Le Procès Paradine

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Le Procès Paradine

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Gregory Peck et Ann Todd

Titre original The Paradine Case
Réalisation Alfred Hitchcock
Scénario James Bridie
Alma Reville
Ben Hecht
David O. Selznick
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame judiciaire
Sortie 1947
Durée 125 minutes (2 h 05)

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Procès Paradine (The Paradine Case) est un film américain réalisé par Alfred Hitchcock, sorti en 1947.

Synopsis[modifier | modifier le code]

L'avocat Anthony Keane est chargé de la défense de Mrs. Paradine, qui est accusée d'avoir assassiné son riche mari aveugle. Fasciné par la beauté de sa cliente, il se laisse aisément persuader de son innocence, d'autant plus qu'il ne tarde pas à s'amouracher d'elle, bien que marié lui-même avec une femme présentant toutes les qualités.

Le juge devant lequel se tiendront les audiences ne cache pas une certaine hostilité personnelle envers l'avocat, et la conduite du procès s'annonce rude, d'autant plus que Keane découvre à la « dernière minute » que la façade de respectabilité irréprochable de la belle Mrs. Paradine est quelque peu lézardée...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Et, parmi les acteurs non-crédités :

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le procès Paradine est le dernier film tourné par Hitchcock, alors sous contrat, pour Selznick, producteur légendairement interventionniste à l'origine du projet. L'attachement de Selznick pour l'adaptation de la nouvelle remonte au début des années trente. Il est à la mesure du désengagement du réalisateur dont l'attention se porte alors déjà sur son film suivant[1], premier projet de la société de production Transatlantic Pictures qu'il vient de monter avec Sidney Bernstein.
  • De fait les interventions de Selznick dépassent définitivement le cadre des interférences puisqu'il réécrira avant et pendant le tournage le scénario et remontera largement le film en gommant de nombreuses intentions du réalisateur (travellings intrusifs, regards caméra).
  • Hicthcock n'a bien sûr pas la main sur la distribution pour laquelle il avait envisagé Laurence Olivier (Anthony Keane), Greta Garbo (Anna Paradine) et Robert Newton (André Latour).
  • Néanmoins, Le procès Paradine n'est pas un film perdu pour Hitchcock qui toujours à cœur d'envisager de nouveaux modes de narration et réalisation (Cf. ses premiers choix radicaux pour les deux films qu'il produit ensuite avec Transatlantic Pictures). Dans le cas présent, le réalisateur expérimente pour la partie « procès » du film la prise de vue à caméras multiples (quatre en l'occurrence), technique qui s'imposera par la suite à la télévision pour des raisons économiques, mais dont l'ambition était aussi alors de fluidifier les prises de vue (non contraintes directement par le montage) et permettre ainsi aux acteurs portés par la continuité de mieux déployer leur jeu.
  • Si l'utilisation des matte paintings[2] est importante, comme de coutume dans les productions des studios Selznick, le tribunal est un décor bien réel qui reproduit jusqu'au plafond le Old Bailey de Londres.
  • Un des plans les plus remarquables du film est le mouvement circulaire qui accompagne l'entrée d'André Latour au tribunal, dans le dos d'Anna. Cet effet surréaliste matérialisant la perception claire qu'Anna a de la présence d'André (dont elle suit virtuellement les mouvements de dos) fut obtenu en filmant l'actrice placée sur un tabouret mis en rotation devant une transparence.
  • On retient aussi les mouvements circulaires sur le visage d'Anna, ceux d'une caméra qui scrute pour le spectateur un visage, en révélant toutes ses dimensions à défaut de ses secrets.
  • La composition du toujours égal à lui-même Charles Laughton constitue un des attraits majeurs du film.
  • Le montage provisoire du film effectué par le réalisateur portait sa durée vers les trois heures. Les éléments écartés par Selznick qui en ramena la durée à 125 minutes sont considérés comme définitivement perdus suite à une inondation même si deux scènes sans piste son ont été redécouvertes récemment.
  • Caméo de Hichcock : quitte un train un violoncelle à la main.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Film qui devait être Les Amants du Capricorne mais sera finalement La Corde du fait de la non disponibilité d'Ingrid Bergman.
  2. Procédé de composition de l'image au moyen de peinture sur verre, employé ici notamment pour matérialiser les intérieurs du manoir

Liens externes[modifier | modifier le code]