Bourgtheroulde-Infreville

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Bourgtheroulde-Infreville
La mairie
La mairie
Blason de Bourgtheroulde-Infreville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Bernay
Canton Bourgtheroulde-Infreville
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Bourgtheroulde-Infreville
Maire
Mandat
Bruno Questel
2014-2020
Code postal 27520
Code commune 27105
Démographie
Gentilé Thérouldebourgeois
Population
municipale
2 848 hab. (2011)
Densité 245 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 17′ 57″ N 0° 52′ 28″ E / 49.2991666667, 0.87444444444449° 17′ 57″ Nord 0° 52′ 28″ Est / 49.2991666667, 0.874444444444  
Altitude Min. 96 m – Max. 158 m
Superficie 11,62 km2
Localisation

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Bourgtheroulde-Infreville est une commune française située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie.

Les habitants sont des Thérouldebourgeois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le nord du département de l'Eure, au sud du plateau du Roumois. Cette région a la forme d’un triangle irrégulier limité, au nord, par la Seine depuis Elbeuf jusqu'à Quillebeuf-sur-Seine ; à l’ouest, par la Risle depuis Pont-Audemer jusqu’à Brionne ; enfin au sud et à l’est, par une ligne brisée allant de Brionne à Elbeuf, ressemblant au pays de Caux : les prairies occupent le fond des vallées, tandis que les cultures s'étendent sur les plateaux.

Les terres du Roumois sont argilo-calcaires ou argilo-silicieuses, de bonne qualité et fertiles, mais elles s’enherbent facilement.

Le pays est très bocager ; de nombreux boqueteaux existent autour des fermes. Toute la partie sud, vers Bourgtheroulde, rappelle le plateau du Neubourg ; la partie voisine de Pont-Audemer se rapproche comme aspect du Lieuvin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le toponyme Bourgtheroulde remonte, très probablement, à un certain Théroulde qui était précepteur de Guillaume le Conquérant[réf. nécessaire] (Théroulde : ancien prénom d'origine anglo-scandinave torold dérivant lui-même du norrois Thorvaldr « gouverné par Thor ». Ce prénom devenu patronyme est d'ailleurs très commun en Normandie, sous les formes Thouroude, Touroude, Théroude, Téroude, Throude ou Troude. Cf. Trouville). Pour le récompenser, le duc Robert de Normandie, dit le Diable ou le Magnifique, lui donna un fief sur lequel Théroulde jeta, vers 1025, les assises d’un château et du bourg qui porte son nom.

En 1035, le duc Robert part en pèlerinage en Terre sainte, laissant Guillaume, encore très jeune, à la garde de Théroulde, du chancelier Osbern et de Gilbert de Brionne. Théroulde fut assassiné en 1040 par Guillaume de Montgommery. Sa fille, Lesceline, avait épousé Robert, comte d’Eu. Leur descendance, entrée en rébellion contre Guillaume le Conquérant, se vit privée de ses biens qui furent attribués aux seigneurs d’Harcourt. Par alliances successives des filles, le fief passa de 1100 à 1499 aux Ferrières, Rieux puis Rohan Guéménée qui le cédèrent, alors, à Guillaume Leroux.

Ce dernier, originaire du pays de Caux selon les uns, des environs de Louviers selon les autres, appartenait à la noblesse de robe. Il était président à mortier du parlement de Normandie. Très riche, la famille Leroux construisit, à Rouen, l’hôtel de Bourgtheroulde, place de la Pucelle, alors place du Marché aux Veaux, (Guillaume et Claude Ier au début du XVIe siècle), acquit le château de Boissey-le-Châtel (vers 1499) et le remplaça par le château actuel (Robert Ier et Robert II Leroux fin de XVIe, début du XVIIe siècle). Elle possédait des domaines importants, notamment à Saint-Aubin-d'Écrosville, Acquigny et dans le pays de Caux. Elle s’illustra surtout dans la magistrature, où elle réalisa l’essentiel de ses alliances.

Claude, mort en 1537, est conseiller à la cour des Comptes, son frère, Robert, conseiller au parlement de Normandie. Nicolas, leur neveu, est conseiller au parlement de Bretagne et président à mortier du parlement de Normandie. Au sein de l’église, on peut citer Guillaume mort en 1532, abbé d’Aumale, Nicolas, son frère, chanoine doyen de la cathédrale, Jean leur neveu, prieur du Mont aux Malades et de l’abbaye d’Auffay.

Mais c’est dans l’armée et plus spécialement dans la marine, qu’on trouve ceux de la famille Leroux qui ont laissé le plus de trace dans l’histoire. Le premier, Louis (1600-1672) seigneur d’Infreville et de Saint-Aubin-d'Écrosville, est intendant des ports sous Louis XIII et Louis XIV avec rang d’amiral. Le second, Louis (1642-1712) son fils, après une brillante carrière de combattant, fut nommé chef d’escadre par Louis XIV. Il meurt à Infreville et est inhumé, avec son père et d’autres membres de la famille dans le cœur de l’église de cette commune. On peut citer les deux frères de ce dernier : David (mort en 1713) qui est commissaire général de la marine à Toulon et Robert, seigneur de Rouville, qui fut tué au siège de Candie.

Sous ces différents seigneurs, le bourg devait connaître des fortunes diverses. Sa situation à une journée de marche de Rouen et juste à l’orée de la dangereuse forêt de La Londe, en faisait un lieu de marchés actifs (avec halle aux blés, halle aux viandes, halle aux poissons), un centre de commerce important et une étape privilégiée pour les voyageurs et… les soldats. Ceux-ci, à cette époque, étaient logés chez l’habitant et, généralement, ne s’embarrassaient de principes.

À l’époque des Guerres de religion, le bourg et le château de Bourgtheroulde furent plusieurs fois malmenés par des bandes protestantes. Le château ne devait, d’ailleurs, jamais être relevé et ce sont des ruines qui furent adjugées, avec les terres, à Louis Varillon et Simon Rabasse en fructidor An III.

Le XIXe siècle fut marqué, essentiellement, par l’aménagement de la place de la mairie, la construction de l’école primaire, inaugurée en 1858, la construction de la mairie, décidée en 1858 et inaugurée le 13 mai 1866.

En 1871, les 3 et 4 janvier, des combats très durs opposèrent les mobiles des Landes et de l’Ardèche aux troupes prussiennes. De nombreux morts furent à déplorer. Prussiens et Français sont inhumés dans le cimetière communal, à côté du caveau de la famille Gasse qui avait offert le terrain de ce cimetière en 1869.

Pour la petite histoire, citons qu’une exécution capitale eut lieu sur la place publique le 4 février 1827. Les sieurs Heutaux et Daguet furent guillotinés pour avoir assassiné un clerc de notaire nommé Voisin.

Remontant dans le passé, deux faits sont à signaler, qui intéressent toute la région du Roumois.

  • D’abord, les guerres de religion : les habitants du Roumois étaient pour la majorité partisans de la Réforme, d’où les querelles vives qui ensanglantèrent le plateau. On trouve même plusieurs cimetières huguenots, par exemple à Éturqueraye et à Routot ; des châteaux forts furent incendiés, durant les luttes : celui de Bourgtheroulde avons-nous dit, celui de Bosguérard, celui de Marcouville, celui d’Hautonne, celui de Honguemare
  • D’autre part, il y a eu la colonisation des Antilles françaises : les Roumois font partie, parmi les Normands, de ceux qui, nombreux, partirent vers les Isles (Martinique et Guadeloupe) aux XVIIe et XVIIIe siècles ; certains s’installèrent là-bas (Békés) ; d’autres revinrent plus tard au pays… gardant en eux la nostalgie des charmes tropicaux. Beaucoup s’embarquèrent, sous les mêmes conditions, vers les autres îles de la Réunion et de Saint-Domingue.

GUERRE 1914/1918 -

TRANSCRIPTIONS D'ACTES DE DÉCÈS - BOURGTHEROULDE (Eure) Parvenues, pour certaines, après la fin des hostilités. 23 décembre 1915 - Duval Ernest Ambroise. Soldat au 74ème régiment d'infanterie. 34 ans. Décédé à Thil, sur le champ de bataille le 28 septembre 1914. 16 février 1916 – Mesnilgrente René Edouard Eugène. Sergent fourrier au 224ème régiment d'infanterie, 21ème compagnie. Décédé sur le champ de bataille à Neuville Saint Vaast (Pas de Calais) le 4 juin 1915. 13 juin 1916 – Pierre Louis Marie. Caporal à la 5ème compagnie du 73ème régiment territorial d'infanterie. Décédé à Longemarck (Belgique) le 8 novembre 1914. 26 juin 1916 – Vimard Paul Eugène. Soldat au 135ème régiment d'infanterie, 4ème compagnie. Décédé à Neuville Saint Vaast (Pas de Calais) des suites de blessures de guerre le 18 juin 1915. 9 octobre 1916 – Duval Raoul Ernest Constant. Soldat au 39ème régiment d'infanterie. Tué à l'ennemi sur le champ de bataille à La Chalde (Meuse) le 13 août 1916. 24 septembre 1917 – Gardin Paul Alexandre Férréol. Brigadier au 11ème régiment d'artillerie, 2ème batterie. Mort sur le champ de bataille à Beaulieu et Chéry (Aisne) le 2 juillet 1917. 25 février 1918 – Dubuc Albert Orgher. Soldat au 24ème régiment d'infanterie. Disparu au cours du combat du Bois de la Folie à Neuville Saint Vaast (Pas de Calais) le 12 novembre 1915. 18 novembre 1918 – Lécollier Maurice Henri. Soldat au 7ème régiment de chasseurs à cheval. Décédé le 20 octobre 1918. 24 mars 1919 – Leroux Pierre Juste Amédée. Sous-lieutenant au 208ème régiment d'infanterie. Tué par blessures de guerre à Pont Saint Mard (Aisne) le 24 août 1918. 6 juillet 1919 – Dubuc Joseph. Soldat au 8ème Génie, 2ème compagnie. Décédé à l'hôpital complémentaire numéro 2 d'Evreux. 6 août 1919 – Boismare Edmond Baptiste Adolphe. Soldat à la 3ème compagnie 21ème régiment d'infanterie coloniale. Décédé sur le champ de bataille à Bazancourt (Marne) le 7 octobre 1918. 7 août 1919 – Levasseur Gaston. Caporal au 28ème régiment d'infanterie, 6ème compagnie, classe 1913. Décédé des suites de blessures de guerre à l'ambulance (hôpital provisoire) de Beaurieux (Aisne) le 20 octobre 1918. 5 novembre 1919 – Fontaine Louis Albert. Soldat au 55ème régiment d'infanterie, compagnie mitrailleur, classe 1898. Décédé par suite de blessures de guerre à Sébaucourt (Aisne) le 13 octobre 1918. 20 mars 1920 – Barbé François Marie. Soldat au 319ème régiment d'infanterie, 20ème compagnie. Décédé à Amiens (Somme) le 14 décembre 1914. 26 mai 1920 – Monbailly Emile Louis Désiré. Adjudant au 224ème régiment d'infanterie. Disparu. Décédé aux armées, à Laffaux (Aisne) le 1er juin 1917. 11 août 1920 – Leduc Elénor Eugène. Soldat au 224ème régiment d'infanterie. Décès survenu aux armées, à La Neuville (Marne) le 14 septembre 1914. 28 décembre 1920 – Andrieu Jules Léon. Soldat au 9ème régiment de marche de zouaves. Décédé à Maisons de Champagne (Marne) le 27 septembre 1915. 19 juillet 1922 – Piton Armand François Edouard. Chef de brigade de gendarmerie à cheval, 3ème légion de gendarmerie, prévôté de la 53ème division d'infanterie. Décédé à Grivy Loisy (Ardennes) le 27 octobre 1918. Décédés sans mention de transcription : 9 septembre 1914 – Niel Louis. 74ème régiment d'infanterie 16 septembre 1914 – Thibaudeau Charles. 224ème régiment d'infanterie 17 septembre 1914 – Gostrel Armand. 24ème régiment d'infanterie 28 octobre 1914 – Pinchon Joseph. 129ème régiment d'infanterie 8 mars 1915 – Jouanne Joseph. 224ème régiment d'infanterie 15 mai 1915 – Jouanne Charles. 24ème régiment d'infanterie 22 octobre 1915 – Leroux Alphonse. 209ème régiment d'infanterie. 22 février 1916 – Leprêtre Paul. 7ème régiment de chasseurs 3 mai 1917 – Foucard Paul. sous-lieutenant 137ème régiment d'infanterie 26 juillet 1917 – Bouvier Ernest. 228ème régiment d'infanterie 28 août 1918 – Filoque André. Capitaine 284ème R.A.L. 29 septembre 1918 – Dubosc Armand – R.A.L.

COMMUNE D'INFREVILLE (fusionnée) GUERRE 1914/1918 – INFREVILLAIS MORTS POUR LA FRANCE : BOURDONNÉ Anthime – 28ème régiment d'infanterie, 2ème compagnie – classe 1912 – décédé le 16 avril 1916 à Verdun (Meuse) caserne Bevaux suite de blessures de guerre BRETEVILLE François – 7ème compagnie du 412ème régiment d'infanterie – tué à l'ennemi par obus le 30 mai 1916 à Montzéville (Meuse) BRETTEVILLE Joseph Emile – 24ème régiment d'infanterie, 3ème bataillon, 10ème compagnie – décédé le 27 mai 1915 à Paris DECAEN Jules Albert – 39ème régiment d'infanterie – disparu le 23 juin 1916, pris sous un éboulement provoqué par un obus FÉRET Louis – 21ème bataillon de chasseurs à pied, 6ème compagnie, classe 1912, matricule 2945 – décédé à l'hôpital militaire de Bar le Duc (Meuse) le 14 septembre 1914 à 4 heures du soir GUENIER Gaston Auguste Angelbert – 224ème régiment d'infanterie - décédé le 11 mai 1915 à Neuville Saint Vaast (Pas de Calais) LAIR Amédée Alphonse – 24ème régiment d'infanterie , 2ème compagnie - classe 1898 – décédé le 21 février 1916 d'intoxication par gaz asphyxiants à Hanguest (Somme) LAVIER André Henri – 3ème régiment de zouaves de marche – décédé le 23 septembre 1914 à Crouy (Aisne) LECHAT Gervais Jules – 24ème compagnie du 274ème régiment d'infanterie – classe 1905 – décédé le 3 octobre 1915 à 23 heures à Neuville Saint Vaast (Pas de Calais) LEMONNIER Léon Paul Lucien – décédé le 31 mai 1918 à Champlat (Marne) NIEL Louis Auguste Alphonse – 74ème régiment d'infanterie – disparu le 6 mai 1914 à Courgevain (Marne) PIERRE Albert – 28ème régiment d'infanterie, 9ème compagnie – décédé suite de blessures reçues sur champ de bataille le 16 juillet 1916 dans l'ambulance 16/14 immobilisée à Monthairons (Meuse) (Mémoire du souvenir dans le cimetière d'INFREVILLE)

La commune a été constituée par la fusion en 1965 de Boscherville et de Bourgtheroulde, auxquelles, en 1973, s'est ajoutée Infreville.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bourgtheroulde-Infreville

Les armes de la commune de Bourgtheroulde-Infreville se blasonnent ainsi :
d'azur au chevron d'argent accompagné de trois têtes de léopard d'or

Ce sont les armes des « LeRoux », famille de noblesse de robe qui s’illustra au parlement de Normandie et dans la marine de Louis XIII et Louis XIV. C’est en 1499 que cette famille acquit le fief de Bourgtheroulde.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

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- POURPOINT Louis Pierre – notaire royal puis notaire public – élu avant le 21 février 1790 – démissionne le 19 mai 1791 – reprend ses fonctions le 23 mai 1791 – né à Saint Amand Les Hautes Terres 27 – décédé à Bourgtheroulde le 5 Frimaire an 11 (26 novembre 1802) âgé de 62 ans

- PEUFFIER Pierre Louis – chirurgien – élu entre le 11 juillet et le 11 octobre 1792 – était maire le 6 Vendémiaire an 6 (28 septembre 1795) – réélu avant le 21 Germinal an 11 (11 avril 1803) – né à Rouen le 8 décembre 1749 – décédé à Bourgtheroulde le 24 octobre 1818

- Benoît FOURCHERANT, dit « agent » dans les délibérations du Conseil municipal, tient les registres d'état et signe « maire provisoire »

- Nicolas Marin MICHAUX signe les registres « maire et officier d'état civil » le 4 Floréal an 8 (23 avril 1800). Convoqué le 17 Pluviôse an 11 (6 février 1803) « pour rendre son compte »

- NEVEU Jean Louis – 1er février 1808 – 1813

- BOSQUIER Anne Guillaume – notaire – 20 décembre 1812 (maire par arrêté du préfet) / 1815 (Cent Jours) – réélu le 14 juillet 1815 – maire jusqu'en 1835 – né à Elbeuf le 15 octobre 1778 – décédé à Bourgtheroulde le 10 novembre 1849

- VALLÉE Louis Charles – maire du 29 juin 1815 au 14 juillet 1815 (Décret impérial du 30 avril – Cent Jours)

- PUCHOT Louis Pierre Philippe – élu le 12 juillet 1835 – novembre 1843

- VITTECOQ Pierre Louis Jacques – propriétaire – 4 avril 1843 – déposé le 27/04/1848 (Dissolution du conseil municipal le 21 avril 1848) – réélu le 30 juillet 1848 – démis de ses fonctions le 5 octobre 1870 – réinstallé le 15 mai 1871 : loi du 14 avril 1871 – maire jusqu'à son décès en 1882 – né à Saint Ouen de Thouberville le 4 Vendémiaire an 7 (25 septembre 1798) – décédé à Bourgtheroulde le 13 avril 1882

- BOUQUET Alfred – marchand d'eau de vie et pharmacien – administrateur provisoire le 21 avril 1848 – puis maire par convocation du préfet le 1er octobre 1871

- GRUEL Léon Amédée – propriétaire – élu le 7 mai 1882 – né à Bourgtheroulde le 23 avril 1833 – décédé à Bourgtheroulde le 8 décembre 1901

- GRUEL Léon Octave (fils du précédent) – propriétaire – élu le 26 janvier 1902 – démissionne le 12 juillet 1906 – né à Bourgtheroulde le 1er juillet 1859 - Décédé à Bourgtheroulde le 11 novembre 1908

- LEROUX Arsène – notaire – élu le 1er décembre 1906 – démissionne le 4 avril 1928 – né à Brionne le 12 octobre 1847 - décédé à Bourgtheroulde le 15 juillet 1929

- FOUCARD Georges – pépiniériste – élu le 4 juin 1928 – 1935 - né le 10/02/1878 à Luneray (Seine-Maritime) - décédé le 17 février 1967 à Rouen (Seine-Maritime)

- RAFIN Jacques – pépiniériste – élu le 27 juin 1935 – démissionne le 15 octobre 1969 – né à Neuilly sur Seine (Hauts de Seine) le 4 septembre 1896 – décédé à Bourgtheroulde le 30 mai 1978

- GOT Paul André – pharmacien – élu le 14 décembre 1969 – démissionne le 16 avril 2002 – né Le Havre (Seine-Maritime)

- QUESTEL Bruno – juriste – élu le 21 juin 2002 – né à Bourg Achard (Eure - parents demeurant à Bourgtheroulde)

Liste des maires successifs[1]

Le 23 juin 2008, le Tribunal administratif de Rouen a annulé les élections municipales de mars 2008 à Bourgtheroulde. En effet, en tant que commune de moins de 3 500 habitants, les habitants ont la possibilité de panacher les noms de différentes listes : or, le bulletin de l’équipe de M. Bruno Questel (maire sortant) portait la mention « Votez la liste complète ». M. Questel avait emporté la totalité des 23 sièges. Le 25 juin, Bruno Questel a annoncé sa démission ainsi que celle de son conseil municipal : une nouvelle élection municipale a eu lieu le 6 juillet 2008 et les 23 candidats de la liste sortante ont été élus au 1er tour avec une moyenne de quelque 65 à 70 % des voix.

Bruno Questel est également conseiller général du canton de Bourgtheroulde-Infreville depuis 2004.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 848 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
593 765 728 735 740 749 773 784 716
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
731 751 733 745 720 691 754 767 715
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
742 636 613 593 579 536 551 567 522
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
708 881 1 317 2 559 2 742 2 812 2 911 2 926 2 852
2011 - - - - - - - -
2 848 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Laurent de Bourgtheroulde : nef XIVe, tour XVe, chœur XVIe ; statue de saint Laurent XVIe, vitraux Renaissance.voir
  • Église Saint-Sauveur de Boscherville et cimetière restes romans du chevet, façade XVIe, le reste XVIIe ; statues XVe siècle.
  • Église Saint-Ouen d'Infreville : chœur et clocher XVIe, nef XIXe ; retable du maître-autel XVIIIe, statues XVIe, pierre tombale XVIIe siècle
  • Colombier de la ferme du Logis[4]. Cet édifice octogonal, surmonté d'un toit en poivrière, est en brique avec emploi de la pierre pour les angles et l'encadrement de la porte et des lucarnes. Trois autres éléments caractéristiques sont à observer concernant l'extérieur :
- un lanternon très strictement décoratif (sans aucune ouverture vers l'intérieur du colombier pour le passage de la lumière ou des pigeons) coiffe le sommet du toit conique ;
- un renflement progressif de maçonnerie en haut de chaque pan du bâtiment pour réaliser le passage de la section octogonale à la section circulaire de la charpente du toit ;
- un décor des faces par des motifs géométriques de briques plus sombres, rappelant de toute évidence ceux ornant des édifices de brique de même époque, en Normandie mais aussi ailleurs, comme par exemple les églises fortifiées de Thiérache : losanges, quadrillages, cœurs, etc.
  • Manoir du Logis. Cette bâtisse de 1902, qui fut le siège de la Kommandantur pendant l'occupation allemande nazie, fut acquise par le SIVOM en 1985[5].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Relevés des Conseils municipaux de 1789 à 2005 en mairie de Bourgtheroulde
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  4. Extrait de la thèse de Mme Hubert
  5. Site personnel

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Liens externes[modifier | modifier le code]