Salut à trois doigts

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Le Salut à trois doigts, le pouce, l'index et le majeur, est un salut patriote serbe. C'est également la gestuelle qui accompagne la prestation de serment en Suisse.

La signification du salut pour les Serbes[modifier | modifier le code]

Depuis le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs hypothèses quant à l'origine de ce salut, le plus répandu étant que les Serbes, en majorité chrétiens Orthodoxes, utilisent ces trois doigts pour se signer en référence à la Trinité Chrétienne.

Politique[modifier | modifier le code]

Ce salut représente pour d'autres, comme le Mouvement politique royaliste serbe, la représentation symbolique de la culture serbe : "le premier doigt pour Saint Sava, le second pour Njegoš et le troisième pour Karađorđe".

Usage[modifier | modifier le code]

Beaucoup de sportifs serbes, tels Novak Djokovic, Dejan Stanković ou Dejan Bodiroga, ont popularisé ce salut chez la jeunesse serbe. Parfois considéré comme un salut nationaliste, il est vu par la majorité des Serbes comme une marque de fierté envers leur pays. Comme l'a souligné Aleksandar Djordjević dans une interview après la victoire de la Yougoslavie à l'EURO 1995 de Basket, c'est « pour nous-mêmes que nous effectuons le salut à trois doigts. Il n'y a aucune provocation là-dedans. C'est ma fierté ».

Lors de la cérémonie d'ouverture de Jeux olympiques d'été de 2008, le ministre des affaires étrangères serbe du Parti démocratique (Serbie), Vuk Jeremic salua la délégation serbe avec un salut à trois doigts.

Prestation de serment en Suisse[modifier | modifier le code]

Prestation de serment d'Elisabeth Kopp, élue au Conseil fédéral, le 2 octobre 1984.

En Suisse, il est coutumier de lever la main droite avec trois doigts levés (pouce, index, majeur) lors de la prestation de serment. Ce geste rappelle la prestation de serment du Grütli qui est souvent représentée par trois hommes faisant ce signe pour marquer l'alliance des différentes régions de Suisse centrale contre leurs ennemis communs. Ce signe est une invocation à la Sainte-Trinité et rappelle que le serment est pris avec Dieu comme témoin[1].

De nos jours, ce signe est couramment utilisé en Suisse lors de la prestation de serment des élus politiques et plus particulièrement lors de la nomination ou la reconduction du Conseil fédéral, le gouvernement fédéral de la Suisse.

Un autre exemple de l'utilisation de ce signe est la prestation de serment des nouveaux gardes suisses pontificaux. Chaque 6 mai a lieu devant un représentant du pape l'entrée en service des nouveaux gardes. Ceux-ci prêtent serment en faisant le salut à trois doigts de la main droite et en tenant le drapeau de la Garde suisse pontificale de la main gauche.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. J. Barthélemy, P. Duez, Traité de droit constitutionnel, Dalloz,‎ 1933, 955 p., p. 85

Voir aussi[modifier | modifier le code]