Aéroport de Lyon-Bron

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Lyon-Bron
Image illustrative de l'article Aéroport de Lyon-Bron
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Ville Lyon
Coordonnées 45° 43′ 49″ Nord 4° 56′ 19″ Est / 45.73015, 4.938569
Altitude 201 m (659 ft)

Géolocalisation sur la carte : métropole de Lyon

(Voir situation sur carte : métropole de Lyon)
LYN
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Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
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Pistes
Direction Longueur Surface
16/34 1 820 m (5 971 ft) revêtue
Informations aéronautiques
Code AITA LYN
Code OACI LFLY
Nom cartographique L. BRON
Type d'aéroport civil
Gestionnaire Aéroports de Lyon
Cartes SIA VAC - IAC - ARR/DEP

L'aéroport de Lyon-Bron est un aéroport français situé 10 kilomètres à l'est du centre de Lyon, sur la commune de Chassieu et pour une petite partie sur celle de Saint-Priest.

La genèse[modifier | modifier le code]

Parking Sud

Dès 1907, entre la route de Genas au sud et la ligne de chemin de fer de Lyon à Saint-Génix-d'Aoste, au lieu-dit la « Poudrette », se développe une activité d'aéroplane. Du 7 au 15 mai 1910, la grande semaine de Lyon-aviation va attirer en effet 100 000 visiteurs.

Le succès de cette fête internationale devait encourager les pionniers locaux, puisqu'un comité actif présidé par Michel Lacroix, adjoint au maire de Bron, put rapidement convaincre le maire de Lyon, la préfecture du Rhône et le gouverneur militaire que des terrains à faible rendement agricole pouvaient être rassemblés à peu de frais entre la route de Grenoble au sud, le chemin Saint-Jean au nord, le fort de Bron à l'ouest. En novembre 1910, un meeting est organisé sur ces terrains à l'occasion de l'inauguration officielle de l'École Lyonnaise ou nationale d'aviation civile qui avait édifié deux, puis quatre hangars en bois à portes rabattantes.

Dès 1912, l'armée, qui commençait à s'intéresser à l'aéroplane, détache à l'école de Bron des officiers et des sous-officiers. En 1913, des détachements d'aérostiers et des mécaniciens venant de Versailles, Privas et Épinal s'installent. Les hommes sont hébergés au fort de Bron.

Pendant la guerre de 1914-1918, Bron devient aérodrome d'essais des prototypes destinés à l'armée et les constructeurs, repliés de Paris, développent les industries aéronautiques. En décembre 1915, le pionnier et constructeur Gaston Caudron se tue lors d'un essai de bimoteur.

Les premières lignes aériennes[modifier | modifier le code]

Vue tour de contrôle du parking Nord
Hangars no 6

Le 24 février 1920, à la demande du service de la navigation aérienne, le ministre de l'aéronautique prescrit l'acquisition de terrains à Chassieu contigus au terrain d'aviation de Bron en vue de la création d'une halte aérienne.

En juin 1924, un service aérien Lyon-Genève-Lausanne est mis en place par la société suisse Aéro-Lausanne et fonctionne tout l'été. Le 25 mai 1926, la ligne aérienne Paris-Lyon-Marseille est inaugurée. En 1927, le mouvement annuel de l'aéroport de Bron s'élève à 2 294 passagers et 13 tonnes de messageries ainsi que 2 tonnes de courrier postal. En 1929, la ligne Genève-Lyon-Clermont-Bordeaux est mise en service.

Le 14 décembre 1930, l'aérogare, de conception très moderne, est inaugurée en grande pompe par les autorités nationales et régionales. Sa mise en service a lieu le 8 février 1932. Il devient le lieu de promenade des Lyonnais.

L'aérogare accueillait alors un bureau de presse international, une boutiques de souvenirs, un restaurant, un restaurant de type buffet, un bar, un bureau de poste et un office de tourisme.

L'Entre-deux-guerres est une période propice au développement de l'aéroport avec des lignes aériennes.

En 1935, Lyon Bron est relié par des lignes directes à Aix-Chambéry, Clermont-Ferrand (escale pour Bordeaux), Dijon, Genève (escale pour les Suisse et l'Allemagne), Marseille (escale pour l'Afrique du nord), Nice, Paris (escale pour l'Angleterre, la Belgique et les Pays-Bas et correspondances toutes compagnies) et Perpignan (escale pour l'Algérie)

De 1942 à 1944, l'aéroport de Bron est occupé par l'armée allemande. Entre le 17 et le 23 août 1944, 109 résistants et juifs, évacués de la prison Montluc sur ordre de Klaus Barbie, y seront exécutés. De novembre 1944 à mars 1945, des B-26 Marauder des armées alliées effectuent des missions de bombardement sur l'Allemagne depuis Lyon-Bron.

En 1947, Lyon Bron est relié par des lignes directes à Alger, Clermont-Ferrand, Genève, Marseille, Nice, Orange, Paris-Le Bourget, Perpignan et Vichy.

L'aéroport moderne[modifier | modifier le code]

Le 6 juillet 1952 Maryse Bastié trouve la mort dans l'accident d'un Noratlas, après un meeting aérien à l'aéroport de Lyon-Bron[1]. À partir de 1957, l'aérogare civile est totalement reconstruite. En 1959, d'importantes installations sont inaugurées (elles sont visible encore aujourd'hui, collées à l'arrière du magasin Castorama, la partie de 1932 a été détruite en 1988). La piste est allongée côté Sud au début des années 1960, ce qui a pour conséquence de dévier la route nationale 6 sur environ 1 km.

En 1960, Lyon Bron est relié par des lignes directes à :

  • France : Ajaccio, Bordeaux, Grenoble, Marseille, Mulhouse, Nice, Paris-Le Bourget, Paris-Orly, Strasbourg et Vichy
  • International : Alger, Bône (Annaba), Casablanca, Dublin, Genève, Londres, Oran, Philippeville (Skikda), Rabat, Tunis et Turin

Une intense activité aérienne s'organise vers l'Afrique du Nord dès l'après guerre. En 1964, l'activité de l'aéroport de Bron se solde par 6 383 départs et 6 370 arrivées, ainsi que 117 769 passagers au départ et 127 127 à l'arrivée. Cette même année, deux gigantesques allées couvertes sont construites pour relier les terminaux aux avions, elles permettent d'augmenter la capacité de traitement en voyageurs. Une petite portion de ces passages est encore visible derrière le magasin Castorama, servant de parking couvert.

En 1966, ouvre la première lignes long-courriers régulière. En 1969, l'aérogare est agrandie à l'est, et une nouvelle tour de contrôle est construite. En 1972, Lyon-Bron passe le cap du million de voyageurs. En 1973, une ligne est ouverte entre Lyon et Le Caire avec Air France.

En 1974, Lyon Bron est relié par des lignes directes à :

  • France : Ajaccio, Angers, Bastia, Bordeaux, Clermont, Lille, Limoges, Marseille, Metz, Montpellier, Nancy, Nantes, Nice, Rennes, Paris-Le Bourget, Paris-Orly, Poitiers, Reims, La Rochelle, Rouen, St Etienne, Strasbourg, Toulon et Toulouse
  • International : Abidjan, Alger, Athènes, Bale, Barcelone, Belgrade, Bruxelles, Le Caire, Casablanca, Constantine, Cotonou, Dakar, Dublin, Düsseldorf, Francfort, Londres, Madrid, Milan, Oran, Palma, Rabat, Tanger, Tunis, Zagreb et Zurich

La décision de construire un nouvel aéroport est prise à la fin des années 1960, afin de pallier la saturation progressive de l’aéroport de Lyon-Bron. En 1975, dans la nuit du 19 au 20 avril, l'ensemble des activités aéroportuaires est transféré de Bron à Satolas. Le domaine de l'aérogare est cédé progressivement à des entreprises du secteur privé.

En 1977, la piste est raccourcie de presque un kilomètre et la piste secondaire en herbe, située à l'ouest du hangar 6, est fermée. En 1981, les dernières lignes régulières quittent Bron pour Satolas.

L'aéroport Lyon-Bron est aujourd'hui le troisième aéroport d'affaires de France, après le Bourget à Paris et Cannes-Mandelieu[2]. Il reste 140 hectares conservés pour l'aviation d'affaires et l'aviation amateur et un important héliport est également installé.

Entres 1924 et 1981 de nombreuses compagnies aérienne ont été implantées à Bron comme : Aer Lingus, Aéro-Lausanne, Aigle Azur, Air Afrique, Air Algérie, Air Alpes, Air Bleu, Air Champagne Ardennes, Air France, Air Inter, Air Orient, Air Union, Ala Littoria, Alitalia, Balair, BEA, British Eagle, CMA Air-Lines, Iberia, Lufthansa, Royal Air Maroc, Sabena, TAI, TAT, Tunisair, UTA, ...

logo de 2000 à 2008
logo années 1960 et 1970
logo jusqu'en 2000
logo depuis 2008

Les projets[modifier | modifier le code]

En 2009, Éric Dumas déclare que Lyon-Bron a l'ambition de devenir un aéroport d'affaires prédominant en Europe[3]. Après la réfection complète de sa piste d'atterrissage principale, l'aéroport poursuit sa modernisation et déploie de nouveaux services à l'attention d'une clientèle d'entreprises et de compagnies aériennes exigeantes. L'objectif est de passer le cap des 10 000 mouvements d'avions en 2012.

Les réalisations récentes sont les suivantes :

  • Le restaurant « l'Assiette » a ouvert ses portes début 2010 et il offre une vue panoramique sur le tarmac. Ce restaurant dispose d'une capacité de plus de 150 couverts et d'une salle de réunion VIP.
  • Un hangar SAMU 69 a également été construit, il accueille une base hélicoptère et des équipes d'intervention de secours.
  • Le hangar H8, inauguré fin 2009, d'une capacité de 3 000 m2 abrite désormais des avions d'affaires et des activités connexes.
  • Le 25/06/2012 est inauguré le nouveau hangar pompiers.

Ces projets de dimensions modestes seraient, comme le soulignait Éric Dumas, directeur de l'aéroport jusqu'à fin 2012 et remplacé en mars 2013 par Didier Pianelli[4], le commencement de projets beaucoup plus importants comme la construction de 15 000 m2 supplémentaires de hangars dédiés à l'aviation d'affaire et à la maintenance mais aussi au renforcement du pôle tertiaire et commercial, complété par l'arrivée de sièges sociaux d'entreprises. À l'ouest du site, la zone occupée par des grandes surfaces comme Castorama ou Botanic devrait être repensée en raison du passage en son centre du futur Boulevard Urbain Est, facilitant ainsi la desserte de la plateforme.

Accidents[modifier | modifier le code]

Le ciel lyonnais a été le théâtre de plusieurs accidents, qui ont directement ou indirectement touché l'aéroport de Lyon-Bron. Le 17 juillet 2011 à Bron, un pilote et sa fille trouvent la mort après avoir décollé de l’aéroport de Lyon-Bron[5]. Sans rapport mais la même année, le 2 septembre à Brindas dans l'Ouest lyonnais, un autre aviateur et ses deux passagers se crashent après avoir heurté la cime d’un arbre[6]. Le 9 novembre à Décines-Charpieu, un homme d’affaires alsacien, tentant de rejoindre l’aéroport de Bron, s’écrase dans un bassin de rétention d’eau vraisemblablement pour éviter les habitations[7]. Avec six disparus à bord d’avions de tourisme, la région lyonnaise a concentré en 2011 plus d’un mort sur cinq dans l’hexagone[réf. nécessaire]. Alors que ce nombre baisse depuis dix ans au niveau national (28 accidents mortels en 2001, contre 15 en 2010), 2011 reste une année noire pour l’aviation lyonnaise.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le 6 juillet 1952 dans le ciel : Maryse Bastié se tue au meeting de Lyon », sur Air Journal (consulté le 23 mai 2015)
  2. Site officiel de l'aéroport
  3. CCI de Lyon, Agir et entreprendre no 23 sept/oct 2009
  4. L'actualité du Grand Lyon, le 02/04/2013 : L'aéroport de Lyon-Bron a un nouveau directeur
  5. « Deux morts dans le crash d’un avion de collection qui décollait de Bron », sur Le Progrès du 18 juillet 2011 (consulté le 23 mai 2015)
  6. « Lyon : trois morts dans un accident d'avion », sur Le Parisien (consulté le 23 mai 2015)
  7. « Un avion de tourisme s'écrase à Décines », sur Le Progrès du 9 novembre 2011 (consulté le 23 mai 2011)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]