Therdonne

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Therdonne
Image illustrative de l'article Therdonne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Nivillers
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Beauvaisis
Maire
Mandat
Denis Deslandes
2014-2020
Code postal 60510
Code commune 60628
Démographie
Gentilé Therdonniens
Population
municipale
950 hab. (2011)
Densité 106 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 25′ 12″ N 2° 09′ 20″ E / 49.42, 2.1555555555649° 25′ 12″ Nord 2° 09′ 20″ Est / 49.42, 2.15555555556  
Altitude Min. 54 m – Max. 113 m
Superficie 8,98 km2
Localisation

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Therdonne

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Therdonne

Therdonne est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

La commune de Therdonne est établie en 1793 (An II de la république) sous le nom de Tardonne. Elle est tout d’abord rattachée au canton de Bresles, puis en 1801 à Tillé et enfin à Nivillers en 1802. Elle fait partie de l’arrondissement de Beauvais depuis 1801[1]. Ses habitants sont appelés les Therdonniens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes et voies d'accès[modifier | modifier le code]

Rose des vents Beauvais
(par la N31)
Tillé
par la rue de Nivillers
Nivillers
par la rue de Nivillers
Rose des vents
Allonne
par la rue de Villers sur There
N Laversines
par la D931
O    Therdonne    E
S
Allonne
par la rue du Thérain
Warluis
par la rue du Thérain
Rochy-Condé
par D12

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par:

  • la sortie sortie 15 de l'autoroute A16 dont l'échangeur est situé sur la commune. On accède à la commune en prenant la N31 en direction de Compiègne et en sortant tout de suite pour le hameau de Wagicourt ou la sortie suivante pour le village.
  • l'ancienne route Royale Beauvais-Clermont devenue N31 traversait le village, jusqu'à la mise en place de la quatre voie actuelle {{ref nécessaire}}, 2 accès déservent la commune (voir ci-dessus)
  • la rue de Nivillers pour rejoindre Tillé et Nivillers en passant devant le calvaire et le Bois de la Motte.
  • la D931 pour rejoindre Laversines
  • la D12 pour rejoindre Rochy-Condé en passant devant le Mont Bourguillemont
  • la rue du Thérain pour rejoindre le hameau de Villers-sur-Thère commune d'Allonne ou Warluis. Les ponts qui enjambent le Thérain ont été autorisés par l'abbé à Renaud de Mello en 1173[2]
  • la rue de Villers sur There pour rejoindre le hameau de Villers-sur-Thère commune d'Allonne ou Beauvais (zone commerciale): de nombreux Isariens traversent Therdonne et empruntent cette route pour rejoindre le sud de Beauvais et ses différentes ZAC. Désormais il est possible à ces derniers d'emprunter gratuitement la A16 entre les sorties sortie 15 et sortie 14 en demandant un Pass auprès de la Sanef[3]. Le pont permettant le passage du Wage a été construit en 1895, auparavant un gué avait été aménagé pour permettre son franchissement, les ponts sur le Thérain ayant été construits en 1873[4].
  • la rue du Général de Gaulle qui rejoint le Parc d'activité de la Valine à Beauvais.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Composé à l’origine de 6 hameaux : Saint-Ouen, Wagicourt, Bourguillemont, Therdonne, Bruneval et Villers-sur-Thère. Le chef-lieu était Saint-Ouen mais après plusieurs destructions, ce hameau ne sera jamais reconstruit au profit de Therdonne qui s’étendit à l’est jusqu'à toucher le hameau de Bourguillemont, le transformant en quartier du village. Ainsi, remarque-t-on aujourd’hui seulement 2 groupements d’habitations distincts : Therdonne et Wagicourt. Les hameaux de Villers-sur-Thère (Villare ad Tharam, Villare supra Tharam en 1169) et Bruneval ayant été rattachés aux communes d’Allonne (canton de Beauvais) et de Warluis (canton de Noailles).

Son nom est attesté sous différentes graphies au cours de l’histoire : Taraonas en 1153, Tardonnas en 1198, Tardonne, Therdonne, et Saint-Ouen : Saint-Ouin, Saint-Oyen de Tardonne, Sanctus Audoenus. Comme beaucoup de villes qui tirent leur nom d’un cours d’eau, Therdonne prend son nom de la rivière qui la traverse et de ce qui la caractérise en ce lieu. En effet littéralement, Therdonne vient de l’adjonction des mots tarda et onna[5]. Tarda (tardus, a, um: adjectif) signifie lent et marque le fort ralentissement de ses eaux, de son cours d'eau (onna, fleuve) : le Thérain qui connait ici son plus faible dénivelé[6], est par conséquent fortement ralenti sur son parcours[7]. Cependant, on peut y voir avec tout autant de raison le nom du Therain, jadis Tara, associé à l'appellatif duna, ville, employé au féminin comme dans Brionne, semble-t-il[8].

Le hameau de Wagicourt est attesté aussi sous les formes du français central avec [g]: Guatigiricurtis, Gagicort, Gagicourt et Vuagicourt (1782). Aujourd’hui certains GPS nomment Wagicourt de manière erronée : «  Wajicourt ». Il s'agit d'un nom en court, précédé du nom de personne germanique Wadgarius.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008[9]   Denis Deslandes   Réélu pour le mandat 2014-2020[10]
mars 1988 2008[11] Guy Dumast    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 950 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
658 653 679 726 727 703 697 685 643
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
608 600 594 532 572 530 507 524 543
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
597 603 612 556 562 586 533 618 669
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
669 681 730 719 760 802 887 899 950
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,4 %, 15 à 29 ans = 16,9 %, 30 à 44 ans = 22,7 %, 45 à 59 ans = 22,5 %, plus de 60 ans = 17,5 %) ;
  • 50,5 % de femmes (0 à 14 ans = 19,4 %, 15 à 29 ans = 21,4 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 20,7 %, plus de 60 ans = 17,8 %).
Pyramide des âges à Therdonne en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
3,6 
75 à 89 ans
5,7 
13,5 
60 à 74 ans
11,0 
22,5 
45 à 59 ans
20,7 
22,7 
30 à 44 ans
20,7 
16,9 
15 à 29 ans
21,4 
20,4 
0 à 14 ans
19,4 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église vue depuis la mairie.
Chapelle de Secours.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Défaite de Corréus, Gravure par Cottin d'après le tableau disparu de Diogène Maillart, XIXe siècle

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Notice Communale Cassini
  2. Source : Notice Archéologique de l'Oise par Louis Graves, Paris 1839
  3. utilisation de la A16 comme déviation: Pass Oise
  4. Archives Départementales cote 7SP381
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse
  6. Site IGN géodésie, Plan en coupe du Thérain sur la commune
  7. a, b et c Source : Cantons de Méru et Nivillers Volume IV par Louis Graves 1830-1859, réédition Res Universis, Paris 1991
  8. François de Beaurepaire, Les noms des paroisses et anciennes communes de l'Eure, éditions Picard 1981.
  9. Le bonhomme picard du 26 mars 2008
  10. « Denis Deslandes pour un nouveau mandat », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3284,‎ 9 avril 2014, p. 20 (ISSN 1144-5092)
  11. « L'ancien maire Guy Dumast honoré pour son dévouement : Élu sans interruption pendant vingt ans, Guy Dumast a été nommé maire honoraire pour son action énergique en faveur de la collectivité », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3231,‎ 3 avril 2013, p. 17
  12. a, b et c Source : Affichage en Mairie (période 1857 - 1987)
  13. Archives départementales de l'Oise (Beauvais) cote MP226 (période an VIII - 1831) cote MP1220 (période 1834 - 1939)
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  16. « Évolution et structure de la population à Therdonne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  17. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  18. Source: Persée, revue scientifique Marquis de Belleval
  19. Contexte sur Institut du Temps présent