Rhode-Saint-Genèse

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Rhode-Saint-Genèse
Sint-Genesius-Rode
Rhode-Saint-Genèse
La villa Dierickx[1].
Blason de Rhode-Saint-Genèse Sint-Genesius-Rode
Héraldique
Drapeau de Rhode-Saint-Genèse Sint-Genesius-Rode
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région flamande Région flamande
Communauté Drapeau de la Flandre Communauté flamande
Province Drapeau du Brabant flamand Province du Brabant flamand
Arrondissement Hal-Vilvorde
Bourgmestre Pierre Rolin (désigné) (IC-GB) (2013-24)
Majorité Intérêts Communaux – Gemeentebelangen, Engagement 1640 (2019-24)
Sièges
IC-GB
Engagement 1640
25 (2019-24)
18
7
Section Code postal
Rhode-Saint-Genèse 1640
Code INS 23101
Zone téléphonique 02
Démographie
Gentilé Rhodien(ne)[2]
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
18 296 ()
48,42 %
51,58 %
803 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
23,61 %
59,92 %
16,47 %
Étrangers 16,11 % ()
Taux de chômage 5,50 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 17 761 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 44′ nord, 4° 21′ est
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
22,77 km2 (2005)
27,91 %
26,47 %
42,33 %
3,28 %
Localisation
Localisation de Rhode-Saint-GenèseSint-Genesius-Rode
Situation de la commune dans l’arrondissement de Hal-Vilvorde et la province du Brabant flamand.
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Sint-Genesius-Rode
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Sint-Genesius-Rode
Liens
Site officiel www.rhode-saint-genese.be

Rhode-Saint-Genèse (en néerlandais : Sint-Genesius-Rode) est une commune à facilités de Belgique, située en Région flamande dans la province du Brabant flamand. Rhode-Saint-Genèse fait partie de de l'arrondissement judiciaire de Bruxelles et de l'arrondissement administratif et électoral de Hal-Vilvorde. La commune, réputée pour ses quartiers résidentiels huppés en lisière de ville et ses espaces verts dont une partie de la forêt de Soignes, fait partie de ce qui est appelé la périphérie sud (Zuidrand) de Bruxelles[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Sint-Genesius-Rode wapen2.svg
Elles sont basées sur un sceau du collège échevinal d'Alsemberg et de Rhode de 1449 à 1459, représentant une tour hexagonale avec des tourelles latérales. Ceci est probablement une représentation de l'ancien clocher de l'église Notre-Dame d'Alsemberg.
Blasonnement : D'argent au château flanqué de 2 tours au naturel.
  • Délibération communale : 30 janvier 1849
Source du blasonnement : Heraldy of the World[4].



La commune possède des armoiries qui lui ont été octroyées le . Elles montrent un château dérivé du plus ancien sceau connu de la ville, connu depuis 1459. Le château est probablement la tour fortifiée de l'église d'Alsemberg.

En 1991, le Conseil héraldique flamand a proposé de remplacer l'arme par un clocher de l'église romane en sable, ouvert et en briques locales, placé sur un terrain en herbe, mais les autorités municipales n'ont pas réagi à cela (voir Armes de Rhode-Saint-Genèse (nl)).

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Elle comptait, au , 18 546 habitants (8 956 hommes et 9 590 femmes), soit une densité de 814,49 habitants/km²[5] pour une superficie de 22,77 km².

Graphe de l'évolution de la population de la commune.

  • Source : DGS - Remarque: 1806 jusqu'à 1970=recensement; depuis 1971=nombre d'habitants chaque 1er janvier[6]

Commune à facilités[modifier | modifier le code]

Située en périphérie sud de Bruxelles et juste au nord de la Région wallonne, la commune est à majorité francophone (environ 64 %)[7],[8], surtout en raison de l'installation de nombreux Bruxellois depuis de nombreuses décennies (phénomène dit de l'étalement urbain). Avant d'être rejointe par la ville, la localité n'était qu'un village comptant un nombre très réduit d'habitants par rapport au nombre actuel. Elle fait partie des communes à facilités de la « périphérie bruxelloise » au même titre que Kraainem, Drogenbos, Linkebeek, Wemmel et Wezembeek-Oppem.

Parmi les six communes flamandes à facilités linguistiques de la périphérie bruxelloise, elle est la seule qui soit à la fois limitrophe de la Région bruxelloise et de la Région wallonne : pour cette raison, certains Belges francophones souhaiteraient que la commune soit rattachée à Bruxelles-Capitale afin qu'il y ait une continuité territoriale entre la Région wallonne et la Région bruxelloise, toutes deux majoritairement francophones. Par le passé des demandes de rattachement à la zone bilingue composé des communes qui forment aujourd'hui la région de Bruxelles-Capitale avaient déjà été exprimées par le conseil communal en 1922, 1952 et 1956[9]. Quelques Bruxellois ont même proposé qu'une mince portion peu habitée du territoire de cette commune soit exploitée pour faire un lien territorial entre les deux régions, par exemple la partie à l'est, près de la commune de Hoeilaart.

Lors de la fixation des frontières linguistiques, après qu'il fut envisagé dans un premier temps d'intégrer Rhode-Saint-Genèse dans la région bilingue de Bruxelles, la commune devint en 1963 — pour refléter la situation linguistique de l'époque où environ 27 % des habitants étaient francophones en application du dernier recensement à volet linguistique ( 1947) — une « commune à facilités », c'est-à-dire une commune à statut linguistique spécial, qui à l'époque n'appartenait à aucune région linguistique[réf. nécessaire]. Elle fut, comme d'autres communes à statut linguistique spécial, rattachée par la suite (en 1970) à la région linguistique néerlandaise, puis à la Région flamande née plus tard lors de la réforme de l'État de 1980.

Outre de dépendre administrativement des institutions flamandes, être une commune à facilités, du moins dans le cas de Rhode-Saint-Genèse, signifie principalement trois choses. Premièrement, la langue de travail de l'administration est le néerlandais. Deuxièmement, tous les avis destinés à l'ensemble de la population (affiches, panneaux, inscriptions diverses) doivent être bilingues. Troisièmement, l'administration, tant locale que régionale, communautaire ou fédérale, utilise avec chaque citoyen la langue que celui-ci utilise lors de ses contacts avec l'administration pour autant que cette langue soit le français ou le néerlandais. Dans ce cadre, les documents tant en français qu'en néerlandais y ont donc valeur officielle (convocations, mises en demeure, avis-extraits de rôle...). Ces dispositions sont protégées par la Constitution et des lois votées à majorité spéciale (dont la modification nécessite, entre autres, l'accord des deux communautés).

Ces règles, appliquées pendant quarante ans, ne sont cependant plus respectées par les autorités flamandes. Des circulaires, adressées aux administrations, enjoignent même à celles-ci de se conformer à des usages contraires aux lois linguistiques. Une chambre flamande du conseil d'État a refusé d'annuler ces circulaires. La Commission permanente de contrôle linguistique et les tribunaux civils ont cependant donné tort à plusieurs reprises aux autorités flamandes. En 2006, les autorités locales ont décidé d'envoyer les convocations électorales pour les élections communales en deux vagues: la première fois, tout le monde les a reçues en néerlandais et la deuxième fois en français aux francophones sans qu'ils en fassent la demande expresse. Cela a permis à la bourgmestre francophone CDH (Myriam Delacroix-Rolin) d'être nommée, son cas étant considéré comme moins grave par les autorités flamandes que celui des bourgmestres de Linkebeek, Crainhem et Wezembeek-Oppem qui avaient directement envoyé les convocations électorales en français aux francophones. Ces trois bourgmestres virent, fin 2007, leur nomination refusée par le ministre Marino Keulen du gouvernement flamand. Les francophones sont majoritaires au conseil communal de Rhode-Saint-Genèse.[non neutre]

Langue[modifier | modifier le code]

La langue officielle est le néerlandais et des facilités linguistiques ont été accordées aux francophones dans les années 1960. L'enquête Kluft-Jaspers de 1969 révèle à cette époque une population composée à plus de 40 %[10] de francophones. Au début des années 2010, les francophones représentent presque les 2/3 de la population de la commune[7],[8].

Quelques chiffres[modifier | modifier le code]

Revenu Rhode-Saint-Genèse Moyenne belge
Revenu moyen net par habitant (en euros) 25.272 18.331

Rhode-Saint-Genèse est une commune avec une part importante de la population qualifiée d'aisée, à comprendre dans le sens de disposant de revenus supérieurs à la moyenne nationale. La commune est pas ailleurs reprise dans le classement des dix communes flamandes où le revenu est le plus élevé. Cela entraine des difficultés en matière d'accès au logement pour une partie significative de la population établie ou souhaitant y résider, le prix de vente et les loyers des habitations étant en moyenne plus élevés et augmentant plus rapidement que pour le reste de la province. Cette hausse des prix significative et structurelle présente depuis plusieurs années s'explique en partie par l'exode urbain des classes sociales supérieures de la région de Bruxelles-Capitale, désireuses de résider dans des communes vertes à proximité immédiate des facilités urbaines.

Prix moyen de vente (en euros) 2000 2005
Villa, bungalow, maison de campagne 364 007 673 362
Appartement, flat, studio 121 612 255 909

Source : SPF Économie, Direction générale Statistique et Information économique[11]

Histoire[modifier | modifier le code]

Jadis[Quand ?], la mairie de Rhode, comprenant 29 villages, faisait partie du Quartier de Bruxelles.

Vie politique[modifier | modifier le code]

Résultats des élections communales depuis 1976[modifier | modifier le code]

Partis 10-10-1976[12] 10-10-1982 9-10-1988 9-10-1994 8-10-2000 8-10-2006[13] 14-10-2012[14] 14-10-2018[15]
Votes / Sièges % 23 % 25 % 25 % 25 % 25 % 25 % 25 % 25
LB 9,4 1 - - - - - - - -
LBM - 46,19 0 45,77 12 - - - - - -
CVP 42,52 11 - - - - - - - -
NMR - - 3,11 0 - - - - - -
SP 6,99 1 - - - - - - - -
SAMEN (CD&V, Open VLD en sp.a) - - - - 38,95 9 34,25 8 - - -
A P R 76 41,1 10 - - - - - - - -
IC-GB (Intérêts Communaux – Gemeentebelangen) - 26,17 7 51,12 0 54,71 15 61,05 0 63,94 17 65,53 17 69,28 18
APR - 22,71 5 - - - - - - -
RAD-UDR - 4,93 0 - - - - - - -
CVR - - - 27,17 7 - - - - -
RODE - - - 14,68 3 - - - - -
UNP - - - 3,45 0 - - - - -
Rode&Rhode - - - - - 1,8 0 - - -
Engagement 1640 (anciennement "Respect") - - - - - - 34,47 8 30,72 7
Total des votes 9231 10508 10693 10479 10754 11044 10337 9693
Participation % 94,46 91,73 91,12 92,45 89,30 90,50
Votes blancs ou nuls % 2,47 2,4 3,42 4,48 4,26 3,54 4,01 8,10

Langue[modifier | modifier le code]

La langue officielle est le néerlandais et des facilités linguistiques ont été accordées aux francophones dans les années 1960. L'enquête Kluft-Jaspers de 1969 révèle à cette époque une population composée à plus de 40 %[10] de francophones. Au début des années 2010, les francophones représentent presque les 2/3 de la population de la commune[7],[8].

Habitants célèbres[modifier | modifier le code]

Sites et monuments[modifier | modifier le code]

Protégés (et date d'inscription)[modifier | modifier le code]

  • Étangs de Sept Fontaines et environs, site rural,
  • Forêt de Soignes et bois des Capucins, site rural,
  • Boesdaalhoeve et four, monument,
  • Ferme Hof ten Berg et environs, site rural et monument,
  • Orgue de l’église Saint-Genèse, monument,
  • Ferme Sainte-Anne et Hof te Landsrode et leurs environs, site rural et 2 monuments,
  • Hof te Kreftenbroek et environs, site rural et monument,
  • Hof te Rode et environs, site rural et monument,
  • Ferme Blaret et environs, site rural et monument,
  • Hof ten Hout et environs, site rural et monument,
  • Ancienne ferme abbatiale de Sept Fontaines et moulin à eau, deux monuments,
  • Château de Revelingen, ferme du château, ferme Sainte-Gertrude et environs, site rural et deux monuments,
  • Villa Leborgne avec maison de chauffeur et jardin environnant, site rural et monument,
  • Quartier résidentiel Pompe-Rubbers site rural,
  • Maison Albert Bontridder et jardin, monument,
  • Gare ferroviaire, parvis, quai, guérite à signaux, monument,
  • Pavillon Robert Mestdagh, monument,
  • Maison Robert Wéry, monument,
  • Villa Muller (1938), monument, (de l'architecte Marcel Spittael, 17 avenue des Hêtres)

Non protégés[modifier | modifier le code]

  • Hôtel particulier Féron (1905), de l'architecte Victor Horta, avenue Bon Air.

Lieux emblématiques[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture et élevage[modifier | modifier le code]

  • Ferme Sainte-Gertrude (betteraves, pommes de terre, blé, lin, maïs, colza, vaches laitières et à viande...) ;
  • Ferme de Revelingen (betteraves, pommes de terre, blé, lin, maïs, vaches à viande...) ;
  • Ferme Sainte-Anne (betteraves, pommes de terre, blé, maïs, vaches laitières et à viande...).

Folklore[modifier | modifier le code]

Les géants Tist et Triene, baptisés le , sortent à l'occasion des festivités publiques. Leurs enfants se dénomment Wanjke et Jefke. Un plateau servant au transport de tartes aux fruits est posé sur la tête de Triene. La structure, les vêtements et têtes des géants ont été rénovés en 2016.

Divers[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Villa Dirickz a été luxueusement restaurée, Guy Duplat, 22 décembre 2009, sur le site lalibre.be
  2. Jean Germain, Guide des gentilés : les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française, (lire en ligne), p. 95.
  3. « Communauté urbaine, le site qui vous facilite la vie », sur communauteurbaine.be (consulté le 2 février 2017)
  4. https://www.heraldry-wiki.com/heraldrywiki/index.php?title=Sint-Genesius-Rode
  5. http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/fr/pop/statistiques/stat-1-1_f.pdf
  6. http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/fr/pop/statistiques/population-bevolking-20190101.pdf
  7. a b et c (fr) « De plus en plus de francophones en périphérie », sur rtl info.be
  8. a b et c (fr) « La périphérie bruxelloise et les six communes à facilités », sur axl
  9. Union des Francophones Francophones de la périphérie bruxelloise : nos solutions, Éditions Luc Pire, Bruxelles, p. 71.
  10. a et b CRISP, « L'évolution linguistique et politique du Brabant (I) », sur CAIRN info, (consulté le 6 décembre 2015)
  11. SPF Économie - Stabel
  12. 1976-2000:Verkiezingsdatabase Binnenlandse Zaken
  13. Gegevens 2006: http://www.vlaanderenkiest.be/verkiezingen2006
  14. Gegevens 2012: www.vlaanderenkiest.be/verkiezingen2012
  15. « Rhode-Saint-Genèse: les résultats des élections communales 2018 », Le Soir,‎ (lire en ligne, consulté le 16 octobre 2018)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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