Ligne C du tramway de Grenoble

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Ligne C
Alstom Citadis 402 sur la ligne C du tramway.
Alstom Citadis 402 sur la ligne C du tramway.

Réseau Tramway de Grenoble
Ouverture
Terminus Le Prisme
Condillac - Universités
Exploitant Semitag
Conduite (système) Conducteur (Conduite à vue)
Matériel utilisé TFS
Citadis 402
Dépôt d’attache Gières
Points d’arrêt 19
Longueur 9,4 km
Temps de parcours 30 min
Distance moyenne entre points d’arrêt 522 m
Communes desservies 4
Jours de fonctionnement LMaMeJVSD
Fréquentation
(moy. par an)
9 790 000[1]
3e/5
Lignes connexes A B C D E

La ligne C du tramway de Grenoble est une ligne de tramway desservant l'agglomération de Grenoble. Elle relie la commune de Seyssins à celle de Saint-Martin-d'Hères sur 9,4 km de long. Sa vitesse commerciale est de 17,6 km/h.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les grands boulevards, entièrement rénovés pour recevoir le tramway.

La saturation rapide du tronc commun des lignes A et B dans l'hyper-centre de Grenoble pousse dès 1995 le SMTC à étudier une 3e ligne ne passant non pas par cet axe mais par les Grands boulevards, alors aménagés en « autoroute urbaine », permettant ainsi de requalifier cet axe[2].

Si le tracé général est défini sans trop de difficulté, sur un axe Seyssins-Seyssinet-Pariset-Grands boulevards-Domaine universitaire, le principal point d'achoppement étant la desserte du centre-ville ou « axe de centralité » de Saint-Martin-d'Hères, entre les partisans de l'exploitation en fourche et ceux d'une exploitation via une antenne dissociée[3].

Le tracé de la 3e ligne est voté le 8 juin 1998 et, après des débats houleux, la desserte de l'« axe de centralité » s'effectuera finalement par une branche exploitée séparément et nommée à l'époque ligne C', avant de devenir la ligne D à son ouverture[4].

La concertation préalable est lancée fin 1999, les études d'avant-projet sont lancées en 2001 et la déclaration d'utilité publique est obtenue en 2002, pour un démarrage des travaux fin 2003[5],[6]. L'année suivante a lieu, en août 2004, l'étape la plus spectaculaire du chantier avec la démolition par implosion de l'autopont Vallier-Jaurès, construit pour les jeux olympiques d'hiver de 1968[7].

La création de la ligne C est intégrée dans le projet plus global « Tram3 » qui a consisté à[8] :

La ligne est estimée en 2002 à 359 millions d'euros[9]. Un local d'information est ouvert sur le boulevard Maréchal Foch en octobre 2002 et durant le 2e semestre les entreprises furent consultées et les marchés ont été conclus[8].

Après trois ans de travaux, la ligne C est inaugurée le et mise en service normal le , deux mois après l'extension de la ligne B et trois mois après l'ouverture du dépôt de Gières[10].

À l'été 2007, un raccourcissement estival est mis en place avec un terminus à la station Les Taillées - Universités au lieu de Condillac - Universités, en raison de la faible demande dans le domaine universitaire de Grenoble en l'absence de cours[11]. Cette limitation est depuis reconduite chaque été, avec comme changement notable à l'été 2008, en raison de la mise en service à l'automne précédent, le terminus est désormais effectué à Hector Berlioz - Universités[11]. Peu pratique en termes de correspondances, les terminus estivaux sont inversés l'été suivant, la ligne C retrouvant ainsi son terminus estival d'origine, à savoir Les Taillées - Universités[11].

Le , à la suite de l'ouverture de la ligne E, la station Vallier -Jaurès est renommée Vallier - Libération.

Tracé et stations[modifier | modifier le code]

Tracé[modifier | modifier le code]

Le tracé naît devant la salle de spectacles Le Prisme à Seyssins puis la ligne serpente par la rue du Dauphiné puis l'avenue Louis-Armand pour rejoindre l'avenue Victor-Hugo et la commune de Seyssinet-Pariset. Arrivé à l'autre extrémité de l'avenue, devant l'hôtel de ville, la ligne bifurque à droite sur le boulevard de l'Europe puis franchit le Drac par le pont de Catane, enjambe l'autoroute A480 et entre dans Grenoble. La ligne suit les boulevards Joseph-Vallier et Maréchal Foch qui forment les Grands boulevards et qui emmène la ligne jusqu'à la station Chavant, commune avec la ligne A, puis longe le parc Paul-Mistral par le nord via le boulevard Jean-Pain en desservant notamment l'hôtel de ville de Grenoble et le stade des Alpes. La ligne contourne ensuite le parc par l'est via l'avenue de Valmy puis emprunte la rue Jules-Flandrin, prolongée à Saint-Martin-d'Hères par l'avenue Gabriel-Péri (D 1087) où la ligne rejoint la station Neyrpic - Belledonne, unique station commune avec la ligne D. Les deux lignes empruntent ensuite l'avenue du Doyen Louis Weill puis se séparent à l'entrée dans le domaine universitaire de Grenoble. La ligne C rejoint alors la ligne B et traverse le campus jusqu'à son terminus au sud du campus, en face de la résidence Condillac.

Principaux ouvrages d’art[modifier | modifier le code]

La construction de la ligne C a nécessité la modification, la création ou la démolition de nombreux ouvrages d'art[12] :

  • création d'un pont sur la départementale 6 à Seyssins ;
  • élargissement du pont de Catane sur le Drac ;
  • dynamitage de l'auto-pont Vallier-Jaurès construit pour les Jeux olympiques d'hiver de 1968 afin de procéder à la requalification des Grands boulevards ;
  • déplacement de la station Chavant afin qu'elle devienne commune aux lignes A et C ;
  • murs de soutènement au niveau du stade des Alpes.

Stations desservies[modifier | modifier le code]

Liste des stations desservies au .

      Station Lat/Long Commune Correspondances TAG Transisère / SNCF
    Le Prisme 45° 09′ 59″ N, 5° 41′ 26″ E Seyssins C6 21 49 P+R
    Mas des Îles 45° 10′ 03″ N, 5° 41′ 39″ E Seyssins
    Grand Pré 45° 10′ 20″ N, 5° 41′ 39″ E Seyssinet-Pariset C6
    Fauconnière 45° 10′ 35″ N, 5° 41′ 39″ E Seyssinet-Pariset
    Seyssinet-Pariset Hôtel de Ville 45° 10′ 49″ N, 5° 41′ 47″ E Seyssinet-Pariset C6 19 20 P+R
    Vallier - Catane 45° 10′ 48″ N, 5° 42′ 22″ E Grenoble C5 P+R
    Vallier - Docteur Calmette 45° 10′ 49″ N, 5° 42′ 39″ E Grenoble 12
    Vallier - Libération 45° 10′ 49″ N, 5° 42′ 56″ E Grenoble E 17 Agence de MobilitéGMCD Express 2 3000 4100 4101 4110 4500
    Foch - Ferié 45° 10′ 51″ N, 5° 43′ 21″ E Grenoble C3 17 Express 2 3000 4100 4101 4110 4500
    Gustave Rivet 45° 10′ 56″ N, 5° 43′ 41″ E Grenoble 16
    Chavant 45° 11′ 04″ N, 5° 43′ 54″ E Grenoble A C1 C4 13 57 Express 1 Express 2 Express 3
    Grenoble Hôtel de Ville 45° 11′ 15″ N, 5° 44′ 16″ E Grenoble C1 57 Express 1 Express 3 6020
    Flandrin Valmy 45° 11′ 13″ N, 5° 44′ 40″ E Grenoble 14 15
    Péri - Brossolette 45° 11′ 16″ N, 5° 45′ 05″ E Saint-Martin-d'Hères 15
    Neyrpic - Belledonne 45° 11′ 12″ N, 5° 45′ 24″ E Saint-Martin-d'Hères D C5 15
    Hector - Berlioz Universités 45° 11′ 28″ N, 5° 45′ 32″ E Saint-Martin-d'Hères
    Gabriel Fauré 45° 11′ 32″ N, 5° 45′ 53″ E Saint-Martin-d'Hères B
    Bibliothèques Universitaires 45° 11′ 32″ N, 5° 46′ 15″ E Saint-Martin-d'Hères B C5 11 23 Point Services 6051 6052
    Condillac Universités 45° 11′ 21″ N, 5° 46′ 28″ E Saint-Martin-d'Hères B 6070

Changements de noms[modifier | modifier le code]

Au cours de son histoire, la station Vallier-Jaurès est devenue Vallier-Libération le 28 juin 2014 ; les stations communes avec la ligne B ayant changé de nom avant la mise en service de la ligne C ne sont donc pas listées ici[13].

Exploitation de la ligne[modifier | modifier le code]

Principes de la desserte[modifier | modifier le code]

Un Citadis 402 à la station Chavant en 2006, avec sa livrée inaugurale.

La ligne fonctionne tous les jours de l'année sauf le 1er mai[14].

En raison de la proximité du dépôt, le service débute à la station Condillac - Universités à h 50 du lundi au samedi, et à h les dimanches et fêtes, sans services partiels. Le dernier départ de Le Prisme a lieu à h 39 du lundi au samedi, et à h 33 les dimanches et fêtes. À la station Le Prisme, le premier tram part à h 28 du lundi au samedi, et à h 40 les dimanches et fêtes. Il n'y a aucun service partiel sur cette ligne.

Entre h et 19 h, les trams circulent toutes les quatre à neuf environ (dix minutes le samedi) et entre 19 h et 20 h, les trams circulent toutes les cinq à neuf minutes environ du lundi au vendredi. Il n'y a donc aucune distinction entre les heures de pointe et les heures de pleine journée. Tôt le matin et à partir de 20 h environ, la fréquence minimale est d'un tram toutes les 15 à 30 minutes environ, avec quelques exceptions. Les dimanches et fêtes, la fréquence minimale est d'environ un tram toutes les 20 minutes également, toute la journée.

Sur une partie du parcours, à savoir entre Gabriel Fauré et Condillac - Universités, les fréquences sont doublées par la ligne B qui circule ici en tronc commun avec la ligne C.

En été, la ligne C ne dessert pas le cœur du campus et effectue son terminus à la station Les Taillées - Universités de la ligne D, cette dernière effectue alors son terminus à la station Hector Berlioz - Universités[11].

La distance moyenne entre stations est de 522 m sur la ligne C. Les tramways bénéficient d'un système de priorité aux carrefours comportant des feux.

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

Depuis son ouverture, la ligne est exploitée avec des tramways TFS et Citadis 402 soit 18 rames.

Conduite et signalisation[modifier | modifier le code]

Article connexe : Signalisation Tramway.
Un feu R17/R18, son signal additionnel d'aide à la conduite (en bas), un signal de protection d'itinéraire (en dessous) et un indicateur de tension (au niveau des fils).

La conduite sur la ligne se fait en « conduite à vue » : on ne trouve donc sur la ligne que des panneaux de limitation de vitesse, des signaux de protection d'itinéraires et des signaux protégeant le franchissement des carrefours. Pour ces derniers, la voirie est équipée de signaux tricolores classiques de type R11 tandis que la ligne est équipée de signaux de type R17 et R18[note 1] associés à la signalisation routière. Ces feux sont accompagnés d'une signalisation d'aide à l'exploitation, un losange lumineux signalant la prise en charge de la demande de priorité au carrefour.

Les signaux de protection d'itinéraires se situent avant les appareils de voies (aiguillages). Les panneaux de limitation de vitesse se présentent quant à eux comme des panneaux carrés avec des chiffres noirs sur fond blanc. Enfin, les indicateurs de coupure de courant sont implantés en amont de chaque secteur d'alimentation de la ligne aérienne de contact (LAC) : Un signal750V orange fixe annonce une ligne électrique alimentée, un signal clignotant une ligne non alimentée.

Remisage et entretien[modifier | modifier le code]

Le dépôt de Gières vu du ciel.

Les rames sont remisées et entretenues au centre de maintenance des tramways de Gières accessible via les voies de la ligne B.

Le dépôt de Gières accueille aussi les lignes B, D et E du tramway.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La ligne C dessert, d'ouest en est, les lieux d'attraction et monuments suivant :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sur un fond noir, une barre horizontale de couleur blanche signale l'arrêt, un rond blanc annonce un signal d'arrêt et une barre verticale blanche (R17) ou oblique (R18) la voie libre dans la direction indiquée.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF]Rapport d'Activité SEMITAG 2013. Consulté le 02 juillet 2015.
  2. « Les tramways de Grenoble : seconde époque (depuis 1987) », sur http://transporturbain.canalblog.com (consulté le 26 décembre 2017)
  3. Benoît Demongeot, Le tramway. Conception et propriétés d’un objet d’action publique. : Les Approches Pragmatiques de l’Action Publique, Bruxelles, , 28 p. (lire en ligne)
  4. « Grenoble Un tracé pour la troisième ligne de tramway », sur https://www.lemoniteur.fr, (consulté le 28 décembre 2017)
  5. « Une troisième ligne de tramway à Grenoble », sur https://www.lemoniteur.fr, (consulté le 28 décembre 2017)
  6. « GRENOBLE Troisième ligne de tramway La DUP dans un an », sur https://www.lemoniteur.fr, (consulté le 28 décembre 2017)
  7. Pierre Delohen, « GRENOBLE Explosion maîtrisée en centre-ville : Démolition d’un autopont », sur https://www.lemoniteur.fr, (consulté le 27 décembre 2017)
  8. a et b « La 3ème ligne de Tram », sur http://snotag.free.fr (consulté le 28 décembre 2017)
  9. « GRENOBLE La 3e ligne de tram sur les rails », sur https://www.lemoniteur.fr, (consulté le 28 décembre 2017)
  10. Philippe Dewafe, « Grenoble inaugure sa troisième ligne de tramway », sur https://www.lemoniteur.fr, (consulté le 28 décembre 2017)
  11. a, b, c et d « Historique de la ligne C », sur http://snotag.fr (consulté le 27 décembre 2017)
  12. Isabelle Ambregna, « GRENOBLE Cinq ouvrages d’art pour le tramway », sur https://www.lemoniteur.fr, (consulté le 28 décembre 2017)
  13. « L'histoire des arrêts TAG », sur http://snotag.fr (consulté le 27 décembre 2017)
  14. « Horaires de la ligne C. », sur https://www.tag.fr, (consulté le 27 décembre 2017)
  15. francebleu.fr du 13 décembre 2016, PHOTOS - Le projet commercial et de loisirs Neyrpic avance à Saint-Martin-d'Hères.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]