Gare de Schaerbeek

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Schaerbeek
Image illustrative de l'article Gare de Schaerbeek
La façade
Localisation
Pays Belgique
Commune Schaerbeek et Bruxelles-Ville.
Adresse Place Princesse Élisabeth
B-1030 Schaerbeek
Coordonnées géographiques 50° 52′ 42″ nord, 4° 22′ 43″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCB
Exploitant SNCB
Services Suburbain S1, S2, S6, S81
Caractéristiques
Ligne(s) 25262728
36 – 36c – 94
Voies 13 (+ voies de service)
Quais 7 (dont 6 centraux)
Altitude 15 m
Historique
Ouverture 1887
Architecte Franz Seulen
Protection  Patrimoine classé (1994)
Correspondances
Tram (92)
Bus (59) (69)

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Schaerbeek

Géolocalisation sur la carte : Bruxelles

(Voir situation sur carte : Bruxelles)
Schaerbeek
Ancienne photo de la gare de Schaerbeek[1]

La gare de Schaerbeek (en néerlandais : station Schaarbeek) est une gare ferroviaire belge, située sur les territoires des communes de Schaerbeek (bâtiment voyageurs) et Bruxelles-Ville (voies et quais), dans la Région de Bruxelles-Capitale.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB) desservie par des trains Suburbain S1, S2, S6, S81 et des trains P.

Par le passé, la gare connut un intense passage de trains internationaux. Elle fut notamment jusqu'en 2000 le point de départ de trains auto-couchettes pour le sud de la France et l'Italie.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare est située sur les lignes :

  • 25 Bruxelles – Malines – Anvers
  • 26 Bruxelles – Halle
  • 27 Bruxelles – Anvers
  • 28 vers Bruxelles-Midi
  • 36 Bruxelles – Louvain – Liège
  • 36c Bruxelles – Aéroport de Bruxelles-National – Louvain
  • 94 Bruxelles – Halle – Tournai – Mouscron

Histoire[modifier | modifier le code]

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Introduction

Située sur le territoire de Bruxelles, la gare de Schaerbeek est l’une des plus grandes du réseaux ferroviaires belges[2]. Elle comprend un complexe pour les voyageurs, une gare de formation, de nombreuses installations et des ateliers nécessaires à l'entretien du matériel roulant [2].

1. Son historique

Cette gare, située au croisement des lignes menant à Louvain et Anvers, a été construite en plusieurs étapes[3]. En 1864, une petite station pour voyageurs a été installée à l’emplacement actuel de la gare de Schaerbeek[2],[3],[4],[5]. Elle était excentrée du centre de Schaerbeek et desservait les zones campagnardes le long de la Senne et du hameau de Helmet[3]. Celle-ci consistait en un baraquement de planches et se dénommait « Halte Helmet »[2]. Le ministère des Travaux publics envisage, en 1871, de la remplacer par une nouvelle gare[2] de style néo-Renaissance flamande[2],[3],[5]. En 1873, le ministère achète une série de terrains dans l’objectif de « désengorger les gares du Nord et de l’allée Verte » ainsi que de créer une gare de formation[2]. En 1880, une place, appelée « place Nationale » est aménagée devant la halte Helmet[2]. Ce n’est que lorsque le nouvel hôtel communal de Schaerbeek est construit en 1887 que le plan d’un nouveau « bâtiment des recettes »[4],[2] est envisagé et, par la suite, construit[2],[3]. Cet édifice est divisé en trois parties: une pour l’administration abritant les guichets, la salle d’attente et les bureaux, une deuxième pour les installations techniques et une troisième comme logement du chef de gare[4],[3]. Il est conçu par l’architecte des Chemins de fer belges, F.J. Seulen[3],[2].Il correspond à la partie gauche de la gare actuelle et a été classé par arrêté gouvernemental le 10 novembre 1994[2].

Entre 1903 et 1913, le nombre de voyageurs augmente de 54% et le volume de marchandises de 50%[6],[3],[2]. L’État envisage dès lors d’agrandir la gare. En 1919, un bâtiment uniquement réservé aux voyageurs y est adjoint[2]. Il est décidé d’étendre à 16 le nombre de voies pour trains de voyageurs et des passages souterrains sont créés[2],[6]. La Rampe du Lion et du Pont Albert sont également construits[2],[6]. C’est, une fois de plus, l’architecte Seulen qui en dessine les plans. La commune fait également faire un plan d’ensemble des aménagements des abords de la gare[3]. Enfin, au 20e siècle, un quartier résidentiel et des entreprises sont construits[3].

2. Changements des 2 bâtiments de la gare

Depuis sa construction en 1887, l’intérieur de l’ancienne aile gauche de la gare a été redécoré, remanié et réorganisé au fil du temps, excepté la salle des guichets et la salle des premières classes[2].

L’aile droite de la gare, datant de 1919, a gardé sa structure et son décor d’origine, en particulier pour la salle des pas perdus qui occupe la plus grande surface de cette partie de la gare[2].

3.Anecdotes sur la gare de Schaerbeek

3.1. Pendant la Seconde Guerre Mondiale

3.1.1. Les déportations et le travail forcé par les Allemands

La gare de Schaerbeek a été fortement impliquée dans la Seconde Guerre Mondiale. Des trains partaient régulièrement vers des lieux de déportation et de travail forcé[7]. Les wagons de transports bestiaux furent utilisés à ces fins pour les Juifs[8]. Le musée Train World possède, d’ailleurs, un de ces wagons dans sa collection[8].

Le 6 mars 1942, les autorités allemandes ont adopté une ordonnance dans le but de réquisitionner des ouvriers belges pour travailler en Allemagne[7]. En premier lieu, ce sont les chômeurs qui sont visés mais rapidement, les femmes sont également demandées[9]. De nombreuses personnes cherchèrent à s’échapper du train, on les appelait les réfractaires. Aujourd’hui, une plaque commémorative en souvenir de ces déportés et réfractaires peut être observée sur le mur de la gare[9].

3.1.2. Les bombardements

Les alliés ont bombardé la gare en 1943 et, entre les mois de mars et d’août 1944, 814 bombes sont tombées sur les installations de la gare[7].

3.1.3. La résistance

Un fait marquant de la résistance lié à la gare de Schaerbeek est le vol de rideaux dans les voitures de voyageurs[10]. Ces vols permettaient d’empêcher le départ des trains de déportés puisque, sans rideaux, les déportés étaient visibles[10]. Les Allemands considéraient ce genre d’acte comme du sabotage[10].

3.1.4. Traces encore visibles aujourd’hui

Un imposant bunker, utilisé comme sanitaire, est encore présent sur le site de la gare de Schaerbeek-Formation[10].

3.2. 1980 : le déclin

Jusque dans les années 1980, Schaerbeek était une plaque tournante du trafic de marchandises[10]. Le déclin commença avec l’essor du trafic routier qui détourna une grande partie de sa clientèle[11]. Depuis, la SNCB mise de plus en plus sur le transport combiné train et route, ce qui ne profite pas à la gare de Schaerbeek[11].

3.3. Bâtiment classé par un arrêté du gouvernement

" Le bâtiment des recettes ", dessiné par Franz Seulen, a été classé par un arrêté gouvernemental le 10 novembre 1994. Ce sont, plus particulièrement, le dépôt de bagages et les auvents des quais de la gare qui ont été classés[2].

3.4. Le potentiel terminal TGV-Nord à Schaerbeek

Depuis octobre 1990, il est question de créer un terminal du TGV-Nord à la gare de Schaerbeek[12]. A cette époque, Jean-Luc Dehaene, ancien Ministre des Transports, avec Jean-Louis Thys, ancien Ministre bruxellois des Transports, et Didier Reynders, ancien président de la SNCB, ont souhaité abattre la gare de Schaerbeek pour la transformer en terminal pour le TGV-Nord[12]. Cela aurait permis de désengorger la jonction Nord-Midi et de relier l’aéroport au TGV[12]. Aujourd’hui, ces travaux ne sont pas prévus avant 2020.

4. L’actualité de la gare de Schaerbeek : le musée Train World

L’actualité la plus récente de la gare est l’ouverture du musée Train World, édifié en septembre 2015 dans l’aile droite de la gare[13] et conçu par le scénographe François Schuiten[13]. Il contient, à ce jour, plus de 1250 objets du monde ferroviaire[14]. Il met en scène le train comme vecteur d’histoire. La Belgique fut, en effet, le premier pays au monde à concevoir son réseau ferroviaire en tant que réseau, car l’Etat voulait créer des lignes de train sur l’ensemble du territoire[14]. Dans les autres pays, ces lignes étaient utilisées à des fins individuelles puisqu’il s’agissait d’initiatives entre particuliers et industriels[14]. La pièce maîtresse du musée est une locomotive datant de 1844, la plus ancienne du continent européen[14].

Table des matières

Introduction

1. Son historique

2. Changements des 2 bâtiments de la gare

3.Anecdotes sur la gare de Schaerbeek (développées chronologiquement)

3.1. Pendant la Seconde Guerre Mondiale

3.1.1. Les déportations et le travail forcé par les Allemands

3.1.2. Les bombardements

3.1.3. La résistance

3.1.4. Traces encore visibles aujourd’hui

3.2. 1980 : le déclin

3.3. Bâtiment classé par un arrêté du gouvernement

3.4. Le potentiel terminal TGV-Nord à Schaerbeek

4. L’actualité de la gare de Schaerbeek : le musée Train World

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]


Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Desserte[modifier | modifier le code]

Intermodalité[modifier | modifier le code]

La gare est desservie par le réseau du Tramway de Bruxelles ((92))

Un arrêt des Autobus de Bruxelles est desservi par des bus du réseau STIB (lignes 59 et 69).

Patrimoine ferroviaire[modifier | modifier le code]

Le bâtiment de la gare de Schaerbeek a été classée par arrêté royal le . Sa partie la plus ancienne date de 1887 et a été conçue par l'architecte Franz Seulen[15]. La deuxième partie de la gare (contenant la grande et haute salle des guichets) fut conçue en 1913 par F Seulen et construite après la 1re guerre mondiale en 1930.

Le musée du Train à Schaerbeek, dont l'implantation était prévue à l'origine pour 2010, date anniversaire du Chemin de Fer en Belgique (175 ans), a été inauguré le 25 septembre 2015.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Voilà une photo ancienne de la gare de Schaerbeek », Schaerbeek est fantastique ! Eric Platteau,‎ (lire en ligne)
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r et s « Gare de Schaerbeek Place Princesse Élisabeth 6 », sur http://www.irismonument.be/ (consulté le 14 décembre 2016)
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j S. JAUMAIN (sous la direction de), Dictionnaire d’histoire de Bruxelles, Bruxelles, Prosopon, , p. 719
  4. a, b et c P. VAN HEESVELDE, Grandeur et décadence d’une géante. La gare de Schaerbeek, Bruxelles, La fonderie, coll. « Les cahiers de la fonderie » (no 24), , p. 63
  5. a et b « Les textes d’introduction. Schaerbeek. Introduction urbanistique », sur http://www.irismonument.be/ (consulté le 14 décembre 2016), p. 19
  6. a, b et c P. VAN HEESVELDE, Grandeur et décadence d’une géante. La gare de Schaerbeek, Bruxelles, La fonderie, coll. « Les cahiers de la fonderie » (no 24), , p. 64
  7. a, b et c P. VAN HEESVELDE, Grandeur et décadence d’une géante. La gare de Schaerbeek, Bruxelles, La fonderie, coll. « Les cahiers de la fonderie » (no 24), , p. 65
  8. a et b FLEURY B., GREESPYRDT A. et WALTER J, Vies d’objets, souvenirs de guerres, Nancy, Editions universitaires de lorraine, coll. « Questions de communication Série actes », , p. 476
  9. a et b G. VAN TICHELEN, Lieux de mémoire : Guerres 1914-1918 1940-1945 (brochure), Bruxelles, Editeur inconnu, s.d., p. 1
  10. a, b, c, d et e P. VAN HEESVELDE, Grandeur et décadence d’une géante. La gare de Schaerbeek, Bruxelles, La fonderie, coll. « Les cahiers de la fonderie » (no 24), , p. 66
  11. a et b P. VANHEESVELDE, Grandeur et décadence d’une géante. La gare de Schaerbeek, Bruxelles, La fonderie, coll. « les cahiers de la fonderie » (no 24), , p. 67
  12. a, b et c G. TIMMERMAN, Main basse sur Bruxelles, s.l., Editions Aden, , p. 147
  13. a et b REGION DE BRUXELLES-CAPITALE, Art et architecture publics, s.l., Editions Mardaga, , p. 130
  14. a, b, c et d « Visite du "Train World" dans la gare de Schaerbeek », sur http://www.rtl.be/ (consulté le 14 décembre 2016)
  15. La gare de Schaerbeek sur reflexcity.net

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • FLEURY (B.), GREESPYRDT (A). et WALTER (J.), "Vies d’objets, souvenirs de guerres", Nancy, Éditions universitaires de Lorraine, 2015, coll. Questions de communication Série actes.
  • JAUMAIN (S.) (sous la direction de),"Dictionnaire d’histoire de Bruxelles", Bruxelles, Prosopon, 2013,
  • REGION DE BRUXELLES-CAPITALE, "Art et architecture publics", s.l., Éditions Mardaga, 1999.
  • TIMMERMAN (G.), "Main basse sur Bruxelles", s.l., Éditions Aden, 1991.
  • VAN HEESVELDE (P.), "Grandeur et décadence d'une géante. La gare de schaerbeek", Bruxelles, La fonderie, octobre 1998, coll. "Les cahier de la fonderie", no 24.
  • VAN TICHELEN (G.), "Lieux de mémoire : Guerres 1914-1918 1940-1945", Bruxelles, Éditeur inconnu, s.d.
  • "gare de Schaerbeek Place Princesses Elizabeth 6", sur http://www.irismonument.be/, (consulté le 14 décembre 2016)
  • "Les textes d’introduction. Schaerbeek. Introduction urbanistique", sur http://www.irismonument.be/, p. 19 (consulté le 14 décembre 2016)
  • "Visite du "Train World" dans la gare de Schaerbeek", sur http://www.rtl.be/ (consulté le 14 décembre 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]