Jean Louis Le Guen
24 juin 1995 Christian Calvez

Enfance, enseignement, langue bretonne[modifier | modifier le code]

  • Une crêche-halte-garderie existe, dénommée "Au Clair de la Lune" et les aides maternelles sont regroupées dans une association baptisée "Rayons de Soleil".
  • Deux écoles primaires existent (en tout 457 enfants scolarisés pendant l'année scolaire 2010-2011)[1] :
    • L'école des Moulins (école publique)
    • L'école Saint-Jaoua (école privée)
  • À la rentrée 2007, 8,9 % des enfants de la commune étaient inscrits dans le primaire bilingue[71].
  • L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 25 mai 2007.

Monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Jean-Balanant
  • L'église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, de style néogothique, reconstruite en 1887. À l’intérieur se trouve le tombeau (mausolée de style Renaissance) d'Olivier Richard, sieur de Tariec, docteur en théologie, chanoine de Nantes, Rennes et de Léon, décédé en 1555, provenant de l'ancienne chapelle de Saint-Tariec. C'est un sarcophage supporté par des pilastres entre lesquels sont sculptées de petites figures de moines dans l'attitude de la prière et de la douleur. Au milieu d'elles est un ange soutenant un écusson aux armes d'Olivier Richard, représenté couché au-dessus du tombeau, et revêtu de ses ornements sacerdotaux[72]. Le clocher de l'église, abattu lors des combats du 9 août 1944 fut reconstruit et inauguré le 6 octobre 1946 et trois nouvelles cloches baptisées[63].
  • Chapelle Saint-Jaoua. Construite sur les vestiges de l'ancienne église romane du XIe siècle, elle a été achevée au XVIe siècle. Elle abrite le gisant de saint Jaoua et est fréquemment le lieu d'événements festifs organisés par les Plouviennois, très attachés à leur chapelle.
  • Chapelle Saint-Jean-Balannant. Achevée en 1443, elle a été rénovée au XVIIe siècle. C'est une ancienne possession des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem[73]. Par exemple en 1443 Perrot du Dresnay, chevalier de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem est « gouverneur de Saint-Jean-Balaznant »[74]. Les armoiries de la famille de Carman (qui vivait au château de Lesquelen en Plabennec) sont représentées sur un vitrail[75].
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  • Musée Skolig al louarn. Le musée de « la petite école du renard » (école buissonnière) a pour vocation de retracer l'histoire de la région de manière originale et résolument vivante !


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Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau du Royaume-Uni Tregaron (Royaume-Uni)Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Football : Association Sportive de Plouvien, qui évolue en DSR pour la saison 2007/2008.
  • Football : évolue en DHR pour la saison 2009/2010
  • Football : évolue en PH pour la saison 2010/2011
  • football : évolue en D1 pour la saison 2011/2012

Le club de football de Plouvien possède un complexe sportif assez moderne car il possède un terrain synthétique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • saint Hervé
  • La famille de Coëtivy, qui trouve son origine dans le manoir de Coëtivy, situé alors dans la paroisse de Plouvien.
  • Jean de Langoueznou, né au château du Breignou, paroisse de Plouvien (désormais commune de Bourg-Blanc), abbé de l'abbaye de Landévennec en 1350, fut le narrateur du récit semi-légendaire du lys de Salaün, le pauvre fou du bois du Folgoët :

« Je, Jean de Langoueznou, abbé dudit lieu de Landévennec, ay esté présent au miracle cy-dessus (le lys sortant par la bouche de Salaün, dans le tombeau), l'ay vue, ouy et l'ay mis par escrit, à l'honneur de Dieu et de la benoiste Vierge Marie, et afin que je puisse mériter d'avoir une place de repos éternel, avec le simple et pauvre innocent, j'ay composé un cantique en latin pour les trépassés, auquel il y a six fois O Maria ! O Maria !, lequel est encore aujourd'hui solennellement chanté en très grande dévotion, en notre royal moustier (monastère) et par tous les prieurés qui en dépendent. (...)[77]. »

  • La famille Thépault (seigneurs de Leinquelvez et de Kervolongar, paroisse de Garlan, de Treffalégan, paroisse de Lanhouarneau et châtelains du Breignou, paroisse de Plouvien, de Rumelin et de Mesaudren en Guimaëc, etc...) ; parmi ses membres  :
  • Olivier Thépault, écuyer de Charles de Blois en 1347, entendu lors de l'enquête de canonisation de ce prince en 1371.
  • Anna-Vari Arzur (1921 - 2009) a beaucoup œuvré en faveur de la langue bretonne.
  • Jean Bothorel (né en 1940), journaliste et écrivain.
  • Huit personnes nées à Plouvien ont été chevaliers de la Légion d'honneur :
  • Olivier Le Gac, coureur cycliste né le 27 août 1993.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a, b, c et d http://www.plouguin.fr/index.php?rub=presentation_de_la_commune
  2. http://brest.letelegramme.com/local/finistere-nord/brest/plabennec/plouvien/recensement-agricole-57-exploitations-communales-05-01-2010-724594.php
  3. http://www.sill-entreprises.com/22-histoire
  4. http://www.sill-entreprises.com/25-chiffres-cles
  5. http://www.letelegramme.com/local/finistere-nord/brest/ville/plouvien-blocage-d-un-projet-d-extension-de-la-sill-21-09-2011-1437497.php
  6. a, b, c, d et e http://www.rade-de-brest.infini.fr/spip.php?article121
  7. http://www.rade-de-brest.infini.fr/spip.php?article122
  8. http://www.fetedelanature.com/ledition-2011/detail-programme?id=les-landes-de-lanveur&id2=bretagnevivantesepnb
  9. http://landes-de-lanveur.blogspot.com/
  10. a et b http://www.infobretagne.com/plouvien.htm
  11. Arthur de La Borderie, "La vicomté ou principauté de Léon", Revue de Bretagne et de Vendée, Vannes, 1889, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207871k/f106.image.r=Plouvien.langFR
  12. Abbé Le Guen, "Antiquités du Léon et plus spécialement du canton de Plabennec", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1888, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2081934/f226.image.r=Jaoua.langFR
  13. Aucun acte de baptême, de mariage ou de décès dans cette chapelle n'est postérieur à 1588
  14. http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/de-Refuge.pdf
  15. Nobiliaire et armorial de Bretagne, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5406239c/f338.textePage.langFR et "Revue historique et archéologique du Maine", 1894, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k415355z/f177.image.r=Plouvien.langFR
  16. http://www.laperenne-zine.com/articles.php?lng=fr&pg=816
  17. Quelques ossements auraient été retrouvés alors dans le sarcophage, voir http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038760/f95.image.r=Jaoua.langFR
  18. http://vero.blog.mongenie.com/index/p/2009/08/855148
  19. Albert Le Grand, "Les vies des saints de la Bretagne Armorique : ensemble un ample catalogue chronologique et historique des evesques d'icelle... et le catalogue de la pluspart des abbés, blazons de leurs armes et autres curieuses recherches... (5e édition revue et corrigée par messire Guy Autret, 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038760/f96.image.r=Jaoua.langFR
  20. http://site.erin.free.fr/Bretagne/Finistere/Plouvien.htm et http://fr.topic-topos.com/table-doffrande-plouvien
  21. La Croix n°13950 du 24 août 1928, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k412218k/f3.image.r=Kerhuon.langFR
  22. http://www.plouvien.fr/index.php?rub=la_chapelle_saint_jaoua
  23. http://ns203268.ovh.net/yeurch/histoirebretonne/terre/teneur/C/Coetivy.htm
  24. Arthur de La Borderie, La vicomté ou principauté de Léon, Revue de Bretagne et de Vendée, Vannes, 1889, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207871k/f113.image.r=Plouvien.langFR
  25. Chanoine Henri Pérennès, "Plouvien, monographie de la paroisse", 1942, réédition 2003
  26. http://michel.mauguin.pagesperso-orange.fr/sonj/Lanorven.htm
  27. M. de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, tome huitième, 1805, consultable http://books.google.fr/books?id=RCaHPOxTOuAC&pg=PA431&lpg=PA431&dq=Kerbr%C3%A9der&source=bl&ots=2_k07KoQUJ&sig=bVkMcFTznLNi5bN3DQxabUL6H-s&hl=fr&sa=X&ei=z875TqeKNNOtsgb5q6XSDw&ved=0CCMQ6AEwAA#v=onepage&q=Kerbr%C3%A9der&f=false
  28. Présents aux montres de 1426 et 1534, voir http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5406239c/f267.textePage.langFR
  29. Chronique d'Histoire et de littérature de la Bretagne, Annales de Bretagne, 1907-1908, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115319g/f166.image.r=Plouvien.langFR
  30. Abbé Le Guen, "Antiquités du Léon et plus spécialement du canton de Plabennec", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1888, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2081934/f244.image.r=Bourg-Blanc.langFR
  31. a, b et c Abbé Le Guen, "Antiquités du Léon et plus spécialement du canton de Plabennec", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1888, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2081934/f248.image.r=Bourg-Blanc.langFR
  32. Il fut évêque de Léon de 1411 à 1419
  33. on le retrouve au-dessus de la porte de la sacristie du nord dans l'église actelle
  34. Abbé Le Guen, "Antiquités du Léon et plus spécialement du canton de Plabennec", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1888, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2081934/f228.image.r=Jaoua
  35. Pour un total de 1000 tonnes dans le Finistère cette année-là, dont 150 tonnes à Plouguerneau, 100 tonnes à Plouescat ainsi qu'à Kerlouan, etc..., voir "Le Moniteur scientifique du Docteur Quesneville : journal des sciences pures et appliquées, compte rendu des académies et sociétés savantes et revues des progrès accomplis dans les sciences physiques, chimiques et naturelles", 1915, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2152612/f178.image.r=Plouvien.langFR
  36. « Le dimanche dans la région », Ouest-Éclair, no 3533,‎ 20 septembre 1908, p. 4 (lire en ligne).
  37. "Les combattants français de la guerre américaine, 1778-1783 : listes établies d'après les documents authentiques déposés aux Archives Nationales et aux Archives du Ministère de la guerre", 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5525402h/f114.image.r=Plouvien.langFR et http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5525402h/f124.image.r=Plouvien.langFR
  38. "Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 2-7. États généraux ; Cahiers des sénéchaussées et bailliages", série 1, tome 3, 1879, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k49518d/f495.image.r=Bourg-Blanc.langFR
  39. Abbé Peyron, "Documents touchant l'insurrection du Léon en mars 1793", 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5656046p/f30.image.r=Plouvien.langFR
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  48. D'après le registre des délibérations de 1828, cité par http://www.animation-lannilis.org/index.php?page=histoire-de-la-poterie
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  76. Il s'agit d'une brisure des armes de la famille de sa mère, Catherine du Chastel (Blason Famille du Chastel.svg d'or à trois fasces de gueules), héritière de la branche aînée des comtes de Léon (Blason Léon (Bretagne).svg d'or au lion de sable), la branche cadette, les seigneurs de Léon, ayant survécu et adopté un lion morné. C'est ce qui explique peut-être la couleur des fasces
  77. Joseph-Marie de Kersauzon de Penandreff, "Histoire généalogique de la maison de Kersauson", 1888, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55649073/f85.image.r=Plouvien.langFR
  78. Chanoine Daniel, "Notices sur les anciens établissements de la Congrégation de la Mission", Annales de la Congrégation de la Mission (Lazaristes) et de la Compagnie des Filles de la Charité, 1898, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5690417k/f200.image.r=plouvien.langFR
  79. Chanoine Daniel, "Notices sur les anciens établissements de la Congrégation de la Mission", Annales de la Congrégation de la Mission (Lazaristes) et de la Compagnie des Filles de la Charité, 1898, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5690417k/f199.image.r=plouvien.langFR
  80. J. Baudry, "Étude historique & biographique sur la Bretagne à la veille de la Révolution, à propos d'une correspondance inédite (1782-1790)", tome 1, 1905, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5816873q/f51.image.r=plouvien.langFR
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