Amélie Mauresmo

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Amélie Mauresmo
Image illustrative de l’article Amélie Mauresmo
Amélie Mauresmo en 2009.
Carrière professionnelle
1993 – 2009
Pays Drapeau de la France France
Naissance (40 ans)
Saint-Germain-en-Laye
Taille 1,75 m (5 9)
Prise de raquette Droitière
Revers à une main
Gains en tournois 15 022 476 $
Hall of Fame Membre depuis 2015
Palmarès
En simple
Titres 25
Finales perdues 23
Meilleur classement 1re (13/09/2004)
En double
Titres 3
Finales perdues 1
Meilleur classement 29e (26/06/2006)
Meilleurs résultats en Grand Chelem
Aust. R-G. Wim. US.
Simple V (1) 1/4 V (1) 1/2
Double 1/4 1/16 F (1) 1/8
Mixte 1/16
Médailles olympiques
Simple 1
Titres par équipe nationale
Fed Cup 1 (2003)

Amélie Simone Mauresmo est une joueuse de tennis française, née le à Saint-Germain-en-Laye.

Professionnelle de 1993 à 2009, elle a remporté vingt-cinq titres en simple sur le circuit WTA, dont trois tournois majeurs, l'Open d'Australie et Wimbledon en 2006, ainsi que le Masters en 2005.

Vice-championne olympique en 2004 lors des Jeux olympiques d'Athènes, elle a également atteint à deux reprises les demi-finales de l'US Open, en 2002 et 2006. Elle est la Française la plus titrée en simple depuis les débuts de l'ère Open en 1968, devant Mary Pierce, Marion Bartoli ou Julie Halard, et également la seule Française à avoir conquis au moins un titre du Grand Chelem, à s'être imposée aux WTA Finals et à avoir atteint au minimum les quarts de finale des six tournois majeurs, les quatre tournois du Grand Chelem, le Masters et les Jeux olympiques.

Membre du top dix mondial en 1999, puis de 2001 à 2006, elle devient, lors de la saison 2004, la première athlète française de l'ère moderne à atteindre le classement de numéro un mondiale, et la seconde dans toute l'histoire du tennis féminin, après Suzanne Lenglen en 1919. Elle occupera cette première place durant trente-neuf semaines cumulées[1].

Avec l'Équipe de France, elle remporte la Fed Cup en 2003, et devient capitaine de la sélection entre 2012 et .

De 2014 à , elle sera l'entraîneuse du champion britannique Andy Murray, avant de s'occuper du joueur français Lucas Pouille en 2018[2].

Amélie Mauresmo devient membre du International Tennis Hall of Fame en 2015[3].

Carrière[modifier | modifier le code]

1993 - 1996 : les débuts[modifier | modifier le code]

Inspirée par la victoire de Yannick Noah à Roland-Garros en 1983, Amélie Mauresmo s'initie au tennis dès l'âge de quatre ans. Elle débute au club de tennis de Bornel, dans l'Oise, puis prend sa licence à celui de Méru, où elle restera une douzaine d'années[4].

Talentueuse, elle atteint les demi-finales du tournoi des Petits As en 1993 avant d'intégrer le circuit junior. Trois ans plus tard, en 1996, Mauresmo s'impose à Roland-Garros junior face à Meghann Shaughnessy en dépit d'une tendinite à l'épaule, puis enchaîne quelques semaines plus tard avec un nouveau titre majeur, à Wimbledon, accédant au rang de numéro un mondiale junior[5].

Au terme de cette même saison, Amélie Mauresmo devient championne du monde junior [6].

1998 - 2003 : l'éclosion[modifier | modifier le code]

C'est en 1998, au tournoi de Berlin, que Mauresmo se fait remarquer sur le circuit professionnel, atteignant la finale de la compétition, au terme de laquelle elle sera défaite par Conchita Martinez sur le score de 6-4, 6-4.

Pourvue d'un physique athlétique, dotée d'un jeu technique et complet (qui n'est pas sans rappeler celui de l'Argentine Gabriela Sabatini, dont elle se réclame[7]), et d'un remarquable revers à une main, celle qui est considérée comme le grand espoir du tennis féminin français[8] accède à une notoriété mondiale en 1999 en atteignant, à 19 ans, la finale de l'Open d'Australie, évinçant la numéro un mondiale Lindsay Davenport au tour précédent, pour s'incliner face à la Suissesse Martina Hingis sur le score de 6-2, 6-3[9]. Elle révèle également à cette occasion son homosexualité[10].

Au mois d'octobre, après des prestations moins convaincantes dans les tournois du Grand Chelem, la Française remporte son premier titre WTA, en indoor, dominant Kim Clijsters (6-3, 6-3) en finale du tournoi de Bratislava. Elle aura également atteint une finale à Paris (Open Gaz de France) face à Serena Wiliams, et achève la saison dans le top dix mondial, après une défaite au premier tour des Masters face à Davenport.

Amélie Mauresmo durant un entraînement en 2005.

L'année suivante, Mauresmo fait un début de saison idéal en remportant le tournoi de Sydney, mais ne parviendra pas, cette fois, à dépasser le deuxième tour de l'Open d'Australie, évincée par Patty Schnyder. A Roland-Garros, c'est Monica Seles qui prendra l'avantage sur la Française en huitièmes de finale, laquelle, en raison de blessures, sera forfaite pour l'US Open quelques mois plus tard. Au terme d'une année un peu plus décevante, marquée essentiellement par une finale au tournoi de Rome concédée à Seles, Mauresmo termine à la seizième place mondiale.

2001 sera la saison du rebond pour la Française, qui s'impose dans quatre tournois WTA, à Paris, Nice, Amelia Island et Berlin, et accède, pour la seconde fois consécutive, à la finale des Internationaux d'Italie, où elle est battue par Jelena Dokić, sur le score de 7-6, 6-1. A nouveau plus régulière en Grand Chelem, elle atteint les quarts de finale de l'US Open, mais s'incline contre la « revenante » Jennifer Capriati, qu'elle avait pourtant battue quelques mois plus tôt en Allemagne. A nouveau dans le top dix mondial, Mauresmo participe pour la seconde fois aux Masters féminins, mais cède dès le premier tour face sa compatriote Sandrine Testud, et achève la saison à la neuvième place.

Entraînée par Loïc Courteau, la Parisienne poursuit en 2002 son ascension, s'arrogeant les tournois de Dubai et Montréal. Après un quart de finale encourageant à l'Open d'Australie, elle démontre sa plus grande régularité dans les tournois majeurs et sa parfaite adaptation aux différences de surfaces, avec une demi-finale à Wimbledon, concédée à Serena Williams, et une seconde demie à l'US Open quelques semaines plus tard, où elle chutera face à Venus Williams. Quoique forfaite pour le Masters, elle clôt son année avec le classement de sixième joueuse mondiale.

Malgré un forfait à l'Open d'Australie et Wimbledon en 2003, Mauresmo atteint deux quarts de finales à Roland-Garros et l'US Open, défaite successivement par Serena Williams et Kim Clijsters. Elle remporte les tournois de Varsovie et Philadelphie, et dispute la finale des tournois de Rome, Moscou et Los Angeles. Sa meilleure performance de l'année sera une finale au Masters, au terme de laquelle elle s'incline une nouvelle fois face à Clijsters, sur le score de 6-2, 6-0, devenant la seconde joueuse française, après Mary Pierce, à avoir atteint ce stade de la compétition. Avec l'équipe de France, elle s'adjuge la Fed Cup face aux Etats-unis, remportant ses deux matchs en simple face à Lisa Raymond et Meghann Shaughnessy.

Mauresmo confirme ainsi sa présence parmi les meilleures joueuses du monde, entrant enfin dans le top cinq, à la quatrième place.

2004 - 2006 : le sommet[modifier | modifier le code]

Amélie Mauresmo au service à Wimbledon en 2006.

La Française débute sa saison 2004 avec la Hopman Cup, associée à Fabrice Santoro. Elle atteint dans la foulée la finale du tournoi de Sydney, au terme de laquelle elle s'incline face à la Belge Justine Henin sur le score de 6-4, 6-4. Cette année-là, Mauresmo atteint les quarts de finale de l'Open d'Australie, de Roland-Garros et de l'US Open, et rejoint la demi-finale de Wimbledon, perdue face à Serena Williams.

Avec cinq titres conquis dans la saison, à Berlin, Rome, Montréal, Linz et Philadelphie, elle devient, le , la première Française à atteindre le classement de numéro un mondiale depuis l'apparition du classement informatique en 1975, et la première à occuper ce rang depuis Suzanne Lenglen au début du vingtième siècle. Elle est aussi la seconde, après Kim Clijsters, à obtenir ce classement sans avoir remporté de tournoi majeur.

Quelques semaines plus tôt, Mauresmo se qualifie pour la finale des Jeux olympiques d'Athènes, obtenant une médaille d'argent pour la délégation Française. Elle clôture la saison par une demi-finale au Masters, qu'elle concédera à Serena Williams sur le score serré de 4-6, 7-62, 6-4 et termine à la seconde place au classement WTA.

Numéro un mondiale, victorieuse de la Fed Cup, finaliste et demi-finaliste de plusieurs tournois majeurs, Amélie Mauresmo ne parvient pourtant pas à gagner de tournoi du Grand Chelem, et certains observateurs imputeront cette lacune à une relative fragilité psychologique[11].

L'année suivante, Amélie Mauresmo poursuit sur sa lancée avec trois titres WTA, remportés à Anvers, Rome (pour la seconde fois) et Philadelphie. Elle atteint également les finales de Paris, New Haven et Filderstadt, ainsi que les quarts de finale de l'Open d'Australie et de l'US Open, et une seconde demi-finale à Wimbledon, perdue face à Lindsay Davenport. Elle dispute une nouvelle finale de Fed Cup, perdue cette fois face à la Russie.

Au terme de la saison, la Parisienne remporte enfin son premier grand titre majeur, en dominant sa compatriote Mary Pierce (5-7, 7-63, 6-4) lors de la finale du Masters, à Los Angeles, balayant sur sa route Kim Clijsters, Elena Dementieva et Maria Sharapova.

Semblant enfin avoir trouvé les clés de la victoire, elle s'adjuge, à 26 ans, son premier sacre en Grand Chelem, lors de l'Open d'Australie 2006, face à Justine Henin. Profitant certes de l'abandon de son adversaire en cours de partie, mais aussi de celui de Clijsters en demi-finale, elle aura néanmoins réalisé un tournoi brillant, éliminant sèchement Nicole Vaidišová (6-1, 6-1) en huitièmes de finale et Patty Schnyder en quarts sur le score de 6-3, 6-0.

Sur sa lancée, Mautesmo remporte l'Open Gaz de France et le Tournoi d'Anvers. Elle aligne alors une impressionnante série de quinze victoires consécutives. Le , elle devient numéro un mondiale pour la seconde fois, et dispute également les finales de Doha, Pékin et Madrid.

À Roland-Garros, elle essuie néanmoins un nouvel écueil, sèchement sortie en huitièmes de finale par la jeune Tchèque Nicole Vaidišová. Un mois plus tard, le , Amélie Mauresmo remporte pourtant son second titre du Grand Chelem, à Wimbledon, dominant une nouvelle fois Justine Henin sur le score de 2-6, 6-3, 6-4, une performance inédite pour une Française depuis Suzanne Lenglen en 1925, mais aussi une réponse ferme à ceux qui avaient pu l'imaginer chanceuse suite à l'abandon de la Belge quelques mois plus tôt en finale à Melbourne[12]. Comme pour Nathalie Tauziat, finaliste en 1998, ce résultat d'exception est malheureusement occulté par la finale des Bleus à la Coupe du monde de football, le lendemain[13].

Mauresmo enchaîne avec l'US Open, au cours duquel elle réalise une nouvelle fois un parcours remarquable, parvenant à se hisser dans le dernier carré de la compétition, mais elle finit par s'incliner lourdement en demi-finales devant Maria Sharapova (6-0, 4-6, 6-0). Néanmoins, la victoire de la Russe en finale devant Justine Hénin (Hardenne) empêche la Belge de ravir la première place mondiale à la Française.

Le , enfin, elle débute la défense de son titre acquis en 2005 au Masters. Ce dernier commence très mal pour la Française, qui est sèchement battue lors de son premier match par la Russe Nadia Petrova 2-6 2-6. Elle se reprend par la suite et domine coup sur coup Martina Hingis et Justine Henin. Elle se défait ensuite de Kim Clijsters en demie pour finalement s'incliner en finale face à Justine Henin (6-4, 6-3), qu'elle avait pourtant battue lors des matchs de poules, lui abandonnant in extremis le trône de numéro un qu'elle occupait depuis 34 semaines[14].

Avec deux titres en Grand Chelem et un nouveau classement de numéro un mondiale, Amélie Mauresmo réalise ainsi la meilleure saison de sa carrière. C'est néanmoins à la seconde place mondiale qu'elle achève cette saison d'exception.

2007 - 2009 : le déclin[modifier | modifier le code]

Amélie Mauresmo à US Open en 2008.

Lors de l'Open d'Australie 2007, elle perd son titre dès les 1/8e de finales face à Lucie Šafářová. Le , dans la foulée de son formidable bilan 2006, elle s'empare de la raquette de diamants à Anvers. Mais, en mauvaise condition physique (suite à une appendicite), elle se démobilise peu à peu. Elle ralliera néanmoins les finales de Dubai, Strasbourg et Eastbourne.

Elle se présente à Roland-Garros diminuée par une blessure aux adducteurs[15] et sans grande ambition, où elle perd au troisième tour, à nouveau contre Safarova. La chute est plus difficile à Wimbledon, où Amélie Mauresmo est contrainte d'abandonner son titre, battue en huitièmes de finale par Vaidisova.

Minée par des défaites, ainsi que par les blessures de plus en plus nombreuses, elle décide de faire une pause et fait l'impasse sur l'US Open, abandonnant par la même occasion la place de numéro un française qu'elle occupait depuis de nombreuses années à Marion Bartoli. Elle termine l'année 18e mondiale, son résultat le moins bon depuis 1998.

En 2008, elle tombe dès le 3e tour à l'Open d'Australie. Elle perd contre une qualifiée à Roland-Garros et contre Serena Williams à Wimbledon. Elle fait l'impasse sur les Jeux olympiques, n'étant qualifiée qu'en double par la FFT, du fait de son mauvais classement. Cherchant toujours la confiance, elle réalise un résultat plus probant à l'US Open où elle atteint les huitièmes de finale, mais elle perd néanmoins lourdement (4-6 0-6) face à Flavia Pennetta. Peu avant ce même tournoi, la Parisienne avait déclaré ne plus penser retrouver la place de numéro un mondiale, mais pouvoir profiter de l'absence d'une chef de file pour pouvoir encore s'imposer en Grand Chelem[16].

En , à l'Open de Brisbane, Mauresmo, tête de série no 5, bat successivement Jelena Dokić, puis sa compatriote Julie Coin. Qualifiée pour les quarts de finale, Amélie Mauresmo crée la surprise en dominant la tête de série no 1, la Serbe Ana Ivanović, sur le score sans appel de 6-3 6-2. Elle rallie donc les demi-finales d'un tournoi pour la première fois depuis le Tournoi de New Haven. Mais, blessée, elle abandonnera face à Marion Bartoli alors qu'elle était menée 4-0. Cette même blessure l'empêchera de jouer les Internationaux de Sydney.

À l'Open d'Australie 2009, elle chute au troisième tour face à la Biélorusse Victoria Azarenka, tête de série no 13. En février, à l'Open Gaz de France, la parisienne se qualifie pour la finale en écartant sereinement Sara Errani (6-2, 6-0), Monica Niculescu (6-1, 6-2), puis Agnieszka Radwańska, alors pensionnaire du top 10, en quarts de finale (6-2, 6-0). En demi-finale, elle s'impose face à l'ancienne no 1 mondiale Jelena Janković, dans un match maîtrisé malgré un passage à vide dans le deuxième set (6-2, 0-6, 6-1). Elle bat en finale la Russe Elena Dementieva (7-6, 2-6, 6-4), no 4 mondiale, et remporte ainsi son 25e titre en simple, après deux années de disette.

De retour sur les courts lors de l'Open d'Indian Wells mi-mars, Amélie Mauresmo passe avec difficulté le 2e tour en battant l'Allemande 65e mondiale Anna-Lena Grönefeld (14e à la WTA en 2006), puis au troisième tour elle chute face à Li Na (7-5, 6-2). Elle enchaîne avec le tournoi de Miami où elle atteint le 4e tour en battant Magdalena Rybarikova et Flavia Pennetta (15), elle tombe face à Samantha Stosur (6-4, 6-4). Elle remporte cependant ce tournoi en double aux côtés de la Russe Svetlana Kuznetsova.

Elle est l'artisane de la victoire de la France en barrages de la Fed Cup, les 25 et , à Limoges, quand victorieuse de ses deux simples face à Dominika Cibulková (4-6, 6-2, 6-3) et Daniela Hantuchová (7-5, 6-4) puis du double aux côtés de Nathalie Dechy, elle permet de sauver l'équipe française d'une relégation en groupe 2. Visiblement fatiguée par ce week-end éprouvant, elle s'incline au 1ertour des Internationaux d'Italie, battue par María Martínez, tout en étant passée à quelques points du match dans le 2e set.

En lice à l'Open de Madrid, elle élimine au 2e tour Zheng Jie, tête de série no 15, puis la Russe Elena Dementieva, 5e mondiale, en trois sets (1-6, 6-4, 6-2). Elle sort au tour suivant la Hongroise Ágnes Szávay et se qualifie pour sa première demi-finale sur terre battue depuis Strasbourg 2007. Elle s'incline en demie face à la jeune espoir Caroline Wozniacki en deux sets accrochés (7-6 6-3), match au cours duquel elle a notamment eu deux balles de premier set à 5/4.

Lors d'une interview[réf. nécessaire] pour Canal+, Amélie Mauresmo déclare qu'il n'y aura pas d'autre saison sur le circuit WTA après 2009 et se dit prête pour Roland-Garros, mais la Française y chute dès le 1er tour devant l'Allemande Groenefeld.

Sa saison sur gazon commence à Eastbourne. Après avoir éliminé au premier tour Vera Zvonareva, 7e mondiale, elle chute au tour suivant face à la modeste Ekaterina Makarova. Elle atteint les huitièmes de finale à Wimbledon, s'inclinant face à la no 1 mondiale du moment, Dinara Safina, en trois sets (4-6, 6-3, 6-4).

Elle reprend la compétition en août, à l'Open du Canada. Elle s'incline dès le premier tour à Toronto, face à l'Italienne Francesca Schiavone (6-2, 3-6, 6-1). Elle poursuit sa tournée nord-américaine en participant au Tournoi de New Haven, où elle élimine sèchement Ai Sugiyama (6-4, 6-1) puis Alona Bondarenko (6-1, 6-1). En quarts de finale, elle parvient à se défaire de la tête de série no 1, la Russe Svetlana Kuznetsova, au terme d'un match disputé en trois sets (7-69, 2-6, 6-3). son parcours s'arrête en demi-finale, battue par une autre joueuse russe, Elena Vesnina (7-5, 1-6, 2-6). Elle s'incline ensuite 6-4, 6-0 au deuxième tour de l'U.S. Open face à Aleksandra Wozniak. C'est son dernier match de l'année, qui l'aura vu réaliser de jolies performances mais ne lui aura pas permis de retrouver une place parmi l'élite, en particulier dans les tournois du Grand Chelem, objectif qu'elle s'était fixée pour cette saison.

Le jeudi , la Française convie symboliquement la presse dans un restaurant pour y annoncer la fin de sa carrière. Émue mais souriante, Amélie Mauresmo fait dans la simplicité : « Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Si je vous ai réunis ici, c'est pour vous annoncer la fin de ma carrière. »[17]

Consultante, entraîneuse et capitaine de Fed Cup[modifier | modifier le code]

En 2010, elle devient consultante auprès des médias. Étant sur France Télévisions aux côtés de Lionel Chamoulaud à l'occasion de Roland-Garros[18], elle travaille ensuite pour Eurosport en tenant un blog pour le site internet durant l'US Open[19] puis anime une émission durant l'Open d'Australie 2011[20].

Quelques jours après la fin de Roland Garros 2010, elle devient conseillère de Michaël Llodra[21].

Début 2011, elle est désignée codirectrice de l'Open GDF Suez[22].

En 2012, elle rejoint l'équipe de la biélorusse Victoria Azarenka, numéro 1 mondiale, en tant que conseillère[23].

Le , elle est officiellement nommée capitaine de l'Équipe de France de Fed Cup[24]. En , Amélie Mauresmo accompagne sa compatriote Marion Bartoli durant le tournoi de Wimbledon, et la conseillera jusqu'à son sacre final[25][26].

Le , elle devient officiellement entraîneuse du joueur de tennis écossais Andy Murray, alors qu'elle est encore consultante aux côtés de Laurent Luyat lors de Roland Garros 2014[27]. En , enceinte, elle laisse la place à Jonas Björkman[28]. Le elle donne naissance à un garçon prénommé Aaron [29]. Elle est de retour auprès d'Andy Murray à compter du tournoi de Dubaï, en [30]. La fin de leur association est officialisée le , à l'occasion du début du Masters 1000 de Rome. Mauresmo est ensuite consultante pour France Télévisions lors de Roland-Garros 2016[31].

Le , au lendemain de la défaite des Françaises lors de la finale de la Fed Cup 2016, elle annonce qu'elle quitte son poste de capitaine de l'équipe de France de Fed Cup pour « des raisons personnelles », attendant son deuxième enfant [32]. Le elle donne naissance à une fille prénommée Ayla[33].

Le , elle est nommée au poste de capitaine de l'Équipe de France de Coupe Davis pour succéder à Yannick Noah[34]. Elle est la première femme nommée à ce poste en France[35]. Néanmoins, elle décide de renoncer à ce capitanat afin de devenir l'entraîneuse de Lucas Pouille[36].

Style de jeu[modifier | modifier le code]

Amélie Mauresmo lors de l'US Open 2009.

Mauresmo était une joueuse polyvalente dotée d'un éventail technique complet. Joueuse athlétique et endurante, son tennis pouvait être aussi bien tactique qu'instinctif, grâce à son sens et sa vision du jeu, sa maîtrise technique, la variété de ses effets, sa qualité de frappe de balle, et sa capacité à alterner les filières longues et courtes[37]. Puissante sur son service ainsi que sur son coup droit, elle demeurait plus déterminante encore sur son revers, joué à une main et considéré comme l'un des plus esthétiques du circuit[38], avec lequel elle parvenait à trouver des angles inattendus, notamment en revers court croisé. Son revers slicé fut également l'un des meilleurs de son époque[39]. Tacticienne et solide en fond de court, elle construisait, depuis sa ligne, des phases de jeu qui lui offraient l'occasion de monter au filet au moment adéquat afin de conclure le point. Volontiers offensive, elle pouvait également enchaîner le service volée avec aisance et efficacité. Son intelligence de jeu et sa faculté d'adaptation lui permirent de s'adapter à toutes les surfaces, rapides, intermédiaires et lentes : bien que malheureuse à Roland-Garros, elle s'imposa à deux reprises sur la terre battue du tournoi de Rome.

Palmarès[modifier | modifier le code]

En simple dames[modifier | modifier le code]

En double dames[modifier | modifier le code]

Parcours en Grand Chelem[modifier | modifier le code]

Parcours en « Premier Mandatory » et « Premier 5 »[modifier | modifier le code]

Découlant d'une réforme du circuit WTA inaugurée en 2009, les tournois WTA « Premier Mandatory » et « Premier 5 » constituent les catégories d'épreuves les plus prestigieuses, après les quatre levées du Grand Chelem.

Parcours aux Masters[modifier | modifier le code]

Parcours aux Jeux olympiques[modifier | modifier le code]

Parcours en Fed Cup[modifier | modifier le code]

Classements WTA[modifier | modifier le code]

Statistiques[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Élue joueuse du mois de par la WTA
  • Laureus World Sports Award for Breakthrough of the Year (Newcomer of the Year): 2007
  • Élue no 2 du Top 30 des sportifs préférés des Français lors d'un sondage réalisé par L'Équipe magazine et RMC Info en
  • Élue no 3 du Top 30 des sportifs préférés des Français lors d'un sondage réalisé par L'Équipe magazine et RMC Info en

Hors des courts[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « International Tennis Hall of Fame », sur www.tennisfame.com (consulté le 26 juillet 2019)
  2. L'équipe
  3. (en) admin, « Mauresmo Inducted Into Hall Of Fame », sur WTA Tennis, (consulté le 26 juillet 2019)
  4. « Bornel n'oublie pas Mauresmo », sur leparisien.fr (consulté le 7 juin 2016)
  5. « Amélie Mauresmo, enfant de la balle », sur LExpress.fr, (consulté le 27 juillet 2019)
  6. « Amélie Mauresmo, née pour être la première - Coupe Davis », sur L'Équipe (consulté le 27 juillet 2019)
  7. « Mauresmo, une force si tranquille. Très (trop?) sereine, la Française a manqué d'agressivité en finale. », sur Libération.fr, (consulté le 27 juillet 2019)
  8. « Martina Hingis rencontrera la révélation Amélie Mauresmo en finale de l'Open d'Australie », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le 27 juillet 2019)
  9. Eurosport-Sébastien Petit, « 1999, la bombe Mauresmo explose aux yeux de tous », sur Video Eurosport, (consulté le 27 juillet 2019)
  10. Amélie Mauresmo a accouché : pour moi, jeune lesbienne, elle est un modèle
  11. « Amélie Mauresmo : regrets éternels | 15-lovetennis » (consulté le 29 juillet 2019)
  12. « Mauresmo au panthéon », sur Eurosport, (consulté le 29 juillet 2019)
  13. « Wimbledon - 2006 : Mauresmo, éclipsée par l\'équipe de France », sur www.tennisactu.net (consulté le 29 juillet 2019)
  14. Mauresmo termine finalement la saison 2006 au 3e rang, derrière Maria Sharapova.
  15. « Mauresmo passe à travers », sur Eurosport, (consulté le 29 juillet 2019)
  16. « Tennis. US Open. Mauresmo : «J'ai retrouvé l'envie» », sur ladepeche.fr (consulté le 29 juillet 2019)
  17. « Amélie Mauresmo annonce la fin de sa carrière », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 29 juillet 2019)
  18. « Mauresmo: la carrière de consultante lui va si bien », sur gala.fr (consulté le 26 mai 2010)
  19. « Le rendez-vous est pris... », sur eurosport.fr (consulté le 28 août 2010)
  20. « Mauresmo et Leconte sur Eurosport pour l'Open d'Australie », sur info2tele.com (consulté le 24 janvier 2011)
  21. « Mauresmo aide Llodra », sur lequipe.fr (consulté le 9 juin 2010)
  22. « Mauresmo nommée codirectrice », sur lequipe.fr (consulté le 24 janvier 2011)
  23. « Mauresmo épaule Azarenka », sur www.lavenir.net (consulté le 28 mai 2012)
  24. « Mauresmo nommée capitaine », sur lequipe.fr, (consulté le 19 juillet 2012)
  25. « Amélie Mauresmo, celle qui a initié la révolution du clan Bartoli », sur Eurosport, (consulté le 30 juillet 2019)
  26. « Amélie Mauresmo, l'atout choc de Marion Bartoli », sur Le Huffington Post, (consulté le 30 juillet 2019)
  27. « Amélie Mauresmo coach d'Andy Murray », sur http://www.leparisien.fr/ (consulté le 8 juin 2014)
  28. (en) « Andy Murray lines up Jonas Bjorkman as full-time coach », sur independent.co.uk,
  29. Amélie Mauresmo a accouché, Le Figaro, 17-08-2015.
  30. « Murray va reprendre l'entraînement avec Mauresmo », sur lequipe.fr, (consulté le 4 février 2016)
  31. S. N., « Amélie Mauresmo revient sur France Télévisions pour Roland-Garros », sur lequipe.fr, L'Équipe,
  32. « Tennis : Amélie Mauresmo quitte l’équipe de France de Fed Cup », sur lemonde.fr,
  33. « Amélie Mauresmo a accouché de son deuxième enfant », sur France Télévisions,
  34. « Équipes de France : Mauresmo et Benneteau capitaines pour 2019 et 2020 », sur fft.fr, (consulté le 23 juin 2018)
  35. « Tennis : Amélie Mauresmo est nommée capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis et devient la première femme à occuper ce poste », Franceinfo,‎ (lire en ligne, consulté le 23 juin 2018)
  36. Amélie Mauresmo devient le coach de Lucas Pouille et renonce à être capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis
  37. « Learning from Amelie Mauresmo », sur Tennis.com (consulté le 26 juillet 2019)
  38. (en) Marianne Bevis, « Wawrinka, Mauresmo and Federer: A Bouquet of Backhands on Magical Monday », sur Bleacher Report (consulté le 26 juillet 2019)
  39. (en) Rob Antoun, Women's Tennis Tactics, Human Kinetics, (ISBN 9780736065726, lire en ligne)
  40. En Avril 2017,elle annonce avoir eu une petite fille Ayla Amélie Mauresmo annonce être enceinte sur sport24.lefigaro.fr
  41. « Carnet: Mauresmo est maman », sur sports.fr,
  42. voir l'Équipe Magazine n° 22150 du 11/03/2015 (page 12)

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