Basilique Notre-Dame de Montaigu

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Basilique Notre-Dame de Montaigu
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Basilique Notre-Dame de Montaigu
Présentation
Nom local Basiliek van Onze-Lieve-Vrouw van Scherpenheuvel
Culte Catholicisme
Type Basilique mineure
Début de la construction XVIIe siècle
Architecte Wenceslas Cobergher
Site web www.scherpenheuvel.be/enVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Brabant flamand
Ville Montaigu-Zichem
Coordonnées 50° 58′ 49″ nord, 4° 58′ 42″ est

Géolocalisation sur la carte : Brabant flamand

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Basilique Notre-Dame de Montaigu

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Basilique Notre-Dame de Montaigu

La basilique Notre-Dame de Montaigu, sise à Montaigu dans la commune belge de Montaigu-Zichem en Brabant flamand, est un lieu de pèlerinage marial très fréquenté, dont l’origine remonte au haut Moyen Âge.

Origine[modifier | modifier le code]

Entre Zichem et Diest au sommet d’une légère colline se trouvait un chêne ayant l’apparence d’une croix. Un homme pieux y fixa la statue de la Vierge Marie. De visites en processions un culte se développa au cours des années. Histoires et légendes accrurent son attraction : comme celle du berger qui, croyant pouvoir s’approprier la statue, fut cloué au sol jusqu'à ce qu’un pèlerin le libéra en replaçant la statue sur l’arbre.

Chapelle et église[modifier | modifier le code]

Devant la chapelle, en 1602, on éleva finalement une modeste chapelle en bois qui fut rapidement remplacée par un autre édifice en briques plus grand et solide (1604). C’est cependant le parrainage actif des Archiducs Albert et Isabelle qui donna un grand essor au pèlerinage à Montaigu. Dès 1605 ils emploient les services d’un architecte de renom, Wenceslas Cobergher pour la construction d’une église. D’autres artistes sont mis à contributions pour les statues et tableaux. L’église est consacrée en 1627. Le chroniqueur rapporte que lors de cette cérémonie de consécration, d’un geste spectaculaire qui fit grande impression, l’archiduchesse Isabelle jeta sur les marches de l’autel les bijoux qu’elle possédait signifiant ainsi que les biens terrestres ne sont pas de grandes valeurs dans la vie. Nombreux furent ceux qui suivirent son exemple.

Symbolisme du chiffre 7[modifier | modifier le code]

La symbolique a une place importante dans la conception de l’œuvre de l’architecte Wenceslas Cobergher. Au sol le plan de l’édifice est une étoile à sept pointes, et sept avenues y conduisent. L’étoile, symbole apocalyptique de la Vierge Marie, est omniprésente : l’impressionnante coupole en est parsemée : 298 étoiles, toutes à sept pointes. À l’intérieur et d’autres manières la même symbolique du chiffre biblique 7 est présente (expression de la plénitude ou achèvement). Jésus est introduit par six grandes figures de l’Ancien Testament : Moïse, Isaïe, Ezéchiel, David, Jérémie et Daniel. Marie, septième figure, est l’introduction ultime du Sauveur.

Au cours des siècles[modifier | modifier le code]

Au cours des siècles, Montaigu resta un lieu très populaire de pèlerinages. Lors des troubles qui suivirent l’occupation par les troupes françaises (en 1797 et par après) la ville eut à subir beaucoup de dégâts. Les Oratoriens qui desservaient l’église et recevaient les pèlerins furent chassés, et l’église pillée. Le culte fut solennellement rétabli lors d’une cérémonie de couronnement de la statue de la Vierge de Montaigu en 1872.

Aujourd’hui[modifier | modifier le code]

En 1922 l’église obtint le titre de Basilique mineure ; elle reste depuis lors un des lieux de pèlerinages mariaux les plus fréquentés de Belgique. Le jour le plus important de l’année est le dimanche qui suit le Jour des Morts (2 novembre). La statue de Notre-Dame de Montaigu est portée en procession autour du sanctuaire et dans le cimetière où les fidèles ont allumé des cierges sur les tombes. Le 2 février 2011, le pape Benoît XVI offrit une Rose d'or à la Basilique. Elle fut présentée le 15 mai de la même année par le nonce apostolique Giacinto Berloco.