Études de genre

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Les études de genre sont un champ d'études et de recherche interdisciplinaire consacré aux différences entre les femmes et les hommes dans ce qu'elles ont de social, politique, anthropologique, historique, philosophique ou artistique ainsi qu'à la sexualité et à sa normalisation[1].

Le genre peut être considéré comme domaine d'étude dans de nombreuses disciplines, notamment l'art et l'histoire de l'art, l'histoire, l'anthropologie, la sociologie, la psychologie ou la psychanalyse, mais les études de genre peuvent également être considérées comme une discipline à part entière, au croisement de différentes autres approches disciplinaires.

De manière générale, les études de genre proposent une démarche de réflexion sur les identités sexuées et sexuelles, répertorient ce qui définit le masculin et le féminin dans différents lieux et à différentes époques, et s’interrogent sur la manière dont les normes se reproduisent jusqu’au point de paraître naturelles.

Historique[modifier | modifier le code]

Dès le XIXe siècle, la question des personnes transgenre, sans que le mot soit ainsi formulé, trouble les conceptions sur le sexe et la sexualité : Karl Heinrich Ulrichs parle en 1860 d'« âme de femme dans un corps d’homme ». Toutefois, la question du genre se confond alors avec l'orientation sexuelle, les hommes homosexuels étant perçus comme efféminés[2].

Ce sont les travaux de Margaret Mead qui jouent un rôle précurseur dès 1935[3]. Elle y utilise le concept de « rôle sexué » qui distingue pour la première fois le rôle social et le sexe. Cette notion de « rôle sexué » est l'ancêtre direct de l'idée de genre[4]. Cependant, le terme « genre » est à l'époque utilisé en un sens radicalement opposé à celui qui nous est connu aujourd'hui. Il sert avant tout à la construction d'études normatives sur des sujets relatifs à la sexualité comme le montre le cas de John Money contre lequel se sont construites les études moderne sur la question du genre.

Dans les années 1950 aux États-Unis, le psychologue et sexologue controversé[5] John Money formule pour la première fois une définition des rôles de genre (« gender roles ») dans des études qui portent sur l'hermaphroditisme. Selon sa conception, qui ne sera pas reprise par la suite[5], la notion de genre permet de nommer l'écart entre rôle social sexué et l'assignation biologique des sexes quand celle-ci est ambigüe[2]. Dans le cas des jumeaux Reimer, David Reimer, dont le pénis a été carbonisé par une circoncision ratée, Money préconise une « réattribution sexuelle », persuadé qu'après l’ablation des testicules et un traitement hormonal, en étant élevé comme une fille, David deviendra une femme. À l'adolescence, Brenda-David refuse la vaginoplastie et se fait de nouveau opérer pour redevenir un garçon. David finit par se suicider en 2004, deux ans après son jumeau[5].

En 1964, Robert Stoller, psychiatre et psychanalyste, formule la notion d'identité de genre (« gender identity »). Il s'agit alors de différencier le genre de l'orientation sexuelle, les personnes transgenre des homosexuels[2].

Joan W. Scott, une des pionnières de l'histoire du genre.

À partir des années 1970, les féministes reprennent le concept de genre dans une perspective critique. Mais si le mot est maintenu, les féministes s'éloignent radicalement des conceptions de John Money qui percevait le genre dans une logique normative[5].

Ainsi, le genre rencontre l'entreprise de dénaturalisation du sexe formulée notamment par Simone de Beauvoir (« On ne naît pas femme, on le devient ») qui, dès 1949, expliquait comment la civilisation et l'éducation agissent sur les enfants pour les orienter dans un rôle masculin ou féminin alors même que filles et garçons ne sont pas initialement distinguables[6]. En 1972, la sociologue Ann Oakley reprend la notion de genre et s'appuie sur la distinction posée par Claude Lévi-Strauss entre nature et culture pour poser que « le genre n’a pas d’origine biologique, […] les connexions entre sexe et genre n’ont rien de vraiment “naturel” »[2]. L'anthropologue Sherry Ortner en 1975 s'interroge sur l'universalité de la domination masculine en explicitant la relégation des femmes à un rôle supposé naturel de reproduction[2]. Ces conceptions divergent alors totalement des travaux médicaux de Money et Stoller en introduisant la notion de rapport de pouvoir dans celle de genre[2].

Ces travaux d'inspiration féministe remettent également en cause la vision androcentrée du savoir académique[7]. Les universitaires américains se nourrissent alors, à partir de années 1980 en particulier, de ce qu'on appelle alors aux États-Unis la « French theory », c'est-à-dire notamment les travaux de Jacques Derrida, Michel Foucault, Jacques Lacan, Roland Barthes[8]. Ainsi l'historienne Joan W. Scott qui travaillait depuis les années 1970 sur l'histoire des femmes en considérant dans une perspective marxiste le matérialisme et la lutte des classes, questionne en 1988 dans Gender and the Politics of History l'approche masculiniste de l'histoire et reproche notamment à certains auteurs de considérer la culture de classe comme universelle sans prendre en compte son côté masculin[8]. Pour elle, il ne s'agit plus en effet de simplement décrire l'histoire des femmes mais de mettre en lumière les rapports de genre jusque là cachés qui définissent l'organisation des sociétés[2].

Judith Butler a proposé des analyses du caractère performatif du genre.

À cette époque, les études de genre reçoivent une forte institutionnalisation dans les universités américaines, par la création de revues et de cursus spécialisés, ce qui n'est pas le cas en France malgré les apports théoriques des intellectuels ou chercheurs français, à l'exception notable de la publication de L'histoire des femmes en Occident sous la direction de Michelle Perrot et Georges Duby[2].

À partir des années 1990, Judith Butler développe la notion de performativité dans les analyses de genre : les actes et les discours des individus non seulement décrivent ce qu'est le genre mais ont en outre la capacité de produire ce qu'ils décrivent. Elle décrit alors le genre comme « une série d’actes répétés […] qui se figent avec le temps de telle sorte qu’ils finissent par produire l’apparence de la substance, un genre naturel de l’être[9]. » Pour Butler, c'est le genre qui construit le sexe : s'il existe des différences biologiques, elles ne sont pas en elles-mêmes significatives. C'est le genre, et donc la construction sociale, qui assigne un sens aux différences sexuelles[8].

Pour Butler, mais également Scott ou des chercheuses françaises comme Christine Delphy ou Nacira Guénif-Souilamas, le genre en tant que rapport de pouvoir s'inscrit dans d'autres rapports de pouvoir impérialistes[pas clair], basés sur la race ou l'orientation sexuelle[2], le genre faisant partie d'une norme sociale générant de l'exclusion[10].

Par ailleurs, depuis quelques années, les études de genre ont pris un tournant moins politisé : si elles trouvent leurs origines dans des approches féministes, aujourd'hui beaucoup d'universitaires appréhendent les études de genre sans avoir d’appétence particulière pour le féminisme[10].

Le genre dans différentes disciplines[modifier | modifier le code]

Anthropologie[modifier | modifier le code]

L'anthropologue Françoise Héritier appelle « la valence différentielle des sexes » le fait que « partout, de tout temps et en tout lieu, le masculin est considéré comme supérieur au féminin[11] ». Le genre s'inscrit ainsi dans une hiérarchie : elle constate que, bien que les caractéristiques associées au féminin et au masculin diffèrent d'une culture à l'autre, « le positif est toujours du côté du masculin, et le négatif du côté du féminin[12]. »

Ce faisant, Héritier constate un manque dans la théorie de l'alliance formulée par Claude Lévi-Strauss : pourquoi les hommes se sentaient-ils le droit d'utiliser les femmes comme monnaies d'échange[13] ?

La non-prise en considération des rapports sociaux dans lesquels les femmes sont impliquées est qualifiée d'androcentrisme par Nicole-Claude Mathieu[14].

Psychanalyse et psychologie[modifier | modifier le code]

Sigmund Freud met en avant une structure de la sexualité dans le cadre du complexe d'Œdipe. Les enfants des deux sexes s'attachent d'abord à leur mère. En ce qui concerne le garçon, vers 2 à 3 ans, cet attachement se transforme en attirance sexuelle pour la mère et en rivalité vis-à-vis du père mais le garçon adopte également la position opposée, appelée « Œdipe inversé »[15]. Le garçon sort du complexe d'Œdipe par l'angoisse de castration, en abandonnant l’investissement en direction de la mère pour une identification au père ce qui lui permet de désirer un sexe opposé[15]. La fille, elle, entre dans l'Œdipe par la découverte de la castration et l'envie d'avoir un enfant du père, elle se détache de la mère pour un sexe différent[15]. Cependant, selon Freud, la différence des sexes n'existe pas dans l'inconscient et aucune personne n’est spécifiquement masculine ou féminine à ce titre[16], la sexualité étant tout autant liée à une représentation sociale, mentale ou subjective qu'à une différence anatomique[17]. Pour Mélanie Klein, il n'y pas de coupure œdipienne, seul le rapport à la mère compte[15]. D'après Jacques Lacan, tout est affaire d'identification, celle à la mère étant primordiale mais le complexe d’Œdipe devient selon lui une fonction symbolique : le père, représentant de la loi, empêche la fusion de l'enfant avec la mère (mais l’identification inverse reste également possible)[18].

Toutefois, selon Chatard, la représentation freudienne du complexe d’Œdipe n'est selon certains chercheurs peu ou pas étayée par des données empiriques[19].

La psychologie évolutive, dérivant du darwinisme, considère quant à elle que les différences de comportement entre femmes et hommes sont dues à la pression de l'environnement sur les gènes, ce qui expliquerait les comportements plus agressifs attendus chez les hommes plutôt que chez les femmes. Toutefois, cette hypothèse reste également peu étayée[19].

Enfin, selon l'approche cognitive développementale de Lawrence Kohlberg, les enfants apprennent à connaître les stéréotypes de genre à partir de leur environnement. Lorsqu'ils acquièrent la « consistance de genre » (la connaissance que leur sexe est fixe), vers six ans, le fait de se conformer à ce qu'on attend d'eux (par exemple, jouer aux poupées pour les petites filles et au camion de pompier pour les garçons) est alors gratifiant socialement. Et à l'inverse, il devient inacceptable de ne pas se comporter en accord avec son genre[19]. L'approche psychosociologique ajoute que les différences de comportement entre femmes et hommes sont le produit de la division sexuelle des tâches et que cette division se reproduit par les pratiques traditionnelles et culturelles : les stéréotypes de genre façonnent la perception des comportements et conduisent à leur propre réalisation[19].

Biologie[modifier | modifier le code]

Selon une étude de Ragini Verma, qui a étudié les cerveaux de 521 femmes et 428 hommes, les connexions neuronales diffèrent d'un sexe à l'autre : le cerveau des femmes est connecté de manière à favoriser les compétences sociales et la mémoire, celui des hommes la perception et la coordination des actions[20].

La neurobiologiste Catherine Vidal montre en se basant sur des techniques d'imageries cérébrales comme l'IRM que seules 10 % de ces connexions nerveuses entre neurones sont réalisées à la naissance et que les 90 % se construisent « progressivement au gré des influences de la famille, de l'éducation, de la culture, de la société ». Ainsi, selon ses travaux, « À la naissance, le bébé humain ne connaît pas son sexe » et si les femmes et des hommes adoptent des comportements de genre stéréotypés, « la raison tient d'abord à une empreinte culturelle rendue possible grâce aux propriétés de plasticité du cerveau humain »[21],[22]. Catherine Vidal réfute ainsi l'idée d'un « déterminisme biologique »[23] et estime que du fait de la plasticité cérébrale, la différence entre les cerveaux des deux sexes est négligeable comparée aux différences individuelles[24].

Selon les travaux de Lise Eliott, bien que les « garçons et filles sont influencés dans l'utérus par différents gènes et différentes hormones qui leur sont propres »[25], il n'y a pas de différences entre cerveaux de femmes et d'hommes (la seule étude démontrant une différence entre cerveau droit et cerveau gauche des femmes et des hommes ayant été contredite par une cinquantaine d'autres) : les différences comportementales entre garçons et filles s'expliquent par l'éducation parentale à la reconnaissance de soi comme appartenant à l'un ou l'autre des sexes [26].

Des études biaisées ?[modifier | modifier le code]

Certains universitaires voient dans les études de genre une recherche biaisée.

L'anthropologue Frank Salter, sans remettre en cause l'ensemble des études de genre, les accuse de faire preuve d'une prévention contre la biologie (« anti-biological bias ») et considère que « la biologie détermine si une personne a des organes reproducteurs mâles ou femelles, ce qui correspond habituellement à sa sexualité, la structure de son cerveau et à ses préférences. Aucun changement de coutumes, de lois, de croyances, d'endoctrinement ou de pratiques n'a ces effets[27]. »

Pour la sociologue Helen Lindberg, certaines théories sociales féministes ne sont pas idéologiquement neutres et peuvent donner une vision biaisée de la société. Elle critique également ces théories comme manquant de cohérence et s'accordant mal avec les preuves empiriques[28].

Personnalités associées aux études de genre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les gender studies pour les nul(-le)s », sur Sciences humaines,‎ 30 janvier 2014 (consulté le 23 juin 2014)
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i Éric Fassin, « L’empire du genre. L’histoire politique ambiguë d’un outil conceptuel », L'Homme, vol. 3-4, no 187-188,‎ 2008, p. 375-392 (lire en ligne)
  3. 1935 : (en) Sex and temperament in three primitive societies William Morrow and co. Réédition: perennial, 2001, ISBN 0-06-093495-6
  4. (fr) http://www.scienceshumaines.com/les-gender-studies-pour-les-nul-le-s_fr_27748.html
  5. a, b, c et d « NouvelObs Le « savant fou » John Money, monstre utile des opposants au genre »,‎ 6 février 2014 (consulté le 7 février 2014)
  6. (fr) La construction sociale des catégories de sexe : Simone de Beauvoir, Le deuxième sexe, classique.uqac.fr, 2007
  7. « Égalité entre les femmes et les hommes. Orientations stratégiques pour les recherches sur le genre », sur Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche,‎ novembre 2012 (consulté le 6 février 2014)
  8. a, b et c Gaëlle Krikorian, Philippe Mangeot, Adèle Ponticelli et Pierre Zaoui, « History trouble », Vacarme, no 66,‎ hiver 2014, p. 218-248 (lire en ligne)
  9. Judith Butler, Trouble dans le genre. Le féminisme et la subversion de l'identité, Paris, La découverte,‎ 2006, p. 109.
  10. a et b Judith Butler, Joan W. Scott et Éric Fassin, « Pour ne pas en finir avec le « genre » », Sociétés & Représentations, vol. 2, no 24,‎ 2007, p. 285-306.
  11. François Héritier, Michelle Perrot, Sylviane Agacinski et Nicole Bacharan, La plus belle histoire des femmes, Seuil,‎ 2011, 308 p., p. 21
  12. Héritier et al. 2011, p. 27
  13. Héritier et al. 2011, p. 24
  14. Jean-Claude Gillet et Yves Raibaud, Mixité, parité, genre, L'Harmattan,‎ 2007, p. 127
  15. a, b, c et d Elisabeth Roudinesco et Michel Plon, Dictionnaire de la psychanalyse, Paris, Fayard, coll. « La Pochotèque »,‎ 2011 (1re éd. 1997) (ISBN 978-2-253-08854-7), p. 1102
  16. Elisabeth Roudinesco et Michel Plon, Dictionnaire de la psychanalyse, Paris, Fayard, coll. « La Pochotèque »,‎ 2011 (1re éd. 1997) (ISBN 978-2-253-08854-7), p. 1440
  17. Elisabeth Roudinesco et Michel Plon, Dictionnaire de la psychanalyse, Paris, Fayard, coll. « La Pochotèque »,‎ 2011 (1re éd. 1997) (ISBN 978-2-253-08854-7), p. 1438
  18. Elisabeth Roudinesco et Michel Plon, Dictionnaire de la psychanalyse, Paris, Fayard, coll. « La Pochotèque »,‎ 2011 (1re éd. 1997) (ISBN 978-2-253-08854-7), p. 1103
  19. a, b, c et d Armand Chatard, « La construction sociale du genre », VEI Diversité, no 138,‎ septembre 2004, p. 23-30 (lire en ligne)
  20. (en) « Male and female brains wired differently, scans reveal », sur The Guardian (consulté le 22 mai 2014).
  21. « Femmes, hommes : nos cerveaux sont-ils différents ? Les réponses de Catherine Vidal, neurobiologiste à l'Institut Pasteur » (consulté le 20 décembre 2012).
  22. « Catherine Vidal - Le cerveau a-t-il un sexe ? », sur TEDxParis 2011
  23. « Catherine Vidal : « Il y a plus de différences entre les cerveaux de personnes d'un même sexe » », sur Stiletto.fr,‎ 25 avril 2012
  24. « Hommes-femmes : pour Vidal, aucune différence dans le cerveau n’est innée », sur Rue89,‎ 16 juin 2012
  25. « Les neurones ont-ils un sexe ? », sur Le Figaro.fr,‎ 19 août 2011
  26. Sharon Begley, « Pink Brain, Blue Brain Claims of sex differences fall apart », sur Newsweek,‎ 2 septembre 2009
  27. (en) « The War against Human Nature II: Gender Studies (Part 2) », sur quadrant.org.au,‎ juillet 2012
  28. (en) « Feminist social theories put to the test », sur Phys.Org,‎ 27 avril 2009 (consulté le 9 décembre 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

La bibliographie est considérable. On ne donnera ici que les textes les plus importants ou qui peuvent servir d'introduction à ce domaine en privilégiant plutôt les traductions françaises.

En langue française[modifier | modifier le code]

  • Sylviane Agacinski, Femmes entre sexe et genre, Seuil, 2012.
  • Marc Guillaume, Marie Perini La question du genre, sexe, pouvoir, puissance, Éditions Michel de Maule, 2011
  • Nicole Albert, dossier « Mythes et genre », Diogène, n° 208, PUF, 2004
    • Nouvelles perspectives dans les gender studies, Diogène, n° 225, PUF, 2009
    • Homos. Repenser l'identité, Paris, Odile Jacob, 1998
  • Laure Bereni, Alexandre Chauvin, Jaunait et Anne Revillard, Introduction aux gender studies - Manuel des études sur le genre, Bruxelles-Paris, De Boeck, coll. « Ouvertures politiques »,‎ 2008, 24/ p. (ISBN 978-2-8041-5341-0).
  • Marie-Hélène Bourcier, Queer zones, Balland, Paris, 2001
    • Sexpolitiques. Queer Zones 2, La fabrique, Paris, 2005
  • Rosi Braidotti, Vers une subjectivité viable, in M.G. Pinsart (éd.), Genre et bioéthique, Annales de l'Institut de philosophie de l'Université de Bruxelles, 2003
  • Judith Butler, La vie psychique du pouvoir, éd. Léo Scheer, Paris, 2002
    • Antigone : la parenté entre vie et mort, EPEL, Paris, 2003
    • Le Pouvoir des mots. Politique du performatif, Éditions Amsterdam, Paris, 2004
    • Humain, Inhumain. Le Travail critique des normes. Entretiens, Éditions Amsterdam, Paris, 2005
    • Trouble dans le genre, La Découverte, Paris, 2005
    • Défaire le genre, Éditions Amsterdam, Paris, 2006
    • Bodies that Matter, Leo Scheer, Paris, 2006
  • Pat Califia, Le mouvement transgenre. Changer de sexe, EPEL, Paris, 2003
  • George Chauncey, Gay New York. 1890-1940, Paris, Fayard, 2003
  • Conseil pontifical pour la Famille, Gender - La controverse, Téqui, Paris, 2011
  • François Cusset; French Theory, La découverte, Paris, 2003
  • Christine Delphy, L’Ennemi principal 2, Penser le genre, Paris, Syllepse, 2001
  • Elsa Dorlin, Sexe, Genre et Sexualités, Paris, PUF Philosophies, 2008
  • Bracha Ettinger, Regard et éspace-de-bord matrixiels, Bruxelles, La lettre volée, 1999
  • Françoise Héritier Masculin, Féminin. La pensée de la différence. Paris, Odile Jacob, 1996 [1],[2].
  • Marie-Claude Hurtig, Michèle Kail et Hélène Rouch (dir.), Sexe et genre, de la hiérarchie entre les sexes, Paris, CNRS, 1991 ; réédition 2002.
  • Thomas Laqueur, La Fabrique du sexe. Essai sur le genre en Occident, Paris, Gallimard, 1992
  • Virginie Martin, Pour une approche critique de la diversité au regard du genre, Revue Française de Gestion, 2010
  • Nicole-Claude Mathieu, L’Anatomie politique. Catégorisations et idéologies du sexe, Paris, Côté-femmes, 1991
  • Laure Murat, La Loi du genre, une histoire culturelle du 'troisième sexe', Paris, Fayard, 2006.
  • Lorena Parini, Le système de genre. Introduction aux concepts et théories, Zürich, Ed. Seismo, 2006
  • Roland Pfefferkorn, Inégalités et rapports sociaux. Rapports de classes, rapports de sexes, Paris, La Dispute, 2007
  • Joan W. Scott, La citoyenne paradoxale, Albin Michel, 1998
    • Parité ! L'universel et la différence des sexes, Albin Michel, 2005
  • Robert Stoller, Faits et hypothèses : un examen du concept freudien de bisexualité in collectif : Bisexualité et différence des sexes, Gallimard - Folio, N°359, 2000 (ISBN 2070411869)
  • Louis-Georges Tin, (dir.) Homosexualités : expression/répression, Stock, 2000
    • (dir.) Dictionnaire de l'homophobie, PUF, 2003
    • L'invention de la culture hétérosexuelle, Autrement, 2008
  • Monique Wittig, Les Guérillères, Éditions de Minuit, Paris, 1969

En langue anglaise[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Revues[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]