Jean Le Marois

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Jean Léonor François Le Marois
Jean-Léonard-François, comte Le Marois (1776-1836), général de division, Louise Adélaïde Desnos, née Robin (1807-1870), 1841, Musée de l'Armée, Paris.
Jean-Léonard-François, comte Le Marois (1776-1836), général de division, Louise Adélaïde Desnos, née Robin (1807-1870), 1841, Musée de l'Armée, Paris.

Surnom Lemarrois
Naissance 17 mars 1776
Bricquebec
Décès 14 octobre 1836 (à 60 ans)
Paris
Origine Français
Allégeance Drapeau français République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Grade Général de division
Conflits Première campagne d'Italie
Deuxième campagne d'Italie
Guerres napoléoniennes
Distinctions Comte de l'Empire
Grand officier de la Légion d'honneur
Commandant de l'Ordre de la Couronne de Fer
Chevalier de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile, 11e colonne "LEMAROIS".
Autres fonctions Député de la Manche (1807-1812)

Jean Léonor François, comte Le Marois (Le Marrois ou Lemarrois), né le 17 mars 1776 à Bricquebec et mort le 14 octobre 1836, à Paris, fut général de division et député de la Manche.

Biographie[modifier | modifier le code]

Début de carrière[modifier | modifier le code]

Son père était cultivateur à Bricquebec (Manche), puis fut commis de la maitrise des Eaux et Forêts du lieu. Il venait d'être admis à l'école de Mars, instituée récemment par la Convention, lorsque Le Tourneur de la Manche, également originaire du Cotentin, le choisit pour officier d'ordonnance en se rendant à Toulon. Au 13 vendémiaire, il servait comme lieutenant à l'état-major de la 1re division. Napoléon Bonaparte le remarqua et en fit, le soir même, son aide de camp jusqu'en 1814. Il fut par ailleurs témoin de mariage de Napoléon et de Joséphine de Beauharnais. Il participe à la Campagne d'Italie. À la bataille de Lodi, courageux et plein de fougue, le jeune Lemarrois eut ses vêtements criblés de balles. À Roveredo, où il avait décidé le gain de la bataille sur un point important, il fut renversé de cheval dans une charge impétueuse, et une partie des colonnes ennemies lui passa sur le corps. Il se distingua également à Arcole. Bonaparte le cita dans plusieurs bulletins et le choisit pour présenter au Directoire les drapeaux conquis ; mais les blessures au Combat de Rovereto l'empêchèrent de faire la campagne d'Égypte.

À son retour en France, Bonaparte le rappela, il l'avait à ses côtés au 18 brumaire. Chef de bataillon, nommé colonel à Marengo, il fut chargé de porter au général ennemi les propositions de paix. Le Premier Consul le nomme au commandement des Côtes du Nord. Il devint général de brigade le 29 août 1803.

Général et aide de camp de Napoléon[modifier | modifier le code]

Monument commémoratif (1837) à Bricquebec.

Général de division après Austerlitz, il devint en 1806 gouverneur des marches d'Ancône, de Fermo, du duché d'Urbino, etc…. Après la bataille d'Iéna, où il fut grièvement blessé, l'Empereur le nomma gouverneur de Wittemberg, où il sut réprimer l'insurrection de Torgau ; puis successivement ceux de Stettin, Tilsitt et de Varsovie en 1807. Il se rendit en Italie comme gouverneur des Légations et commandant des troupes. Le 7 mars de la même année, il fut élu par le Sénat conservateur, député de la Manche au Corps législatif, et devint l'un des vice-présidents de cette Assemblée. Comte d'Empire le 15 juin 1808, Napoléon le nomma en 1809 gouverneur de Rome, et pendant la campagne de Russie au commandement du camp de Boulogne.

Le général Lemarois fit la campagne d'Allemagne de 1813 à la Grande Armée mais s'opposa à la campagne de Russie. Il eut le commandement de Magdebourg à la fin de l'année, y fut assiégé[1] commanda en personne plusieurs sorties, où il montra toujours une éclatante bravoure, ne rendit la place que sur l'ordre du nouveau gouvernement français, et ramena en France toute la garnison de 18 000 hommes avec ses 52 canons. Il se retira alors dans ses foyers. Le 20 mars il était aux Tuileries auprès de l'Empereur. Pair de France et commandant des 14e et 45e divisions pendant les Cent-Jours, il se préparait à venir au secours de Paris, après la bataille de Waterloo, avec la garde nationale de Rouen, lorsqu'il apprit le traité signé avec les alliés et leur entrée dans la capitale.

Il résigna alors son commandement et reprit le chemin de la retraite qu'il ne quitta plus. Mort le 14 octobre 1836, dans sa soixantième année, à la suite d'une longue et douloureuse maladie, il est inhumé au cimetière de Montmartre à Paris (19e division). Un monument à sa mémoire a été érigé dans sa ville natale, Bricquebec, en 1837 et son nom est gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile, côté Est (11e colonne)"LEMAROIS"

Il était Grand officier de la Légion d'honneur, commandant de la Couronne de Fer, et chevalier de Saint-Louis.

Jean Le Marois fut père de Jules Polydore Le Marois (1802-1870), également député de la Manche, et de Coralie Le Marois, qui épousa en 1824 Louis-Hector de Galard de Béarn (1802-1871), "alliance entre un partenaire de la vieille noblesse traditionnelle, en difficultés de fortune et un peu désargentée, et une héritière de la nouvelle société post révolutionnaire issue de l'Empire, et porteuse d'une grande, grosse fortune récente, en l'occurrence celle d'un général d'Empire qui a fait carrière et fortune dans le sillage de Bonaparte (...) pourvu de solides dotations par Napoléon, il épousa en 1801 la fille d'un très riche banquier belge, Hopsomer (...). Du côté Le Marois, 290 000 F de revenus annuels, soit un capital immobilier et mobilier de six à sept millions (...). Les festivités du mariage, célébré le 28 février 1824, coutèrent 39 125,20 F (...). Coralie, après avoir donné le jour à deux enfants, et son mari parti en avril 1828 son oncle Casimir de Mortemart, ambassadeur de France en Russie, s'installa au château de La Rochebeaucourt (24) pour accoucher une 3ème fois, y perdit une fille prématurée et mourut un mois après, le 25 novembre, à 24 ans et 9 mois".

Pauline de Béarn (1825-1860) épousa le duc Albert de Broglie (1821-1901), d’où descendance; elle fut portraiturée par Ingres (anc. coll. Robert Lehman, Metropolitan Museum, New-York);

Henry (1826-1863) épousa Marie de Rigny (sans postérité). (Jean Jézéquel, "Du château d'Angoumois à la faillite parisienne", Le Croît Vif, coll. documentaires, 1996, pl.VIII, pp. 163 et 164).

Sources partielles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il avait écrit à Napoléon qu'il était impossible de résister à un siège de la ville, Napoléon lui répondit par une lettre datée du 9 juillet 1813, "Impossible n'est pas français. Source : Michèle Ressi, L'Histoire de France en 1000 citations, Éditions Eyrolles, 2011, p. 296.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]