Jean Malaurie

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Jean Malaurie

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Jean Malaurie
à l’Hôtel de Ville de Strasbourg en mai 2013.

Naissance 22 décembre 1922 (91 ans)
Mayence (Allemagne)
Nationalité Drapeau de la France France
Champs Ethno-historien, géographe/physicien, écrivain

Jean Malaurie, né le 22 décembre 1922[1] à Mayence (Allemagne), est un ethno-historien, géographe/physicien et écrivain français[2]. Il est également le directeur et fondateur de la collection Terre Humaine aux éditions Plon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Mayence, dans une famille catholique française universitaire (histoire), d’ascendance normande (cauchoise) et écossaise, Jean Malaurie est marqué, durant son enfance, par la pensée légendaire des châteaux du Rhin. Préparant en 1943, le concours de l’École normale supérieure Ulm, au Lycée Henri-IV (Paris), il est mobilisé en juin 1943, pour le Service du travail obligatoire (STO), mais refuse d'intégrer cette organisation et entre dans la clandestinité jusqu’au mois d'août 1944, période durant laquelle il est recherché par la police du régime de Vichy.

Il fait ses études supérieures à l’Institut de géographie de l’Université de Paris, et a pour maître Emmanuel de Martonne, qui, quinze ans auparavant, a été le maître de Julien Gracq. En 1948, Emmanuel de Martonne le nomme géographe/physicien des Expéditions polaires françaises, dirigées par Paul-Émile Victor, sur la côte ouest et l’inlandsis du Groenland. Il accomplit deux missions (printemps/automne 1948 et printemps/automne 1949) avec les Expéditions polaires françaises (île Disko sud, Skansen).

Après deux missions géomorphologiques et géocryologiques pour le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), en solitaire durant les hivers 1949 et 1950 dans le désert du Hoggar (Algérie, Sahara), il part en mission à Thulé au Groenland en juillet 1950. Il dirige seul, pour le CNRS, la « première mission géographique et ethnographique française dans le nord du Groenland ». Il établit sur quatre générations, la première généalogie d'un groupe de 302 Inughuits, peuple le plus septentrional de la Terre, et met à jour une planification tendancielle afin d'éviter les risques de consanguinité (interdiction des unions jusqu’au cinquième degré).

Géomorphologue dans le Grand Nord du Groenland, il a levé la carte (topographie, géomorphologie des éboulis et de la nivation, glaces de mer) au 1:100 000 sur trois cent kilomètres de côte et sur trois kilomètres d’hinterland, de la Terre d’Inglefield et au nord du glacier Humboldt, au sud de la Terre de Washington (cap Jackson, 80° N), il a découvert des fjords et des littoraux jusqu'alors inconnus, auxquels il a été autorisé de donner des noms français, comme le fjord de Paris, ou de ses compagnons Inuits, tel que celui du célèbre chaman Uutaaq. Il a réalisé des études géomorphologiques détaillées des éboulis et des écosystèmes géocryologiques en haute latitude dont il précise les logiques de strates et de cycles ; ce sera l’objet de sa thèse : Thèmes de recherche géomorphologique dans le nord-ouest du Groenland[3]. Il sera nommé docteur d’État de géographie à l'Institut de géographie de la Faculté des lettres de l'université de Paris le 9 avril 1962.

Il est le premier homme au monde à avoir atteint le 29 mai 1951, le pôle géomagnétique nord, 78° 29′ N 68° 54′ O / 78.483, -68.9 (), avec deux traîneaux à chiens, accompagné de l’Inuit Kutsikitsoq. Le 16 juin 1951, il découvre à Thulé, une base militaire américaine construite secrètement pour accueillir des bombardiers nucléaires, et décide de prendre publiquement position contre l’implantation de cette base, au sujet de laquelle la population locale n’a pas été consultée.

Il publie ainsi, en 1955, Les Derniers rois de Thulé, livre fondateur de la collection Terre Humaine, aux éditions Plon, ouvrage qui sera suivi d’autres classiques tels Tristes Tropiques de Claude Lévi-Strauss, Les Immémoriaux de Victor Segalen, ou encore Affables Sauvages de Francis Huxley, Soleil Hopi de Don C. Talayesva, Pour l’Afrique, j’accuse de René Dumont et Carnets d’enquêtes d’Émile Zola. Terre Humaine a pour vocation de décentrer notre vision d’Occidentaux. Élu en 1957, sur recommandation de Fernand Braudel et de Claude Lévi-Strauss, à la première chaire de géographie polaire de l’histoire de l’Université française, créée pour l’occasion à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), il fonde en 1958 le Centre d’études arctiques, et lance, en 1960, Inter-Nord, la grande revue arctique du CNRS.

En 1968-1969, il dirige la section française de la Commission gouvernementale franco-québécoise, au moment de la création du territoire autonome du Nouveau-Québec, appelé plus tard Nunavik. Les recommandations, publiées dans l’ouvrage Du Nouveau-Québec au Nunavik, 1964-2004, une fragile autonomie[4] et dans le cahier spécial « Nunavik/Ungava » de la revue Inter-Nord n°20[5], visaient à assurer l’autonomie immédiate de ce territoire et à insuffler une réforme pédagogique profonde de l’enseignement. Elles ont contribué à l’élaboration du statut des territoires arctiques canadiens, inspiré principalement par Charlie Watt, sénateur inuit à Ottawa.

Jean Malaurie à côté du bateau hydrographique soviétique, au large d'Ouélen, durant son expédition en Tchoukotka, août 1990

Jean Malaurie a dirigé la première expédition soviéto-française en Tchoukotka sibérienne en 1990, à la suite de la requête du gouvernement soviétique et de l’académicien Dimitri Likhatchev, conseiller scientifique de Mikhaïl Gorbatchev. Il est également le premier Occidental à découvrir, en août 1990, l’Allée des baleines, monument du nord-est sibérien d'esprit chamanique, ignoré jusqu'à son identification, en 1977, par l’archéologue soviétique Sergueï Arutiunov.

Il a fondé en 1992, l’Académie polaire d’État à Saint-Pétersbourg, école des cadres sibériens d’environ mille élèves internes, cinq facultés, quarante-cinq ethnies ; la langue française y est la première langue étrangère, obligatoire. Il en est le Président d’Honneur à Vie.

Au cours de trente et une missions, du Groenland à la Sibérie, il a enseigné une méthode — l’anthropogéographie de la pierre à l’homme — rappelant que les peuples arctiques ne peuvent être compris dans leur histoire, leurs rituels, leur sociologie, que dans le cadre d’une réflexion sur les relations dialectiques avec l'environnement physique, la faune et la flore. Ces observations sont liées à la cybernétique avec le concept de Gaïa, selon les conclusions de J. E. Lovelock, partagées par Jean Malaurie : la Terre serait « un système physiologique dynamique qui inclut la biosphère et maintient notre planète depuis plus de trois milliards d'années, en harmonie avec la vie »[6].

Jean Malaurie est un défenseur des droits des minorités arctiques, menacées par la mise en valeur industrielle et pétrolière du Grand Nord. La mondialisation, suivie de l'unification des cultures, est un malheur : « Je ne cesserai de plaider contre la mondialisation. Le pluralisme culturel est la condition du progrès de l'humanité. »[7]. Il a été et est le consultant des quatre capitales : Washington, Ottawa, Copenhague, Moscou. En 2007, il a été nommé Ambassadeur de bonne volonté pour les régions arctiques (domaines des sciences et de la culture) à l’UNESCO où il a été invité à présider le premier congrès international pour l’Arctique de l’UNESCO : Climate change and Arctic sustainable development : scientific, social, cultural and educational challenges qui s’est tenu à Monaco, du 3 au 6 mars 2009. Il prépare pour 2011, avec l’UNESCO, un prochain congrès international axé sur les peuples circumpolaires. Ce prochain congrès doit avoir lieu, en partie au Groenland.

Depuis 2007, il est aussi le président d'honneur de l'Uummannaq Polar Institute, institution ayant pour vocation la conservation de la culture groenlandaise locale et la promotion de programmes éducatifs pour les jeunes Inuits. En 2010, il fonde également à Uummannaq (Groenland), le Pôle Inuit – Institut Jean Malaurie. Écrivain, il a notamment publié Les Derniers Rois de Thulé (1955), traduit en vingt-trois langues, l’ouvrage le plus diffusé sur le peuple inuit. Ce livre a fait l’objet d’un film et une bande dessinée est en préparation. Outre une dizaine de livres, il a publié plus de cinq cents articles scientifiques qui ont été rassemblés avec des inédits en six volumes à paraître aux Éditions du CNRS ainsi qu'aux Éditions Armand Colin.

Figure de proue de la recherche polaire française dans la lignée du Commandant Charcot, capitaine du Pourquoi-Pas ?, il habite aujourd'hui à Dieppe, en Normandie, et se prépare à vivre la fin de sa vie à Uummannaq, sur la côte nord-ouest du Groenland, où un musée Jean Malaurie a été créé dans une maison de tourbe reconstituant sa base d'hivernage, à Siorapaluk, en 1950-1951. A Longueville-sur-Scie, village cauchois proche de Dieppe, a été inauguré en 2010, le Collège Jean Malaurie.

Commandeur de la Légion d'honneur, titulaire de la Grande Médaille d’Or de la Ville de Saint-Pétersbourg, il détient également la Médaille d’Or de la Royal Geographical Society, à Londres, décerné par la reine. Il a reçu la médaille de l’Ours, haute distinction du gouvernement du Groenland ainsi que de nombreuses autres distinctions étrangères dont la Mungo Park Medal, remise en 2005 par The Royal Scottish Geographic Society.

Titres et distinctions[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

  • Fondateur et directeur de la collection Terre Humaine, aux Éditions Plon, Paris (depuis février 1954). Cette collection, qui a initié un important courant d’idées, est appelée la « Pléiade d’une nouvelle ethnologie ». Dans l’année qui suit sera publié le centième auteur.
  • Élu à la première chaire de Géographie polaire de l’enseignement supérieur français, qui a été fondée à l’EHESS, à Paris, par le professeur Fernand Braudel (1957→). Séminaires dispensés de 1957 à 2004 (cent thèses et mémoires soutenus).
  • Créateur du Centre d’études arctiques (EHESS, CNRS), (1958 →)
  • Créateur et Directeur de la Fondation française d’études nordiques à Rouen le 11 mai 1964 (1964-1975).
  • Directeur de recherche titulaire au CNRS (depuis 1979).
  • Directeur de la base CNRS du Spitzberg de 1979 à 1990 qu'il a fait rénover, avec un programme de géomorphologie intégrée pour dix doctorants.
  • Création du Festival du Film arctique en 1983[8] (1983, Dieppe ; 1986, Rovaniemi ; 1989, Fermo ; un quatrième Festival est en préparation à Uummannaq, Groenland).
  • Directeur-fondateur du Fonds polaire Jean Malaurie à la Bibliothèque centrale du Muséum national d'histoire naturelle à Paris (1992 →).
  • Directeur-fondateur de la Revue arctique internationale Inter-Nord[9], (CNRS - EHESS), 21 volumes (1960 →). Rassemblant les contributions de 300 auteurs, la revue bilingue Inter-Nord constitue ainsi une véritable encyclopédie arctique de plus de 6 500 pages.
  • Premier homme au monde à avoir atteint le Pôle géomagnétique Nord 78° 29′ N 68° 54′ O / 78.483, -68.9 () en traîneau à chiens (29 mai 1951).
  • 31 missions, pour la plupart solitaires avec les Inuit, du Groenland à la Sibérie (1948-1997).
  • Enseignement à la direction d’études de l’EHESS : défense et illustration de la méthode anthropogéographique pour les peuples sous climats extrêmes (1957-2004).
  • Président d’honneur de l’Académie polaire d’État à Saint-Pétersbourg, dont il est l’un des fondateurs (1992). L’Académie polaire d’État, École de haute administration de la Sibérie, a été inscrite dans l’Association internationale des universités francophones (2004) ; l'Académie polaire d'État est sous contrat de coopération avec l'Institut régional d'administration (IRA) de Lille, 2005-2007.
  • Président d’honneur du Congrès ouvrant en France la Quatrième Année polaire internationale et célébrant le Cinquantenaire du Centre d’études arctiques : « Problèmes arctiques : environnement, sociétés et patrimoine », tenu du 8 au 10 mars 2007 au Muséum national d'histoire naturelle (Paris). Ce Cinquantenaire a fait l’objet d’une « commémoration nationale » au Ministère de la Culture. Ce Congrès s’est déroulé sous le haut patronage de Monsieur le Président de la République Jacques Chirac, qui l’a ouvert par un discours remarqué. Ce congrès a réuni les plus hautes personnalités françaises et étrangères, politiques, scientifiques et autochtones. Il est le quatorzième des congrès internationaux tenus avec le Centre d’études arctiques, à l’instigation de Jean Malaurie, qui réunirent toujours des participants étrangers, et notamment soviétiques et autochtones. Le premier congrès pan-inuit intitulé « Développement économique de l’Arctique et avenir des sociétés esquimaudes » fut organisé à Rouen (24-27 novembre 1969) sous la présidence du Prix Nobel René Cassin[10]. Jean Malaurie organisa également au Havre (2-5 mai 1973), avec le concours de l'Institut français du pétrole, le premier congrès sur le pétrole et le gaz arctiques[11].
  • Ambassadeur de bonne volonté pour les régions arctiques à l’UNESCO dans les domaines sciences et culture (2007).
  • Président d’honneur de l’Uummannaq Polar Institute (Groenland, 2009).
  • Parrain d'honneur de l'ONG Bibliothèques sans frontières.
  • Président-fondateur du Pôle Inuit – Institut Jean Malaurie. Cet Institut, créé sous l’égide du Centre d’études arctiques, en partenariat avec l’Institut polaire d’Uummannaq (Groenland), se veut un institut pédagogique pour cadres supérieurs.

Distinctions scientifiques[modifier | modifier le code]

  • Prix de l’Académie des sciences (1967).
  • Médaille d’Or de la Société arctique française (1990).
  • Médaille du CNRS (1992).
  • Grande Médaille de la Société de géographie (Paris, 1997).
  • Docteur honoris causa de l’Université d'Etat de Saint-Pétersbourg (2001).
  • Grande Médaille d’Or du Grand Duc Constantin de la Société de géographie de Russie à Saint-Pétersbourg, 2003).
  • Patron's Gold Medal, avec signature de SM la Reine Elizabeth II (Royal Geographic Society, London, 2005).
  • Mungo Park Medal (The Royal Scottish Geographic Society, 2005).
  • Professeur honoris causa HEC (Paris, 2005).
  • Docteur honoris causa State University of New York at Buffalo, 2008.
  • Distinction Nersornaat, Médaille d’or du Parlement groenlandais remise à Paris, par la Présidente du Parlement groenlandais, Madame Ruth Heilman, le 27 février 2009.

Décorations[modifier | modifier le code]

Autres distinctions[modifier | modifier le code]

Jean Malaurie reçoit la médaille d’honneur de la ville de Strasbourg.
  • Sage des peuples du Nord, élu par la Faculté des Peuples du Nord, Université d'État Herzen, Leningrad (1992).
  • Citoyen d’honneur de la ville de Fermo (Italie), qui comporte l’Istituto geografico polare et le Museo polare italien (1998).
  • Médaille de la République orientale d'Uruguay (12 mars 1997)
  • Félicitations du Sénat du Canada, pour son œuvre scientifique, à la requête du sénateur inuit, M. Charlie Watt, en présence de Jean Malaurie (Ottawa, 15 juin 2000).
  • Médaille d'or de Saint-Pétersbourg, à l'occasion du tricentenaire de la ville, remise à Paris par l'Ambassadeur de Russie, M. Alexandre Alexeevitch Avdeev (2003).
  • Médaille d’honneur de la ville de Strasbourg (2013).

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Hoggar, Touareg, Journal d’une exploration géographique (Paris, éd. Nathan, 1954).
  • Les Derniers Rois de Thulé, avec les Esquimaux polaires, face à leur destin (Paris, éd. Plon, coll. Terre humaine, 1955 – 5e édition définitive, Paris, 1989 ; éd. Pocket, 2001) - traduit en 23 langues.
  • Thèmes de recherche géomorphologique dans le nord-ouest du Groenland, 497 p., 79 photos, 161 fig., 1 carte couleur (topographie, botanique et hydrologie) au 1:25 000 (Skansen, Disko), 1 carte couleur (topographie, géomorphologie et état des glaces de mer) au 1:200 000, 80cmx30cm - thèse soutenue en 1962 - ('Mémoires et documents', numéro hors série, Paris, éd. du CNRS, 1968 ; 2e éd., Paris, 2011, Grand Nord Grand Large - CNRS Éditions, avec un album iconographique).
  • Hummocks I et II (Paris, éd. Plon, coll. Terre humaine, 1999). Hummocks, édition revue et augmentée, 4 volumes (Paris, éd. Plon / Pocket, 2003, 2005).
  • Hummocks, Journeys and inquiries among the Canadian Inuit, traduction en anglais de Hummocks (Canada), préface nouvelle de Jean Malaurie, postface de Bruce Jackson, (Montréal, éd. MacGill University Press, 2007.)
  • Ultima Thulé (2e édition, Paris, éd. Le Chêne, 2000, éd. Pocket, 2001) - traduit en anglais, allemand, danois.
  • L’Appel du Nord (Paris, éd. La Martinière, 2001) traduit en anglais, allemand.
  • L’Allée des baleines (Paris, éd. Fayard, coll. Mille et une nuits, 2003, réédition augmentée 2008) traduit en russe et en anglais.
  • Alleia Kitov, traduction en russe de L’Allée des baleines, préface de Serguei Arutiunov (Moscou, éd. Nota Bene, 2007)
  • Ot kamnia k tcheloveku (De la pierre à l’homme), préface d'Azourguet Tarbaievna Shaoukenbaieva, en langue russe, (Saint-Petersbourg, éd. de l’Académie polaire d’État à Saint-Petersbourg, 2003).
  • Terre Humaine : cinquante ans d'une collection, entretien de Mauricette Berne et Pierrette Crouzet avec Jean Malaurie ; préface du Président de la République Jacques Chirac, introduction de Jean-Noël Jeanneney, Président de la Bibliothèque nationale de France, textes de présentation de Olivier Orban, Directeur des éditions Plon, Bruce Jackson, Jacques Lacarrière, (Paris, éd. de la Bibliothèque nationale de France, 2005), 135 p.
  • Terre Mère (Paris, CNRS Éditions, 2008).
  • Uummaa : la prescience sauvage (Paris, éd. Plon, Terre Humaine, à paraître).
  • Arctica, 1948-2010, une prescience de combat (8 volumes) à paraître aux Editions du CNRS et aux Editions Armand Colin. Recueil de 500 articles scientifiques (dont certains inédits) ; textes parus en français, anglais, allemands et russe. Tome 1 : En éclaireur ; Tome 2 : Écosystème arctique ; Tome 3 : Ethnologie et anthropologie arctiques ; Tome 4 : Développement durable et périls de perte d’identité des peuples premiers circumpolaires ; Tome 5 : Terre Humaine, entretiens et portraits.
  • Plusieurs centaines d’interviews (presse, télévision, radio, Internet), en français, russe, anglais, italien, allemand, danois, groenlandais.

Références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Giulia Bogliolo Bruna, Jean Malaurie, une énergie créatrice,coll. « Lire et comprendre », Editions Armand Colin, Paris, octobre 2012.
  • Giulia Bogliolo Bruna (dir.), « Alla ricerca della quadratura del Circolo Polare. Testimonianze e studi in onore di Jean Malaurie », Il Polo (numero speciale), vol. 25-26, Istituto Geografico Polare, Fermo, 1999.
  • Jan Borm, Jean Malaurie, un homme singulier, Éditions du Chêne, 2005.
  • Michel Le Bris, Dictionnaire amoureux des Explorateurs, Éditions Plon, Paris, 2010.
  • Pierre Aurégan, Terre Humaine : des récits et des hommes, Pocket, « coll. Agora », Paris, 2004.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Notice d'autorité personne sur le catalogue général en ligne de la BnF
  2. Biographie sur son site personnel
  3. Paris : CNRS, 1968.
  4. dirigé par Jacques Rousseau et Jean Malaurie, Collection Polaires, Economica, Paris, 2004.
  5. Juin 2003, Paris, Éditions du CNRS.
  6. James Lovelock, La revanche de Gaïa, J'ai Lu, coll. « J'ai Lu Essai, n° 8579 », 2008, (2e éd.) p. 30.
  7. Jean Malaurie, une passion arctique, documentaire de Michel Viotte, Arte, 2009
  8. Transpol'Air : Festival du Film arctique
  9. Transpol'Air : La revue Inter-Nord
  10. Débat publiés dans Actes et Documents n° 4. Fondation Française d’études nordiques, Rouen, Paris, 1972
  11. « Le pétrole et le gaz arctiques : problèmes et perspectives » : Rapports scientifiques (2 vol.). Paris, La Haye : Ed. EPHE, Mouton, 1975. 912 p. (coll. Contributions du Centre d’Études Arctiques n° 12).
  12. Jean-Yves Paumier, Jean Malaurie, une légende vernienne, Revue Jules Verne 17, Jules Verne et les pôles, 2004, p.75-78. Voir dans cette même revue l'article de Jean Malaurie, A la découverte de la Terre avec Jules Verne, p.79-83.

Ressources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pour Jean Malaurie - 102 témoignages en hommage à quarante ans d’études arctiques (coordination : Sylvie Devers - éd. Plon, Paris, 1990)
  • Labirinti Artici, interview de Jean Malaurie par Giulia Bogliolo Bruna, in Il Polo, Alla ricerca della quadratura del Circolo Polare : Testimonianze e studi in onore di Jean Malaurie, 26 témoignages internationaux, sous la direction de : Giulia Bogliolo Bruna (Istituto Geografico Polare, vol. 25-26, mars-juin 1999, Fermo)
  • Pierre Auregan, Des récits et des hommes : Terre humaine : un autre regard sur les sciences de l’homme (Nathan Université / Plon, Paris, 2001 ; éd. Pocket, 2004).
  • De la vérité en ethnologie… - Séminaire de Jean Malaurie 2000-2001 (coordination : Dominique Sewane – éd. Economica, coll."Polaires", Paris, 2002).
  • Hommages, publiés à l'occasion de l'Exposition du Cinquantenaire de Terre Humaine à la Bibliothèque nationale, du 15 février au 30 avril 2005, 28 témoignages, préface de Jean-Noël Jeanneney, coordination : Pierrette Crouzet (éd. de la Bibliothèque nationale de France, Paris, 2005).
  • Jan Borm, Jean Malaurie : un homme singulier (éd. Le Chêne, Paris, 2005).
  • Giulia Bogliolo Bruna, Jean Malaurie, une énergie créatrice,coll. « Lire et comprendre », Editions Armand Colin, Paris, octobre 2012.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Les Derniers Rois de Thulé (Nord Groenland). Réalisation et commentaire. Film 16 mm couleur de 120 min. ORTF (Télévision Paris), 1970 :
    • 1re partie : L'Esquimau polaire, le chasseur.
    • 2e partie : L'Esquimau chômeur et imprévisible.
    • Film remonté, 52 min, et restauré avec les couleurs originales, sous la direction de Jean Malaurie, production des Films du Village/Zarafa et France 5, INA, Paris, en 2002. Éditions groenlandaise et américaine.
  • Inuit (Groenland, Canada, Alaska, Sibérie). Sept films 16 mm couleur. Tournage 1974,1976. Antenne 2 (TV Paris), 1980. Réalisation et commentaire. INA, Paris.
    • Le Cri universel du peuple esquimau. 87 min
    • Les Groenlandais et le Danemark. Nunarput (Notre Terre). 55 min
    • Les Groenlandais et le Danemark : le Groenland se lève. 55 min
    • Les Esquimaux et le Canada : l'incommunicabilité. 55 min
    • Les Esquimaux alaskiens et les États-Unis d'Amérique : les fils de la baleine. 5 min
    • Les Esquimaux alaskiens et les États-Unis d'Amérique : pétrodollars et pouvoir. 55 min
    • Les Esquimaux d'Asie et l'Union soviétique : aux sources de l'histoire inuit. 55 min
  • Haïnak-Inuit, le cri universel du peuple esquimau. Nouvelle version à partir de l'émission de 1980. 52 min. Réalisation, commentaire et images nouvelles actualisant les sept films de la série Inuit. INA, 1993 (France 5 : diffusé en décembre 1995).
  • La Saga des Inuit. Quatre films de 52 min réalisés à partir des 10 films de Jean Malaurie, suivis d'un long entretien-portrait. Production INA, diffusion France 5, 2007. Rediffusion en 2008. Coffret DVD INA, Paris, 2007.
    • Un peuple légendaire
    • Vers le meilleur des mondes ? (Groenland, Canada)
    • Le futur a déjà commencé (Alaska, Tchoukotka sibérienne)
    • Le Souffle du Grand Nord (entretien/portrait)

Films sur Jean Malaurie[modifier | modifier le code]

  • Jean Malaurie : Une passion arctique, réal. Michel Viotte, La compagnie des Indes, Arte, Paris, 2010, 43 min.
  • Nombreux entretiens sur Antenne 2, France 3, et les télévisions étrangères (Moscou, Montréal, Nuuk…).

Archives sonores[modifier | modifier le code]

  • Chez les Esquimaux Netsiligmiout et Outkoukiksarlormiout – 28 min 46 s (Chant du Monde, 1962-63)
  • Chants et tambours inuit, de Thulé au Détroit de Béring – 70 min 43 s (Ocora C 559021, Paris, 1988)
  • Jean Malaurie - De la pierre à l'homme, dans la collection “Les Grandes Heures”, 2 disques de 72 minutes, construits à partir d’interviews accordés par Jean Malaurie à Radio France et conservés par l’INA (responsable d’édition : Béatrice Montoriol – productrice : Thérèse Salviat – INA/Radio France, Paris, 2004.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]