Christen-Democratisch en Vlaams

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Christen-Democratisch en Vlaams
Image illustrative de l’article Christen-Democratisch en Vlaams
Logotype officiel.
Présentation
Président Joachim Coens
Fondation
Scission de Parti social-chrétien
Siège 89, rue de la Loi
1000 Bruxelles
Positionnement Centre droit
Idéologie Démocratie chrétienne
Affiliation européenne PPE
Affiliation internationale IDC
Couleurs
  • orange
Site web cdenv.be
Représentation
Représentants
(groupe néerlandophone)
12 / 87
Sénateurs
(groupe néerlandophone)
5 / 35
Députés flamands
19 / 124
Députés bruxellois
(groupe néerlandophone)
1 / 17
Députés européens (collège électoral néerl.)
2 / 12

Le Christen-Democratisch en Vlaams ou CD&V (en français : « Chrétiens-démocrates et Flamands ») est un parti politique belge, d'idéologie démocrate chrétienne et présent en Belgique néerlandophone.

Jusqu'en , il portait le nom de Christelijke Volkspartij ou CVP (en français : « Parti populaire chrétien »).

Le CD&V est membre du Parti Populaire Européen (PPE).

Son président est Joachim Coens.

Histoire[modifier | modifier le code]

Du CVP au CD&V[modifier | modifier le code]

La fin du parti unitaire est attestée en 1968, et plus précisément en février. Cela s’explique d’une part par l’interpellation de Jan Verroken (membre du CVP), et d’autre part également par le « début de ce qui est appelé à l’époque « le distanciement » entre les chrétiens flamands et francophones »[1]. Au Parlement, se reproduisent d’une part les revendications des manifestants louvanistes, et d’autre part, la volonté des flamands d’avoir une application de la législation de l’emploi des langues dans les universités[1]. Or, il faut souligner que pendant quelques années, ces deux partis chrétiens (francophone et flamand) vont avoir le même président de parti pour in fine se séparer complètement l’un de l’autre. Malgré cela, les deux partis voient leur destin tout de même lié de sorte qu’en 1999, tous deux se retrouvent du côté de l’opposition au gouvernement alors qu’ils y ont siégé de façon continue et sans interruption déjà pendant près de quarante ans[1]. Le CVP à l’époque en 1999 explique son échec par le fait de ne pas avoir pu atteindre son objectif qui est de s’allier avec la population[2]. Afin de résoudre cette défaite, le CVP profite de l’éclatement de la VU (Volksunie) pour recueillir quelques voix et va se préoccuper de la question de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV) afin de résister à la tache d’huile (elle fait allusion à l’extension de la présence francophone dans les communes flamandes près de Bruxelles)[3].

Aux élections législatives et régionales de 1999, le CVP connaît une véritable débâcle, due à la mauvaise gestion de l’affaire Dutroux et de la crise de la dioxine, ce qui le conduit dans l’opposition à tous les niveaux de pouvoirs.

Finalement, le CVP change de nom en 2001 et se nomme Christen-Democratisch en Vlaams (CD&V) qui a gardé la lettre « C » signifiant chrétien, mais qui a cependant proclamé sa « déconfessionnalisation et son autonomie par rapport à l’Église »[4]. Le CD&V avait formé un cartel avec la Nieuw-Vlaamse Alliantie mais l’a quitté finalement en septembre 2008[3]. Le parti francophone a également changé de nom en 2002 et s’est nommé CDH (Centre Démocrate Humaniste)[3]. Ce dernier, qui a été fondé par une majorité du PSC (parti social-chrétien) en 2002, s’est détaché du côté chrétien comme en témoigne la signification de la lettre « C »[4].

Devenu CD&V, les élections législatives de 2003 affaiblissent encore sa position au niveau fédéral.

CD&V[modifier | modifier le code]

Aux élections régionales de 2004, le CD&V présente une liste commune avec la formation nationaliste flamande N-VA. Il revient au pouvoir à la Région flamande, dans un gouvernement de coalition avec le VLD et le sp.a.

Aux élections fédérales de 2007, le CD&V connaît un grand succès et redevient le premier parti du pays. Yves Leterme devient le premier ministre.

Depuis le 22 septembre 2008, le cartel avec la N-VA a pris fin au niveau fédéral et régional à la suite de dissensions sur les discussions relatives à la réforme de l’État.

Lors des élections régionales du 7 juin 2009, le CD&V remporte un succès important en Flandre à la surprise générale en confirmant à l’époque sa position de leader de l’échiquier politique flamand.

Évolution des résultats électoraux des partis sociaux chrétiens, de 1946 à 2019.

Après la démission du gouvernement Leterme II, le parti va essuyer un échec aux élections fédérales du 13 juin 2010 plombé comme les autres partis traditionnels flamands par la non-résolution du problème de Bruxelles-Halle-Vilvorde, devenant deuxième parti de Flandre derrière son ancien partenaire de cartel. Prenant ses responsabilités face à l’échec de son parti au dernier scrutin en date, la présidente Marianne Thyssen se déclare démissionnaire le 23 juin 2010. Le CD&V participera au gouvernement Di Rupo comme le premier parti flamand.

Aux élections locales de 2012, le CD&V se maintient comme le plus grand parti dans les communes flamandes.

Aux élections fédérales de 2019, le parti passe à la quatrième place des partis, derrière la grande percée du Vlaams Belang. Du côté flamand, il reforme un gouvernement avec les mêmes partis qu'en 2014 : la NVA et l'Open VLD même si ces trois partis ont perdu, à eux trois près de 8% des voix au niveau national. Au niveau fédéral, après un an de crise sans gouvernement, le gouvernement Wilmes en affaires courantes, dont fait partie le CD&V, obtient la confiance du parlement pour gérer la pandémie du coronavirus.

Idéologie[modifier | modifier le code]

Union européenne[modifier | modifier le code]

Le CD&V fait partie, tout comme son parti frère le cdH, du Parti Populaire Européen. Il a envoyé, suite aux élections de 2019, deux députés : Cindy Franssen et Kris Peeters.

Structure[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

Période Présidents
2001-2003 Stefaan De Clerck
2003-2004 Yves Leterme
2004-2007 Jo Vandeurzen
2007-2008 Etienne Schouppe (ad interim)
2008 Wouter Beke (ad interim)
2008-2010 Marianne Thyssen
2010-2019 Wouter Beke
2019 Cindy Franssen et Griet Smaers (ad interim)
Depuis 2019 Joachim Coens

Secrétaires généraux[modifier | modifier le code]

Période Secrétaire général
2001-2003 Jo Vandeurzen
2003-2011 Pieter Demeester
2011-2019 Jonathan Cardoen

Secrétaires politiques[modifier | modifier le code]

Période Secrétaire politique
2003-2004 Jo Vandeurzen
2004-2007 Etienne Schouppe
2007-2011 Libre
Depuis 2019 Ludwig Caluwé

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Parlement fédéral[modifier | modifier le code]

Année Chambre des représentants Sénat Gouvernement
Voix % Sièges Voix % Sièges
1971 967 701 18,32
47 / 212
1 547 853 29,70
12 / 106
Eyskens V, Leburton I, Leburton II
1974 1 222 646 23,25
50 / 212
1 219 811 25,53
19 / 106
Tindemans I, Tindemans II, Tindemans III
1977 1 460 757 26,20
56 / 212
1 446 806 26,18
22 / 106
Tindemans IV, Vanden Boeynants II
1978 1 447 112 26,14
57 / 212
1 420 777 25,93
20 / 106
Martens I, Martens II, Martens III, Martens IV, Eyskens
1981 1 165 239 19,34
43 / 212
1 149 353 19,26
17 / 106
Martens V
1985 1 291 244 21,29
49 / 212
1 260 113 21,02
20 / 106
Martens VI, Martens VII
1987 1 195 363 19,45
43 / 212
1 169 377 19,19
16 / 106
Martens VIII, Martens IX
1991 1 036 165 16,81
39 / 212
1 028 699 16,82
14 / 106
Dehaene I
1995 1 042 933 17,18
29 / 150
1 009 656 16,85
7 / 40
Dehaene II
1999 875 455 14,09
22 / 150
913 508 14,75
6 / 40
Opposition
2003 870 749 13,25
21 / 150
832 849 12,71
6 / 40
Opposition
2007 1 234 950 18,51
23 / 150
1 287 389 19,42
6 / 40
Verhofstadt III, Leterme I, Van Rompuy et Leterme II
2010 707 986 10,85
17 / 150
646 375 9,99
4 / 40
Di Rupo
2014 783 040 11,61
18 / 150
N/A
8 / 60
Michel I, Michel II
2019 602 520 8,89
12 / 150
5 / 60
Wilmès I, Wilmès II, De Croo

Entités fédérées[modifier | modifier le code]

Parlement flamand[modifier | modifier le code]

Année Voix % Sièges Gouvernement
1995 1 010 505 26,78
35 / 124
Van den Brande IV
1999 857 732 22,09
30 / 124
Opposition
2004 1 060 580 26,09
35 / 124
Leterme, Peeters I
2009 939 873 22,86
31 / 124
Peeters II
2014 860 694 20,48
27 / 124
Bourgeois, Homans
2019 652 766 15,40
19 / 124
Jambon

Parlement bruxellois[modifier | modifier le code]

Année Voix % Sièges Gouvernement
1989 18 523 4,23
4 / 75
Picqué I
1995 13 586 3,29
3 / 75
Picqué II
1999 14 284 3,35
3 / 75
Simonet I, Donnea, Ducarme, Simonet II
2004 10 482 2,31
3 / 89
Picqué III
2009 7 696 1,67
3 / 89
Picqué IV, Vervoort I
2014 6 105 1,32
2 / 89
Vervoort II
2019 5 231 1,14
1 / 89
Opposition

Conseils provinciaux[modifier | modifier le code]

Année Anvers Brabant flamand Flandre-Occidentale Flandre-Orientale Limbourg
1971
34 / 90
38 / 80
37 / 90
34 / 70
1974
36 / 90
44 / 90
37 / 90
35 / 70
1977
40 / 90
45 / 90
40 / 90
35 / 70
1978
42 / 90
46 / 90
42 / 90
36 / 70
1981
32 / 90
37 / 90
30 / 90
28 / 70
1985
33 / 90
38 / 90
34 / 90
28 / 70
1987
29 / 90
36 / 90
31 / 90
25 / 70
1991
25 / 89
35 / 90
28 / 90
24 / 70
1994
27 / 84
23 / 75
40 / 84
33 / 83
29 / 75
2000
21 / 84
22 / 84
33 / 84
25 / 84
27 / 75
2006
24 / 84
25 / 84
36 / 84
25 / 84
26 / 75
2012
13 / 72
15 / 72
21 / 72
15 / 72
18 / 63
2018
6 / 36
7 / 36
10 / 36
7 / 36
10 / 31

Parlement européen[modifier | modifier le code]

Année Voix % Sièges
1979 1 607 941 29,54
7 / 24
1984 1 132 682 19,80
4 / 24
1989 1 247 075 21,14
5 / 24
1994 1 013 266 16,98
4 / 25
1999 839 720 13,49
3 / 25
2004 1 131 119 17,43
4 / 24
2009 948 123 14,43
3 / 22
2014 840 783 12,57
2 / 21
2019 617 651 9,17
2 / 21

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Jean Beaufays et Geoffroy Matagne (préf. François Perin), La Belgique en mutation : systèmes politiques et politiques publiques (1968-2008, Bruxelles, Bruylant, , 420 p. (ISBN 978-2-802-72755-2 et 2-802-72755-9, OCLC 473573398, notice BnF no FRBNF42036048), p. 76.
  2. Jean Beaufays et Geoffroy Matagne 2009, p. 77.
  3. a b et c Jean Beaufays et Geoffroy Matagne 2009, p. 78.
  4. a et b Vincent de Coorebyter, « Clivages et partis en Belgique », Courrier hebdomadaire, Bruxelles, no 2000,‎ , p. 29.

Liens externes[modifier | modifier le code]