Transports publics de la région nyonnaise

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Transports publics de la région nyonnaise
Logo des TPN.
Logo des TPN.
Un MAN Lion's City en ancienne livrée à l'ancienne gare de Crassier.
Un MAN Lion's City en ancienne livrée à l'ancienne gare de Crassier.

Création 1er janvier 1977
Forme juridique Société anonyme
Siège social Rue de la gare 45, 1260 Nyon
Drapeau de Suisse Suisse
Actionnaires Chemin de fer Nyon-Saint-Cergue-Morez (100 %)
Activité Transport urbain
Effectif 141
RC CHE-106.007.231
Site web www.bustpn.ch

Les Transports publics de la région nyonnaise (TPN) sont une entreprise de transports publics de Suisse, desservant Nyon et ses environs, la région de la Côte vaudoise. La compagnie est liée à celle du chemin de fer Nyon-Saint-Cergue-Morez depuis 1996.

Les TPN exploitent un réseau composé de dix lignes dont cinq lignes urbaines desservant Nyon et Prangins et cinq lignes régionales.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les transports en commun par bus voient le jour à Nyon quand la ligne Nyon – Crassier – Divonne est remplacée en 1962 par un service d'autobus, étendu jusqu'à La Rippe et desservant Bogis-Bossey et Chavannes-de-Bogis, exploité par Louis SA[1].

Le 1er janvier 1977, les TPN sont créés et reprennent les activités de l'entreprise Louis SA, dont la ligne de bus précitée.

Le , la ligne est prolongée pour desservir Arnex-sur-Nyon et le centre commercial de Chavannes-de-Bogis[1].

En 1996, les TPN sont rachetés par le Chemin de fer Nyon-Saint-Cergue-Morez (NStCM), qui mettent en place une direction commune entre les deux compagnies ainsi qu'avec les sociétés de remontées mécaniques TéléDôle et Télécabine de Saint-Cergue[1]. Deux ans plus tard, le , les TPN obtiennent une concession pour quatre nouvelles lignes[1] :

La ligne existante est prolongée à Coppet via Châtaigneriaz et Commugny[1].

Le , les TPN reprennent l'exploitation des bus urbains Nyon-Prangins puis le ils récupèrent l'intégralité de la ligne Nyon-Gingins.

Le , la compagnie met en service deux nouvelles lignes régionales, tandis qu'elle rejoint l'union tarifaire genevoise Unireso[1] :

En , le réseau rejoint la communauté tarifaire vaudoise, Mobilis Vaud, entraînant une renumérotation des lignes afin d’éliminer les doublons au sein de la communauté tarifaire[2].

En , un système de priorité aux feux est mis en place à Nyon, suscitant de nombreuses critiques en raison d'erreurs d'implantations ayant provoqués des bouchons ; des feux ont ainsi être du supprimés afin de rétablir la fluidité à plusieurs carrefours[3]. Ce système accompagne la réorganisation du réseau urbain, autour de cinq lignes organisées en étoile, et la mise en place d'un cadencement au quart d'heure en semaine entre h et 20 h (à la demi-heure en soirée et le samedi et à l'heure le dimanche)[4]. Enfin, une nouvelle identité visuelle commune avec le NStCM a été mise en place[4].

En 2015, les TPN rachètent le dépôt de la Société d’auto-transport du pied du Jura vaudois (SAPJV), en proie à des difficultés financières, à Gland dont ils étaient jusqu'à présent locataires[5].

Le , la ligne 814, unique ligne sous-traitée du réseau, sera reprise par Odier-Bustours, qui exploitera dans le même temps une nouvelle ligne transfrontalière, la 818 entre Gex et Nyon[6].

Structure de l'entreprise[modifier | modifier le code]

Entre 2007 et 2017, l'entreprise est passée de 85 à 141 employés[7].

Le réseau[modifier | modifier le code]

Un Mercedes-Benz Citaro en ancienne livrée sur la ligne transfrontalière 814, effectuée par l'opérateur français RDTA.

Le réseau est complémentaire du chemin de fer Nyon-Saint-Cergue-Morez (ligne 155). Il s'étend sur deux cantons, Vaud et Genève grâce à l'exclave de Céligny et deux pays car des lignes vont jusque dans le pays de Gex en France et desservent ainsi Gex et Divonne-les-Bains.

La proximité du réseau avec le canton de Genève permet d'offrir des interconnexions avec les Transports publics genevois (TPG) à deux endroits : à Chavannes-des-Bois entre la ligne 813 et la ligne U des TPG et à Gex entre la ligne 814 et la ligne F des TPG. La ligne 814, unique ligne transfrontalière, est sous-traitée à la régie départementale des transports de l'Ain (RDTA), d'où le fait que les bus de cette ligne possèdent des plaques d'immatriculation françaises[8].

Enfin, les vendredis et samedis soirs, le réseau nocturne Noctambus voit trois lignes venir desservir une ou plusieurs communes de la région nyonnaise, au départ de Genève : La ligne ND dessert Gland via notamment Coppet, Céligny et Nyon, la ligne NE dessert Gex et la ligne NT dessert Bogis-Bossey via notamment Chavannes-des-Bois et Chavannes-de-Bogis.

Lignes urbaines[modifier | modifier le code]

Ligne Parcours
801 Terre-Bonne ↔ Route du BoironNyonGare
802 Terre-Bonne ↔ Route du BoironNyonGare ↔ Hôpital ↔ Petite Prairie
803 Petite Prairie ↔ Hôpital ↔ NyonGare ↔ Plage ↔ Colovray
804 NyonGare ↔ La Levratte ↔ Chemin du Reposoir ↔ Chantemerle
805 NyonGarePranginsMusée national

Lignes régionales[modifier | modifier le code]

Ligne Parcours
810 NyonGareCrassier — Ancienne gare ↔ La Rippe
811 CoppetGareNyonGareGlandGare nord
813 Crassier — Ancienne gare ↔ CoppetGareChavannes-des-Bois
814 CoppetGareDrapeau : France Divonne-les-BainsDrapeau : France Gex — Poste
815 NyonGareGingins — Poste

Exploitation[modifier | modifier le code]

La flotte du réseau est majoritairement constituée d'autobus MAN Lion's City et Mercedes-Benz Citaro. La flotte a été renouvelée en grande partie entre 2014 et 2015[9].

L'année 2018 voit l'achat de deux autobus articulés Mercedes-Benz Citaro G afin de faire face à la hausse de la fréquentation du réseau[10].

Fréquentation[modifier | modifier le code]

Le réseau voit sa fréquentation fortement augmenter depuis 2014 et l'instauration du cadencement au quart d'heure, de la priorité aux feux et à divers aménagements routiers[11] : 55 % d'augmentation entre 2014 et 2016.

Tarification[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Mobilis Vaud et Unireso.

Le réseau est situé sur deux communautés tarifaires : Mobilis Vaud et Unireso.

Le réseau urbain de Nyon et Prangins s'étend sur une seule zone, la zone 20. Les lignes régionales s'étendent sur deux à quatre zones tarifaires et toutes les lignes à l'exception de la ligne 815, desservent les zones communes aux deux communauté tarifaires Mobilis Vaud et Unireso : les zones 21, 22 et 90.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f « Histoire des TPN », sur http://www.bustpn.ch (consulté le 24 septembre 2017)
  2. « Rapport annuel 2011 de Mobilis Vaud », sur http://www.mobilis-vaud.ch, (consulté le 1er novembre 2017)
  3. Yves Merz, «Oui, il y a eu des erreurs avec la pose des feux», sur https://www.24heures.ch, (consulté le 1er novembre 2017)
  4. a et b Madeleine Schürch, « Dès le 14 décembre, la ville de Nyon déroule le tapis rouge pour ses bus », sur https://www.24heures.ch, (consulté le 1er novembre 2017)
  5. Natacha Rossel, « Les transports nyonnais rachètent un bâtiment à Gland », sur https://www.24heures.ch, (consulté le 1er novembre 2017)
  6. « La Région obtient du Canton le financement d’une trentaine de nouvelles courses de bus et de train », sur https://regiondenyon.ch, (consulté le 22 novembre 2019)
  7. Madeleine Schürch, « Les bus nyonnais passent d’une gestion familiale à celle d’une grande entreprise », sur https://www.24heures.ch, (consulté le 1er novembre 2017)
  8. « RDTA - Les lignes urbaines transfrontalières », sur http://www.transportsdelain.fr (consulté le 1er novembre 2017)
  9. « Onze bus complètent la flotte des TPN », sur http://www.lacote.ch, (consulté le 1er novembre 2017)
  10. « TPN: deux bus articulés pour répondre au flux des heures de pointe », sur https://www.lacote.ch, (consulté le 28 décembre 2018)
  11. Raphaël Ebinger, « A Nyon, la fréquentation des bus a bondi en deux ans », sur https://www.tdg.ch, (consulté le 1er novembre 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]