Zone érogène

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Les zones érogènes chez la femme.

Une zone érogène (du grec ancien ἔρως érôs désir et -gène) est une partie du corps humain de grande sensibilité et qui, lorsqu'on la stimule, est susceptible de provoquer une excitation sexuelle. Selon les individus, cela peut concerner n'importe quelle partie du corps mais une majorité des hommes et des femmes ont des zones érogènes communes[1]. La peau est la plus commune mais il en existe bien d'autres : la prostate chez l'homme et le clitoris chez la femme sont, par exemple, deux zones érogènes.

Anatomie[modifier | modifier le code]

Il y a deux types principaux de zones érogènes au niveau de la peau : les « non spécifiques » et les « spécifiques »[2].


Zones non spécifiques[modifier | modifier le code]

  • La sensibilité de chaque zone érogène varie pour chacun ; ce qui peut exciter une personne peut en laisser une autre indifférente ou même l'agacer. Certaines personnes trouvent que certaines zones érogènes non spécifiques sont plus sensibles et plus plaisantes que leurs organes génitaux si elles sont bien caressées.

Zones spécifiques[modifier | modifier le code]

L'excitation de ces zones provoque des sensations plus fortes. Elles incluent les parties génitales, y compris le prépuce, le pénis, le clitoris, le point G, les glandes de Skene ou point U, le Anterior fornix A-spot (en anglais), la vulve, la peau périanale, le scrotum, les lèvres, les mamelons[3].

Zone érogène et psychanalyse[modifier | modifier le code]

Zone hystérogène[modifier | modifier le code]

Jean-Martin Charcot, dans son effort de comprendre l'hystérie, lia les crises dont sont victimes les hystériques à des zones dont émanent une excitation néfaste. La zone est qualifiée par le patient comme douloureuse, mais s'avère investie d'une sexualité pathogène.

Charcot s'efforça de nommer différentes zones potentiellement hystérogènes. Sigmund Freud en reprendra le terme, mais en précisant que tout le corps peut devenir hystérogène. Il notera les points communs entre zone hystérogène et zone érogène.

Source de pulsions partielles[modifier | modifier le code]

Le concept de zone érogène s'avéra utile pour la conception psychanalytique du fonctionnement psychique, en effet basé sur la théorie de stades psychosexuels. La zone érogène y est vue comme source d'excitation, sur le modèle du stimulus, à la différence près que l'excitation fournie par la zone érogène est interne.

Sigmund Freud propose le modèle théorique de la pulsion[4]. La pulsion, supposée excitation constante et de laquelle le sujet ne peut se détourner, a parmi ses caractéristiques celle d'une source. La source pulsionnelle est le fondement organique de la pulsion. Selon Freud, « à proprement parler, le corps entier est zone érogène » , bien que certaines zones semblent plus disposées que d'autres à cette fonction.

Si l'érogénéité se comprend comme caractéristique finalement assimilable au corps entier, Freud en fait, de plus, un facteur quantitatif. La zone érogène est non seulement source pulsionnelle mais comme telle liée à la pulsion en tant que poussée quantitative.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Le guide des zones érogènes ! », sur www.tasante.com (consulté le 5 août 2010)
  2. (fr) « Éveiller le désir », sur sante-az.aufeminin.com (consulté le 5 août 2010)
  3. (fr) « Les zones érogènes féminines », sur www.affection.org (consulté le 5 août 2010)
  4. Trois essais sur la théorie sexuelle.

Articles connexes[modifier | modifier le code]