Christen-Democratisch en Vlaams

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Christen-Democratisch en Vlaams
Image illustrative de l'article Christen-Democratisch en Vlaams
Logotype officiel.
Présentation
Président
Vice-Présidents
Wouter Beke
Cindy Franssen
Griet Smaers
Fondation 1869 (Katholieke Partij)
1945 (CVP)
2001 (CD&V)
Siège CD&V
Rue de la Loi 89
1000 Bruxelles
Positionnement Centre droit
Idéologie Démocratie chrétienne
Affiliation européenne Parti populaire européen
Affiliation internationale Internationale démocrate centriste
Couleurs Orange
Site web cdenv.be
Représentation
Députés européens (collège électoral néerl.)
2 / 12
Députés fédéraux
(groupe néerlandophone)
18 / 87
Sénateurs
(groupe néerlandophone)
8 / 35
Députés flamands
27 / 124
Députés bruxellois
(groupe néerlandophone)
2 / 17

Le Christen-Democratisch en Vlaams (Chrétiens-démocrates et flamands, CD&V) est un parti politique belge, d'inspiration démocrate-chrétienne et présent en Belgique néerlandophone. Il se nommait jusqu’en 2001 Christelijke Volkspartij (Parti populaire chrétien, CVP). C’est un membre du Parti populaire européen. L’inspiration du CD&V est démocrate-chrétienne et fait place à la notion de bien commun.

Histoire[modifier | modifier le code]

Du CVP au CD&V[modifier | modifier le code]

La fin du parti unitaire est attestée en 1968, et plus précisément en février. Cela s’explique d’une part par l’interpellation de Jan Verroken (membre du CVP), et d’autre part également par le « début de ce qui est appelé à l’époque « le distanciement » entre les chrétiens flamands et francophones »[1]. Au Parlement, se reproduisent d’une part les revendications des manifestants louvanistes, et d’autre part, la volonté des flamands d’avoir une application de la législation de l’emploi des langues dans les universités[1]. Or, il faut souligner que pendant quelques années, ces deux partis chrétiens (francophone et flamand) vont avoir le même président de parti pour in fine se séparer complètement l’un de l’autre. Malgré cela, les deux partis voient leur destin tout de même lié de sorte qu’en 1999, tous deux se retrouvent du côté de l’opposition au gouvernement alors qu’ils y ont siégé de façon continue et sans interruption déjà pendant près de quarante ans[1]. Le CVP à l’époque en 1999 explique son échec par le fait de ne pas avoir pu atteindre son objectif qui est de s’allier avec la population[2]. Afin de résoudre cette défaite, le CVP profite de l’éclatement de la VU (Volksunie) pour recueillir quelques voix et va se préoccuper de la question de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV) afin de résister à la tache d’huile (elle fait allusion à l’extension de la présence francophone dans les communes flamandes près de Bruxelles)[3].

Aux élections législatives et régionales de 1999, le CVP connaît une véritable débâcle, due à la mauvaise gestion de l’Affaire Dutroux et de la crise de la dioxine, ce qui le conduit dans l’opposition à tous les niveaux de pouvoirs.

Finalement, le CVP change de nom en 2001 et se nomme CD&V (Christen- Democratisch en Vlaams) qui a gardé la lettre « C » signifiant chrétien, mais qui a cependant proclamé sa « déconfessionnalisation et son autonomie par rapport à l’Église »[4]. Notez que le CD&V avait formé un cartel avec la N-VA mais l’a quitté finalement en septembre 2008[3]. Le parti francophone a également changé de nom en 2002, et s’est nommé CDH (Centre Démocrate Humaniste)[3]. Ce dernier qui a été fondé par une majorité du PSC (parti social-chrétien) en 2002, s’est détaché du côté chrétien comme le témoigne la signification de la lettre « C »[4].

Devenu CD&V, les élections législatives de 2003 affaiblissent encore sa position au niveau fédéral.

CD&V[modifier | modifier le code]

Aux élections régionales de 2004, le CD&V présente une liste commune avec la formation nationaliste flamande N-VA, ce qui remporte un succès. Il revient donc au pouvoir à la Région flamande, dans un gouvernement de coalition avec le VLD et le sp.a.

Aux élections fédérales de 2007, le CD&V connaît un grand succès et redevient le premier parti du pays. Yves Leterme devient le premier ministre.

Depuis le 22 septembre 2008, le cartel avec la N-VA a pris fin au niveau fédéral et régional à la suite de dissensions sur les discussions relatives à la réforme de l’État. Lors des élections régionales du 7 juin 2009, le CD&V remporte un succès important en Flandre à la surprise générale en confirmant à l’époque sa position de leader de l’échiquier politique flamand.

Après la démission du gouvernement Leterme II, le parti va essuyer un échec aux élections fédérales du 13 juin 2010 plombé comme les autres partis traditionnels flamands par la non-résolution du problème de Bruxelles-Halle-Vilvorde, devenant deuxième parti de Flandre derrière son ancien partenaire de cartel. Prenant ses responsabilités face à l’échec de son parti au dernier scrutin en date, la présidente Marianne Thyssen se déclare démissionnaire le 23 juin 2010. Le CD&V participera au gouvernement Di Rupo comme le premier parti flamand.

Aux élections locales de 2012, le CD&V se maintient comme le plus grand parti dans les communes flamandes.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Parlement européen[modifier | modifier le code]

Résultats depuis l'élection des parlementaires européens au suffrage universel.

Année Résultat (en % des votes néerlandophones) Sièges obtenus
au Parlement européen
1979 48,1 % 7 (sur 24 sièges pour la Belgique)
1984 32,5 % 4 (sur 24 sièges pour la Belgique)
1989 34,1 % 5 (sur 24 sièges pour la Belgique)
1994 27,4 % 4 (sur 25 sièges pour la Belgique)
1999 21,7 % 3 (sur 25 sièges pour la Belgique)
2004 28,1 % 4 (sur 24 sièges pour la Belgique)
2009 23,26 % 3 (sur 22 sièges pour la Belgique)

Parlement fédéral[modifier | modifier le code]

Chambre des représentants[modifier | modifier le code]

Kamer-1978-2014.png

Résultats depuis la réforme institutionnelle de 1993. 150 sièges.

Année Voix obtenues Résultat en % Sièges obtenus Participation gouvernementale
1995 1 042 933 17,2 % 29 Oui
1999 875 455 14,09 % 22 Non
2003 870 749 13,25 % 21 Non
2007 1 234 950 18,51 % 30 Oui
2010 707 986 10,85 % 17 Oui
2014 783 060 11,6 % 18 Oui

Sénat[modifier | modifier le code]

Résultats depuis la réforme institutionnelle de 1993. 71 sénateurs dont 40 sont élus directs, 21 désignés par les parlements de communauté et 10 cooptés par les partis politiques.

Année Voix obtenues Résultat en % Sièges obtenus Participation gouvernementale
1995 1 009 656 26,9 % (par rapport au Collège électoral néerlandophone) 7 Oui
1999 913 508 14,75 % 6 Non
2003 832 849 12,71 % 6 Non
2007 1 287 389 19,42 % 9 Oui
2010 646 375 9,99 % 4 Oui

Entités fédérées[modifier | modifier le code]

Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale[modifier | modifier le code]

Depuis la création de l'institution qui comptait 75 sièges jusqu'en 2004, et 84 sièges depuis 2004.

Année Voix obtenues Résultat en % Sièges obtenus Participation gouvernementale
1989 18 523 4,23 % 4 Oui
1995 13 586 3,29 % 3 Oui
1999 14 284 23,59 % (par rapport au Collège électoral néerlandophone) 3 Oui
2004 10 482 16,77 % (par rapport au Collège électoral néerlandophone) 3 Oui
2009 7 696 14,85 % (par rapport au Collège électoral néerlandophone) 3 Oui

Parlement flamand[modifier | modifier le code]

Depuis l'élection directe des parlementaires. 124 membres : 118 élus en Région flamande et 6 en Région de Bruxelles-Capitale.

Année Voix obtenues Résultat en % Sièges obtenus Participation gouvernementale
1995 1 010 505 26,78 % 35 Oui
1999 857 732 22,1 % 30 (28 en Région flamande + 2 en Région de Bruxelles-Capitale) Non
2004 1 060 580 26,09 % 35 (34 en Région flamande + 1 en Région de Bruxelles-Capitale) Oui
2009 939 873 22,86 % 31 (30 en Région flamande + 1 en Région de Bruxelles-Capitale) Oui

Bourgmestres[modifier | modifier le code]

Tableau récapitulatif[modifier | modifier le code]

Année Élections Voix obtenues
CVP
1987 Élections législatives 1 195 363 (à la Chambre des représentants)
1 169 377 (au Sénat)
1991 Élections législatives 1 036 165 (à la Chambre des représentants)
1 028 699 (au Sénat)
1995 Élections fédérales 1 042 933 (à la Chambre de représentants)
1 009 656 (au Sénat)
Élections régionales 1 010 505
1999 Élections fédérales 875 455 (à la Chambre de représentants)
913 508 (au Sénat)
Élections régionales 857 732
CD&V
2003 Élections fédérales 870 749 (à la Chambre de représentants)
832 849 (au Sénat)
CD&V/N-VA
2004 Élections régionales 1 060 580
2007 Élections fédérales 1 234 950 (à la Chambre de représentants)
1 287 389 (au Sénat)
CD&V
2009 Élections régionales 939 873
2010 Élections fédérales 707 986 (à la Chambre de représentants)
646 375 (au Sénat)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Jean Beaufays et Geoffroy Matagne (préf. François Perin), La Belgique en mutation : systèmes politiques et politiques publiques (1968-2008, Bruxelles, Bruylant, , 420 p. (ISBN 978-2-802-72755-2 et 2-802-72755-9, OCLC 473573398, notice BnF no FRBNF42036048), p. 76.
  2. Jean Beaufays et Geoffroy Matagne 2009, p. 77.
  3. a, b et c Jean Beaufays et Geoffroy Matagne 2009, p. 78.
  4. a et b Vincent de COOREBYTER, Clivages et partis en Belgique, Courrier hebdomadaire no 2000, Bruxelles, CRISP, 2008, p. 29.

Liens externes[modifier | modifier le code]