Autofellation

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Photo d'un homme pratiquant une autofellation.

L’autofellation consiste pour un homme en la stimulation de son pénis avec sa propre bouche dans un acte de masturbation.

Pour l'accomplir, l'homme doit se courber en deux, projeter sa tête ainsi que l'avant de son corps vers ses parties génitales. Il doit donc posséder une souplesse suffisante et, par ailleurs, son pénis doit être en érection pour parvenir à un minimum de contact entre d'une part la langue, et d'autre part, le gland.

Aspects physiques[modifier | modifier le code]

La « contorsion » que nécessite l'accomplissement de cet acte sexuel présuppose un entraînement ou des exercices : le yoga ou la gymnastique peuvent y aider. Il existe trois types de contorsions : en position assise, en position debout et, enfin, une position (qui n'est pas sans risque pour les vertèbres du cou) allongée, dos au sol, les bras bloquant les jambes repliées vers la tête (cf. photo).

Les biologistes américains Craig Bartle et Alfred Charles Kinsey ont indiqué que moins de 1 % des individus masculins peuvent réussir à toucher leur propre pénis avec leur bouche et que moins d'un homme sur mille est capable de pratiquer une autofellation complète. Auparavant, dans la science comportementaliste, l'autofellation était considérée comme un problème[C'est-à-dire ?] plutôt qu'une simple forme de pratique sexuelle.

Références culturelles[modifier | modifier le code]

Gargouille de l'église Nossa Senhora da Oliveira, Samora Correia.
  • En l'état des connaissances, la plus ancienne représentation remonte au IVe siècle avant notre ère et se trouve sur un papyrus égyptien aujourd'hui conservé au British Museum[1] désigné sous le nom de « papyrus Bremner–Rhind ». Il a été traduit par David Lorton, lequel a démontré qu'il s'agissait d'un poème de l'Égypte antique évoquant la création des dieux Shou et Tefnout par le dieu Atoum-Rê durant un acte d'autofellation, par ailleurs parfaitement illustré sur le manuscrit.
  • Cette figure renvoie sans doute à celle de l'Ouroboros, déjà mentionnée dans les textes des pyramides.
  • Quelques romans érotiques ou abordant la sexualité traitent de l'autofellation ; par exemple Brian W. Aldiss, dans son roman autobiographique The Hand-Reared Boy (1970), décrit les pratiques de masturbation collective adolescente dans un internat en Grande-Bretagne. Un garçon avec un long pénis est effrayé à l'idée de se sucer lui-même ; un fait que le narrateur, Horace Stubbs, tente de vérifier.
  • Dans des films à caractère pornographique, à la fin des années 1970, on peut voir l'acteur et réalisateur Ron Jeremy se pratiquer l'autofellation.
  • Kevin Smith aborde ce thème au début du film Clerks, dont le personnage principal, Dante Hicks, est pressé par son ombre, Randall Graves, de confesser qu'il a essayé au moins une fois l'autofellation, mais qu'il n'avait pas assez de souplesse.
  • Le chef religieux finlandais Ior Bock dit que le saunasolmu (« sauna ») est dans la tradition ancienne finlandaise favorable à l'autofellation. Elle encourage, d'après lui, les hommes à goûter leur propre semence au lieu de la gaspiller.
  • L'humour et la comédie ne sont pas en reste sur ce sujet. Le Britannique Bill Hicks raconte, à propos de la fellation : « Un soir, une femme me demandait : “Tu l'as déjà essayée ?” J'ai répondu, oui, je me suis presque cassé le dos. »

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]