Sexualité masculine

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La sexualité masculine comprend l'ensemble des aspects physiologiques, psychologiques et comportementaux de la sexualité des hommes. Elle a fait l'objet d'études thématiques dans une distinction de sexe et de genre classique entre une sexualité proprement masculine et une sexualité féminine au sein de la sexualité humaine. Ainsi délimité, ce thème peut être abordé sous de nombreux angles, qu'il s'agisse de la sexologie, de la psychologie, de la psychanalyse, ou bien de la sociologie, notamment des gender studies, ou encore d'études s'intéressant au traitement de la sexualité masculine dans le droit ou les religions. L'étude de la sexualité masculine a fait l'objet de nombreuses publications à partir des années 1990 et 2000, grâce au développement des gender studies.

L'approche sexologique[modifier | modifier le code]

La libido masculine : aspects biologiques[modifier | modifier le code]

L'appareil génital masculin se forme au cours de la gestation sous l'influence de certains gènes du chromosome Y, puis des hormones androgènes, qui continuent à influencer le développement de l'organisme pendant toute la vie. La principale hormone androgène chez l'homme est la testostérone, qui influe sur la libido.

Les zones érogènes chez l'homme[modifier | modifier le code]

Comme chez les femmes, l'ensemble du corps d'un homme peut devenir érogène une fois stimulé, et les zones érogènes varient selon les individus. Il existe cependant des zones érogènes masculines communes, situées sur l'organe génital, donc le pénis, les testicules et le scrotum ainsi que la zone allant du scrotum à l'anus. La prostate est également une zone érogène importante chez l'homme.

Une enquête publiée dans le British Journal of Urology en 2009[1], menée sur un peu plus de 80 hommes en bonne santé à qui il était demandé d'évaluer eux-mêmes la sensibilité de différentes zones érogènes, indique que parmi les zones les plus sensibles se trouvent, par ordre décroissant, le dessous du gland, le dessous du pénis, le dessus et les côtés du gland, le dessus du pénis, plus rarement le prépuce, puis la peau du scrotum (sur le devant ou le derrière) et la peau située autour de l'anus. Parmi les autres zones érogènes les plus citées dans la même enquête figurent le scrotum en général, l'oreille, la peau située entre le scrotum et l'anus, le cou, les seins et les tétons, les fesses, l'anus (par stimulation de la peau extérieure ou bien avec pénétration), les poignets, et les aisselles[1].

L'approche psychanalytique[modifier | modifier le code]

Au tournant des XIXe-XXe siècles, le fondateur de la psychanalyse, Sigmund Freud, étudie le développement sexuel du garçon puis de l'homme et élabore une théorie sur la sexualité infantile du garçon, puis sur le complexe d'Œdipe, selon lequel, lors du stade phallique de son développement psycho-affectif, le garçon entretiendrait, entre 3 et 6 ans, un désir inconscient et incestueux pour sa mère et une rivalité inconsciente avec son père, avant d'affronter ce complexe lors de la préadolescence, et de déplacer son désir vers d'autres objets. Le complexe d'Œdipe a été fortement nuancé par les psychanalystes après Freud, et critiqué par les détracteurs de la psychanalyse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Schober, Meyer-Bahlburg, Dolezal (2009). L'étude était conduite par J.-M. Schober et d'autres membres du Hamot Medical Center, en Pennsylvanie aux États-Unis. Elle a été menée sur 81 hommes âgés de 22 à 57 ans, en bonne santé, sans antécédent de chirurgie génitale et provenant d'horizons socio-économiques très variés, à qui l'on faisait remplir un questionnaire, le « Self-Assessment of Genital Anatomy and Sexual Function, Male » (Auto-évaluation de l'anatomie génitale et des fonctionnalités sexuelles, version pour hommes). Résumé en anglais sur PubMed.gov.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sexologie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Louis Coulonval, « Physiologie de l'acte sexuel masculin », Santé mentale au Québec, volume 5, n°2, 1980, pp. 128-136. [lire en ligne]
  • (en) Alfred Kinsey, Sexual Behavior in the Human Male, 1948 (traduit en français sous le titre Le Comportement sexuel de l'homme). (ISBN 978-0253334121)
  • (fr) Sylvain Mimoun, Lucien Chaby, La sexualité masculine, Flammarion, 1996. (ISBN 9782080354228)
  • (en) J.-M. Schober, H. F. Meyer-Bahlburg, C. Dolezal, « Self-ratings of genital anatomy, sexual sensitivity and function in men using the 'Self-Assessment of Genital Anatomy and Sexual Function, Male' questionnaire », British Journal of Urology, avril 2009, vol. 103 (n°8), p. 1096-103. [lire en ligne]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • (fr) Claude Calame, L'Éros dans la Grèce antique, Belin, 2009.
  • (fr) Florence Dupont et Thierry Eloi, L'érotisme masculin à Rome, Belin, 2001.
  • (fr) Thierry Eloi, « La sexualité de l'homme romain antique. Actualité bibliographique », Clio, n°22, 2005, pp. 167-184. [lire en ligne]

Psychanalyse[modifier | modifier le code]

Sociologie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Elsa Cayat, Antonio Fischetti, Le désir et la putain : Les enjeux cachés de la sexualité masculine, Albin Michel, 2007. (ISBN 978-2226179272)

Articles connexes[modifier | modifier le code]