Trichomonas vaginalis

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Trichomonas vaginalis

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Légende

Classification
Domaine Eukaryota
Règne Protistes
Embranchement Archaezoa
Classe Parabasalia
Ordre Trichomonadida
Famille Trichomonadidae
Genre Trichomonas

Nom binominal

Trichomonas vaginalis
(Donné, 1836)

Attention : Le titre d'affichage «<span lang="la"><i>Trichomonas vaginalis</i></span>» remplace l'ancien titre d'affichage «<i><span class="lang-la" lang="la">Trichomonas vaginalis</span></i>».

Trichomonas vaginalis est un protozoaire flagellé du genre Trichomonas, dont la présence sur les muqueuses génito-urinaires détermine la trichomonose uro-génitale. C'est un parasite de l'être humain. Sa transmission est surtout vénérienne car il est très sensible à la dessiccation (il a donc besoin de milieux humides).

Répartition géographique[modifier | modifier le code]

Cosmopolite, également répandu sous tous les climats.

Morphologie et cycle[modifier | modifier le code]

Connu seulement sous forme végétative, comme le Trichomonas intestinalis, il est plus grand que lui : 10 à 20 µm; ovale ou arrondi, avec un axostyle dépassant nettement plus à l'arrière, il porte 3 ou 4 flagelles antérieurs et 1 flagelle récurrent soulevant une membrane ondulante courte (un tiers du corps).
Se déplaçant activement, il se nourrit par osmose et se multiplie par division longitudinale. Le cycle est à un seul hôte et, en l'absence de formes kystiques, la transmission des formes végétatives est directe.

Pathogénie chez l'être humain[modifier | modifier le code]

Épidémiologie[modifier | modifier le code]

Malgré des porteurs sains nombreux (jusqu’à 50 % des cas sont asymptomatiques), surtout chez les hommes, le Trichomonas vaginalis a un rôle pathogène net dans les 2 sexes :

  • Trichomonas vaginalis est responsable de 30 % des urétrites non gonococciques.
  • La vaginite à trichomonas vaginalis représente 50 % des vaginites avec leucorrhées.

Transmission[modifier | modifier le code]

  • Chez la femme, après la puberté et lorsque l'acidité vaginale est diminuée, on le retrouve de manière fréquente comme parasite de la cavité vaginale et de l'urètre ; mais aussi de la vessie ou encore des glandes de Skene et de Bartholin.
  • Chez l'homme, on le trouve au niveau de l'urètre, du sillon balano-préputial, de la prostate et des vésicules séminales.
  • La transmission se fait habituellement par contact vénérien, avec un taux de transmission très élevé (environ 4 fois sur 5, surtout de l'homme à la femme). La transmission est aussi théoriquement possible par échange de linge de toilette humide[1].

Diagnostic[modifier | modifier le code]

  • Le diagnostic se fait en examinant un prélèvement frais (prélèvement vaginal ou goutte urétrale) au microscope au faible grossissement entre lame et lamelle en lumière diaphragmée ou au contraste de phases qui montre le protozoaire. Les trichomonas sont reconnus à leurs mouvements et à leur morphologie. Chez l'homme, le dépistage pourra être fait par recueil de la première goutte du méat le matin avant toute miction, ou encore par massage prostatique.
  • En cas de diagnostic d'une trichomonose génitale, il faut rechercher l'ensemble des germes responsables des MST.

Clinique[modifier | modifier le code]

Rappelons que les porteurs sains sont nombreux (jusqu'à 50 % des cas sont asymptomatiques).

Chez la femme[modifier | modifier le code]

  • C'est la plus prurigineuse des vaginites;
  • L'écoulement vaginal ou leucorrhée est abondant, souvent blanc-verdâtre et spumeux;
  • Il existe un érythème du vagin, et de l’exocol;
  • La patiente se plaint de dyspareunie au niveau de l’orifice vaginal.

Chez l'homme[modifier | modifier le code]

Il est très souvent asymptomatique (90 % de cas), d'où son dépistage difficile et sa dissémination facile. En cas d'urétrite avérée, il existe une dysurie. Des signes plus discrets comme une goutte matinale ou une méatite peuvent être présents.

Traitement[modifier | modifier le code]

Il faut traiter toutes les personnes (patiente et tous les partenaires connus), symptomatiques ou pas[réf. nécessaire], par:

  • métronidazole (Flagyl*) : 2 grammes par voie buccale en dose unique;
  • conseiller aux patientes de ne pas consommer de boissons alcooliques durant le traitement au métronidazole ni dans les 48 heures qui suivent afin de prévenir les réactions de type « antabuse »;
  • le métronidazole, mal supporté, tend à être remplacé par le tinidazole (Fasigyne*) en dose unique (4 comprimés à 500 mg en une seule prise).
  • le mimorazole (Naxogyn*) en dose également unique (8 comprimés à 250 mg ou 2 comprimés à 1 g) a été supprimé du marché en 2002.
  • éviter les rapports sexuels sans préservatif jusqu'à la guérison (clinique ou parasitologique)
  • l'acidification du milieu vaginal par l'acide lactique (Lactacid*) ou ascorbique (Prevegyne*) et le réensemencement en bacilles de Döderlein favorisent la guérison.

Le traitement par métronidazole n'est pas contre-indiqué pendant la grossesse, à tous les stades, ni pendant l'allaitement.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Annales de dermatologie et de vénérologie;2006;133:2S15-6 : Maladies Sexuellement Transmissibles - Recommandations diagnostiques et thérapeutiques

Liens externes[modifier | modifier le code]