Molenbeek-Saint-Jean

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Molenbeek-Saint-Jean
(nl) Sint-Jans-Molenbeek
Molenbeek-Saint-Jean
Moulins à vent multicolores le long du quai des Charbonnages.
Blason de Molenbeek-Saint-Jean
Héraldique
Drapeau de Molenbeek-Saint-Jean
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région de Bruxelles-Capitale Région de Bruxelles-Capitale
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Drapeau de la Flandre Communauté flamande
Arrondissement Bruxelles-Capitale
Bourgmestre Catherine Moureaux (PS)
Majorité PS + MR
Sièges
PS
MR
cdH/CD&V
Ecolo
PTB+/PVDA+
DéFI
NVA
45
17
13
3
3
7
1
1
Section Code postal
Molenbeek-Saint-Jean 1080
Code INS 21012
Zone téléphonique 02
Démographie
Gentilé Molenbeekois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
97 697 ()
49,8 %
50,2 %
16 267,61 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
27,40 %
59,32 %
13,28 %
Étrangers 24,97 % ()
Taux de chômage 31,51 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 8 836 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 51′ nord, 4° 19′ est
Superficie
– Terr. non-bâtis
– Terrains bâtis
– Divers
6,02 km2 (2021)
11,95 %
33,72 %
54,33 %
Localisation
Localisation de Molenbeek-Saint-Jean
Situation de la commune au sein de la Région de Bruxelles-Capitale.
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Molenbeek-Saint-Jean
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Molenbeek-Saint-Jean
Liens
Site officiel www.molenbeek.be

Molenbeek-Saint-Jean (prononcé [moː.lən.ˌbeːk sɛ̃ ˈʒɑ̃] ; en néerlandais Sint-Jans-Molenbeek ; en bruxellois Meulebeik), couramment appelée « Molenbeek », est une des dix-neuf communes bilingues de la Région de Bruxelles-Capitale en Belgique. Ses habitants sont appelés les Molenbeekois.

Situé à l'ouest de la région, la commune est bordée par la Ville de Bruxelles, dont elle est séparée par le canal Charleroi-Bruxelles, ainsi que par les communes d'Anderlecht, Berchem-Sainte-Agathe, Dilbeek, Jette et Koekelberg. Le ruisseau Molenbeek, d'où elle tire son nom, traverse la commune. Comme dans toutes les communes bruxelloises, l'Administration est officiellement bilingue (français-néerlandais).

Depuis ses origines au Moyen Âge jusqu'au xviiie siècle, Molenbeek était un village rural à la périphérie de Bruxelles, mais au tournant du xixe siècle, il connut une croissance importante provoquée par la croissance du commerce et de l'industrie pendant la Révolution industrielle. Sa prospérité déclina après la Seconde Guerre mondiale, en raison de la désindustrialisation, entraînant d'importants plans d'investissements et de régénération. De nos jours, c'est une commune principalement résidentielle composée de plusieurs quartiers historiquement et architecturalement distincts.

Molenbeek a acquis une notoriété médiatique mondiale au xxie siècle en tant que base de terroristes islamistes qui ont mené des attentats à Paris (2015) et à Bruxelles (2016).

Au , la commune comptait 97 979 habitants[1]. La superficie totale est de 5,89 km2, ce qui donne une densité de population de 16 314 hab./km2, soit le double de la moyenne bruxelloise[1]. Sa partie supérieure est plus verte et moins densément peuplée.

Géographie

Cartographie (cliquer pour afficher)

Cartographies interactive et OpenStreetMap
Maki2-town-12.svg Localisation interactive
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
Communes limitrophes de Molenbeek-Saint-Jean
Berchem-Sainte-Agathe Koekelberg Jette
Dilbeek (Flandre) Molenbeek-Saint-Jean Ville de Bruxelles
Anderlecht

Étymologie

Le village de Molenbeek (orthographié « Meulebeeck ») sur la carte de Ferraris, xviiie siècle.

Le nom Molenbeek dérive de deux mots néerlandais : molen, signifiant « moulin », et beek, signifiant « ruisseau ». Il provient du nom du ruisseau homonyme aujourd'hui voûté, sur lequel se trouvaient des moulins à eau, et pourrait être littéralement traduit en français en « ruisseau du moulin » ou « ruisseau des moulins »[2],[3]. C'est un nom très courant pour les ruisseaux aux Pays-Bas et en Belgique, comme le Molenbeek (Erpe-Mere Bovenschelde), ainsi que le Molenbeek-Ter Erpenbeek, tous deux dans le Denderstreek, en Flandre.

Bien qu'appliqué d'abord au ruisseau qui traversait le village, le nom Molenbeek (orthographié à l'origine Molembecca) finit par être utilisé pour désigner le village lui-même, vers l'an 985. Le suffixe Saint-Jean en français ou Sint-Jans en néerlandai fait référence au saint patron de la paroisse; Saint Jean-Baptiste, bien qu'il soit rarement utilisé dans le langage courant, les habitants d'aujourd'hui, qu'ils soient francophones ou néerlandophones, raccourcissent généralement le nom en simplement Molenbeek.

Histoire

Débuts ruraux

Dès le ixe siècle, Molenbeek abrite une église dédiée à Saint Jean-Baptiste. Les limites paroissiales de l'église Saint-Jean sont beaucoup plus étendues qu'aujourd'hui, s'étendant jusqu'à la Senne, et à partir de la fin du xiie siècle, comprennent une chapelle dédiée à Sainte Catherine. Cette chapelle est séparée du reste de la paroisse à la suite de la construction des murs de la Ville de Bruxelles et devient progressivement l'actuelle église Sainte-Catherine dans le centre de Bruxelles. La première mention documentée de Molenbeek date du 9 avril 1174 dans une bulle pontificale du pape Alexandre III répertoriant les biens du chapitre de la collégiale Saints-Michel-et-Gudule (aujourd'hui cathédrale) à Bruxelles, qui comprenait l'église Saint-Jean, ainsi que d'autres biens. Le béguinage de Bruxelles, fondé avant 1247 hors des murs de la ville, dépend à cette époque également de Molenbeek.

Les danseurs de la Saint-Jean (1592) de Pieter Brueghel le Jeune.

Au début du Moyen Âge, le village rural fournit Bruxelles en produits agricoles. Il est pendant des siècles un lieu de pèlerinage dû à la présence d'une source de sainte Gertrude de Nivelles, la mythique fondatrice de l'abbaye de Nivelles, considérée comme miraculeuse[4]. Selon la légende, elle a visité Molenbeek, offrant le terrain sur lequel la première église du village a été construite, et aurait fait jaillir cette source sacrée en enfonçant sa crosse d'abbesse dans le sol près de l'église. Plus tard, la tradition d'un pèlerinage pour les patients souffrant d'épilepsie se développe autour de l'église Saint-Jean. Le jour de la Saint-Jean (24 juin), une procession dansante a lieu, au cours de laquelle les épileptiques peuvent être libérés de leur maladie pendant un an s'ils franchissent un pont enjambant le ruisseau Molenbeek en direction de l'église sans que leurs pieds ne touchent le sol. Un tableau de Pieter Brueghel le Jeune, datant de 1592, illustre cette procession.

Molenbeek est annexée par Bruxelles au xiiie siècle. Par conséquent, le village agricole perd une grande partie de ses terres au profit de son plus puissant voisin. En outre, son église principale est démantelée en 1578 pendant une période de domination calviniste à Bruxelles, entraînant un nouveau déclin, bien qu'elle soit ensuite reconstruite au même endroit. Son caractère demeure essentiellement rural jusqu'au xviiie siècle.

Industrialisation

À la fin du xviiie siècle, la Révolution industrielle apporte la prospérité à Molenbeek à travers le commerce et l'industrie. En 1785, la commune retrouve son statut de commune indépendante. A cette époque, Molenbeek connaît une première vague d'urbanisation avec l'apparition de rues dans les quartiers à l'ouest immédiat de la Ville de Bruxelles, telles que la rue de la Borne, la rue de la Colonne, la rue Fin, et l’actuelle rue Brunfaut.

Vue de Bruxelles depuis Molenbeek le long du canal Charleroi-Bruxelles, v. 1855.

Durant le premier quart du xixe siècle, plusieurs centaines d'ouvriers sont employés dans les industries chimiques et textiles de Molenbeek[5]. Au total, il existe cinquante entreprises à Molenbeek en 1829. L’ouverture du premier canal entre Bruxelles et Charleroi en 1832 fait largement augmenter le trafic de charbon à Molenbeek, et donc la mécanisation de l'industrie, ce qui entraîne le développement de fonderies, d'entreprises d'ingénierie et de métallurgie dans la commune[6].

De voddenrapers [Les ramasseurs d'ordures], Eugène Laermans (1914), avec Molenbeek comme décor.

La croissance démographique se poursuit tout au long du xixe siècle. Attirés par les opportunités industrielles, de nombreux travailleurs s'y installent, d'abord provenant des autres provinces belges (principalement des ruraux originaires de Flandre[4]) et de France, puis d'Europe du Sud, et plus récemment des pays d'Europe de l'Est et d'Afrique. Elle acquiert alors le surnom de « Petit Manchester » ou « Manchester belge »[7] en référence à la ville du nord de l'Angleterre qui a mené l'histoire de l'industrialisation. En 1835, Molenbeek est le point de départ du premier train pour passagers sur le continent européen[7]. A la fin du xixe siècle, Bruxelles réintègre le territoire du canal au sein de son nouveau port, qui est ainsi perdu au profit de Molenbeek.

XXe et XXIe siècles

Jusqu'au début du xxe siècle, Molenbeek est une banlieue en plein essor qui attire une importante population ouvrière. De remarquables nouveaux aménagements urbains et cités-jardins tels que la Cité Diongre sont construits à cette époque pour accueillir l'afflux de nouveaux arrivants. L'église Saint-Jean-Baptiste est également reconstruite entre 1930 et 1932 dans le style Art déco pour accueillir cette population croissante. Le déclin industriel, cependant, qui débute déjà avant la Première Guerre mondiale, s'accélère après la Grande Dépression et la Seconde Guerre mondiale.

Tour L'Écluse sur le Boulevard Louis Mettewie.

À la suite du déclin industriel d'après-guerre, commence alors le dépeuplement des quartiers limitrophes de la Ville de Bruxelles. Une grande partie de la population ouvrière belge d'origine, lorsque ses moyens financiers le lui permettent, quitte le bas-Molenbeek pour la seconde couronne bruxelloise en plein développement. Dans cette partie basse de la ville, de nouvelles populations immigrées s'installent, créant le tissu urbain actuel formé de quartiers industrieux aux échoppes colorées, souvent animées par une population essentiellement allochtone[4]. Le dépeuplement n'est compensé qu'à partir des années 1960 par la construction de nouvelles zones résidentielles dans l'ouest rural de la commune. En 1990, cette expansion est arrêtée, laissant quelques bois et prairies à Molenbeek tels que le site semi-naturel du Scheutbos. Dans cette partie haute, la commune offre de ce fait un paysage urbanistique plus résidentiel et bordé d'espaces verts.

Projet Bonne-Mariemont sur le Quai de Mariemont.

Là où Molenbeek était autrefois un centre d'activité industrielle intense, concentrée autour du canal et du chemin de fer, la plupart de ces industries ont disparu pour faire place à un renouvellement urbain à grande échelle basé sur la Charte moderniste d'Athènes, tels que la Tour L'Écluse le long du Boulevard Louis Mettewie dans la partie haute de la commune et la Tour Brunfaut près du canal[8]. De plus, les travaux de dégagement pour l'extension du métro dans les années 1970 et 1980 ont entraîné de nouvelles destructions. Malgré cela, Molenbeek a conservé son caractère jusqu'à ce jour. Ce passé industriel est encore commémoré au Musée bruxellois de l'industrie et du travail La Fonderie, construit sur le site de l'ancienne fonderie de la Compagnie des Bronzes de Bruxelles.

Terrorisme

Molenbeek connait une notoriété médiatique mondiale depuis les attentats de Paris du 13 novembre 2015 suivis de ceux du 22 mars 2016 à Bruxelles, comme un vivier du terrorisme islamiste en Europe et un foyer de l'islamisme radical en Belgique. Les médias décrivent Molenbeek comme « un repaire de djihadistes »[9]. C'est notamment de ce faubourg de Bruxelles que sont originaires Abdelhamid Abaaoud, Chakib Akrouh, Mohamed Abrini, Salah Abdeslam et son frère Brahim Abdeslam.

Héraldique

Blason Molenbeek Saint Jean.svg
La commune possède des armoiries qui lui ont été octroyées en 1818 et confirmées le 16 mai 1839. Elles montrent Saint Jean, le saint-patron local. Comme aucune couleur originelle n'était connue, on lui a attribué les couleurs hollandaises. Elles ont été continuées après l'indépendance de la Belgique en 1830.
Blasonnement : D'azur à un Saint Jean d'or.
  • Délibération communale : 26 mars 1838
  • Arrêté de l'exécutif de la communauté : 16 mai 1839
  • Moniteur belge : N° 378 de 1839
Source du blasonnement : Heraldy of the World[10].



Commune multiculturelle

La Maison du Saree, une boutique située sur la Chaussée de Gand spécialisée dans la vente de tissus et vêtements pour événements traditionnels marocains.

Dès les années 1800, Molenbeek voit l'installation de Belges flamands et francophones. Elle accueille aussi des personnes considérées comme des « agitateurs politiques » français, qui viennent s'y établir.

Durant les siècles suivants viennent s'installer des communautés d'Italiens, d'Espagnols, de Portugais, suivies plus tard par des Arméniens, Marocains[11], Turcs, Pakistanais, Africains et des populations des pays de l'Europe de l'Est (Pologne, Roumanie, Serbie, Ukraine[12],[13]).

Dans les années 1950 et 1960, une importante communauté marocaine, principalement venue du Rif, s'installe dans la commune[14],[15]. Dans les années 2010, Molenbeek devient une commune à forte population marocaine musulmane[16]. Aujourd'hui, plus de la moitié des Molenbeekois sont d'origine marocaine[17],[18],[19]. En 2013, la communauté musulmane représentait 40 % de la population de la commune bruxelloise[20]. Plus de la moitié de cette communauté molenbeekoise est originaire du Maroc, principalement du nord (Tanger, Tétouan et le Rif)[21].

Dans le contexte dramatique de la guerre en Ukraine, la commune s'inscrit dans la démarche des autorités fédérales pour apporter le soutien nécessaire aux personnes arrivant en Belgique en provenance d'Ukraine[22].

Géographie physique et humaine

Réseau fluvial

Carte de 1550. On voit dans le haut de l'image une partie du cours du Molenbeek, qui serpente d'ouest en est entre les Étangs Noirs et une espèce d'étang situé à l'intérieur des remparts de Bruxelles, d'où il repart ensuite vers le nord.

Molenbeek est sur le parcours du deuxième plus grand axe du réseau belge des voies navigables, c'est-à-dire l'axe Anvers-Bruxelles-Charleroi par l'Escaut maritime, le canal maritime et le canal Charleroi-Bruxelles.

Quartiers et nombre d'habitants (2001)

Le territoire de Molenbeek est très hétérogène et se caractérise par un mélange de quartiers plus vastes comprenant de plus petits quartiers résidentiels et (anciennement) industriels. Le quartier le long du canal connaît actuellement un vaste programme de revitalisation, dans le cadre du Plan Canal de la Région de Bruxelles-Capitale[23].

  • Centre : 19 586 habitants
  • Machtens : 13 245 habitants
  • Maritime : 12 842 habitants
  • Scheutbos-Cimetière : 11 059 habitants
  • Karreveld : 8 328 habitants
  • Birmingham : 7 314 habitants

Contexte social et économique

Certains quartiers historiques connurent une transition difficile pour passer de la société industrielle à la société tertiaire. Le déclin des industries a laissé de nombreuses balafres dans le paysage urbain et de cruelles blessures dans le tissu social. Molenbeek est devenu un « ghetto de misère, à six kilomètres à peine du rond-point Schuman et du QG monumental de l'Union européenne »[24]. Des programmes spécifiques de revitalisation de quartiers sont réalisés et d'autres sont en cours[25],[26],[27].

Certains quartiers comme celui de la gare de l'Ouest sont dangereux de par la criminalité[28],[29],. Cependant, les bourgmestres successifs de la commune refusent cette image négative de commune particulièrement touchée par la criminalité. Ainsi, Philippe Moureaux affirme en 2011, qu'« il n'y a pas de problème de vivre ensemble »[30]. Il en veut pour preuve une criminalité en baisse en 2009[31]. Françoise Schepmans, elle, refuse le terme de « zones de non-droit » et affirme que « la sécurité est assurée partout » dans la commune[32].

Pour le sénateur Alain Destexhe en revanche, le quartier de Molenbeek est l'une des zones de non-droit au sein de la capitale belge. Il évoque en particulier les agressions des équipes de télévision de France 3 et de la chaîne belge RTL-TVI, la difficulté qu'y rencontrent la police, les agents des compagnies de gaz ou d'électricité pour faire leur travail et les attaques régulières contre les contrôleurs de la STIB. Il dénonce aussi le fait que « la liberté élémentaire d'aller et venir portant une tenue de son choix n'existe plus »[33].

Contexte politique

Terrorisme islamiste

Molenbeek connaît une forte radicalisation, et est la critique de nombreux détracteurs. Commune à forte population musulmane[16][Quoi ?], Molenbeek a connu une notoriété médiatique depuis les attentats de Paris de . Molenbeek est perçue comme un vivier du terrorisme islamiste[34],[35],« un foyer de l'islamisme radical en Belgique »[36],[37]ou encore « L'étiquette de capitale du terrorisme colle à la peau de Molenbeek »[38]. En 2005, dix ans avant les attentats, la journaliste Hind Fraihi (nl) a publié une enquête affirmant l'existence d'un foyer islamiste et d'un réseau de recrutement de djihadistes à Molenbeek, une enquête suscitant le scepticisme du bourgmestre de l'époque, Philippe Moureaux[39]. Le leader de l'extrême-droite néerlandaise Geert Wilders a notamment déclaré en au sujet de Molenbeek : « c'est la bande de Gaza de l'Europe occidentale »[40]. Début 2013, la commune comptait une quinzaine de personnes parties combattre en Syrie[41].

Terroristes issus de la commune

Les attentats qui ont touché la France et la Belgique durant les années 2000 et 2010 ont eu un ou plusieurs perpétrateurs molenbeekois ou ayant séjourné à Molenbeek[42] :

Vie politique

Élections communales de 2018

Molenbeek2018.svg
Parti Voix % +/- Sièges +/- Collège
PS - sp.a 12 122 31,34 en augmentation 2,16
17  /  45
en augmentation 1 Oui
MR-VLD (Liste du bourgmestre) 9 268 23,96 en diminution 3,37
13  /  45
en diminution 2 Oui
PTB-PVDA 5 262 13,61 en augmentation 9,09
7  /  45
en augmentation 6 Non
cdH-CD&V 3 246 8,39 en diminution 3,22
3  /  45
en diminution 3 Non
Ecolo (Ecolo Samen) 3 163 8,18 en diminution 0,88
3  /  45
en diminution 1 Non
DéFI 1 842 4,76 en augmentation 0,29
1  /  45
en stagnation 0 Non
N-VA 1 307 3,38 en diminution 0,62
1  /  45
en stagnation 0 Non
Total 70 467 100 49 en stagnation 0 30

Résultats des élections communales depuis 1976

Partis 1976[57] 1982 1988 1994 2000 2006[58] 2012[59] 2018[60]
Votes / Sièges % 39 % 41 % 41 % 39 % 41 % 41 % 45 % 45
Extrême Gauche PTB-PVDA 0,75 0 0,3 0 0,4 0 0,7 0 2,172 0 2,84 0 4,52 1 13,61 7
Ecologistes Ecolo - 6,33 2 5,9 2 8,0 3 13,25 5 8,34 3 9,062 4 8,183 3
Groen - - - - - - - 2,43 0
Socialistes PS-Sp.a - - 28,00 14 32,7 16 38,22 18 39,52 19 29,18 16 31,342 17
PS 47,84 22 22,8 12 - - - - - -
SP - 3,45 1 - - - - - -
Chrétiens-Démocrates cdH-CD&V 4,94 1 3,04 0 3,04 0 5,2 1 - - style="background: #ddffdd; text-align:center" |6 8,39 3
CVP-SCM/CVP-PVV2 5,33 1 6,232 2 - - - - - -
Fédéralistes Francophones Défi - - 12,8 5 10,1 4 - - 4,47 1 4,76 1
Libéraux MR 8,13 3 12,02 5 15,9 7 16,8 7 29,08 14 0 32,221 16 27,331 15 23,962 13
Nationalistes Flamands Volksunie - 2,69 0 - 1,36 0 2,092 0 - - -
N-VA - - - - - - 4,00 1 3,38 1
Extrême Droite Flamande Vlaams Belang - 2,05 0 3,3 0 5,2 1 7,66 2 6,532 2 2,282 0 -
Extrême Droite Francophone FN - - 4,0 1 16,6 7 6,11 2 4,05 1 - -
Islamisme ISLAM - - - - - - 4,12 1 1,80 0
SDM - - 5,3 1
UDRT-RAD - 4,24 1
VEM 7,37 2
Autres(*) 2,95 3,31 2,1 3,34 1,4 6,51 3,34 2,15
Total des votes 38213 32384 28849 27036 30271 37423 39353 41255
Participation % 94,78 93,28 92,8 94,9 81,61 86,46 81,39 82,86
Votes blancs ou nuls % 5,21 6,72 7,2 5,1 6,77 7,61 8,85 6,26

(*)1976: UPM-PEM 1982: FNK,UPM-PEM 1988:PFN, EVA 1994: CVP,MERCI 2000: DB,FNB 2006: Force Citoyenne, spirit&indép,PJM 2012: PP, Egalité 2018 : Cit EUR M3E, Molenbeek act

Les bourgmestres successifs

Politique communale

Maison communale de Molenbeek-Saint-Jean.

De 2012 à 2018, la Bourgmestre est Françoise Schepmans (MR). La majorité est une nouvelle coalition composée du MR, des CDH-CD&V (auquel est affilié Ahmed El Khannouss, le premier échevin) et d'Ecolo-Groen. Malgré son score plus élevé lors des élections de 2012 (seize sièges, contre quinze pour le MR), le PS rejoint l'opposition et perd le mayorat après vingt ans de pouvoir, aux côtés du PTB+, du FDF, du parti ISLAM, et de la N-VA.

Lors des élections communales en 2018, Catherine Moureaux (PS), fille de l'ancien bourgmestre Philippe Moureaux, reprend le maïorat dans la commune de Molenbeek mais signe un pacte de majorité avec la bourgmestre sortante, Françoise Schepmans (MR). Le CDH-CD&V et ecolo-groen sont renvoyés dans l'opposition.

Démographie

Population belge d'origine étrangère

Pays de naissance Population[61]
Drapeau du Maroc Maroc 25 839
Drapeau de la Roumanie Roumanie 2 093
Drapeau de la Pologne Pologne 1 930
Drapeau de l'Espagne Espagne 942
Drapeau de la France France 891
Source : IBSA Brussels, chiffres au .

Densité

Elle comptait, au , 98 529 habitants (49 225 hommes et 49 304 femmes), soit une densité de 16 728,18 hab./km2[62] pour une superficie de 5,89 km2.

Croissance de la population

Année 1806 1816 1830 1846 1856 1866 1876 1880 1890 1900 1910 1920 1930 1947 1961 1970 1980 1990 2000 2010 2015 2018 2019 2020
Habitants 1 632 1 845 4 142 12 065 15 994 24 333 37 292 41 737 48 723 58 445 72 783 71 225 64 775 63 922 63 528 68 411 70 958 68 904 71 219 88 181 94 801 97 005 96 501 97 365
Index 100 113 254 739 980 1491 2285 2557 2985 3581 4460 4 364 3 969 3 917 3 893 4 192 4 348 4 222 4 364 5 403 5 809 5 944 5 913 5 966
chiffres INS – 1806 = Index 100

Graphe de l'évolution de la population de la commune.

  • Source:INS - De:1846 à 1970=recensement de la population au ; depuis 1981= population au 1er janvier
  • Source : DGS - Remarque: 1806 jusqu'à 1970=recensement; depuis 1971=nombre d'habitants chaque 1er janvier[63]

Population étrangère

Nationalité Population[64]
Drapeau du Maroc Maroc 6 330
Drapeau de la Roumanie Roumanie 3 974
Drapeau de l'Espagne Espagne 2 261
Drapeau de la France France 2 017
Drapeau de l'Italie Italie 1 785
Drapeau de la Syrie Syrie 1 300
Drapeau de la Pologne Pologne 1 175
Drapeau de la république démocratique du Congo République démocratique du Congo 834
Drapeau du Portugal Portugal 684
Drapeau de la Guinée Guinée 635
Source : IBSA Brussels, chiffres au 1er janvier 2018.

Lieux culturels et religieux

Molenbeek possède un riche patrimoine culturel et architectural[65]. C'est par exemple à la chaussée de Gand que prend naissance le cinéma belge. Plusieurs films dont La Fille de Delft mais aussi le prémonitoire Maudite soit la guerre ont été tournés dans l'environnement des studios du château du Karreveld[66].

  • La Raffinerie : ancienne raffinerie sucrière (Graeffe) réinvestie en lieu culturel à la fin des années 1970 par Frédéric Flamand, qui l'a baptisée « Plan K ». Le bâtiment appartient à la Communauté française de Belgique qui l'a entièrement rénové. « La Raffinerie » est confiée à la gestion de Charleroi/Danses et est aujourd'hui consacrée essentiellement à la danse contemporaine.
  • L'église Saint-Jean-Baptiste est un vaste édifice religieux catholique (et paroisse) de style Art déco, construit en 1932, en lieu et place d'une église plus ancienne devenue vétuste.
  • Musée bruxellois de l'industrie et du travail La Fonderie[67].
  • Le Château du Karreveld. Ce bâtiment historique de la commune, plongé dans un magnifique parc, est un lieu culturel depuis de très nombreuses années. Au début du XXe siècle, il a accueilli la naissance officielle du "Cinéma belge"[66]. À la demande de Charles Pathé (Pathé Cinéma), le Belge Alfred Machin y crée le premier studio de cinéma du pays, doublé d'un atelier pour la construction des décors et d'un mini jardin zoologique où l'on trouve des ours, des panthères, des chameaux et d'autres animaux exotiques… servant de « figurants » dans les films. (Les deux premiers longs métrages belges conservés à la cinémathèque y ont été tournés : La Fille de Delft et le tristement prémonitoire Maudite soit la guerre.) Depuis 1993, chaque été, le château du Karreveld, se transforme en salle de spectacle et accueille des spectacles de théâtre. Depuis 1999, cette manifestation est devenue le Festival Bruxellons!, qui propose, chaque été, une trentaine de spectacles pour un total d'environ 100 représentations. La programmation est centrée sur les artistes de notre pays et sur une dynamique de théâtre populaire voulant faire partager le meilleur du théâtre avec le plus grand nombre.
  • La Maison des Cultures et de la Cohésion sociale : centre culturel inauguré en juin 2006, situé dans la structure du spacieux bâtiment de l'académie de dessin, au cœur du quartier Rive Gauche. Ce centre, initié par Philippe Moureaux dans le cadre du Programme européen Objectif II, organise des activités interculturelles pour favoriser la rencontre des habitants du quartier par le biais d'activités valorisant les richesses culturelles (fêtes communautaires, ateliers créatifs, rencontres intergénérationnelles, ciné club…). Ce centre a aussi pour but de jouer un rôle de cohésion sociale. Le centre intègre également les collections du Musée communal, consacré aux collections qui mettent en valeur le passé industriel de la commune et une association muséale. Le projet porte sur les cultures, volontairement accordées au pluriel afin d'inviter un maximum au décloisonnement et au dialogue par la valorisation de l'expression interculturelle. Ce centre a été dédié comme l'un des opérateurs[68] pour la Fête de la musique en Communauté française. Le bâtiment est, depuis 2004, reconnu comme monument et site par le gouvernement de Bruxelles-Capitale.
  • Smoners : un centre de médiation socio-culturelle de différentes pratiques artistiques créé par Ben Hamidou. L’association a pu se développer grâce à un contrat de quartier lancé dans la commune.
  • La commune compte (en 2016) 22 mosquées[69], dont la mosquée al Khalil, la plus grande mosquée de Bruxelles. Nombre d'associations culturelles musulmanes y ont leur siège.[réf. souhaitée]
  • Le MIMA, Millennium Iconoclast Museum of Art, musée consacré à la culture 2.0 et à l'art urbain, ouvert au printemps 2016 et premier musée du genre en Europe[70].

Enseignement

École primaire[71] :

  • dix-sept écoles communales fondamentales francophones ;
  • six écoles communales fondamentales néerlandophones.

École secondaire :

Sports

Ajax Amsterdam-RWD Molenbeek le 10 août 1975.

Le Racing White Daring Molenbeek est un club belge de football. Ses couleurs sont le rouge, le blanc et le noir. Il connaît ses heures de gloire dans les années 1970 où il devient champion de Belgique en 1975. Le club porte le matricule 47 jusqu'à la faillite en août 2002, le RWDM revit depuis 2015 sous le matricule 5479.

Espaces verts de la commune

La commune de Molenbeek-Saint-Jean abrite plusieurs espaces verts :

  • parc du Scheutbosch ;
  • parc régional du Scheutbosch (six hectares de parc public) ;
  • site semi-naturel du Scheutbos (44 hectares de site classé) ;
  • parc Bonnevie ;
  • parc des Fuchsias ;
  • parc Albert ;
  • parc du Château ;
  • parc Vandenheuvel ;
  • espace Pierron ;
  • parc Hauwaert ;
  • parc du Karreveld ;
  • parc Marie-José ;
  • parc des Muses ;
  • parc de la Fonderie ;
  • parc de la Petite Senne.

Personnalités liées à la commune

Personnalités nées à Molenbeek-Saint-Jean

Autres

  • Bassam Ayachi (1946-), inspirateur du radicalisme islamique en Belgique ;
  • Nabil Ben Yadir (1979-), réalisateur du film Les Barons en 2009 : l'action se déroule largement à Molenbeek ;
  • Mohammed Boukourna (1956-), député fédéral belge, qui a été travailleur social de terrain à Molenbeek-Saint-Jean et l'un des fondateurs de l'Association des jeunes Marocains dans cette commune ;
  • Mariem Bouselmati (1966-), femme politique belge, élue municipale à Molenbeek-Saint-Jean ;
  • Abou Chayma (1952-), exorciste et prédicateur ;
  • Joseph Diongre (1878-1963), architecte moderniste, auteur de nombreux ensembles immobiliers à Molenbeek ;
  • Ferdinand Elbers (1862-1943), mécanicien, syndicaliste, échevin de Molenbeek ;
  • Ahmed El Khannouss (1968-), échevin de la commune de Molenbeek-Saint-Jean depuis 2012 ;
  • Ben Hamidou (1966-), acteur, auteur et metteur en scène
  • Grand Jojo (1936-2021), chanteur populaire qui a grandi à Molenbeek-Saint-Jean
  • Siré Kaba, chargée de communication au CPAS de Molenbeek et créatrice de mode ;
  • Edmond Fromont, chimiste et industriel établi à Molenbeek, inventeur du savon Neutrogena ;
  • Jamal Ikazban (1970-), homme politique qui a grandi à Molenbeek-Saint-Jean et y a commencé sa carrière politique ;
  • Youness Oualad, double champion de Belgique de karaté[74].
  • Sarah Turine (1973-), femme politique, échevine de Molenbeek-Saint-Jean de 2012 à 2018 ;
  • Thierry Zéno (1950-2017), cinéaste ; il a ouvert une section cinégraphie, puis vidéographie à l'Académie de Dessin et des Arts visuels de Molenbeek-Saint-Jean.
  • Jeny Bosenge, récompensée en 2020 par la commune par le prix de l'Étoile de l'année[75].
  • Sophie Lauwers (1966-2022), Directrice du Palais des Beaux-arts, Etoile de Molenbeek en 2022[76].

Jumelages

La commune de Molenbeek-Saint-Jean est jumelée avec[77] :

La commune entretient des partenariats avec

Notes et références

  1. a et b « Molenbeek-Saint-Jean », sur ibsa.brussels (consulté le )
  2. La Petite Senne au cœur de Molenbeek
  3. Histoire en quelques mots
  4. a b et c « Molenbeek, de sainte Gertrude au djihadisme », Thierry Buron, Conflits, no 9, avril - mai - <, p.80-82
  5. Paulo Charruadas, « La formation de Molenbeek : industrialisation et Urbanisation », Les Cahiers de la fonderie n°33,‎
  6. Paulo Charruadas, « La formation de Molenbeek : industrialisation et Urbanisation », Les Cahiers de la fonderie n°33,‎
  7. a et b « Histoire en quelques mots — Français », sur www.molenbeek.irisnet.be (consulté le )
  8. Margo D'Heygere (st.), « La tour Brunfaut infernale », sur Alter Echos, (consulté le )
  9. Agences, 30 novembre 2015, « Quand Molenbeek luttait déjà contre la radicalisation djihadiste », sur Le Temps (consulté le )
  10. https://www.heraldry-wiki.com/heraldrywiki/index.php?title=Sint-Jans-Molenbeek
  11. Comment la Belgique est devenue le sanctuaire du désastre, Pierre Vermeren, lefigaro.fr, 16 novembre 2015
  12. « Accueil de crise à Molenbeek pour les Ukrainiens », sur Fedasil, (consulté le )
  13. « Solidarité 1080 Ukraine — Français », sur molenbeekadm.irisnet.be (consulté le )
  14. (nl) « Marokkanen in Molenbeek », Trouw,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  15. Pierre Vermeiren, « Comment Molenbeek est devenue le sanctuaire du désastre », sur Le Figaro (consulté le )
  16. a et b D'après une étude démographique réalisée en 2010, la proportion de musulmans à Molenbeek s'élève à 39 % (voir l'article Islam en Belgique).
  17. « L’immigration à Molenbeek : histoire d’une importation de main-d’œuvre », sur Bxlbondyblog.be (consulté le ).
  18. « Quand la vie était douce à Molenbeek - Mondafrique », sur Mondafrique, (consulté le ).
  19. http://www.briobrussel.be/assets/andere%20publicaties/bilal_benyaich_extract_islam_radicalisme_brussel.pdf
  20. http://www.lavigerie.be/spip.php?article1316
  21. Pierre Vermeren, « Comment Molenbeek est devenue le sanctuaire du désastre », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  22. Belga, « Le Roi et la Reine à Molenbeek auprès d’Ukrainiens arrivés à Bruxelles (photos) », sur lavenir.net (consulté le )
  23. (en) « Plan canal: des ambitions, une méthode, une équipe », sur Canal.brussels (consulté le )
  24. Molenbeek, plaque tournante des réseaux djihadistes, lefigaro.fr, 15 novembre 2015
  25. « Contrats de Quartiers durables — Français », sur www.molenbeek.irisnet.be (consulté le )
  26. « Contrat de Quartier Durable Etangs Noirs (2022-2026) — Français », sur www.molenbeek.irisnet.be (consulté le )
  27. « Contrats de Rénovation Urbaine 2017- 2022 et 2022-2027 — Français », sur www.molenbeek.irisnet.be (consulté le )
  28. La carte des quartiers les plus dangereux de Molenbeek, dhnet.be, 2 octobre 2015
  29. Le rapport cinglant du Comité P: "La police n'ose plus se rendre dans certains quartiers de Molenbeek", 7sur7.be, 26 novembre 2015
  30. Insécurité à Molenbeek, fantasme ou réalité ?, 6 juillet 2011
  31. La criminalité en baisse à Molenbeek, 7sur7.be, 18 juin 2010
  32. Françoise Schepmans: «Il n’y a pas de zone de non-droit à Molenbeek», lesoir.be, 20 janvier 2015
  33. Molenbeek : des zones de non droit au cœur de la capitale européenne, lefigaro.fr, 20 janvier 2016.
  34. Voir sur rtbf.be.
  35. Voir sur dhnet.be.
  36. La Belgique, base arrière des djihadistes européens, lemonde.fr, 15 novembre 2015.
  37. Voir sur 7sur7.be.
  38. L'étiquette de capitale du terrorisme colle à la peau de Molenbeek par Frédéric Arnould ; Radio-Canada ; 6 avril 2016.
  39. R. C., « Molenbeek, un nid de musulmans extrémistes? », sur www.lalibre.be, (consulté le ).
  40. Geert Wilders : Molenbeek, c'est la bande de Gaza de l'Europe occidentale, Le Soir, consulté le .
  41. « La Belgique sur la route du djihad », marianne.net, .
  42. « A Molenbeek, des figures du djihad se succèdent depuis vingt ans »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Le Figaro, .
  43. Gilbert Dupont, « Perquisitions en série dans les milieux intégristes », dhnet.be, (consulté le ).
  44. Gilbert Dupont, « Nos révélations sur une filière islamiste », dhnet.be, (consulté le ).
  45. Belga, « Nemmouche aurait planifié son attentat dans sa chambre à Molenbeek », 7sur7.be, (consulté le ).
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  49. Christophe Lamfalussy et Jacques Laruelle, « Derrière les frères Kouachi, un mentor et des "liens belges" », dhnet.be, (consulté le ).
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  62. [PDF] « Statistiques », www.ibz.rrn.fgov.be.
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  64. http://ibsa.brussels/themes/population#.XPAZSdMzbUb
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  67. Voir sur lafonderie.be.
  68. Voir sur fetedelamusique.be.
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  70. MIMA : ouverture d'un musée du street art au cœur de Molenbeek, France Tv Info, 29 mai 2016
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  73. « Andere scholen », Molenbeek-Saint-Jean, consulté le .
  74. DH Les Sports+, « Youness Oualad est double champion de Belgique : "Enfant hyperactif, mon grand-père m’a amené au karaté" », sur DH Les Sports +, (consulté le )
  75. « La danseuse Jeny Bonsenge sacrée "Etoile de Molenbeek" par sa commune: "Pour moi c'est comme un miracle" (vidéo) », sur rtl.be, (consulté le )
  76. « Etoiles de Molenbeek 2021 - 2022 — Français », sur www.molenbeek.irisnet.be (consulté le )
  77. Jumelages.

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes