Baiser

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Le baiser est un mouvement qui consiste à toucher une personne avec ses lèvres grâce aux muscles orbiculaires de la bouche. Il peut s’agir d’un comportement social (le baise-main ou la bise), affectueux ou amoureux. La main, la joue et le front font partie des endroits où l’on pose traditionnellement les lèvres en Europe et en Amérique du Nord. Il s'agit d'une marque d'affection ou de respect dans 90 % des cultures du monde[1]. Dans d'autres cultures (Afrique subsaharienne, Asie, Polynésie), le baiser n’est pas pratiqué, et peut même être réprimé, du moins avant les premiers contacts avec les cultures occidentales[2].

Le mot français tire ses racines du latin basium (de même sens), dont l'origine serait onomatopéique et correspondrait au bruit que font les lèvres donnant un baiser. On distingue en particulier les baisers sur la joue (ou bises) – amicaux – des baisers amoureux, sur la bouche (ou sur diverses autres parties du corps). Cela dit, dans la majeure partie des États-Unis (entre autres), les parents ont pour habitude de donner des baisers sur la bouche à leurs jeunes enfants, en marque d'affection. Au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Suisse, un petit baiser sur la joue ou la bouche est appelé un bec ; en Wallonie, c'est un betch. Attention, si à l'origine le verbe baiser signifie embrasser, donner un baiser, il possède de nos jours une autre acception qui, de manière très vulgaire, désigne l'acte sexuel.

Câlinerie
Peinture de William Bouguereau (1890).

Les types de baisers[modifier | modifier le code]

Baiser sur le front[modifier | modifier le code]

Il est un signe de protection en général.

C'est également le baiser du parrain délivrant une condamnation à mort à celui qui le reçoit[3]

Baiser sur la joue[modifier | modifier le code]

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Il bacio (Le Baiser), Francesco Hayez, huile sur toile, 1859

Dans la culture occidentale, c'est le plus souvent un signe d'affection.

Entre gens qui partagent une relation proche, le baiser est donné comme un accueil ou un départ, s'embrassant l'un l'autre sur la joue (ou près d'elle dans l'air, pendant que les joues se touchent) ; on parle alors de « bises », et leur nombre varie selon les régions :

  • Dans la majorité des régions de France, on pratique 2 bises[4], en commençant généralement par la joue droite.
  • Dans l'est de la France et une partie de la Provence, on pratique 2 bises[4] en commençant généralement par la joue gauche.
  • Dans la région de Brest, il est de coutume de ne faire qu'une bise[4]. En avril 2014, le Groupement de Réhabilitation de l'Usage de la Bise Unique (GRUBUB) a été créé pour préserver, sous forme de farce, cette coutume. Il s'agissait d'une performance artistique développée par Vincent Cabioch, d'une durée limitée à un mois, qui a reçu un écho dans la presse française[5] et internationale[6].
  • Dans le Massif central, les départements de la Drôme, l'Hérault (partie est), le Gard, La Lozère, l'Ardèche, en Vaucluse, dans la région d'Arles les Hautes-Alpes et l'Ain, on pratique généralement 3 bises[4].
  • En Poitou, on pratique généralement une seule bise ou deux[4].
  • Dans le Bassin parisien, en Normandie, en Champagne, le Centre et les Pays de la Loire, on pratique 2 ou 4 bises[4], en commençant généralement par la joue droite.
  • Au Luxembourg et en Suisse romande on pratique généralement 3 bises.
  • En Belgique francophone, on pratique généralement une seule bise mais le nombre varie selon l'endroit. Ainsi, par exemple, « à Charleroi, c'est trois, à Tournai, c'est quatre, à Namur, c'est deux. »[7]
  • Au Québec, où la pratique ne s'est généralisée que depuis quelques décennies, on donne 2 ou parfois 3 bises en commençant par la joue gauche tout en se serrant la main droite.
  • En Serbie, le nombre de bises doit être impair. La seule exception est lors des événements tristes, notamment les funérailles, où le nombre de baisers est alors pair.
  • En Allemagne, on fait souvent 2 bises aux amis ou aux personnes que l'on connait. Parfois seulement une ou trois[8].

Des familiers peuvent embrasser des enfants pour les réconforter ou leur montrer de l'affection, et inversement. On s'embrasse sous le gui lors du nouvel an, et quelqu'un qui reçoit des cadeaux peut remercier en faisant la bise.

On peut aussi donner un baiser sur la joue en signe d'amour familial.

En France et en Belgique francophone, tout comme dans certaines cultures d'Europe de l'Est, du Sud ou du Moyen-Orient, deux hommes peuvent s'embrasser en signe de salut, principalement dans le cadre d'une parenté, d'une amitié ou entre jeunes. Dans beaucoup d'autres pays, le baiser sur la joue n'est pas courant, même entre deux femmes, ou entre un homme et une femme. Pour les moments importants, l'embrassade est alors remplacée par une intense accolade. Pour les moments plus détendus, l'habitude de se tenir par la main, ou bras-dessus-bras-dessous, peut remplacer cette marque de respect ou d'attachement (ce qui éventuellement contraste avec l'habitude des sociétés occidentales où l'acte de se serrer la main peut être bien plus chargé que l'acte d'embrasser).

Le baisemain[modifier | modifier le code]

Le baisemain est un geste de galanterie inventé à la fin du XIXe siècle[9] pratiqué par les hommes pour présenter leurs hommages à une dame, en référence à l'amour courtois du Moyen Âge. L'homme se met à genoux et prend délicatement la main de la dame en l'approchant de ses lèvres. Il est d'usage, probablement pour des raisons d'hygiène ou de pudeur, de ne pas poser ses lèvres sur le dos de la main, mais uniquement de les approcher le plus près possible.

Dans la tradition arabe le baise-main est utilisé comme un signe de respect pour les plus âgés.

Cette pratique a tendance à tomber en désuétude, notamment en Occident.

Baiser amoureux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Baiser amoureux.
Un baiser amoureux

Une expression d'affection ou de désir sexuel implique deux personnes s'embrassant sur les lèvres, et peut aussi impliquer une personne embrassant l'autre sur diverses parties de son corps, et peut aussi impliquer plusieurs personnes embrassant plusieurs autres personnes sur diverses parties de leurs corps.

La langue est plus ou moins souvent utilisée dans le baiser amoureux, du moins, les peuples anglophones semblent avoir coutume d'appeler ce baiser avec la langue "baiser à la française" (french kiss), ce qui laisse supposer que cette particularité est (était initialement?) bien moins courante dans les autres pays qu'en France.

Baiser papillon[modifier | modifier le code]

Caresse que l'on donne en battant des cils.

Baiser Inuit[modifier | modifier le code]

Article principal : Bisou esquimau.

Frottement réciproque de l'extrémité du nez pratiqué en particulier par les Inuits et entre les membres d'une même famille aux Émirats arabes unis. L'habitude en viendrait du risque d'avoir le nez gelé par les températures extrêmes, l'échange des frottements permettant de vérifier que la sensation tactile est toujours présente.

Le baiser inter-buccal n'est quant à lui pas pratiqué par les Inuits de Thulé, d'après les observations faites par Jean Malaurie en 1950 et rapportées dans son livre Les Derniers Rois de Thulé[10]. Son interlocuteur décrit même cela comme étant dégoûtant.

Baiser sexuel[modifier | modifier le code]

Différents types de baisers sexuels sont pratiqués dans le monde : le baiser japonais (fait de plaquer ses lèvres sur celles de son partenaire et de lui souffler dans la bouche), indien (pratiqué immédiatement après une fellation avec éjaculation), baiser allemand (appelé aussi german kiss, « baiser marron » ou « feuille de rose », il est pratiqué immédiatement après un anulingus), à la capucine (sur la bouche alors que les deux partenaires se tournent le dos et se tiennent les mains), etc[11].

Histoire du baiser[modifier | modifier le code]

Anthropologie[modifier | modifier le code]

Le baiser labial et inter-buccal peut être une modification des activités alimentaires de nourrissage bouche à bouche des nouveau-nés et des petits enfants (pré-mastication des mères qui pratiquent la becquée). Ce comportement se retrouve chez tous les grands singes mais aussi les insectes (contacts mandibulaires lors de la trophallaxie) et est pratiqué, chez l'humain, dans des cultures très diverses. La littérature rapporte également que cette pratique était relativement courante, en occident, dans certaines régions rurales. Chez le chimpanzé commun, les adultes en font un geste amical et ils le font avec ou sans nourriture, le chimpanzé bonobo le pratique avec la langue (voir instinct).

Il peut provenir aussi d'une modification du reniflement. Certains anthropologues pensent que la première salutation de ce type serait un échange nez à nez pour humer l'odeur de l'autre afin de le reconnaître ou vérifier son état de santé[1]. On retrouve peut-être un vestige de cette pratique dans le baiser olfactif des Lapons[12].

D'autres y voient un rite issu du détournement du toilettage entre individus, cette activité animale étant parfois intégrée dans la parade sexuelle (à l'instar du maquillage chez les humains)[13].

Alexandre Lacroix y voit plus une origine culturelle qu'animale car toutes les cultures n'ont pas adopté le baiser, notamment En Afrique où des tribus pensent que l'âme de l'individu peut s'échapper par le souffle ou d'autres qui portent le labret[14]. Ainsi, certains ethnologues font dériver la pratique du baiser de l'inspiration mutuelle de l'haleine symbolisant l'union ou la fusion des âmes[15].

Psychanalyse[modifier | modifier le code]

Au vu de la psychanalyse, le baiser est perçu comme un héritage du stade oral qui se tient au cours de l'enfance. La bouche fait figure d'organe sexuel. Le nourrisson tête pour se nourrir, et la succion liée à la satisfaction de ce besoin vital va alors induire du plaisir, par étayage. Le baiser est donc un moyen de revivre fantasmatiquement à l'âge adulte le plaisir de succion du sein maternel. Selon le psychanalyste Adam Phillips (en), le baiser, en faisant revivre des séquences très anciennes de son passé affectif, définit chaque personne qui à sa propre manière d'embrasser[16].

Perspective historique[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Éraste et éromène, coupe attique à figures rouges, Ve siècle av. J.-C., musée du Louvre.

Le premier baiser sur les lèvres est mentionné dans la littérature indienne d'environ 1500 av. J.-C. Des textes védiques décrivent des amants qui « posent leur bouche l'une contre l'autre », comment un « jeune seigneur de la maison lèche souvent la jeune femme » ou une pratique qui consiste à se humer avec la bouche. D'autres textes évoquent une ancienne loi hindoue condamnant « l'homme qui boit l'eau des lèvres d'une esclave »[1]. Le Kama Sutra recense près d'une trentaine de formes de baisers

Dans la Bible hébraïque, le Cantique des Cantiques commence par les mots « Yisshaqeni minneshiqot pihu » « Qu’il m’embrasse des baisers de sa bouche ». Le texte est daté de la période post-exilique, soit dans les environs du VIe au IIIe siècles av. J.-C. Il s'agit donc clairement d'un baiser amoureux. Le récit biblique du baiser de Judas Iscariote à Jésus Christ (lire l'Évangile de Matthieu, ch.26, 47-50) est célèbre.
Dans le Nouveau Testament, Jésus embrasse ses disciples sur la joue avant d'être tué. Ce baiser était pour dire au revoir mais aussi pour les encourager pour l'avenir.

Ce sont les Romains qui popularisent cette technique et le diffusent en Europe et en Afrique de Nord. Les Romains ont trois termes pour désigner le baiser : l'osculum (littéralement « petite bouche ») est le baiser lèvres fermées sur la main, la joue, la bouche, que l'on échange entre membres d’une même corporation ou d’un même ordre social (baiser social) et qui se retrouve encore dans le baiser à la russe ; le basium (« baiser »), terme introduit au temps de Catulle, est le baiser sur la bouche de la tendresse amoureuse qu'on se donne entre époux ou entre membres d’une même famille (baiser familial) ; le suavium est le baiser sexuel, érotique, profond (avec intromission de la langue), qu'on donne à une courtisane[17].

Le baiser est le signe de reconnaissance des premiers chrétiens entre eux et rappelle le baiser de paix (osculum pacis) donné pendant la messe (voir Thessaloniens, 5,26). Paul de Tarse finit ses lettres en disant aux fidèles : « Saluez- vous les uns les autres par un saint baiser (basium) ».

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les puissants du monde baisent les pieds du pape. Gravure de Lucas Cranach l'Ancien Passional Christi und Antichristi.
  • Le baiser chrétien
Suspecté d'alimenter la débauche, le baiser de paix sur la bouche est réglementé lors des offices religieux : le Concile de Carthage en 397 l'interdit entre les hommes et les femmes. Le pape Innocent III le réserve à sa propre mule, aux anneaux des évêques et aux reliques des saints. Il l'autorise entre les clercs mais pas entre les fidèles, ce qui atteste que le baiser de bouche (osculum oris) entre les laïcs est encore pratiqué[18].
Pendant l'office, le baiser des fidèles se reporte sur des objets. Ils posent leurs lèvres sur l'autel, les Évangiles ou le crucifix tandis que les pèlerins embrassent les reliques. À partir du XIIIe siècle, se développe un autre substitut, l'oscularium, objet liturgique (tablette ou disque métallique ou en bois, marqué souvent de la Croix du Christ), les fidèles l'embrassant chacun à leur tour[19].
  • Signe d'hommage ou de soumission
Au Moyen Âge, les fidèles embrassent les pieds du pape, l'anneau de l'évêque ou la main de leur seigneur. Dans certaines régions, la cérémonie de l'hommage comporte un baiser (osculum). La fonction de garantie du sceau occupe la même fonction que l'osculum-confirmation (d'où l'expression « sceller un baiser ») par les gens illettrés qui apposaient un seing (souvent des croix autographes) sur des contrats et les baisaient[18].
  • Signe d'amitié

Le baiser sur la bouche n'était pas réservé aux relations érotiques entre hommes et femmes. Il pouvait être une manifestation parmi d'autres de l'amitié, notamment entre chevaliers[20].

Renaissance[modifier | modifier le code]

Avec l'affirmation de la monarchie et du pouvoir royal, le baiser d'hommage décline. Parallèlement, les poètes de la Renaissance amorcent une mondialisation du baiser en renouvellant la tradition antique de célébrer l'amour sensuel en louant les baisers, tel Jean Segond qui publie ses Baisers ou Ronsard qui les insère dans ses Odes[21].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le baiser social reste prisé, même s'il connaît un déclin en Angleterre suite à la Grande peste de Londres en 1655. Le Siècle des Lumières est pour l'imaginaire de certains le siècle des baisers, qu'il s'agisse du baisemain, du baiser galant, du baiser libertin ou du baiser romantique dans la nature[22].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, l'intimité conjugale est confinée à la chambre conjugale, le seul geste érotique public restant le baiser sur la bouche mais il se doit d'être chaste. La mondialisation du baiser est parachevée avec le baiser hollywoodien qui le mythifie comme l'acte fondateur de l'amour. Le XXe siècle voit la libéralisation du baiser profond en public tandis que la révolution de mai 68 le banalise, lui faisant perdre sa connotation sexuell[14].

S'il existe autant de traditions du baiser (en) que de coutumes et de régions du monde, la philosophe serbe Zorica Tomić (sh) s'interroge sur la place que cet acte socioculturel occupe en public au début du XXIe siècle : en une époque de désintégration de « l’érosphère », « la culture contemporaine, soumise au principe de transparence, a fait voler en éclats la magie du baiser, et l’a dépouillé de tout esprit d’aventure en le réduisant à ses composantes physiologiques, biochimiques, hygiéniques, médicales, psychologiques, anthropologiques et culturelles »[23].

Autour du baiser[modifier | modifier le code]

Enluminure : baiser de la cérémonie de l'hommage entre le roi de France et le roi d'Angleterre, XIVe / XVe siècles
Mort de Tristan et Iseut, enluminure du XVe siècle

Proverbes et expressions[modifier | modifier le code]

  • Le plus lent des baisers est encore trop hâtif. (proverbe anglais, Th. Middleton, « A Chaste Maid in Cheapside » 1607)
  • Les baisers drus sont les messagers du cœur. (proverbe espagnol, traduction édulcorée)
  • Que ton baiser ait l'ardeur du soleil, et la rose te donnera tout son parfum. (proverbe kurde)
  • Baiser volé
  • Baiser de la mort

Polysémie[modifier | modifier le code]

Le verbe baiser a longtemps conservé un sens proche du bas-latin bassiare qui signifie « embrasser, tenir dans ses bras contre soi ». Le marquis de Sade est à l'origine du glissement de sens du verbe baiser; « Allons, Dolmancé, baise-la jusqu'à la garde » (1785) dans La Philosophie dans le boudoir. Rajoutant ainsi une connotation beaucoup plus sexuelle, pour arriver au sens moderne d'acte sexuel avec pénétration, dans un registre de langue grossier. Les Belges francophones ont par contre conservé le sens originel du verbe baiser et l'utilisent dans l'expression « se baiser » en voulant dire s'embrasser.

Pour éviter l'ambiguïté, on emploie aujourd'hui le verbe embrasser dans le sens de « donner un (ou plusieurs) baiser(s) ». Dans le cas des baisers sociaux sur les joues, on dit de plus en plus souvent « se faire la bise ». Le verbe embrasser est lui-même ambigu : dans son sens premier, il s'agit d'une étreinte car la majorité des baisers amoureux sont accompagnés d'une étreinte.

Physiologie[modifier | modifier le code]

Deux individus s'embrassant échangent en moyenne 40 000 parasites, 250 types de bactéries, 9 mg d'eau, 0,7 g d'albumine, 0,45 mg de sel, 0,711 mg de graisses, 0,18 g de matières organiques et dépensent quatre calories par minute. La fréquence cardiaque peut doubler.

Un baiser sur la joue exige l'activation de 12 muscles faciaux alors que le baiser amoureux en sollicite 34.

Allergies éventuelles[modifier | modifier le code]

Certaines réactions désagréables peuvent être provoquées par les baisers comme un œdème des lèvres, de l'urticaire, du prurit, etc. La responsable est la salive qui transmet un aliment ou un médicament allergène à l'autre. D'après des chercheurs de l'université de Californie[réf. nécessaire] (États-Unis), ces réactions sont plus fréquentes qu'on ne le pense. Elles peuvent apparaître en quelques secondes et jusqu'à six heures après un baiser amoureux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Sheril kirshenbaum, The Science of kissing (La Science du baiser), éd. Grand Central Publishing, 2011
  2. (en) Marvin K. Opler, « Cross-cultural aspects of kissing », Medical Aspects of Human Sexuality, Vol. 3, No. 2, février 1969, p. 11, 14, 17, 20–21.
  3. Le Baiser du Parrain ou Baiser de la Mort, sur le site edarling.fr
  4. a, b, c, d, e et f http://combiendebises.free.fr/index.php
  5. Brest défend la bise unique, par Sylvaine Salliou le pour France 3 Bretagne
  6. http://www.nzherald.co.nz/world/news/article.cfm?c_id=2&objectid=11231847
  7. Le Brun Pascal, Les Lignes obliques, Éditions le Manuscrit, 2005, (ISBN 9782748154344)
  8. (de) Deutschland, Zwei-Küsschen-Land, sur le site focus.de
  9. Frédéric Rouvillois, Histoire de la politesse
  10. Jean Malaurie, Les Derniers Rois de Thulé, éd. Plon, 1989 (p. 246)
  11. Jérémy Patinier, « Le tour du monde des baisers », 27 juin 2008, sur Planet. fr
  12. Marie-Pierre Genecand, « Le baiser, un monde pour deux », sur letemps.ch,‎
  13. Claude Rivière, Les rites profanes, Presses universitaires de France,‎ 1995, p. 40
  14. a et b Alexandre Lacroix, Contribution à la théorie du baiser, Éditions Autrement,‎ 2011, 135 p.
  15. Zorica Tomić, Le baiser en voie de disparition ?, L’Âge d’homme,‎ 214, p. 14
  16. (en) Adam Phillips, On Kissing, Tickling, and Being Bored. Psychoanalytic Essays on the Unexamined Life, Harvard University Press,‎ 1994, p. 98, traduit en français par Baisers, chatouilles et autres petits riens, Bayard, 1997.
  17. Philippe Moreau, « Osculum, basium, suavium », Revue de Philologie, vol. 52, no 1,‎ 1978, p. 87-97
  18. a et b Yannick Carré, Le baiser sur la bouche au Moyen Age: rites, symboles, mentalités, à travers les textes et les images, XIe-XVe siècles, Le Léopard d'Or,‎ 1992
  19. John Bossy, « Essai de sociographie de la messe, 1200-1700 », Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, vol. 36, no 1,‎ 1981, p. 62
  20. Claude Gauvard, « Quand les chevaliers s'embrassaient sur la bouche », L'Histoire, no 172,‎ 1993, p. 76-77
  21. Becker Colette, Isabelle Pantin, La Poésie du XVIe siècle, Editions Bréal,‎ 2003, p. 84
  22. Alain Montandon, Les baisers des lumières, Presses Universitaires Blaise Pascal,‎ 2004, p. 7
  23. Zorica Tomić, Le baiser en voie de disparition ?, L’Âge d’homme,‎ 214, p. 164

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]