Gare de Voiron

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Voiron
Image illustrative de l'article Gare de Voiron
Bâtiment voyageurs et entrée de la gare.
Localisation
Pays France
Commune Voiron
Adresse Avenue Léon et Joanny Tardy
38500 Voiron
Coordonnées géographiques 45° 21′ 50″ nord, 5° 35′ 41″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Service TER Rhône-Alpes
Caractéristiques
Ligne(s) Lyon-Perrache à Marseille-Saint-Charles (via Grenoble)
Voies 2
Quais 2
Transit annuel 1 231 160 voyageurs (2015)[1]
Altitude 290 m
Historique
Mise en service
Correspondances
Bus et cars Voir Intermodalité

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Voiron

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La gare de Voiron est une gare ferroviaire française de la ligne de Lyon-Perrache à Marseille-Saint-Charles (via Grenoble) située sur le territoire de la commune de Voiron, dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes.

Elle a été mise en service en 1857 par la Compagnie du chemin de fer de Saint-Rambert à Grenoble.

C'est une gare voyageurs de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par des trains TER Rhône-Alpes.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 290 mètres d'altitude, la gare de Voiron est située au point kilométrique (PK) 105,216 de la ligne de Lyon-Perrache à Marseille-Saint-Charles (via Grenoble), entre les gares ouvertes de Réaumont - Saint-Cassien et de Moirans. En direction de Moirans, s'intercale la gare fermée de Saint-Jean-de-Moirans[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La gare de Voiron est mise en service le par la Compagnie du chemin de fer de Saint-Rambert à Grenoble, lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la deuxième section de sa ligne, entre Rives et le pont de Piquepierre à Grenoble puisque l'emplacement de la gare définitive de cette ville fortifiée n'est pas encore choisi[3].

Cette gare était une gare origine pour le train Voiron-Saint-Béron (VSB), arrêté en 1936, dont les voies prenaient origine voie B côté Grenoble. On peut observer encore aujourd'hui un tablier de pont qui servait à enjamber les voies principales actuelles (PLM à l'époque) qui se trouve quelques centaines de mètres après la gare de Voiron en direction de Grenoble, observable en train[4].

Cette gare était également la gare d'origine pour le tramway de Voiron à Charavines (CEN), qui desservait également tout un réseau de tramway du dauphiné. Celui-ci prenait origine de l'autre côté du bâtiment de la voie B en direction de Lyon. On peut aussi observer l'ancienne plateforme de la voie qui descendait dans le centre de Voiron à partir de ce bâtiment voie B[4].

Le , le TGV 736 Grenoble – Paris heurte à 105 km/h un transport exceptionnel routier, transportant un transformateur électrique de 100 tonnes, bloqué sur un passage à niveau à Voiron à proximité de la gare. la direction départementale de l'équipement n’avait pas autorisé le convoi exceptionnel à passer sur ce passage à niveau. Le choc fut très violent à cause de la masse du poids-lourd. L'accident fit deux morts (le conducteur du TGV et un voyageur) et 25 blessés légers parmi les voyageurs. Le TGV transportait 300 personnes. La rame 70, baptisée « Melun » fut détruite, à l’exception de la motrice 23140, qui a servi jusqu'en 2015 de motrice de réserve pour les rames PSE bicourant. Le passage à niveau en question a été supprimé et remplacé par un passage routier inférieur.

Les deux faisceaux de voies de service disposées de part et d'autres de la ligne principale permettaient le chargement d'un wagon par jour de Chartreuse avec une voie reliée directement à l'arrière de la distillerie, du chargement et déchargement avec quai de transbordement pour la messagerie et les marchandises (des camions arrivaient directement à la gare afin de décharger entre autres les ouvrages de tissages des usines de Voiron directement sur le train) et du chargement et déchargement pour la fonderie en face de la chartreuse. Le faisceau a été électrifié en 1985.

En 2008, et depuis cette date, plus aucun train n'a pénétré sur les voies de service car la totalité de l'aiguille côté fonderie a été déposé à une date précédente et le faisceau de voie en partie mis sous le sable pour permettre le garage des voitures pour la construction d'un nouveau parking, et le cœur de l'aiguille côté chartreuse a également été déposé. Les sections électrifiées ont été mises à la terre. Ne subsiste en état de fonctionnement que l'aiguillage de communication V1/V2 afin de garder la possibilité de faire circuler les trains en voie unique temporaire (VUT) en cas de grosse avarie sur une des voies, la ligne reliant Moirans à Saint-André-le-Gaz n'étant pas équipée d'IPCS (installation permanente de contre sens, permettant la circulation en sens contraire des trains sans manipulations par un agent sur le terrain).

En 2011, à la suite de nombreuses restructurations en personnel dans la région, le dernier poste de sécurité présent en journée disparaît. C'est la fin des départs des trains par le chef de gare. Au mois de mai, la fin des travaux a eu lieu afin de transformer l'accès de la gare avec un nouveau parking, la mise en place d'une consigne à vélo, et la surélévation des quais.

L'ancienne halle de la Sernam est détruite le vendredi .

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Une rame TER 2N NG, assurant la liaison TER Lyon-Grenoble, quittant la gare de Voiron.

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichet salle d'attente et toilettes, ouvert tous les jours, avec guichets. Elle est équipée d'automates pour l'achat de titres de transport. C'est une gare « Accès plus » avec des aménagements, équipements et services pour les personnes à la mobilité réduite. Elle abrite également un restaurant - sandwicherie, et un service de location de voiture[5].

Desserte[modifier | modifier le code]

Voiron est desservie par des trains TER Rhône-Alpes des relations de :

Cette gare est desservie par les navettes TER Rhône-Alpes Rives - Réaumont - Voiron - Moirans - Voreppe - Grenoble - Echirolles - Grenoble-Universités-Gières, cadencées aux 20 minutes en heures de pointe du lundi au vendredi (services réduits les samedis, dimanches et fêtes).

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Un parc pour les vélos (consignes individuelles en libre accès) et un parking pour les véhicules y sont aménagés[5].

Elle est desservie par des bus du réseau des Transports du Pays voironnais (lignes 1, 2 et 3) et par des autocars TransIsère.

Patrimoine ferroviaire[modifier | modifier le code]

Cette gare possède encore aujourd'hui une halle supplémentaire qui servait à la brigade voie de Grenoble, une grande halle sernam encore debout (2014) ainsi que son annexe construit quelque temps après.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. SNCF, « Fréquentation en gares », sur ressources.data.sncf.com (consulté le 1er mai 2017)
  2. Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau français : lignes 601 à 990, vol. 2, La Vie du Rail, , 239 p. (ISBN 978-2-918758-44-0), « [905/2] St-André-le-Gaz - Grenoble », p. 183.
  3. François et Maguy Palau, Le rail en France : Le Second Empire, t. 1 (1852-1857), Palau, , 215 p. (ISBN 2-950-942-11-3), « 2.35 Rives-Piquepierre : 10 juillet 1857 », p. 189.
  4. a et b Trevor HORNSBY, « Anciens_trains_et_tramways_du_bas-dauphine », sur trevor.hornsby.free.fr (consulté le 19 avril 2016)
  5. a et b « Services & Gares / Gare Voiron », sur http://www.ter.sncf.com/, (consulté le 4 décembre 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]



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Lyon-Part-Dieu Bourgoin-Jallieu
ou La Tour-du-Pin
TER Rhône-Alpes Grenoble Grenoble
Lyon-Perrache
ou Saint-André-le-Gaz
ou Rives
Réaumont-Saint-Cassien TER Rhône-Alpes Moirans Grenoble
ou Grenoble-Universités-Gières