Ni putes ni soumises

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Mouvement Ni putes ni soumises
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Association loi de 1901
But Défense du droit des femmes, promotion du respect, de la laïcité, de la mixité et de l'égalité
Fondation
Fondation 2003
Identité
Siège 80 rue de Paris, Montreuil
Personnages clés Fadela Amara, Samira Bellil
Président Stéphanie Rameau
Vice-président Rachida Fahla
Secrétaire général Perle Schmidt Morand
Trésorier Jean-Marie Heusner
Financement public et privé
Membres 3 000 militants en 2017, comités nationaux et internationaux
Slogan Ni putes ni soumises
Site web www.npns.fr

Ni putes ni soumises (NPNS) est un mouvement féministe français, fondé en 2003 par Fadela Amara, à la suite des marches organisées contre les violences des quartiers. L'association a acquis en quelques mois une audience importante auprès de l'opinion publique, des médias et des mouvements politiques. La structure nationale est présidée par Stéphanie Rameau depuis 2016. On dénombre aujourd'hui une dizaine de comités à travers le monde et plusieurs antennes en France directement rattachées au national.

Histoire[modifier | modifier le code]

Du 1er février au , naît la « Marche des femmes des quartiers pour l'égalité et contre les ghettos ». Les six « marcheurs » permanents sont au départ Safia Lebdi, Loubna Méliane, Olivier Bassuet, Christelle Raspolini, Ingrid Renaudin, et Farid Belmouloud[1]. Les marcheurs multiplieront les réunions, rencontres et discussions sur les oppressions, le sexisme, les violences morales et physiques.

Dans son action, le collectif Ni putes ni soumises a notamment mis deux cas en évidence :

  • Le premier est celui de Samira Bellil, marraine du mouvement, qui a publié un livre appelé Dans l'enfer des tournantes, racontant sa vie en tant que fille soumise à la loi des cités, violée collectivement à plusieurs reprises, la première fois à l'âge de 13 ans. Effrayée à l'idée de dénoncer ses tortionnaires, elle a dû accepter d'être considérée comme un objet sexuel, aliénée et évitée par sa famille et certains de ses amis[2].
  • Le deuxième cas était celui d'une jeune fille de 17 ans, Sohane Benziane, brûlée vive à Vitry-sur-Seine par son ex-petit ami, âgé de 19 ans[3].

Ces deux cas extrêmes et spectaculaires ont servi de symboles aux membres de Ni putes ni soumises lors de leur Marche des femmes des quartiers contre les ghettos et pour l'égalité (marche mixte) à travers la France à partir du , qui les a portés dans 23 villes pour aboutir à une manifestation forte à Paris le rassemblant 30 000 personnes[4].

Le , après les succès retentissants de l'appel et de la marche, le mouvement Ni putes ni soumises se constitue en association loi 1901, afin d'entreprendre des actions concrètes. C'est un mouvement mixte, populaire et féministe. Fadela Amara, la fondatrice, devient alors présidente du mouvement[5].

En 2005 débute la coopération avec une association qui, elle aussi, mène une action au Maroc : le Comité de soutien scolaire aux jeunes filles en milieu rural.

En 2006, la Maison de la mixité est inaugurée en présence du Président de la République Jacques Chirac, du maire de Paris Bertrand Delanoë et de François Hollande[6]. Ce pôle d'activité et d'accueil se situe dans le 20e arrondissement de Paris. Il accueille aujourd'hui temporairement et gratuitement d’autres associations.

Le , Fadela Amara est nommée secrétaire d'État chargée de la politique de la ville dans le gouvernement de François Fillon, et démissionne de son poste de présidente de NPNS[7]. L’Association étant politiquement neutre, cette nomination n'est pas acceptée par tous les membres de l'association.

En juin 2007, le Conseil national élit Sihem Habchi, auparavant vice-présidente, au poste de présidente du mouvement, et Bouchera Azzouz secrétaire générale en novembre 2007. Le Congrès de novembre 2008 confirme par la suite Sihem Habchi en tant que présidente. Celle-ci démissionnera en novembre 2011, à la suite d'un mouvement de grève remettant en question sa gestion de l’association[8]. Asma Guénifi, auparavant secrétaire générale du mouvement, est élue présidente par l’ensemble des membres de l’association au congrès de décembre 2011[9].

En décembre 2014, Linda Fali est élue présidente de l'association lors du Congrès national[10]. Elle reprend l'association et débute un travail de réorganisation compte tenu des baisses drastiques de subventions ayant entrainé la non-reconduction des contrats salariés.

En juillet 2015, 150 réfugiés investissent les locaux dans l'espoir d'obtenir des hébergements d'urgence de la part de la Mairie de Paris. L'équipe en place a géré cette situation d'urgence en respectant ses principes mais en étant impuissante, se promettant de travailler sur le sujet de la migration massive. Les réfugiés ont quitté les locaux au bout de 48 h, et ont trouvé refuge dans un collège désaffecté du 19e arrondissement[11].

En septembre 2016, le mandat de la présidente arrivant à son terme, Linda Fali démissionne. En octobre, une nouvelle équipe est arrivée, avec Stéphanie Rameau en tant que présidente, consciente des difficultés du mouvement mais déterminée à tout remettre sur pied[12]. 15 jours après l'élection, l'association est expulsée de ses locaux emblématiques. Elle trouve refuge chez SOS Racisme[13] puis à la Région Ile-de-France. Enfin, depuis le , ses nouveaux locaux se trouvent au 80 rue de Paris à Montreuil[14]. La Plateforme d'accueil des victimes et les interventions scolaires n'ont jamais cessé et la détermination des membres est restée sans failles.

Dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2017 qui oppose Marine Le Pen à Emmanuel Macron, Ni Putes Ni Soumises appelle à voter contre la candidate Front National[15]. En effet, même si l'association est non partisane[16], elle sort de sa réserve pour faire barrage aux idées d'extrême-droite, contraires à ses valeurs.

Présidence[modifier | modifier le code]

La présidente actuelle, Stéphanie Rameau, est engagée dans le mouvement depuis 2005, rattachée au comité du Nord (Maison des associations de Tourcoing). Ancienne vice-présidente, elle est élue présidente lors de l'assemblée générale du 29 octobre 2016, succédant à Linda Fali[12].

En 2010, l'équipe Ni Putes Ni Soumises Tourcoing et environs (dont faisait partie Stéphanie Rameau) gagne le prix des Plus du bénévolat de la Maison des associations de Tourcoing[17].

Elle est entourée d'un Bureau et d'un Conseil d'Administration dont la devise est : "collégialité dans les prises de décision et transparence dans la gestion".

Objectifs[modifier | modifier le code]

Le Mouvement Ni putes ni soumises a pour mission principale de lutter contre toutes formes de violences faites aux femmes. Qu'il s'agisse de violences physiques, morales ou physiologiques, commises dans le couple, la famille, par une connaissance ou un inconnu[18].

Les maîtres mots de l'association sont : « laïcité », « mixité » et « égalité »[5]. Ainsi, l'association lutte essentiellement contre les atteintes aux droits des femmes quels qu’ils soient (liberté de disposer de son corps, liberté de mouvement, de penser, d’étudier), les intégrismes, le communautarisme, l'obscurantisme et le relativisme culturel (le droit à la différence mué en différences des droits)[18].

Actions[modifier | modifier le code]

Plateforme d'accueil[modifier | modifier le code]

À la naissance du mouvement est créée la Plateforme d'accueil des femmes victimes de violences[19]. Cette structure, composée d'une juriste, d'un assistant social et d'un psychologue a pour but de recevoir les appels des femmes en difficulté, de les accueillir en urgence, de les conseiller, les aider et les orienter. Plusieurs centaines de femmes sont accompagnées chaque année.

Cette structure est désormais composée de professionnels bénévoles (avocats, éducatrices spécialisées, assistantes sociales, psychologues) et de militant-e-s formés à l'accompagnement des victimes. Elle reçoit les victimes physiquement, téléphoniquement et numériquement, tous les jours, entre 9h et 17h. Depuis août 2017, un accueil de jour est mis en place pour les femmes et leurs enfants en précarité.

En 2017, un projet de maraude vers les femmes en grande précarité va voir le jour, en partenariat avec le Samu social de Paris.

Les interventions[modifier | modifier le code]

Au quotidien, des militant-e-s se déplacent[20] dans les établissements scolaires, les centres pénitentiaires, les festivals de la France entière afin de sensibiliser les plus jeunes à la mixité, à l’égalité, au respect filles garçons ou encore à la laïcité, grâce à son pôle Maison de la Mixité. Afin d’approfondir ces interventions, la Maison de la mixité met en place un parcours citoyen qui, dès la maternelle, propose un éveil aux valeurs de la République sous forme de petites histoires, jusqu'à proposer aux 16-25 ans un accompagnement dans la création de junior association ou d'actions ponctuelles. Elle crée régulièrement de nouveaux outils pour s'adapter aux nouvelles thématiques, comme le cyberharcèlement, le harcèlement de rue, et les dangers des nouvelles formes de communication.

En 2017, l'association crée un pôle spécifique pour répondre aux nombreuses sollicitations des étudiants français et étrangers effectuant des travaux scolaires (TPE, mémoires, thèses).

Journée du Respect[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de son action « Éducation au respect », le comité du Nord du mouvement a lancé en octobre 2009 la Journée du Respect[21]. Il s’agit d’un concours artistique destiné aux jeunes de 3 à 25 ans. Les participants sont amenés à s’exprimer sur le respect en privilégiant la question de la mixité et du vivre ensemble. Pour s’exprimer ils peuvent avoir recours à plusieurs formes d’art :

  • Écriture (poème, slam, chanson, texte…) ;
  • Vidéo (fiction, documentaire, micro-trottoir…) ;
  • Graphisme (dessin, peinture, photographie…) ;
  • Scène (théâtre, sketch, musique, danse…).

En 2012, l'idée est reprise au niveau national[20]. Une édition 2018 est en cours de préparation.

Le projet « VIES »: Valorisation, Insertion, Estime de Soi[modifier | modifier le code]

Le projet vise[22] à donner aux femmes la possibilité de retrouver de la confiance en elles-mêmes pour effectuer toutes les démarches essentielles à la réalisation de leurs projets de vie, tout en bénéficiant d’un véritable suivi. NPNS propose à chacune des femmes un accompagnement et un soutien médical, administratif, professionnel, et de nombreux loisirs, vers les structures appropriées avec lesquelles l'association a fait de nombreux partenariats[23].

Les Rendez-vous de Ni Putes Ni Soumises[modifier | modifier le code]

Chaque 20 du mois, l'association organise un apéro-débat sur des thèmes faisant écho à l'actualité du moment. L'inscription est obligatoire et gratuite.

Le 1er mardi de chaque mois, à 20h, les militant-e-s et les sympathisant-e-s peuvent participer à une table ronde sur l'actualité du mois passé. Chacun est libre de s'exprimer et le débat est bienvenu. L'inscription est obligatoire et gratuite.

8 mars : journée internationale de lutte pour les droits des femmes[modifier | modifier le code]

Chaque année à cette date[22], l'association organise des événements autour du thème de la condition des femmes : expositions, tables rondes, rencontres d’associations partenaires françaises ou étrangères.

Campagne Ruban Blanc[modifier | modifier le code]

Cette campagne internationale est essentielle aux valeurs de l'association. Elle a lieu du 25 novembre au 6 décembre de chaque année avec le slogan "contre ceux qui portent les coups, portons le ruban". Elle organise des distributions de rubans blancs et des flyers sensibilisant à la prévention et aux numéros d'urgence, et les envoie également à un grand nombre d'entreprises. Elle propose à ces dernières un module de sensibilisation intitulé "Quand les violences conjugales s'invitent dans l'entreprise" sous forme d'intervention durant 2 heures[24].

En 2012, NPNS a réalisé un happening choc qui avait pour but de rappeler qu’en 2011, 122 femmes sont mortes sous les coups de leur compagnon[22].

Pour ses dix ans, l'association a mis en place « Unlock a woman ». Cette action permet de libérer des femmes victimes de violences grâce à un QR code placé sur des cadenas accrochés au célèbre pont des Arts à Paris, traditionnellement le pont des amoureux. En scannant le code avec leur smartphone, les passants accèdent à un site diffusant des témoignages de femmes battues. Pour les libérer symboliquement, il suffit de faire un don. Le passant reçoit alors la combinaison du cadenas[25].

Le slogan "contre ceux qui portent les coups, portons le ruban" est lancé en 2015.

Campagnes d'affichage[modifier | modifier le code]

Le mouvement Ni putes Ni Soumises lance ponctuellement des campagnes d'affichage nationales condamnant la violence conjugale (« Ce qui tue, c'est l'indifférence », « Je t'aime, je t'abime ») et l'égalité des sexes (« Quand une petite fille grandit, elle devient une femme, pas une pute »), en partenariat avec l'agence de publicité BETC[26].

Les militants[modifier | modifier le code]

Toutes les personnes défendant les valeurs de Ni Putes Ni Soumises sont les bienvenues. Des formations sont dispensées pour les interventions scolaires, l'accompagnement des victimes, la communication. Une attestation de formation et une carte d'habilitation sont remises. Ces formations sont accessibles à tous, quel que soit le niveau d'études.

Financement et nombre d'adhérents[modifier | modifier le code]

L'association Ni putes ni soumises ne communique plus son nombre d'adhérents depuis la dissolution de nombreux comités en 2007 mais la cour des comptes l'estime en 2006 à près de mille membres[27]. En 2017, le nombre d'adhérents internationaux est estimé à 4000.

L'association est expulsée de ses locaux parisiens pour impayés le 15 novembre 2016 après une procédure en référé initiée par leur bailleur Paris Habitat devant le tribunal d'instance[28].

En 2017, elle retrouve une sérénité budgétaire grâce à la rigueur de gestion mise en place suite aux baisses drastiques de subventions.

Impact politique[modifier | modifier le code]

Des représentantes de Ni putes ni soumises ont été reçues par le Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin après leur Marche. Leur message a été également incorporé aux célébrations officielles du à Paris, quand quatorze affiches géantes, chacune d'une femme habillée comme Marianne, le symbole de la République française, ont été accrochées sur les colonnes du Palais Bourbon, le siège de l'Assemblée nationale.

Les cinq propositions suivantes ont été acceptées par le gouvernement français :

  1. la publication d'un guide éducatif du respect à distribuer dans les projets et les écoles ;
  2. la fondation de maisons sûres loin des cités pour des jeunes filles et des femmes dans la détresse immédiate, où elles peuvent vivre en sécurité et retrouver leur anonymat ;
  3. la création de six emplacements pilotes où des femmes pourront être en mesure de faire entendre leur voix ;
  4. l'organisation de conférences de formation permettant aux femmes de développer leurs aptitudes particulières ;
  5. dispositions spéciales prises dans les commissariats de police pour les jeunes filles et les femmes ayant été victimes de violences.

En 2012, l'association publie les dix-sept revendications des femmes des quartiers dont quelques-unes ont été mises en place par le gouvernement Ayrault :

  • Création d’un guichet unique national pour lutter contre les violences faites aux femmes.
  • L’application réelle et sur tout le territoire français de l’ordonnance de protection de juillet 2010.
  • Création d’appartements-relais pour les femmes victimes de violences. Permettre aux associations des droits des femmes de siéger dans les commissions d’attribution de logements sociaux.
  • Mise en place d’une allocation par la CAF dès le dépôt de plainte pour les femmes victimes de violences.
  • Abrogation du certificat de coutume.
  • Étendre la loi cadre au niveau français et européen
  • Contraception gratuite et anonyme pour les mineurs dans tous les établissements scolaires français.
  • Interdire les fermetures de centres d’IVG et garantir un accès à toutes, en particulier en direction des filles de quartiers populaires
  • Donner les moyens aux associations et aux établissements scolaires d’appliquer les circulaires des 17 février 2003 et 30 novembre 2006 relatives à « l’éducation à la sexualité dans les écoles, collèges et lycées »
  • Imposer l’enseignement de la laïcité dans les écoles publiques et privées.
  • Formation du personnel des ambassades françaises sur le thème « des mariages forcés »
  • Instauration d’une « Semaine nationale de l’Éducation au Respect » en partenariat avec le Ministère de l’Éducation nationale.
  • Création d’un Ministère des droits de la Femme et de l’égalité.
  • Création des crèches avec amplitudes horaires adaptés.
  • Appliquer le principe de laïcité dans le sport.
  • Création d’un Observatoire national sur l’égalité homme/femme dans les quartiers populaires.
  • Abrogation de la loi du 26 Brumaire an IX de la République qui interdit le port du pantalon pour une femme.

Impact international[modifier | modifier le code]

Le mouvement Ni putes ni soumises compte aujourd'hui des comités dans le monde (Belgique[29], France, Suède, Suisse...). Le Guide du respect, diffusé en France à 200 000 exemplaires, et qui aborde les questions de traditions qui enferment, de sexualité et de violences, a été adapté pour la Belgique francophone[30].

Une antenne traduite littéralement « La Baghiya La Khaniaâ » n'a pu être ouverte au Maroc en raison de la réticence des autorités locales[31].

Critiques dont l'association fait l'objet[modifier | modifier le code]

Lors de l'Université d'automne du mouvement en 2007, plusieurs comités locaux annoncent leur départ du mouvement ou leur dissolution[32] dénonçant le manque d'indépendance politique de l'association et le manque de démocratie interne, à la suite notamment de l'entrée de Fadela Amara dans le gouvernement François Fillon[33]. Safia Lebdi, l'une des fondatrices du mouvement, quittera elle aussi l'association pour ces mêmes raisons.

En décembre 2009, Bouchera Azzouz démissionne de son poste de secrétaire général et quitte le mouvement, déclarant que « beaucoup parmi nous se plaignent du comportement de la présidente, qui outrepasse ses pouvoirs »[34].

À la suite d'une grève des salariés pour dénoncer la gestion et le comportement qu'ils jugent « tyrannique » de Sihem Habchi[35], celle-ci est contrainte à quitter ses fonctions le 19 novembre 2011[36], et l'association élit une nouvelle présidente en décembre 2011 en la personne d’Asma Guénifi. Par ailleurs, une nouvelle équipe vient renforcer l’association en 2012.

Le journaliste Alain Gresh estime que le montant des subventions touchées par Ni Putes Ni Soumises est disproportionné par rapport au faible nombre d'adhérents de l'association[37].

Michèle Vianès, marraine de Ni Putes Ni Soumises et fondatrice de l'un de ses comités locaux, contribue au site proche de l'extrême droite Riposte laïque[38]. Ni putes ni soumises affirme qu’elle considère la laïcité comme le ciment de la société, une condition essentielle au vivre ensemble et protectrice de la liberté de culte.

Télévision[modifier | modifier le code]

En 2008, le premier gala de Ni putes ni soumises, Rire au Féminin, est diffusé sur France 4, réunissant de nombreuses femmes comiques. L'émission a été regardée par 510 000 personnes soit 4 % de part de marché[39] lors de sa première diffusion.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cécile Amar, Fadela Amara : Le destin d'une femme, Hachette, (ISBN 978-2-0123-7622-9), chap. 6.
  2. « Samira Bellil ou la rescapée de l'enfer des viols collectifs. », sur L'Humanité, (consulté le 1er septembre 2017).
  3. « Il y a 10 ans, Sohane était brûlée vive à Vitry-sur-Seine », sur LExpress.fr, (consulté le 1er septembre 2017).
  4. « La longue marche des femmes des cités », sur Libération.fr, (consulté le 1er septembre 2017).
  5. a et b « Histoire du mouvement », sur Ni putes Ni soumises (consulté le 1er septembre 2017).
  6. « Chirac inaugurela "Maison de la mixité" », sur L'Obs, (consulté le 1er septembre 2017).
  7. « Fadela Amara, une insoumise au gouvernement », sur Europe 1, (consulté le 1er septembre 2017).
  8. lefigaro.fr, « Ni putes ni soumises: Habchi démissionne », sur Le Figaro, (consulté le 1er septembre 2017).
  9. « Asma Guenifi élue présidente de Ni Putes Ni Soumises », sur www.20minutes.fr, (consulté le 1er septembre 2017).
  10. « Communiqué du Mouvement Ni Putes Ni Soumises », sur Ni putes Ni soumises (consulté le 1er septembre 2017).
  11. « Cent migrants passent la nuit à Ni putes ni soumises puis s'en vont », sur Libération.fr, (consulté le 1er septembre 2017).
  12. a et b « La présidente : Stephanie RAMEAU », sur Ni putes Ni soumises (consulté le 1er septembre 2017).
  13. Yohan Blavignat et A. F. P. agence, « Ni Putes ni Soumises expulsé de ses locaux pour loyers impayés », sur Le Figaro, (ISSN 0182-5852, consulté le 1er septembre 2017).
  14. « Nouveaux locaux », sur Ni putes Ni soumises (consulté le 1er septembre 2017).
  15. « "Pour nous, militants associatifs, au second tour, c'est Macron" », sur L'Obs, (consulté le 1er septembre 2017).
  16. « Fadela Amara n'enchante pas les Ni putes ni soumises », sur www.20minutes.fr (consulté le 1er septembre 2017).
  17. « Plus du bénévolat de la Maison des associations : vingt ans, ça se », sur le site de la ville de Tourcoing, (consulté le 1er septembre 2017)
  18. a et b « Présentation », sur Ni putes Ni soumises (consulté le 1er septembre 2017)
  19. « Permanence d'accueil », sur Ni putes Ni soumises (consulté le 1er septembre 2017)
  20. a et b « Éducation au respect », sur Ni putes Ni soumises (consulté le 1er septembre 2017)
  21. « La Journée du Respect à Tourcoing », sur Ni putes Ni soumises (consulté le 1er septembre 2017)
  22. a, b et c « Autres actions », sur Ni putes Ni soumises (consulté le 1er septembre 2017)
  23. « Partenaires », sur Ni putes Ni soumises (consulté le 1er septembre 2017)
  24. « Le dossier de presse de la campagne 2011 » [PDF], sur stop-violences-femmes.gouv.fr,
  25. « Ni Putes Ni Soumises », sur Unlock a Woman (consulté le 1er septembre 2017)
  26. « Campagnes », sur Ni putes Ni soumises (consulté le 1er septembre 2017)
  27. page du site de NPNS sur le rapport de la Cour des Comptes
  28. « Ni Putes ni Soumises expulsé de ses locaux pour impayés », Le Figaro, 16 novembre 2016.
  29. Site du comité belge
  30. « RFI - Social - Le «guide du respect» pour faire la paix », sur www1.rfi.fr (consulté le 1er septembre 2017)
  31. Le Maroc hausse le ton contre des « atteintes » à la religion et à la morale - Wa Bayn, 24 mars 2009
  32. Sihem Habchi, ni exclue ni admise - Anne Chemin, Le Monde, 9 novembre 2007
  33. Ni putes ni soumises : y a-t-il une vie après Fadela Amara ? - Guillemette Faure, Rue89, 11 novembre 2007
  34. Guérilla à Ni Putes ni Soumises - Bondy Blog, 10 décembre 2009
  35. « Scandale à Ni Putes Ni Soumises ? », sur Le Nouvel Observateur, (consulté le 3 septembre 2017).
  36. « Ni putes ni soumises: Habchi démissionne », sur Le Figaro, (consulté le 3 septembre 2017)
  37. « Laïcité, il est temps de se ressaisir ! », sur Le Monde doplomatique - Nouvelles d'Orient, (consulté le 3 septembre 2017).
  38. « Quand la collaboratrice de Riposte Laïque et membre de Ni Putes Ni Soumises, Michèle Vianès, attaque Rebellyon », sur Rebellyon, (consulté le 3 septembre 2017).
  39. « Ni putes, ni soumises, ni impressionnées par Hugh Grant », sur Toutelatele.com, (consulté le 3 septembre 2017)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]