Haren (Bruxelles)

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Haren
l'église Sainte-Élisabeth à Haren
l'église Sainte-Élisabeth à Haren
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région de Bruxelles-Capitale Région de Bruxelles-Capitale
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Drapeau de la Flandre Communauté flamande
Arrondissement Bruxelles-Capitale
Commune Bruxelles-Ville
Code postal 1130
Zone téléphonique 02
Démographie
Gentilé Harenois(e)[1]
Population 4 269 hab. (2005)
Densité 732 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 53′ 31″ N 4° 25′ 05″ E / 50.89194, 4.4180650° 53′ 31″ Nord 4° 25′ 05″ Est / 50.89194, 4.41806  
Superficie 583 ha = 5,83 km2
Localisation

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Haren

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Haren

Haren (autrefois Haeren ou Haaren) une section de la ville de Bruxelles (1130 Bruxelles, 21e division cadastrale et 10e division de police), située dans la région de Bruxelles-Capitale, en Belgique.

Ce fut une commune à part entière jusqu'au , date à laquelle elle fut rattachée à la commune (Ville) de Bruxelles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Comme Laeken et Neder-Over-Heembeek, c'est une ancienne commune (commune fusionnée), elle fut rattachée à la ville de Bruxelles le dans le cadre de l'agrandissement du port de Bruxelles et pour d'autres raisons (industries et aérodrome).

Haren connu une certaine renommée avec un centre industriel autour de la gare de Haren Nord, souvent confondu avec le hameau de Buda, même si certaines entreprises débordaient sur les communes voisines (Neder-Over-Heembeek, Vilvoorde et Machelen).

Haren fut aussi au centre des débuts de l'aviation belge à la suite de la création fin 1914 début 1915 par les Allemands d'une plaine d'aéronef (d'abord pour des Zeppelins allant bombarder Paris puis Londres) puis qui se transforma en un aérodrome au sud de la commune, l'aérodrome d'Haren appelé aussi plaine d'Evere. Après la Première Guerre mondiale, l'aviation civile belge naissante s'installa au nord et à l'est de cette plaine aéronautique et on y vit la naissance de la SNETA (Syndicat (puis Société) Nationale pour l'Exploitation du Transport Aérien), puis de la SABCA qui y a toujours son siège, puis de la SABENA (création à Haren en 1923, qu'elle quitta pour Melsbroek entre 1945 et 1949) et de la Sobelair (après la Deuxième Guerre mondiale). L'aviation militaire, quant à elle, s'installa au bord ouest de la plaine, sur la limite entre Haren et Evere, l'entrée des premières casernes étaient sur le territoire de Haren (les militaires étaient domiciliés à la commune) (coin de l'actuelle Avenue Bordet et de la Chaussée d'Haecht), mais les extensions et les hangars étaient majoritairement sur le territoire d'Evere, ainsi que l'entreprise aéronautique Renard. C'est après la deuxième guerre mondiale que l'Aviation Militaire se transforma en Force Aérienne, par après celle-ci eut même son état-major à Haren au Quartier Roi Albert I (parfois surnommé "Evere-Nord" !). Début du XXIe siècle, la Force Aérienne dut abandonner Haren et les anciens aérogares (dont le classement fut refusé) pour construire le nouveau siège de l'OTAN.

Il y a près d'un siècle, ce centre aéronautique en développement favorisa le rattachement de la commune de Haren à la ville (commune) de Bruxelles en 1921 (comme Laeken et Neder-Over-Heembeek), entrainant de très nombreuses confusions quant à l'utilisation des noms d'Haren, de Bruxelles et d'Evere dans divers domaines (dont des erreurs de protocoles), perdurant encore près d'un siècle plus tard ! Si pour l'Administration de l'Aéronautique (et la Régie des Voies Aérienne) c'était bien "Haren" il n'en fut pas de même pour d'autres milieux et la majorité des médias. L'Armée belge prétendant s'être basée sur les cartes militaires de l'époque qui indiquaient le nom d'Evere ... sur le territoire de Haren ; et après l'annexion de Haren à la Ville (commune !) de Bruxelles, se furent les "croyances" que Haren fut fusionnée à Evere ! Seule la Force Aérienne reconnue ses erreurs, avant de quitter Haren, et proposa de parler de "Haren-Evere" pour évoquer l'entièreté du pôle aéronautique historique. D'autres prétendent que Haren fait encore partie de la périphérie flamande de (la Région de) Bruxelles ...

Toponymie[modifier | modifier le code]

La SNCB et la STIB utilisent l'orthographe Haren tant en français qu'en néerlandais. La Poste a parfois utilisé l'orthographe Haeren dans sa liste de codes postaux francophones mais légalement cette orthographe n'existe plus depuis la fin du XIXe siècle.

Le nom de « Haren », orthographié de la sorte, est également utilisé par d'autres localités, parfois de hameaux et de lieux-dits, en Allemagne, aux Pays-Bas ou même en Belgique (voir Bommershoven au Limbourg).

Démographie[modifier | modifier le code]

D’après les statistiques de 2005, Haren comptait 4 269 habitants. Ils étaient, par exemple, 3 347 en 1920.

Économie[modifier | modifier le code]

Haren abrite de nombreuses entreprises ayant un fort poids économique à Bruxelles ainsi que d'importantes infrastructures ferroviaires (majorité de l'ancienne gare de formation de Schaerbeek, ateliers centraux d'Infrabel, etc), la station d'épuration nord d'Aquiris, les grands dépôts et ateliers de la STIB, la SABCA (siège), Banksys-Atos, minoterie Ceres, Toyota Motors Europe, le siège d'Eurocontrol, les rédactions de Roularta, ainsi que le siège de l'OTAN (l'actuel et aussi le prochain !) pour ne citer que les principaux.

Transports[modifier | modifier le code]

L'ancien aérogare de l'aérodrome de Haren, aujourd'hui détruit et remplacé par le nouveau siège de l'OTAN, entre le boulevard Léopold III et la chaussée de Haecht.

Air[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : aérodrome d'Haren et Sabena.

Bien que l'ancien aérodrome de Bruxelles ait aujourd'hui disparu (remplacé par l'actuel et le nouveau siège de l'OTAN), il existe un héliport à Haren, desservant le siège de l'OTAN. Il existe toujours à Haren diverses administrations et entreprises liées à l'aéronautique. Située dans le prolongement de la principale piste de décollage de l'actuel aéroport de Bruxelles (Melsbroek-)-Zaventem, Haren subit de fortes nuisances sonores.

Rail[modifier | modifier le code]

Vue sur les voies et sur le viaduc ferroviaire dit de Schaerbeek (3 niveaux !), à l'entrée de la gare de Haren-Sud.

Occupée par la plus grande partie de la Gare de Formation, dites de Schaerbeek, Haren est aussi desservie par deux points d'arrêt de la SNCB :

Il y eut jadis la gare de Haren-Nord (ligne 25) déplacé légèrement et renommée halte de Haren-Buda, puis halte de Buda. La halte de Haren-Nord (ligne 27) est devenue halte de Machelen (comme celle de la ligne 26 mais fermée aujourd'hui). Cette abondance de haltes ferroviaires remonte au temps où le nord de Haren, débordant sur les communes de Neder-Over-Heembeek, Vilvoorde, Machelen et Diegem, s'était fortement industrialisé (dont les entreprises CFI, Cimenterie de Haren, Eternit, Fonderies Bruxelloises, Renault, VTR, Peter-Lacroix, Wanson, etc.) et que la plupart des habitants de Haren (et environs) pratiquait la culture du chicon (ou witloof) qui quittait le village par trains spéciaux ou par avions.

Il y a également une halte de service pour desservir le nord de la vieille gare de formation et les ateliers centraux d'Infrabel (ateliers du Dobbelenberg ou dit de Schaerbeek) au nord de Haren.

L'ancienne gare de marchandises de Haren-Nord (Buda) a été absorbée par les extensions de la gare de formation, de même que les installations de CFI (Chemins de Fer Industriels) à Haren-nord et au bord du canal. L'ancienne gare de marchandise de Haren-Linde (ligne 26) expédiant les witloof des environs a aussi disparue, il ne reste plus que la halte et un raccord avec les ateliers de la STIB.

Haren possède sur son territoire toute la partie ouest des nouveaux raccords ferroviaires vers les Pays-Bas (TGV) et vers l'aéroport de Zaventem, surnommés le « Diabolo ».

Route[modifier | modifier le code]

Haren est desservie par diverses lignes de bus de la STIB et de De Lijn, sur l'avenue de Vilvorde (ancienne ligne de tram), sur la rue de Verdun (ancienne ligne de trolleybus), sur la Chaussée de Haecht (ancienne ligne de tram) et sur le Boulevard Léopold III avec depuis 2014 la ligne de tram 62 prolongée jusque devant Eurocontrol. C'est à Haren, sur d'anciens terrains de culture du witloof, que s'installèrent les grands dépôts et ateliers de la STIB (bus, tram et même métro via la ligne 26). C'est à Haren qu'est situé l'IBSR, l'Institut belge pour la sécurité routière.

Maritime[modifier | modifier le code]

Haren, coincée entre les vallées de la Senne et de la Woluwe, est aussi liée à la navigation fluviale, surtout depuis 1921 où la limite très sinueuse de Neder-Over-Heembeek (avec les anciens méandres) de la Senne fut déplacée au niveau du canal voisin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Jean Germain, Guide des gentilés : Les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française,‎ (lire en ligne), p. 21.

Compléments[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Marc Meganck et François-Emmanuel de Wasseige, « Châteaux et demeures de Bruxelles (I) : Haren », dans Demeures Historiques et Jardins, n° 173, mars 2012, p. 2-9.

Nombreux ouvrages sur la SABENA, sur la SABCA, sur la naissance de l'Aviation Militaire et la Force Aérienne belge.

Articles connexes[modifier | modifier le code]