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Avenue Louise

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Avenue Louise
Image illustrative de l’article Avenue Louise
Avenue Louise en hiver.
Situation
Coordonnées 50° 49′ 37″ nord, 4° 21′ 52″ est
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région de Bruxelles-Capitale Région de Bruxelles-Capitale
Arrondissement Bruxelles-Capitale
Ville Bruxelles
Début Place Louise
Fin Square du Bois
Avenue de Diane
Avenue de Flore
Bois de la Cambre
Morphologie
Type Avenue
Longueur 2,7 km
Histoire
Création 1847
Monuments
Géolocalisation sur la carte : Bruxelles
(Voir situation sur carte : Bruxelles)
Avenue Louise

L'avenue Louise (en néerlandais : Louizalaan) est une avenue de l'extension sud de la ville de Bruxelles, d'Ixelles et de Saint-Gilles dans la région de Bruxelles-Capitale en Belgique.

Situation et accès

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Cette voie de la commune bruxelloise de l'extension sud de la ville de Bruxelles, d'Ixelles et de Saint-Gilles s'étend de la place Louise au bois de la Cambre constituant l'artère principale de l'extension sud de la ville de Bruxelles. C'est l'une des avenues les plus chères et les plus réputées de la capitale.

Ce site est desservi par la station de métro : Louise.

Rues avoisinantes

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Origine du nom

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Elle est nommée en l’honneur de la princesse Louise, fille ainée du roi des Belges, Léopold II, tout comme la place Stéphanie est nommée en l’honneur de sa sœur Stéphanie.

L'avenue est établie selon le plan d'alignement et de nivellement du premier quartier Louise et de ses environs dressé par l'architecte Charles Vander Straeten, inspecteur des bâtisses dans les faubourgs. En 1839, les promoteurs du projet, Jean-Baptiste Jourdan et Jean-Philippe De Joncker, obtiennent l'autorisation de construire un nouveau quartier au sud du Pentagone bruxellois. Ceux-ci soumettent à la ville de Bruxelles un plan pour une voie rectiligne d'aspect monumental, arborée de marronniers, reliant le centre-ville au bois de la Cambre et à la forêt de Soignes, lieu de promenade très fréquenté[1]. Cette large avenue devait prolonger le quartier autour de l'actuel « goulet d'étranglement de l'avenue Louise », rétrécissement de l'avenue construite en 1840 et formant son quartier commerçant[2].

Pour la création de l'avenue, une partie du territoire de la commune d'Ixelles est annexé à la ville de Bruxelles, tout comme le bois de la Cambre (Ixelles, Uccle et Watermael-Boitsfort) auquel elle mène. Ixelles est ainsi coupée en deux, les limites de Bruxelles suivant environ le cours de l'avenue Louise, mais comprenant souvent les immeubles des rues adjacentes, servant d'arrière-maisons aux luxueuses habitations de l'avenue. Tous les immeubles de l'avenue Louise sont donc situés dans le territoire de Bruxelles-ville, à l'exception des premiers bâtiments correspondant au Goulet Louise, où une partie des habitations et trottoirs sont situés sur le territoire de Saint-Gilles. Le territoire bruxellois correspond à cet endroit à peu près aux rails de tram centraux, formant au nord-est une toute petite exclave de la commune de Saint-Gilles[1],[3],[4].

Par arrêté royal du , l'avenue Louise, y compris la place Stéphanie, et le bois de la Cambre sont ajoutés au territoire de la ville de Bruxelles[2].

Sous l'occupation allemande, la Gestapo installa ses bureaux avenue Louise. Le nom de celle-ci fut désormais durablement associé aux tortures que subirent les résistants belges arrêtés, aux numéros 347, 453 et 510. Le pilote de combat Jean de Selys Longchamps mena le , sans l'autorisation de ses supérieurs, une attaque particulièrement audacieuse contre l'immeuble au no 453, en mitraillant sa façade de 12 étages aux commandes de son Hawker Typhoon[5],[6].

Pour les besoins supposés de l'exposition universelle de 1958, l'avenue est totalement réaménagée, en intégrant en son centre une autoroute urbaine passant en tunnel sous les carrefours et offrant un accès direct à la petite ceinture[7],[8]. Cette configuration existe encore aujourd'hui. Elle implique qu'aucune ligne de métro ne parcourt l'avenue, malgré sa grande densité bâtie et ses fonctions multiples de commerces/bureaux/logements[9], celui-ci étant en quelque sorte remplacé par les tunnels autoroutiers. Néanmoins, les lignes de tram 8 et 93 fonctionnent en site propre de la place Stéphanie jusqu'au dépôt de Woluwe[réf. nécessaire].

L'avenue Louise est également le lieu de naissance de l'écrivain Marguerite Yourcenar, née au numéro 193 le (bâtiment aujourd'hui disparu)[réf. nécessaire].

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

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Entrée du bois de la Cambre : ancien pavillon d'octroi de la Porte de Namur.
L'entrée du square du Bois et, à gauche, La Lutte équestre, œuvre de Jacques de Lalaing.
Blue Tower (architecte Henri Montois, 1976.

Monuments et sculptures

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Nègres marrons surpris par des chiens (1893) aussi connu comme Esclaves repris par les chiens, œuvre de Louis Samain[11].
Avenue Louise à Bruxelles,
Le Dompteur de chevaux, sculpture par Thomas Vinçotte, 1885.
Phénix 44 (Olivier Strebelle, 1994).

Ambassades[12]

Bibliographie

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  • Caroline Mierop, L'avenue Louise, vol. 19, Bruxelles, Centre d'information, de Documentation et d'Etude du Patrimoine, coll. « Bruxelles, ville d'Art et d'Histoire », (lire en ligne)
  • Isabelle Douillet et Cécile Schaack, L'avenue Louise et les rues adjacentes, Bruxelles, P. Crahay, coll. « Inventaire du Patrimoine architectural, Bruxelles-Extensions Sud », 2005-2006 (lire en ligne)
  • Xavier Duquenne, L'avenue Louise à Bruxelles, Bruxelles, , 261 p. (ISBN 978-2-87126-039-4).
  • La Chanson des rues d'Ixelles de Jean Francis. Louis Musin Éditeur – Bruxelles 1975 (page 118)

Notes et références

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  1. a et b « Avenue Louise – Inventaire du patrimoine architectural », sur monument.heritage.brussels (consulté le )
  2. a et b Duquenne 2007, p. 12-17.
  3. « Avenue Louise – Inventaire du patrimoine architectural », sur monument.heritage.brussels (consulté le )
  4. « Avenue Louise – Inventaire du patrimoine architectural », sur monument.heritage.brussels (consulté le )
  5. « Sièges de la Gestapo – Inventaire du patrimoine architectural », sur monument.heritage.brussels (consulté le )
  6. « Baron Jean de Selys Longchamps – Inventaire du patrimoine architectural », sur monument.heritage.brussels (consulté le )
  7. Mierop 1997, p. 30-32.
  8. Douillet et Schaack 2005-2006, p. 11-12.
  9. Douillet et Schaack 2005-2006, p. 34.
  10. Maison citée par Xavier Duquenne, L'avenue Louise à Bruxelles, Bruxelles, chez l'auteur, 2007, p. 243, note 439.
  11. La sculpture évoque un épisode du roman La Case de l'oncle Tom écrit en 1851 par Harriet Beecher Stowe.
  12. www.bruxelles.be, consulté le 31 juillet 2013

Articles connexes

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Liens externes

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