Révérence (geste)

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La révérence, peinture de William Bouguereau (XIXe siècle)

La révérence est un geste traditionnel émanant de la société d'Ancien Régime, qui exprime la considération de la personne qui le fait envers la personne à qui il est adressé. Pour les hommes, elle consiste à s'incliner plus ou moins profondément ; pour les dames et les demoiselles, elle consiste à effectuer une génuflexion en se penchant en l'avant, tout en assurant le maintien de leur toilette en maintenant leur robe.

Les courtisans des cours d'Europe, sans distinction de sexe, la pratiquent également face à une personne de haut rang nobiliaire et, dans ce cas, selon la portée de la génuflexion, expriment une franche dévotion. Pour moquer et critiquer ces gens qui se courbent, les révérences peuvent être appelées les « courbettes ».

C'est avec une révérence qu'on débute toute danse, depuis le Moyen Âge jusqu'au milieu du XXe siècle, que ce soit dans une basse danse, un ballet de cour, une contredanse, un quadrille ou une valse.

Selon l'étiquette victorienne concernant la pratique de la danse, il était protocolaire pour une dame de faire une révérence avant de commencer à danser avec son partenaire.

On distingue la petite révérence (le pied droit de la jeune fille ou de la dame venant se placer à l'arrière du pied gauche, tandis que les genoux sont légèrement fléchis et que les bras restent ballants le long du tronc) de la grande révérence (au cours de laquelle la jeune fille ou la dame va lever ses mains et ses bras pour esquisser un geste ample en forme de cœur avant de relever les pans de sa robe lorsque, accentuant le fléchissement des genoux, le pied droit toujours placé derrière le pied gauche, elle va jusqu'à s'accroupir).

En Asie, notamment dans la culture khmère, il existe un équivalent de la révérence occidentale. Ainsi, devant une très haute personnalité (un prince du sang ou le roi du Cambodge, par exemple), la jeune fille ou la dame va joindre ses deux mains et baisser les yeux en reculant jusqu'à s'accroupir en se prosternant environ deux mètres en arrière.

Pratiques actuelles[modifier | modifier le code]

En Occident, la révérence est presque désuète. Elle fait encore partie du protocole royal britannique. En Asie du Sud-Est, la révérence, combinée le plus souvent à un baisemain, est un geste de respect exprimé par les enfants envers les adultes, mais aussi par les adultes envers leur aînés, notamment leur mère, sœur ainée, tante ou grand-mère.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Substantif venant du verbe révérer, vénérer.

Dans le langage courant et familier, tirer sa révérence signifie partir, s'en aller, voire mourir.

Voir aussi[modifier | modifier le code]